barbara (mathieu amalric) - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
FR | EN
accueil > à l'affiche au cinéma > barbara (mathieu amalric)

barbara (mathieu amalric)

France - 2017 - 1h37
sorti en France le 6 septembre 2017
prix Jean Vigo 2017 - César 2018 de la meilleure actrice (Jeanne Balibar), du meilleur son (Olivier Mauvezin, Nicolas Moreau, Stéphane Thiébaut)
film - film francophone
de

Mathieu Amalric

scénario : Mathieu Amalric, Philippe Di Folco
direction de la photographie : Christophe Beaucarne
avec : Jeanne Balibar (Barbara), Mathieu Amalric (Yves Zand), Vincent Peirani (Roland Romanelli), Aurore Clément (Esther), Fanny Imber (Marie Chaix), Grégoire Colin (Charley Marouani), Marc Bodnar, Michael Mcmurran (sosie Gérard Depardieu), Fanny Peirani, Lisa Ray-Jacobs (l'agent de Brigitte)
séances : semaine du mercredi 6 septembre 2017
mercredi 6 jeudi 7 vendredi 8 samedi 9 dimanche 10 lundi 11 mardi 12
14:00
16:15
18:30
20:30
18:30
20:30
18:45
21:00
11:00*
14:30
16:30
18:45
21:00
11:00*
14:30
16:30
18:45
18:30
20:30
18:30
20:30
séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 13 septembre 2017
mercredi 13 jeudi 14 vendredi 15 samedi 16 dimanche 17 lundi 18 mardi 19
14:00
16:15
18:30
20:30
18:45
11:00*
16:30
21:00
18:45
14:30
20:30
18:30*
séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* mardi 18h30 dernière séance (le film est visible au Mégarama de Garat à partir du 20 septembre).

synopsis

Une actrice va jouer Barbara, le tournage va commencer bientôt. Elle travaille son personnage, la voix, les chansons, les partitions, les gestes, le tricot, les scènes à apprendre, ça va, ça avance, ça grandit, ça l'envahit même. Le réalisateur aussi travaille, par ses rencontres, par les archives, la musique, il se laisse submerger, envahir comme elle, par elle...

notes de production

Barbara a reçu le prix Jean Vigo 2017. Depuis 1951, le prix Jean Vigo (1), créé en hommage au réalisateur décédé en 1934 à l’âge de 29 ans, encourage les auteurs d’avenir et distingue chaque année un réalisateur français de long métrage et un réalisateur de court pour leur indépendance d’esprit et leur originalité de style.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Jean-Vigo
À noter que le film a déjà été récompensé à Cannes par le prix de la poésie du cinéma remis par le jury Un Certain regard (2).
(2) http://www.festival-cannes.com/fr/festival/actualites/articles/les-prix-un-certain-regard-2017

Jeanne Balibar dans un biopic sur Barbara (3). L’évidence est telle qu’elle tétanise. Au-delà de la ressemblance physique, les deux longues dames brunes, osseuses et intellectuelles, mystérieuses et sexuelles, sont liées par cette féminité libre, cette modernité insolente qui les caractérisent.
Par leurs manières de diva inscrites de plain-pied dans la vie, par leurs parcours d’artistes - la chanteuse s’est aventurée au cinéma (pour Jacques Brel, dans Franz (4), en 1971), l’actrice s’est inventée chanteuse, signant deux albums dans les années 2000 -, par leur amour de l’Allemagne, des hommes. Par leurs noms même, qui à deux lettres près forment une anagramme, leurs engagements politiques, et plus peut-être.
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Barbara
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Franz_(film)
L’évidence est telle que Mathieu Amalric, ancien compagnon et père des enfants de Jeanne Balibar, qui a incarné avec elle, au début des années 1990, sous la houlette d’Arnaud Desplechin (5), l’éclosion d’une nouvelle modernité ­cinématographique, ne pouvait s’y soustraire. L’idée n’était pas la sienne. Elle est d’abord née dans l’esprit de Pierre Léon (6), cinéaste dont il est proche, avec qui Jeanne Balibar a tourné plusieurs films, et de son coscénariste, Renaud ­Legrand.
(5) http://www.citebd.org/spip.php?film1894
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_L%C3%A9on_(r%C3%A9alisateur)
Mais, à force de vouloir faire ce film sans trouver les moyens d’y parvenir, les deux hommes ont suggéré à leur ami de s’en emparer. Aussi, lorsque le producteur Patrick Godeau (7), quelques mois plus tard, a appelé Jeanne Balibar pour lui parler d’un projet de biopic de Barbara, l’actrice lui a naturellement soufflé le nom de son ex-compagnon...
(7) http://www.imdb.com/name/nm0323885/
http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2017/05/18/a-la-recherche-de-barbara_5129504_766360.html

