le privé - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
FR | EN
accueil > à l'affiche au cinéma > le privé

le privé

The Long goodbye
Usa - 1973 - 1h52
sorti en France le 2 novembre 1973
film - version originale sous-titrée en français
de

Robert Altman

scénario : Leigh Brackett
d'après l'oeuvre de : Raymond Chandler
direction de la photographie : Vilmos Zsigmond
musique ou chansons : John Williams
avec : Elliott Gould (Philip Marlowe), Nina Van Pallandt (Ellen Wade), Sterling Hayden (Roger Wade alias Billy Joe Smith), Mark Rydell (Marty Augustine), Henry Gibson (docteur Verringer), David Arkin (Harry), David Carradine (Dave, dit Socrate), Arnold Schwarzenegger (Hood), Jim Bouton (Terry Lennox), Steve Coit (lieutenant Farmer), Warren Berlinger (Morgan), Sally Field (Sybille Tucsley)
séances : semaine du mercredi 8 novembre 2017
mercredi 8 jeudi 9 vendredi 10 samedi 11 dimanche 12 lundi 13 mardi 14
18:30*
séance spéciale :
* ciné mardi : "noir c'est noir - film couplé avec "Le Point de non retour" - tarif préférentiel 2 films = 7 € - soirée animée avec Hidden circle

synopsis

Le détective Philippe Marlowe n’a pas de chance. Pendant qu’il accompagne son ami Terry Lennox au Mexique, la femme de celui-ci est retrouvée morte. De retour à Los Angeles, Marlowe est bouclé pour complicité de meurtre, puis relâché lorsqu’on apprend le suicide de Lennox qui a rédigé des aveux. Bien décidé à innocenter son ami défunt, Marlowe se lance dans une enquête effrénée qui le conduira à côtoyer un alcoolique notoire, un gardien de parking spécialiste en imitations ringardes, un caïd patibulaire et toute une galerie de personnages plus cinglés les uns que les autres. Mais pire que tout : le chat de Marlowe s’est fait la malle...

notes de production

The Long goodbye fait partie de ce revival du film noir auquel on assista dans les années 70. Bien sûr la donne avait changé, le contexte global (mondial) et local (Hollywood) conditionnant profondément l’esthétique de ces polars amers qui reprirent la figure du privé à leur compte. La Fugue (1) d’Arthur Penn, La Toile d’araignée (2) de Stuart Rosenberg et une poignée d’autres films incandescents distillèrent leur humeur noire dans une indifférence quasi générale. Dommage car au même titre que leurs glorieux aînés, ces films noirs méritent une attention toute particulière...
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Fugue_(film,_1975)
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Toile_d%27araign%C3%A9e_(film,_1975)
Nous sommes en 1973, les idéaux des années soixante se sont pris la guerre du Vietnam (3) de plein fouet. La société change, elle devient plus cynique, impitoyable même. Robert Altman filme un Los Angeles ou coexistent quelques rescapés des décennies précédentes (l’écrivain alcoolique campé par Sterling Hayden, les voisines babas de Marlowe, Marlowe lui-même et son code d’honneur périmé) et les nouveaux cyniques d’une société déphasée. Le portrait est acerbe, mais jamais dénué d’humour ni de fantaisie (la vision de ce brave Arnold Schwarzenegger arborant un slip moule-burnes de très bon goût risque d’ailleurs de marquer les esprits durablement).
Quand au final éblouissant, qui fit s’étouffer une bonne partie des chandlériens évoqués plus haut, il enfonce le clou définitivement, condamnant sans appel une époque et une société déliquescentes, obligeant ses héros à ranger leur éthique surfaite au placard pour espérer survivre...
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Vi%C3%AAt_Nam
http://www.dvdclassik.com/critique/le-prive-altman

Philip Marlowe à l’écran
- 1944
Dick Powell dans Adieu, ma belle de Edward Dmytryk
https://fr.wikipedia.org/wiki/Adieu,_ma_belle
- 1946
Humphrey Bogart dans Le Grand sommeil de Howard Hawks
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Grand_Sommeil_(film,_1946)
- 1947
Robert Montgomery dans La Dame du lac de Robert Montgomery
https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Dame_du_lac_(film)
George Montgomery dans La Pièce maudite de John Brahm
https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Pi%C3%A8ce_maudite
- 1969
James Garner dans La Valse des truands de Paul Bogart
https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Valse_des_truands
- 1975
Robert Mitchum dans Adieu ma jolie de Dick Richards
https://fr.wikipedia.org/wiki/Adieu_ma_jolie_(film,_1975)
- 1978
Robert Mitchum dans Le Grand sommeil de Michael Winner
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Grand_Sommeil_(film,_1978)
- 1998
James Caan dans Embrouille à Poodle springs de Bob Rafelson
https://fr.wikipedia.org/wiki/Embrouille_%C3%A0_Poodle_Springs
- 2003
Tomas Hanak dans Mazany Filip de Václav Marhoul
Marlowe est aussi apparu dans plusieurs téléfilms et surtout dans les séries télévisées : Philip Marlowe (1959-1960), avec Philip Carey ; et Philip Marlowe, détective privé (1983-1986), avec Powers Boothe.
http://www.imdb.com/title/tt0052501/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_Marlowe,_d%C3%A9tective_priv%C3%A9
https://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_Marlowe

