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the strangers

Goksung
Corée du sud - 2016 - 2h36
sorti en France le 6 juillet 2016
hors compétition Cannes 2016
interdit aux moins de 12 ans avec avertissement
film - version originale sous-titrée en français
de

Na Hong-jin

scénario : Na Hong-jin
direction de la photographie : Alex Hong Kyung-Pyo
musique ou chansons : Jang Young-gyu, Dalparan
avec : Do-Won Kwak (Jong-goo, le policier), Hwang Jeong-min (Il-gwang, le chaman), Jun Kunimura (l'étranger), Chun Woo-hee (Moo-myeong, la femme mystérieuse), Kim Hwan-hee (Hyo-jin, la fille de Jong-goo)
séances : semaine du mercredi 30 août 2017
mercredi 30 jeudi 31 vendredi 1er samedi 2 dimanche 3 lundi 4 mardi 5
20:45*
séance spéciale :
* ciné mardi : "Corée à cris" - soirée présentée avec Hidden circle - tarif préférentiel : 2 films = 7 € (séance couplée avec "Sans pitié")
séances : semaine du mercredi 6 septembre 2017
mercredi 6 jeudi 7 vendredi 8 samedi 9 dimanche 10 lundi 11 mardi 12
15:45
11:00*
16:15*
séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 16h15 dernière séance

synopsis

La vie d’un village de montagne est bouleversée par une série de meurtres, aussi sauvages qu’inexpliqués. L’enquête de police piétine alors qu’une épidémie de fièvre se propage et mène à la folie meurtrière les habitants de la petite communauté. Sans explication rationnelle à ce phénomène, les soupçons se portent sur un vieil étranger qui vit en ermite dans les bois attisant rumeurs et superstitions...

notes de production

Le cinéaste coréen Na Hong-jin est venu présenter The Strangers à Cannes 2016 hors compétition. Il avait déjà projeté ses deux autres films sur la Croisette, The Chaser (1) en 2008 et The Murderer (2) en 2011.
(1) http://www.citebd.org/spip.php?film16
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Murderer

Le titre original, Goksung, tire son nom du village de montagne dans lequel le film a été tourné, lieu principal du déroulement de l’intrigue de The Strangers.

Pour The Strangers, Na Hong-jin revendique l’influence de deux grands classiques du cinéma d’épouvante, L’Exorciste (3) de William Friedkin et Rosemary’s baby (4) de Roman Polanski : je pense que ce sont précisément les deux films qui m’ont le plus influencés pour tourner celui-ci, confie le metteur en scène.
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film1559
(4) http://www.citebd.org/spip.php?film1471

L’acteur nippon Jun Kunimura incarne L’étranger dans The Strangers. Le comédien, très célèbre au Japon, est surtout connu en Occident pour son rôle de Boss Tanaka dans Kill Bill (5). Il a récemment donné la réplique à Isabelle Carré dans Le Cœur régulier (6).
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Kill_Bill
(6) http://www.citebd.org/spip.php?film1681

The Strangers a été unanimement salué par la critique lors de sa projection au festival de Cannes 2016, faisant regretter aux festivaliers que le film ne soit pas en compétition officielle.

Il a fallu deux ans et demi à Na Hong-jin pour boucler le scénario de The Strangers. Le tournage a quant à lui nécessité 6 bons mois de travail. Sur une durée totale de 121 jours de tournage, 97 se sont déroulés dans plusieurs grandes villes et villages de Corée, comme Hamyang, Cheolwon, Gokseong, Gurye, Suncheon, Jangseong, Haenam, Hwasun, Gochang, Jinan.

Par certains aspects, The Strangers rappelle l’esthétique des thrillers cultes Seven (7) ou Memories of murder (8), notamment par l’ambiance poisseuse et macabre sublimée par la présence quasi-constante de la pluie. Parfois, l’équipe a dû faire appel à des camions d’arrosage pour créer une pluie artificielle. Mais pour les séquences les plus importantes, elle a planifié le tournage les jours de pluie ou de brume afin d’atténuer la luminosité de manière naturelle. Par exemple, la scène de course-poursuite de Jong-gu sur la route de montagne a été filmée sous une authentique pluie battante.
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Seven_(film)
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Memories_of_Murder