Ne cachons pas notre enthousiasme : Barbara est un film admirable ! Non seulement pour l’originalité et la profondeur du traitement biographique d’une des plus grandes artistes françaises, mais aussi pour l’audace formelle et esthétique du cinéaste acteur. Il est encore possible dans la production française actuelle d’offrir au public une œuvre poétiquement libre dont la perception se joue de toutes les entraves dramatiques conventionnelles. Un vrai plaisir du jeu et de la découverte au service de cette évocation biographique de l’auteure compositrice interprète disparue il y a vingt ans ! Le parti pris de Mathieu Amalric reprend l’inspiration fellinienne déjà entrevue dans Tournée (8). Pour Barbara, sa mise en scène opère un décalage de l’autoportrait en portrait kaléidoscopique comme si s’établissait une jonction entre Huit et demi (9) et Intervista (10).
Pierre Eisenreich in Positif n° 679 (septembre 2017)
(8) http://www.citebd.org/spip.php?film434
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Huit_et_demi
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Intervista

La voix de Jeanne Balibar ânonne et tâtonne, le murmure des mots devient phrases et chanson. Avant même de la voir, on sait qu’elle est déjà elle, l’autre, la Barbara immortelle, que notre mémoire collective a gardé précieusement dans un coin de son cœur, de son âme ... Dès lors le pari est gagné, mais d’autres surprises nous attendent. Car Barbara n’est pas un biopic, mais un rêve, une envolée, pour raconter La chanteuse, magnétique, fantasque, envoûtante, fragile ; et la création en général, celle qui tâtonne et ânonne, s’arrête et repart en amère, se nourrit du vécu, des fantasmes, et des désirs...
C’est un film en train de se faire, comme une chanson en train de s’écrire. Et le résultat est un immense film d’amour dédié à deux femmes, l’une chanteuse, l’autre
comédienne.
Isabelle Daniel in Fiches du cinéma n° 2113 (septembre 2017)

Entretien avec Mathieu Amalric
Il semble que "Barbara" ne constitue pas un projet que vous caressiez depuis toujours.
En effet, pas du tout ! Il fallait être fou ! C’est plutôt le film qu’il ne fallait pas faire ! À l’origine, il s’agissait d’un projet de Pierre Léon (6) qu’il m’a transmis comme on passe un relais. Il tournait essentiellement autour de l’année 1965, au moment où Barbara passe de L’Écluse à Bobino, des petites aux grandes salles, et où elle assume de signer et de chanter ses propres chansons. Le film avait déjà été écrit pour Jeanne Balibar, il voulait qu’elle chante elle-même les chansons de Barbara. Mais voilà : il n’a pas réussi à monter le projet. C’est alors qu’il m’a demandé si je voulais essayer de le reprendre...
Jean-Christophe Ferrari, Yann Tobin in Positif n° 679 (septembre 2017)

Mathieu Amalric
voir fiche du film Demain et tous les autres jours
http://www.citebd.org/spip.php?film1932

Philippe Di Folco
Né le 20 juin 1964 à Choisy-le-Roi.
Auteur de plusieurs romans et de nombreux essais...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Di_Folco

Christophe Beaucarne
voir fiche du film Gemma Bovery
http://www.citebd.org/spip.php?film1397

Jeanne Balibar
Née le 13 avril 1968 à Paris.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Balibar

Vincent Peirani
http://www.imdb.com/name/nm5131164/

Aurore Clément
voir fiche du film Les Rendez-vous d’Anna
http://www.citebd.org/spip.php?film1951

Fanny Imber
http://www.imdb.com/name/nm3312994/

Grégoire Colin
voir fiche du film Augustine
http://www.citebd.org/spip.php?film881

Marc Bodnar
voir fiche du film Les Conquérants
http://www.citebd.org/spip.php?film1143

Michael Mcmurran
http://www.imdb.com/name/nm5608049/

Lisa Ray-Jacobs
http://www.imdb.com/name/nm2931451/

extrait(s) de presse

Télérama - Un jeu de miroirs envoûtant où Jeanne Balibar captive...
Le Monde - (...) Barbara accomplit pourtant le miracle de faire revivre la chanteuse à l’écran, de faire monter les larmes aux yeux et de dresser les poils des bras chaque fois que sa voix résonne, tout en laissant pleinement s’épanouir Jeanne Balibar...
La Croix - Jeanne Balibar est impressionnante de mimétisme et parvient aussi à composer une Brigitte-Barbara, originale et excentrique, forte et fragile, émouvante et attachante...