fantastic birthday - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
accueil > à l'affiche au cinéma > fantastic birthday

fantastic birthday

Girl asleep
Australie - 2016 - 1h20
sorti en France le 22 mars 2017
film - version originale sous-titrée en français
de

Rosemary Myers

scénario : Matthew Whittet
direction de la photographie : Andrew Commis
avec : Bethany Whitmore (Greta), Harrison Feldman (Elliott), Amber McMahon (Janet), Matthew Whittet (Conrad), Imogen Archer (Genevieve), Eamon Farren (Adam), Tilda Cobham-Hervey (Huldra), Danielle Catanzariti (Denise Mackel, Yellow Crone), Maiah Stewardson (Jade), Grace Dawson (Amber), Fiona Dawson (Saph), Ellen Steele (miss Shiswick),
séances : semaine du mercredi 4 octobre 2017
mercredi 4 jeudi 5 vendredi 6 samedi 7 dimanche 8 lundi 9 mardi 10
18:30*
séance spéciale :
* "zone fantastique" : film couplé avec "Dead zone" - tarif préférentiel : 2 films = 7 € - soirée présentée par Hidden circle

synopsis

Greta Driscoll, jeune fille introvertie, est en passe de franchir le cap de ses 15 ans. Seule ombre au tableau : elle ne veut pas quitter le monde douillet et rassurant de l’enfance, une bulle dans laquelle elle s’enferme avec son seul ami au collège, Elliott. Quand ses parents lui annoncent l’organisation d’une grande fête pour son anniversaire, elle est prise de panique. Le grand soir, elle va basculer dans un univers parallèle un peu effrayant et complètement absurde dans lequel elle va devoir affronter ses peurs...

notes de production

La réalisatrice Rosemary Myers, le scénographe Jonathon Oxlade et le scénariste Matthew Whittet viennent tous les trois du monde du théâtre et ont monté de nombreuses pièces centrées l’adolescence. La première précise : nous adorons aussi les contes de fées, notamment "La Belle au bois dormant" (1) ! En développant ce travail sur cette période de la vie, nous avons créé un certain style, une voix théâtrale qui nous représente tous les trois. Nous avons été approchés par une association assez incroyable, "The Hive", qui offrait à des artistes venus d’univers variés l’opportunité de travailler dans un atelier de cinéma : nous aimerions montrer au cinéma cette univers que vous avez créé au théâtre ». Nous avons répondu que nous mettions en place la pièce d’abord, mais que nous ferions le film dans la foulée.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Belle_au_bois_dormant

Fantastic birthday a rencontré un franc succès à travers le monde en festivals. Rosemary Myers, en compagnie de son équipe, a tout d’abord présenté le film au sein d’un festival d’Adelaïde (une ville au sud de l’Australie) puis ensuite à Berlin. La réalisatrice se souvient : l’histoire résonne réellement avec le public, ça a été incroyable d’observer sa réception dans différents cinémas, à travers le monde, de voir notamment que les adolescents s’y reconnaissaient vraiment.

Même si Rosemary Myers et Matthew Whittet avaient par le passé monté quelques pièces avec des adolescents, ils n’avaient jamais travaillé avec autant d’entre eux que sur Fantastic birthday. La cinéaste et le scénariste ont par ailleurs dû composer avec plusieurs contraintes administratives comme par exemple la limite horaire journalière et le fait que ces jeunes soient tous scolarisés.

Dans le but de trouver les deux comédiens incarnant les deux héros, Rosemary Myers et son équipe se sont lancés dans un vaste casting. Une fois qu’ils sont parvenus à trouver les deux perles rares, à savoir Bethany Whitmore et Harrison Feldman, la réalisatrice a passé quelques jours avec eux avant le tournage pour lire le scénario et discuter de divers sujets.

Rosemary Myers a fait le choix de filmer Fantastic birthday en ratio image 1:33 (2), un format beaucoup utilisé pendant les années 1970. Au début du film, il y a notamment cette scène de tai-chi (3) à l’école qui est incroyable. Cela nous a d’ailleurs beaucoup fait rire d’inclure tout ces fonds. Quand nous avons terminé la première version du scénario, nos investisseurs nous ont dit : nous connaissons le côté décalé de votre travail, mais nous ne le retrouvons pas vraiment ici sur le papier. Nous avons répondu qu’après avoir écrit, nous prenions le scénario en salle de répétition et nous y ajoutions ce décalage en le jouant.
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Format_d%27image
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Tai-chi-chuan
Par ailleurs, la cinéaste et son équipe ont regardé beaucoup de photographies des années 1970 pour choisir la palette colorimétrique du film.

