frontières - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
accueil > à l'affiche au cinéma > frontières

frontières

Burkina Faso, France - 2017 - 1h30
prix spécial Cédéao de l’intégration pour le meilleur film ouest-africain, prix spécial Félix Houphouët Boigny Fespaco 2017 - compétition officielle festival du film francophone Angoulême 2017
film - film francophone
de

Appoline Woye Traoré

scénario : Appoline Woye Traoré
avec : Amélie Mbaye, Naki Sy Savané, Adizélou Sidi, Unwana Udobang
séances : semaine du mercredi 23 août 2017
mercredi 23 jeudi 24 vendredi 25 samedi 26 dimanche 27 lundi 28 mardi 29
13:00*
17:00
22:30
19:30
séance spéciale :
* mer 23 à 13h00 (espace Franquin) - jeu 24 à 17h00 (auditorium Le Nil) - ven 25 à 22h30 (cinéma de la Cité) - sam 26 à 19h30 (cinéma de la Cité)

synopsis

Trois femmes se rencontrent dans un bus sur le trajet Dakar, Bamako, Cotonou via Ouagadougou jusqu’à Lagos. Pendant leur traversée, elles découvrent de beaux paysages de pays côtiers et sahéliens. Néanmoins, le voyage est un parcours de combattants. Elles subissent des pannes de voitures dans une chaleur étouffante au milieu de nulle part. Elles affrontent des coupeurs de routes et sont témoins de vols entre passagers...

notes de production

Frontières, le récit aussi tragique que comique d’Apolline Traoré, a fait l’ouverture officielle de la compétition des longs métrages de fiction au Fespaco (1). Au cinéma Burkina de Ouagadougou, la réalisatrice burkinabè a fait rire et pleurer une salle comble avec son nouveau film autour d’un sujet brûlant qui lui tient particulièrement à cœur : la zone de libre circulation de personnes et de biens en Afrique, qui s’est transformée en une zone de corruption et sans droit pour les femmes.
(1) https://www.fespaco.bf/fr/

Entretien avec Apolline Traoré
"Frontières" montre le périple de quatre femmes ayant beaucoup de mal à dépasser les frontières pendant leur voyage sur le continent africain. Dans votre film précédent, "Moi Zaphira" (2), vous avez parlé d’une mère courage qui lutte pour le bonheur de sa fille. L’élément-clé, est-ce toujours une femme ?
Non, vous savez, ces frontières-là sont tellement dangereuses, tellement difficiles à traverser, bien que la Cédéao (3) est en train de se battre pour faire une libre circulation de personnes et de biens. Dans la sous-région de la Cédéao, ce sont quinze pays où l’on devrait passer normalement sans problème. Mais ce n’est pas le cas. Si j’ai parlé des femmes, c’est parce que les femmes sont plus vulnérables, qu’on le veuille ou qu’on ne le veuille pas. Je ne dis pas que les hommes n’ont pas de problèmes, mais ces routes, ces bandits, cette corruption, au niveau de la vulnérabilité, les femmes ont beaucoup plus de problèmes par rapport à cela. C’est pourquoi on voit un coloris de femmes et leur combat sans peur et sans crainte.
À quel moment ce problème de cette zone de libre circulation s’est-il tellement imposé que vous avez décidé d’en faire un film ?
J’ai vu la souffrance de ces femmes. Et personne n’en parle ! Il y a aussi ce problème : beaucoup d’hommes refusent que leurs femmes fassent le commerce. Quelque part, ces hommes pensent qu’elles se donnent, parce qu’elles aussi participent à cette corruption. Ces femmes, au lieu de rester à la maison à ne pas être actives, voilà, elles ont choisi un métier et se battent pour.
Selon vous, quelle est la chose la plus importante qu’on apprend en traversant des frontières ?
La plus importante pour moi, c’est l’unification de notre peuple, des différents pays de la sous-région. On est divisé, en tant que pays, on a différents noms, mais on reste la même chose, avec nos mêmes faiblesses, nos mêmes forces. Aujourd’hui, l’Afrique va grandir. L’Afrique va devenir ce qu’elle est en s’unifiant. Si chaque pays se donne pour grandir, on va y arriver. Quand on parle de frontières, on parle de plusieurs pays. Si nous ne sommes pas unis pour avancer, on n’arrivera pas.
Au Fespaco 2015 (4), les films burkinabè avaient créé la surprise. Depuis, le cinéma burkinabè est-il sur la bonne route ?
Oui. Si on nous donne les moyens, on fera du bon travail. Le problème dans le cinéma reste le problème du financement. Pour réaliser ce film, j’ai eu l’appui de beaucoup de personnes. J’en suis fière au niveau de la qualité. Après, c’est à chacun de décider. Mais tout se termine avec des moyens financiers. Et avec des moyens financiers, notre cinéma va avancer.
http://www.rfi.fr/afrique/20170227-fespaco-2017-cinema-burkina-faso-apolline-traore-frontieres-femmes-cedeao-commerce-
(2) http://www.citebd.org/spip.php?film1095
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_%C3%A9conomique_des_%C3%89tats_de_l%27Afrique_de_l%27Ouest
(4) https://www.fespaco.bf/fr/actualites/articles/259-palmares-officiel-fespaco-2015

Appoline Woye Traoré
Née à Ouagadougou en 1976.
Moi Zaphira ! , son second long métrage fiction, a été présenté en compétition au festival du film francophone à Angoulême en 2013...
http://www.africine.org/?menu=fiche&no=5631

Amélie Mbaye
http://www.imdb.com/name/nm5947216/
http://www.lesoleil.sn/2016-03-22-23-38-25/item/63742-actrice-etablie-en-californie-amelie-mbaye-bientot-de-retour-aux-sources.html

Naki Sy Savané
Débute très jeune sa carrière avec Bal poussière d’Henri Duparc...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Naky_Sy_Savan%C3%A9

extrait(s) de presse

France 24 - L’occasion de montrer plusieurs visages réunis de l’Afrique. Dans un mélange harmonieux et chaotique à la fois. Apolline Traoré ne manque pas de restituer à l’écran la diversité des cultures...