autres romans de Raymond Chandler à l’écran
- 1944
Assurance sur la mort de Billy Wilder
https://fr.wikipedia.org/wiki/Assurance_sur_la_mort
Le Bonheur est pour demain de Irving Pichel
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_bonheur_est_pour_demain_(film,_1944)
1945
L’Invisible meurtrier de Lewis Allen
https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Invisible_Meurtrier
1946
Le Dahlia bleu de George Marshall
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Dahlia_bleu
1947
La Pièce maudite de John Brahm
https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Pi%C3%A8ce_maudite

- Leigh Brackett, le scénariste du Privé, est également le co-auteur du script, avec William Faulkner et Jules Furthman, du Grand sommeil, version de Howard Hawks.
- la fin du film, différente de celle du roman, est entièrement attribuée à Robert Altman, qui insista lourdement auprès des studios pour que ce dénouement soit préservé in fine.
- Robert Altman a dirigé à cinq reprises Elliott Gould : dans M.A.S.H. (4), Le Privé (1973), California split (5), Nashville (6) et The Player (7).
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/MASH_(film)
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Flambeurs
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Nashville_(film)
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Player_(film)
- Le Privé marque la première collaboration de Robert Altman avec la comédienne Nina Van Pallandt. Celle-ci tournera à nouveau sous la direction du réalisateur dans Un Mariage (8) et Quintet (9).
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_mariage
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Quintet_(film,_1979)
- Dan Blocker, interprète de Hoss dans la série tv Bonanza (10), était au départ pressenti pour incarner l’écrivain Roger Wade, mais décédé quelques jours avant le début du tournage, il fut remplacé au générique par Sterling Hayden.
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Bonanza
- le film a été très mal reçu : devant la froideur de l’accueil des critiques (lors des projections réservées à la presse) - et l’absence du public lors de la sortie dans quelques grandes villes étasuniennes, le film est retiré au dernier moment avant sa sortie à New York. Il ressort 6 mois plus tard, après une analyse de l’échec et une préparation publicitaire intense, en particulier un poster de Jack Davis (11), dessinateur dans Mad (12). Même alors, le film n’obtient qu’un succès d’estime et se situe loin derrière les dix grands succès de 1973.
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_Davis_(auteur)
(12) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mad
- l’affiche du film montre Elliott Gould brandissant un revolver de la main gauche - alors que la seule utilisation d’une arme de poing par Marlowe (c’est d’ailleurs un petit automatique, et tenu de la main droite) a lieu lors du meurtre final, et est très fugace. Légende de l’affiche (attribuée à Philip Marlowe) : nothing says good-bye like a bullet … (Rien ne dit au-revoir aussi bien qu’une balle...)
- la performance de Gould et de Morris le Chat lors de la longue scène d’introduction a été saluée par les critiques.
- Altman a voulu décrire un Marlowe en retard (moralement et pratiquement) de 20 ans sur son époque, les années 1970 : il repousse gentiment les avances de ses jolies voisines baba cool et prétend que leurs H-cookies risquent de lui donner mal à l’estomac, il fume sans arrêt alors que la mode est maintenant à l’abstinence de tabac, il conduit une Lincoln continental convertible (13) (mais ne l’utilise qu’une fois pour aller au Mexique), il porte une cravate décorée de drapeaux américains, et la donne à garder à Mrs Wade lorsqu’il plonge dans les rouleaux de Malibu pour essayer de sauver son mari.
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/Lincoln_Continental
- Altman n’a pu engager Gould (United artists (14) voulait Robert Mitchum (15) ou Lee Marvin (16)) qu’en lui faisant fournir un certificat médico-psychologique rassurant : Gould avait eu une conduite aberrante lors d’un tournage précédent, et en conséquence était blackboulé par les producteurs depuis 2 ans.
(14) https://fr.wikipedia.org/wiki/United_Artists
(15) http://www.citebd.org/spip.php?film1012
(16) http://www.citebd.org/spip.php?film1995
- Altman a laissé Sterling Hayden improviser : il jouait parfaitement son rôle de géant alcoolique à la fois effrayant et pitoyable car il était saoul et drogué au cannabis la plupart du temps.
- misogynie : les voisines de Marlowe sont des fofolles droguées - Lennox a défoncé le visage de son épouse (et Marlowe en parle plusieurs fois, et en particulier avant de tuer Lennox) - Marty Augustine casse une bouteille de Coca cola sur le nez de sa belle maîtresse simplement parce qu’elle apparaît au mauvais moment (et on ne la reverra qu’avec un plâtre sur le nez) - Eileen Wade est une garce qui pousse son mari au suicide, aguiche Marlowe et le fait courir après sa décapotable, et est complice d’un meurtre et d’une usurpation d’identité.
- scènes filmées chez les Wade à travers plusieurs épaisseurs de vitres (ce qui les rend irréelles et distanciées) : lorsque Wade, ivre, veut confronter sa femme à propos de son alcoolisme et de son impuissance (à écrire - et sexuelle), il demande à Marlowe d’aller compter les rouleaux (on voit Marlowe sur le sable mouillé, trempant le bout de ses chaussures dans l’écume, et l’on entend les vagues du Pacifique battre la plage régulièrement). Plus tard, à la nuit tombée, alors que Marlowe et Eileen (qui pensent que Wade dort) sont seuls dans la chambre à coucher, on voit Wade descendre sur la plage en vacillant et entrer dans la mer en ricanant.