A l’origine, Rosemary Myers et Matthew Whittet avaient imaginé Fantastic birthday comme le troisième volet d’une trilogie consacrée à l’adolescence. Les deux premiers portaient plutôt sur des personnages masculins, c‘est pourquoi nous nous sommes concentrés sur un point de vue féminin ici, avec beaucoup de choses à raconter sur l’éveil sexuel et l’érotisme féminin de cette époque, se rappelle la cinéaste.

L’histoire du film possède un côté intemporel mais Rosemary Myers a tout de même choisi de l’ancrer dans les années 1970. La réalisatrice justifie ce choix par la fait que cette décennie est une époque de grande libération de la femme en Australie. Elle développe : c’est l’époque à laquelle je suis née, mais j’ai fait en sorte qu’elle puisse être comprise par les jeunes d’aujourd’hui, et je pense que c’est justement ce qui rend cette expérience universelle et cette époque si particulière, on ne se laisse pas distraire par la profusion contemporaine. Au début du développement, et vu les coûts, notre producteur nous a dit : on va peut-être devoir abandonner les années 70. Nous ne voulions pas laisser tomber, les relations et rapports entre personnages ne seraient pas du tout les mêmes dans un film se déroulant aujourd’hui. Les réseaux sociaux n’existaient pas, et il y avait sans aucun doute beaucoup plus d’innocence. Le monde de Genevieve s’ouvre à peine au son de la pop européenne et en Australie, c’était quelque chose de réellement nouveau. De nos jours, n’importe qui a le monde au bout des doigts.

Entretien avec Rosemary Myers
La structure du film est assez déroutante. Était-il clair dès le départ que la partie onirique prendrait tant de place dans la narration ?
Nous sommes de grands admirateurs de Bruno Bettelheim (4) et de sa réflexion sur la résonance psychologique des contes de fées, ainsi nous avons toujours su que cette partie de l’histoire, où l’on assiste à la transposition de Greta, était primordiale. Par ailleurs, comme nous avions déjà fait le travail sur scène, nous savions comment cette structure pouvait fonctionner - même si c’était effectivement risqué de se lancer dans un tout autre type de narration à ce point du film...
http://www.filmdeculte.com/people/entretien/Entretien-avec-Rosemary-Myers-23509.html
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Bettelheim

Matthew Whittet
http://www.imdb.com/name/nm0974592/

Andrew Commis
http://www.imdb.com/name/nm1449568/

Bethany Whitmore
http://www.imdb.com/name/nm2512626/

Harrison Feldman
http://www.imdb.com/name/nm5234073/

Amber McMahon
http://www.imdb.com/name/nm2035481/

Matthew Whittet
http://www.imdb.com/name/nm0974592/

Imogen Archer
http://www.imdb.com/name/nm5853559/

Eamon Farren
http://www.imdb.com/name/nm1181180/

Tilda Cobham-Hervey
http://www.imdb.com/name/nm5315479/

Danielle Catanzariti
http://www.imdb.com/name/nm2377282/

Ellen Steele
http://www.imdb.com/name/nm3274890/

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - Conte cruel et féérique, ce teen movie décalé et délicieusement kitsch s’inscrit dans la lignée des cinémas de Gondry et Jonze. Il révèle une réalisatrice australienne inspirée dans le registre du baroque et de l’absurde.
La Voix du nord - Premier film, extrêmement séduisant, d’une dramaturge australienne fascinée par La Belle au bois dormant et la lecture psychanalytique des contes de fées qu’en a livrée Bruno Bettelheim.
L'Humanité - Un premier film fin et drôle qui nous entraîne en liberté dans les univers du conte initiatique et de la comédie.
Rolling stone - Indépendamment de son statut de petite production, cette fable entre deux âges est un grand film.
Bande à part - Pêle-mêle, la réalisatrice Rosemary Myers convoque la fantaisie d’un Wes Anderson, l’inspiration d’un Gondry, le grinçant d’un Todd Solondz et ne cesse de surprendre.
Culturebox - Comme dans le burlesque, tout le sens est dans l’image. Rosemary Myers participe de ce vent de fraîcheur qui gagne un cinéma renouant avec ses racines, pour mieux transmettre un souffle de modernité.
Culturopoing - "Fantastic birthday" traduit avec humour et inventivité le malaise de l’adolescence et le sentiment de rejet que ca peut impliquer.
Télérama - Fable pop et discrètement excentrique sur la puberté à l'ère de l'orange, du marron et du disco, "Fantastic birth­day" est une jolie surprise. La réalisatrice mélange allègrement une chronique touchante et caustique (...) et les images mentales d'une jeune fille très imaginative (...).