La religion est au cœur de The Strangers, du christianisme au chamanisme. Na Hong-jin a effectué un travail de documentation fastidieux en ce sens : on connaît les conditions réelles qui amènent les gens à mourir. Mais moi, je continuais à me demander ce qu’il y avait au-delà de ça. Et c’est ça que je n’arrivais pas à saisir tout à fait, ou plutôt à justifier. Je me suis donc mis à enquêter auprès de religieux de toutes les religions en Corée. Je leur ai posé des questions sur la mort et sur ses victimes. Et ça m’a pris un temps fou de bien comprendre ce qu’ils me racontaient. (...) En réalité, quand j’écrivais ce film, je pensais beaucoup plus à la Bible, et en particulier au Nouveau Testament. Après, j’y ai ajouté des éléments un peu plus complexes pour enrichir l’histoire, relate le cinéaste.

Na Hong-jin a fait appel au réputé directeur de la photographie Hong Kyung Pyo afin de s’occuper de la lumière de The Strangers. Le technicien a notamment officié dans Snowpiercer (9), Sea fog (10) ou Mother (11). Pyo a par exemple supervisé le tournage en plan séquence de 15 minutes d’une scène clé du film, celle du rituel chamanique.
(9) http://www.citebd.org/spip.php?film1190
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sea_Fog_:_Les_Clandestins
(11) http://www.citebd.org/spip.php?film331
Par souci de réalisme, Na Hong-jin et son chef-opérateur Hong Kyung-Pyo souhaitaient filmer certaines séquences du film uniquement en lumière naturelle. Par exemple, pour profiter pleinement de la lumière du matin, l’équipe de tournage filmait quelques moments dès l’aube et attendait le lendemain pour filmer la suite dans la même lumière. Il a donc fallu plusieurs jours pour boucler certaines scènes de quelques secondes dans le film.

Na Hong-jin
https://fr.wikipedia.org/wiki/Na_Hong-jin

Alex Hong Kyung-Pyo
http://www.imdb.com/name/nm0393240/

Jang Young-gyu
http://www.imdb.com/name/nm1276066/

Dalparan
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dalparan

Do-Won Kwak
https://fr.wikipedia.org/wiki/Kwak_Do-won

Hwang Jeong-min
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hwang_Jeong-min

Jun Kunimura
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jun_Kunimura

Chun Woo-hee
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cheon_Woo-hee

Kim Hwan-hee
http://www.imdb.com/name/nm6007240/

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - Barré, diaboliquement iconoclaste, le dernier Na Hong Jin réinvente le cinéma d’horreur et se pose en chef d’oeuvre, étourdissant et insaisissable.
Culturebox - Kwak Do-Wong rythme avec dextérité son film sur ses 2h36, sans jamais mollir, ni éroder l'attention ou la tension. Un chef-d'œuvre du genre, déjà un classique.
Ecran large - Na Hong-jin nous met enfin K.O. à la faveur d'un film impitoyable et féroce, une déroutante descente aux enfers.
Libération - Thriller horrifique, épouvante villageoise, le film fait bien plus que glisser avec son héros (...) vers l’horreur pure et la tragédie - il invente un nouveau genre dans le cinéma de genre, remarquablement souple et efficient, qu’il fait convulser à chaque retournement de situation d’un récit qui, en 2 h 30, a tout loisir d’en secouer des dizaines.
Télérama - Comme d'habitude, Na Hong-jin fait un peu trop durer le plaisir, au point de proposer deux épilogues pour le prix d'un. Mais il termine par le plus fort, le plus « raccord », aussi, avec la noirceur croissante du film.
Film de culte - Par sa maîtrise et son ambition, Na Hong-Jin ne se contente pas d'un encore jubilatoire mais place la barre encore plus haut - à une hauteur vertigineuse.
Ciné Asie - En deux films, Na Hong-jin s’est imposé comme l’un des maîtres du thriller nihiliste, violent, sans compromis, où le spectateur est absorbé aux côtés du personnage principal dans un cauchemar d’une noirceur absolue, qui semble ne jamais se terminer.
Les Inrocks - Na Hong-jin est animé par un désir de cinéma absolument carnassier, une envie de filmer furibarde, une pulsion dévastatrice à pousser les codes du thriller dans le rouge le plus vif et le noir le plus sombre.