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un vent de liberté

Varoonegi
Iran - 2017 - 1h24
sorti en France le 19 juillet 2017
section Un certain regard Cannes 2017
film - version originale sous-titrée en français
de

Behnam Behzadi

scénario : Behnam Behzadi, Hassan Shahsavari
direction de la photographie : Bahram Badakhshani
musique ou chansons : Sahar Sakhaei
avec : Sahar Dolatshahi (Niloofar), Ali Mosaffa (Farhad), Alireza Aghakhani (Soheil), Setareh Pesyani (Soudabeh), Roya Javidnia (Homa), Shirin Yazdanbakhsh (Mahin), Setareh Hosseini (Saba), Toufan Mehrdadian (Majid), Mojtaba Nam Nabat (Reza), Payam Yazdani (Dr. Rahnama), Ebad Karimi (Mohseni), Yazdan Akhoondi (Arash)
séances : semaine du mercredi 1er novembre 2017
mercredi 1er jeudi 2 vendredi 3 samedi 4 dimanche 5 lundi 6 mardi 7
20:45
18:45
11:00*
21:00
18:45
20:45
18:30*
séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* mardi 18h30 dernière séance

synopsis

Niloofar, 35 ans vit seule avec sa mère. Pour protéger celle-ci de la pollution de l’air de Téhéran, la famille décide unilatéralement que Niloofar devra déménager et vivre avec sa mère à la campagne. Alors qu’elle s’est toujours pliée aux exigences des autres, cette fois elle leur tiendra tête...

notes de production

Téhéran est une des villes la plus polluées au monde, et la pollution atteint son maximum les jours où il y a de l’"inversion" (des couches d’inversion d’air froid et chaud, ndt) . Ces jours-là, la situation devient critique et il est difficile de respirer. Dans la ville, on remarque la pollution tant que le phénomène dure et on oublie quelques jours après. En fait, on n’oublie pas, on finit juste par s’habituer ; parce qu’on travaille dans cette ville où l’on aime bien vivre, et qu’on n’a pas le choix. Et on s’habitue à ne pas avoir le choix. Dans mon histoire, Niloofar est une des habitantes de cette ville, quelqu’un qui n’a jamais eu le droit ou l’opportunité de choisir, et qui s’y est habitué. Maintenant elle a besoin d’une « inversion » pour rappeler aux autres et à elle-même le respect de ses propres choix.
Behnam Behzadi

A noter la présence au casting d’Un Vent de liberté du comédien Ali Mosaffa, dont la notoriété s’est accélérée grâce à son rôle d’Ahmad dans Le Passé (1) réalisé par le célèbre cinéaste iranien Asghar Farhadi. Aux côtés de Bérénice Bejo et Tahar Rahim, il tenait l’un des trois rôles principaux de ce drame se déroulant en France.
(1) http://www.citebd.org/spip.php?film1041

En plus d’être réalisateur, Behnam Behzadi est aussi professeur de cinéma à l’Université des Arts de Téhéran et publie régulièrement des articles. Il a commencé sa carrière à l’âge de quinze ans en tant que photographe et acteur de théâtre. Une fois ses études en réalisation achevées, il a mis en scène plus de 20 films (des court-métrages, téléfilms et documentaires). Un Vent de liberté est son quatrième long métrage après Ghaedeye tasadof en 2013, We only live twice en 2009 et Tanha do bar zendegi mikonim en 2008.

La vie moderne n’est-elle qu’une illusion à Téhéran ? Autour de son héroïne rayonnante, le réalisateur fait tomber les masques pour révéler un horizon bien sombre. Au point que l’affront fait à Niloofar, brutalement condamnée à un destin moyenâgeux, bouscule à peine l’ordre établi. Comme dans Une Séparation (2) d’Asghar Farhadi, les personnages s’affrontent à l’intérieur d’une société qui absorbe tout, même l’envie de révolte. Ce climat de tension, très maîtrisé par le moins connu Behnam Behzadi, pousse son Vent de liberté vers la fable... Espoir d’une génération nouvelle, d’une (r)évolution à venir...
http://www.telerama.fr/cinema/films/un-vent-de-liberte,509272.php
(2) http://www.citebd.org/spip.php?film644

