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ana, mon amour

Roumanie, Allemagne, France - 2017 - 2h05
sorti en France le 21 juin 2017
Ours d'argent de la meilleure contribution artistique Berlin 2017
avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
film - version originale sous-titrée en français
de

Calin Peter Netzer

scénario : Calin Peter Netzer, Cezar Paul Badescu, Iulia Lumanare
d'après l'oeuvre de : Cezar Paul Badescu
direction de la photographie : Andrei Butica
avec : Mircea Postelnicu (Toma), Diana Cavaliotti (Ana), Carmen Tanase (mère de Toma), Vasile Muraru (père de Toma), Adrian Titieni (psychanalyste), Vlad Ivanov (prêtre Adrian), Igor Caras Romanov (Igor), Ioana Flora (Irina), Tania Popa (mère d'Ana)
séances : semaine du mercredi 16 août 2017
mercredi 16 jeudi 17 vendredi 18 samedi 19 dimanche 20 lundi 21 mardi 22
20:45
20:45
21:00
11:00*
21:00*
séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* samedi 21h00 dernière séance

synopsis

L’histoire d’amour d’Ana et Toma commence dans une chambre d’étudiant. Ils sont jeunes, beaux, sensibles et exaltés ; ils s’aiment furieusement et rêvent de refaire le monde. Mais quand vient le temps d’affronter leurs démons, réels ou imaginaires, les amoureux s’accrochent désespérément l’un à l’autre, au risque de tout faire voler en éclats...

notes de production

Ana, mon amour est adapté d’un roman de Cezar Paul Badescu, Luminata mon amour. Le romancier a travaillé pendant six mois sur une première version du scénario avec le réalisateur, Calin Peter Netzer. ce dernier a ensuite fait appel à Lulia Lumanare, actrice, afin de retravailler l’histoire. Le travail avec elle sur le puzzle - l’ordre dans lequel les scènes de souvenirs de Toma lui viennent à l’esprit -, et ses limites a été quasiment obsessionnel. Nous sommes allés jusqu’à jouer nous-mêmes certaines scènes afin de vérifier si les trajectoires, les accumulations ou les retournements de situation étaient crédibles, se remémore le cinéaste, qui a demandé à l’actrice d’être sa directrice de casting.

Dans Ana, mon amour, le réalisateur a fait le choix de montrer des scènes dans lesquelles l’action était déjà commencée. Je voulais créer chez le spectateur un sentiment de frustration quant au fait qu’il n’en sait jamais assez, argumente-t-il.

Calin Peter Netzer a choisi d’aborder l’histoire d’Ana, mon amour via le prisme de la psychanalyse, sans qu’il s’agisse toutefois du sujet principal du film. Ce n’est pas un film sur la psychanalyse, mais plutôt un film psychanalytique. La psychanalyse a façonné le film de manière à le rendre distinct. Cela l’a affranchi de tout préjugé, même des miens, déclare-t-il.

Calin Peter Netzer a choisi de retravailler avec Andrei Butica, le même directeur de la photographie que pour son dernier film, Mère et fils (1). C’est avec lui qu’il peut travailler une mise en scène la plus proche du réel possible : il y a déjà tellement de choses que nous ne savons pas à propos de la réalité que je ne souhaitais pas aller chercher au-delà. La réalité parfois ne nous plait pas, nous déçoit. Le fait de ne pas l’accepter telle qu’elle est une forme de fuite, de peur de la perte, la perte du monde comme nous souhaiterions qu’il soit. Et comme la psychanalyse l’explique… lorsque nous n’acceptons pas une perte, c’est là que commence la névrose, déclare-t-il.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8re_et_Fils_(film,_2013)

Filmé avec force et finesse à la fois, le métrage est également servi par deux interprètes qui jouent l’écoulement du temps qui passe et de l’amour qui se désagrège avec beaucoup de conviction. Depuis certaines scènes difficiles à jouer (sexuelles ou encore scatologiques, passionnelles dans tous les cas) jusqu’aux subtiles évolutions du langage corporel (les incessants tics d’Ana), Diana Cavaliotti et Mircea Postelnicu passent avec brio de leurs personnages d’étudiants fougueux à ceux d’adultes fatigués, sans plus aucune illusion mais décillés, aguerris. Ana mon amour est un beau film injustement écarté (ou presque) du palmarès berlinois, celui-là même qui a honoré son précédent opus ; c’est un film exigeant qui risque de passer à côté de son public en raison d’une certaine torpeur qui se dégage malgré tout du film.
https://www.cineseries-mag.fr/ana-mon-amour-un-film-de-calin-peter-netzer-critique-103140/

Calin Peter Netzer
http://www.imdb.com/name/nm0626754/

Cezar Paul Badescu
https://ro.wikipedia.org/wiki/Cezar_Paul-B%C4%83descu

Iulia Lumanare
http://www.imdb.com/name/nm2430021/

Andrei Butica
http://www.imdb.com/name/nm1108647/

Mircea Postelnicu
http://www.imdb.com/name/nm4327322/

Diana Cavaliotti
http://www.imdb.com/name/nm2318797/

Carmen Tanase
http://www.imdb.com/name/nm0849113/

Vasile Muraru
http://www.imdb.com/name/nm0613555/

Adrian Titieni
voir fiche du film Baccalauréat
http://www.citebd.org/spip.php?film1804

Vlad Ivanov
voir fiche du film Baccalauréat
http://www.citebd.org/spip.php?film1804

Igor Caras Romanov
http://www.imdb.com/name/nm4114985/

Ioana Flora
voir fiche du film L’Étage du dessous
http://www.citebd.org/spip.php?film1583

Tania Popa
http://www.imdb.com/name/nm0691047/

extrait(s) de presse

Le Figaro - Le film est âpre, violent, ténébreux, désolé. C'est le roman de l'échec.
Fiches du cinéma - Cette évocation d’une relation sur dix ans propose des réponses, par une narration judicieusement morcelée au crible de la psychanalyse.
L'Humanité - Bilan : une histoire d’amour fou nuancée, avec des pleins et des déliés, comme on en voit rarement et comme le cinéma roumain n’en avait jamais filmés.
Critikat - Au fil d’une narration volontairement disloquée alternant entre souvenirs tumultueux et présent déliquescent, Calin Peter Netzer déploie avec une certaine grâce mais non sans pédagogie une méditation sur l’amour dévorant comme maladie du malheur.
La Croix - Cālin Peter Netzer, avec ce "film psychanalytique" au montage remarquable, développe des personnages d’une rare épaisseur, mais avec une froideur clinique, refusant d’enjoliver leur âpre relation. (...)
Le Nouvel obs - Le plus réussi, c’est le regard sur cet amour à vif, ces visages qui reflètent des sentiments contradictoires, et le sentiment qu’au cœur même de l’amour il y a le germe de la destruction.
Les Inrocks - Dans l’ensemble, le film se caractérise par un propos plus moderne et une forme plus organique que la majorité des fictions roumaines, souvent engluées dans un magma familial et sociétal.
Positif - (...) discrètement, délicatement, Calin Petzer Netzer filmait plus d'une décennie de Roumanie. À travers la fresque d'un amour défait, il rappelait tout ce qui sépare les enfants de la guerre froide et ceux du rock'n'roll.