c’est le coeur qui meurt en dernier - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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c’est le coeur qui meurt en dernier

Québec - 2017 - 1h43
compétition officielle festival du film francophone Angoulême 2017
film - film francophone
de

Alexis Durand-Brault

scénario : Gabriel Sabourin
d'après l'oeuvre de : Robert Lalonde
direction de la photographie : Jérôme Sabourin
musique ou chansons : Coeur de pirate
avec : Gabriel Sabourin (Julien), Denise Filiatrault (mère de Julien), Sophie Lorain (mère de Julien jeune), Paul Doucet (Henri), Geneviève Rioux (Marie-Ève), Céline Bonnier (Catherine), Christopher Martineau-Séguin (Julien jeune), Isabelle Blais (Martine), Gabriel Doucet (Henri jeune), Robert Lalonde (barman hôtel), Monique Mercure (Pierrette), Guy Sprung (gouverneur général), Karelle Tremblay (Marie-Ève jeune), Isabelle Vincent (Pierrette jeune), Jennifer Mulligan (invitée)
séances : semaine du mercredi 23 août 2017
mercredi 23 jeudi 24 vendredi 25 samedi 26 dimanche 27 lundi 28 mardi 29
10:00*
13:30
20:00
16:00
séance spéciale :
* mer 23 à 10h00 (espace Franquin) - jeu 24 à 13h30 (cinéma de la Cité) - ven 25 à 20h00 (auditorium Le Nil) - sam 26 à 16h00 (espace Franquin)

synopsis

À 47 ans, Julien, auteur, obtient enfin la reconnaissance du public et de ses pairs grâce à un roman autobiographique, intitulé « C'est le coeur qui meurt en dernier », relatant la relation particulière qu'il entretenait avec sa mère. Après avoir coupé les ponts avec celle-ci depuis de nombreuses années, Julien décide de renouer avec elle et racheter le temps perdu. Atteinte de la maladie d'Alzheimer, elle lui demandera alors l'impensable, soit de l'aider à mettre fin à ses jours. De vieux secrets bien enfouis referont alors surface et fils et mère devront affronter les terribles démons de leur passé...

notes de production

Robert Lalonde évoque de façon bouleversante celle qui fut sa mère, femme piégée par le destin et qui d’outre-tombe continue d’entretenir avec son fils un rapport de tendresse et de bataille...
http://www.editionsboreal.qc.ca/catalogue/livres/est-coeur-qui-meurt-dernier-2342.html

Ce qui a touché Alexis Durand-Brault dans le roman de Robert Lalonde est cette constatation qu’il faut accepter et aimer sa mère telle qu’elle est et non telle qu’on l’imagine. C’est d’autant plus vrai, croit-il, en ce qui concerne ces femmes d’une autre génération qui ne l’ont pas eue facile, qui vivaient un peu refermées sur elles-mêmes, à la merci d’un pourvoyeur.

Oui, c’est un hommage aux femmes - et à sa mère bien sûr. Envoyer le scénario à sa belle-mère, Denise Filiatrault, lui a quand même donné des sueurs froides. Elle n’est pas du genre à me faire des cadeaux. Au contraire, c’est encore pire parce que je sors avec sa fille. Mais elle m’a rappelé pour me dire : "c’est bon en tabarnak, je vais le faire !" 

Diriger sa conjointe et sa belle-mère a été un immense privilège pour lui, même s’il sentait une lourde responsabilité sur ses épaules : parce que j’adore Robert Lalonde. Parce que c’est peut-être le dernier rôle de Denise. C’était aussi comme diriger une légende, quelqu’un qui a marqué le Québec profondément. Elle incarne toute une génération. C’est la première fois que j’ai eu l’impression de travailler avec une star. Denise, sur un plateau, elle glowe ! Enfin, Sophie et Denise, c’est la même rigueur. Tu es mieux de t’enligner, parce que ce sont elles qui vont t’enligner ! Elles sont très courageuses, travaillantes, les deux sont aussi de mauvaise foi, mais elles font tout avec leur cœur. Et je suis rendu là dans ma vie, je fais juste des affaires avec mon cœur. C’est ce que ces femmes-là m’auront légué. 

La comédienne et réalisatrice Sophie Lorain, qui a aussi travaillé comme script-éditrice pour ce projet, n’a jamais croisé sa mère lors du tournage puisqu’elle incarne le même personnage plus jeune. Elle a tourné ses scènes après celles de Denise Filiatrault. Mais c’est sa mère qui lui a donné le meilleur conseil pour son interprétation : ne rien voir de ce qui avait été tourné avant de jouer : j’ai pensé que ce serait bien de voir ce qu’elle avait fait pour m’en imprégner. Ma mère m’a dit : "Non, ne fais pas ça. Parce que la femme que je suis aujourd’hui n’a rien à voir avec la femme que j’étais dans la quarantaine, pas plus que la femme que tu joues a à voir avec une femme de 20 ans." C’est vrai que la vie nous transforme tellement. Ça prend quelqu’un d’un certain âge pour être capable d’arriver à cette conclusion-là. Personne ne l’avait vu, ni Robert, ni Alexis, ni Gabriel, ni moi. Nous avons donc fait confiance aux traits qui nous rassemblent, à l’énergie. L’empreinte est là, on laissait faire le reste, et moi, ça m’a donné une immense liberté.