(...) L’authenticité, on la retrouve aussi dans le jeu des acteurs, tous remarquables dans l’expression des palettes d’émotions du quotidien. Ils ne jouent pas mais vivent leurs rôles, avec toute cette profondeur qui rend leurs personnages plus complexes que la décision et le choix qu’ils représentent. Nés pour ce film, leurs personnages affichent déjà un véritable vécu qui contribue à éviter le manichéisme. Le réalisateur Behnam Behzadi filme des individus qui opèrent de petits arrangements avec la vie des autres, mais qui ne sont pas forcément mauvais. C’est cette acuité de perception qui rend Un Vent de Liberté passionnant et poignant.
https://www.avoir-alire.com/un-vent-de-liberte-la-critique-du-film

La pollution est un problème récurrent à Téhéran, située dans une cuvette entourée de montagnes. Un Comité d’urgence de la pollution atmosphérique veille et prend à chaque poussée des mesures pour rendre l’atmosphère plus vivable : suspension de la circulation dans le centre ville, de l’activité des mines et usines aux alentours, des travaux de construction. Des ambulances stationnent sur les grandes places, prêtes à intervenir… Entre mars 2015 et mars 2016, 5 834 personnes ont perdu la vie à Téhéran à cause de la pollution ! Cette histoire de famille, avec ses petits soucis affectifs et les désirs de liberté de l’héroïne, traduit donc bien la nécessité vitale que ressentent les habitants et plus encore les habitantes de la capitale iranienne de pouvoir simplement respirer ! Au propre comme au figuré.
http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?id=4021&mode=film

Behnam Behzadi
http://www.imdb.com/name/nm0994258/

Bahram Badakhshani
http://www.imdb.com/name/nm0045916/

Sahar Dolatshahi
http://www.imdb.com/name/nm2359097/

Ali Mosaffa
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ali_Mossafa
voir aussi fiche du film Le Passé
http://www.citebd.org/spip.php?film1041

Alireza Aghakhani
http://www.imdb.com/name/nm3442970/

Setareh Pesyani
http://www.imdb.com/name/nm2769372/

Roya Javidnia
http://www.imdb.com/name/nm5032766/

Shirin Yazdanbakhsh
http://www.imdb.com/name/nm4159861/
voir aussi fiche du film Une Séparation
http://www.citebd.org/spip.php?film644

Toufan Mehrdadian
http://www.imdb.com/name/nm5451541/

Payam Yazdani
http://www.imdb.com/name/nm4093045/

Yazdan Akhoondi
http://www.imdb.com/name/nm6012455/

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - Toute la sobriété du cinéma iranien pour toucher au plus près les frustrations et les rancœurs qui rongent. De beaux personnages de vie et de cinéma.
Le Figaro - Niloufar dirige un atelier de confection à Téhéran jusqu'à ce que ses enfants la poussent à aller vivre à la campagne. Un beau portait de femme et le récit d'une révolte tout en finesse.
Le Nouvel obs - Le message politique est simple : liberté pour les femmes. La réalisation, elle, est directe : dialogues importants, images de la ville noyée dans le brouillard, dramatisation en douceur. Le visage de l'actrice principale, Sahar Dolatshahi, possède une force d'émotion rare : il suffit de la voir, tout le film est déjà là.
Les Inrocks - Le film séduit par son écriture très fine, précise, et par la qualité de ses acteurs. Puissante, émouvante (et sublime), Sahar Dowlatshahi s’inscrit dans le sillage des actrices magnifiques révélées par le cinéma iranien.
Télérama - Un discours efficace et fort, porté par la délicatesse des portraits de Niloofar et de sa jeune nièce, qui se fait son alliée. Espoir d'une génération nouvelle, d'une (r)évolution à venir...
La Croix - Lumineuse, l’actrice Sahar Dowlatshahi compose une femme attachante et drôle, qui joue son va-tout mais déconcerte au final en semblant pouvoir s’accommoder de tout.
Paris match - Si la "mécanique" du scénario n'est pas d'une folle originalité avec des seconds rôles très "marqués" - la soeur manipulatrice, le frère endetté et violent, la nièce gentille et attendrissante -, "Un Vent de liberté" apporte une réponse féministe au dilemme moral.
Première - Comme dans un drame de Farhadi, donc, chacun a ses raisons et elles sont toutes valables aux yeux de la morale - à géométrie variable. La caméra de Behzadi est cependant plus insistante que celle de son illustre compatriote. Joli film néanmoins.