Le ton de The Last goodbye est irrévérencieux, ironique et toujours aussi drôle - on frôle presque le gag - même quarante-quatre ans après. Altman propose une relecture du film noir, cassant quelque peu les codes et faisant de son personnage l’incarnation d’un malaise ambiant. Une société de paradoxes où la galerie de personnages qui gravitent autour de Marlowe en témoigne. Ainsi la réplique de l’homme de main en charge de filer Philip Marlowe - et qui bénéficie des conseils de l’intéressé sur la démarche à suivre - fait mouche lorsqu’il demande où sont passés les vrais métiers ? Il fait référence aux voisines du détective, des hippies, adeptes de yoga, qui vivent en colocation la plupart du temps seins nus et pour lesquelles Marlowe ne montre aucun intérêt. C’est aussi une réflexion sur la profession de détective et sa légitimité, qui se trouvent tout du long en conflit avec les autorités policières sauf quand Marlowe les soudoie...
Le Privé conserve un petit côté sulfureux qui a perdu volontairement de sa classe mais sans le rendre démodé. Mention spéciale à la musique composée par John Williams dont on ne se lasse pas alors que les arrangements se font latins, jazzy, au piano ou à capella. Marlowe fait taire dans le dénouement ceux qui pouvaient le penser faillible et accomplit une revanche toute personnelle, calmement et avec précision. Celle-ci est aussi franche que l’amitié précieuse qu’il éprouve pour Lennox et donne vie à la tagline du film (nothing says goodbye like a bullet), rendant l’œuvre totalement culte.
http://www.cinechronicle.com/2017/06/ressortie-prive-de-robert-altman-critique-112309/

L’humour des dialogues et des situations cohabitent cependant dans le film d’Altman avec une sorte de désenchantement dans lequel on peut lire une critique de l’évolution de la société américaine. A côté de l’hommage amusé aux chefs-d’œuvre du septième art, on décèle dans Le Privé des références plus furtives et plus obscures à l’industrie du cinéma. Le film s’ouvre et se clôt sur une mention d’Hollywood, qui apparaît dès la première image, gravé en tout petit sur un cadre dans un travelling latéral, et se manifeste dans la dernière scène du film à travers les paroles que chante le héros. Faut-il y voir un regret de l’âge d’or du cinéma ? Une critique du rêve hollywoodien ? Peut-être les deux, comme le signalent les noms d’emprunt ou les pseudos derrière lesquels se dissimulent beaucoup de personnages, à commencer par le héros dont le nom reprend celui du héros du Grand sommeil. Quant aux richissimes Terry Lennox et Roger Wade, eux aussi ont changé de nom et ont abandonné un patronyme qui leur semblait banal ou ridicule, comme pour se recréer une identité de fiction.
Derrière le soleil et le glamour californiens, Robert Altman dépeint avec une certaine noirceur la société décadente des années soixante-dix, société où les charlatans se font passer pour des médecins respectables, où les riches vivent dans des résidences ultra protégées, où Noirs et Portoricains en livrée occupent la fonction de domestiques. Quant au titre original, The Long goodbye, décliné en un motif musical mélancolique et récurrent, orchestré à chaque fois différemment, il entérine la disparition d’une valeur illusoire, l’amitié, au profit de l’argent-roi.
http://www.culturopoing.com/cinema/reprises/altman-le-prive/20170628