Elle en convient, ce tournage particulier a été pour elle une mise en abyme. Nous étions tous liés les uns aux autres, inévitablement. Et elle salue le courage de sa mère, qui a accepté de se voir de nouveau sur grand écran, pas toujours de manière flatteuse. Ça prend beaucoup de générosité pour se livrer de cette façon. On a beau dire que c’est un personnage, il faut endosser le rôle. La vulnérabilité de la vieillesse aussi. Je trouve que c’est un beau cadeau qu’elle s’est fait, mais qu’elle a fait aussi à Alexis, Robert, Gabriel... Et même à moi, en quelque sorte.

Le comédien Gabriel Sabourin a été très impliqué dans ce film, puisqu’il signe l’adaptation du roman de Robert Lalonde, en plus de jouer le personnage principal, Justin, un écrivain solitaire de 47 ans qui révèle dans son livre un grave secret de famille. Pour lui aussi, ce projet était une histoire personnelle, puisque son frère travaillait à la caméra, que sa conjointe Geneviève Rioux y tient un petit rôle et qu’il retrouvait ses collègues de la série Au secours de Béatrice (1) : le moteur est qu’il voit sa mère comme la femme qu’il aime le plus au monde, mais en vieillissant, qu’on le veuille ou non, on se défait de cette image. Sauf qu’il reste ce lien que nous avons tous avec nos mamans. Quant à donner la réplique à Denise Filiatrault - ils sont vraiment le duo du film -, Gabriel Sabourin reconnaissait en elle sa mère de théâtre, celle qui lui a fait confiance et donné ses premiers rôles.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Au_secours_de_B%C3%A9atrice

Au début, elle était un peu tendue, forcément. C’était son retour au jeu. Mais peu à peu, je l’ai vue redécouvrir le plaisir de jouer. C’est quelque chose qui m’a toujours touché chez les acteurs. Je me souviens de Gérard Poirier (2), Edgar Fruitier (3) ou Albert Millaire (4) quand j’étais un jeune acteur, quand tu as à jouer avec des vétérans et que tu te retrouves au même niveau, un niveau qui est presque celui de l’enfant, même avec des gens qui ont 50 ou 60 ans de métier. Avec Denise, c’était ça. On jouait à être mère et fils et on se croyait. C’est formidable. Il n’y a pas beaucoup de métiers où on trouve ça.
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Poirier
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Edgar_Fruitier
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Millaire
http://www.lapresse.ca/cinema/cinema-quebecois/201704/10/01-5087139-cest-le-coeur-qui-meurt-en-dernier-au-nom-de-la-mere.php

Entretien avec Alexis Durant Brault
Comment est né ce projet de film, basé sur le roman de Robert Lalonde ?
J’ai d’abord lu le livre de Robert Lalonde et j’ai tout de suite appelé le producteur pour lui dire que je voulais faire ce film. Et comme ce livre est plutôt sensoriel, les gens étaient surpris que je veuille en faire un film. Ma seule condition pour faire le film, était que Denise et Sophie acceptent de tenir le rôle de la mère. D’avoir Denise et Sophie pour incarner la mère, c’est sûr qu’il y avait là une ressemblance, qui allait donner de la crédibilité à ce personnage que l’on suit à deux époques différentes. J’ai ensuite demandé à Gabriel d’écrire le scénario...
http://info-culture.biz/2017/04/05/entrevue-film-cest-le-coeur-qui-meurt-en-dernier/#.WXYweFFpxdg

Alexis Durand-Brault
voir fiche du film La Petite reine
http://www.citebd.org/spip.php?film1301

Gabriel Sabourin
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Sabourin

Robert Lalonde
Né à Oka le 22 juillet 1947.
Surtout connu comme acteur et écrivain\romancier mais également comme professeur d’art dramatique...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Lalonde

Jérôme Sabourin
http://www.imdb.com/name/nm0989882/

Cœur de pirate
Née Béatrice Martin le 22 septembre 1989 à Outremont.
Son style musical met principalement en valeur des textes décrivant les hauts et les bas des relations de couple...
https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C5%93ur_de_pirate

Denise Filiatrault
Née Denise Lapointe à Montréal le 16 mai 1931.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Denise_Filiatrault

Gabriel Sabourin
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Sabourin

Sophie Lorain
Née le 21 novembre 1957 à Montréal.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophie_Lorain

Paul Doucet
voir fiche du film Les 3 p’tits cochons
http://www.citebd.org/spip.php?film1111

Genevieve Rioux
https://fr.wikipedia.org/wiki/Genevi%C3%A8ve_Rioux

Céline Bonnier
voir fiche du film La Passion d’Augustine
http://www.citebd.org/spip.php?film1512

extrait(s) de presse

Cinoche - Le passé c'est comme un étang. Il ne faut pas que tu sondes le fond parce que ça fait de la bouette.
La Presse - Face à Denise Filiatrault, qui module avec maestria une partition complexe, Gabriel Sabourin est impeccable. D'ailleurs, "C'est le coeur qui meurt en dernier" n'aurait sans doute pas le même impact sans la présence d'un trio d'acteurs d'exception.
Films Québec - Avec ses thèmes rassembleurs, cette évocation douce amère du temps qui passe devrait trouver un large public...
Voir - «Mon désir secret, c’est que tout le monde pense à sa mère en voyant le film», d’avouer Sabourin...
Le Devoir - Le film d’Alexis Durand-Brault raconte une histoire de famille aux secrets bien enfouis, illuminée par une actrice d’exception...
Cinémaniak - Un film juste. Un grand film intimiste. Et puis, ne l’oublions pas, un film avec Denise Filiatrault.
Séquences - Il en découle un film au rythme lent, davantage dans l’observation que dans l’action. La musique, signée Coeur de Pirate, pousse la note mélodramatique avec délicatesse...