Robert Altman
Né le 20 février 1925 à Kansas City, décédé le 20 novembre 2006 à Hollywood.
Connu pour son style à la fois naturaliste et esthétique, il a remporté, comme Henri-Georges Clouzot et Michelangelo Antonioni, les prix suprêmes des trois principaux festivals européens (Cannes, Berlin et Venise)...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Altman

Leigh Brackett
Née le 7 décembre 1915 à Los Angeles, décédée le 18 mars 1978 à Lancaster.
Romancière et scénariste américaine de science-fiction, de fantasy et de roman noir, elle remit quelques semaines avant sa mort à George Lucas une première ébauche de scénario pour L’Empire contre-attaque...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Leigh_Brackett

Raymond Chandler
Né le 23 juillet 1888 à Chicago, décédé le 26 mars 1959 à La Jolla.
Son influence sur la littérature policière moderne, et tout particulièrement le roman noir, est aujourd’hui incontestable...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Chandler

Vilmos Zsigmond
voir fiche du film Obsession
http://www.citebd.org/spip.php?film1808

John Williams
voir fiche du film Les Dents de la mer
http://www.citebd.org/spip.php?film1347

Elliott Gould
voir fiche du film American history x
http://www.citebd.org/spip.php?film861

Nina Van Pallandt
Née Nina Magdelena Møller le 15 juillet 1932.
http://www.imdb.com/name/nm0887684/

Sterling Hayden
voir fiche du film Johnny Guitare
http://www.citebd.org/spip.php?film1357

Mark Rydell
voir fiche du film The Rose
http://www.citebd.org/spip.php?film1575

Henry Gibson
voir fiche du film Les Blues brothers
http://www.citebd.org/spip.php?film1888

David Arkin
Né le 24 décembre 1941 à Los Angeles où il est décédé le 14 janvier 1991.
http://www.imdb.com/name/nm0035069/

David Carradine
né le 8 décembre 1936 à Los Angeles, décédé le 4 juin 2009 à Bangkok.
Outre une carrière prolifique au cinéma (il était Bill pour Tarantino), il reste célèbre aussi pour son rôle dans la série tv Kung fu...
https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Carradine

Arnold Schwarzenegger
voir fiche du film Terminator
http://www.citebd.org/spip.php?film1477

Jim Bouton
http://www.imdb.com/name/nm0100357/

Steve Coit
http://www.imdb.com/name/nm0170039/

Warren Berlinger
http://www.imdb.com/name/nm0075671/

Sally Field
Née Sally Margaret Field le 6 novembre 1946 à Pasadena.
Elle gagne ses galons de star internationale grâce à son rôle d’ouvrière syndicaliste dans Norma Rae (prix d’interprétation féminine à Cannes 1979 et Oscar de la meilleure actrice)...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sally_Field

extrait(s) de presse

Télérama - Voici trois raisons primordiales qui justifient pleinement de courir ventre à terre le (re)voir en salles...
Les Inrocks - "Le Privé" est un grand film américain des années 70, partagé entre la critique du mythe et l'envie de s'y colleter une fois encore. Un dernier assortiment avant les soldes.
Arte - "Le Privé" est à ranger, avec certains titres de Peckinpah, Fleischer ou Aldrich de la même époque, parmi les meilleurs films américains des années 70...
Critikat - (...) le cinéaste nous propose une enquête en suspens, faisant montre d’une désinvolture plus grande encore que celle du romancier vis-à-vis des conventions du genre...
L'Express - "C'est probablement le meilleur film américain de tous les temps."
Cinéclub de Caen - Marlowe sait qu'on ne peut pas flouer la vie, le chat reste avec lui tant qu'il ne cherche pas à le tromper sur la nourriture qu'il lui donne...
Libération - Si la critique américaine de l’époque, à laquelle on avait promis un film policier, jugea dans l’ensemble le film méprisant et paresseux dans sa réalisation, c’est sans doute que le Privé ressemblait - par sa lumière autant que son anxiété diffuse - un peu trop à son temps.
Chronique du cinephile... - Sous l'aspect décalé et rigolard, "Le Privé" est une oeuvre désenchantée et d'une grande mélancolie.