david lynch, the art life - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
musée : pour préserver l’intégrité des œuvres, une température de 20° est requise au sein des espaces d’exposition, aussi prévoyez de vous couvrir pour passer une agréable visite dans nos murs !
accueil > à l'affiche au cinéma > david lynch, the art life

david lynch, the art life

Usa - 2016 - 1h30
sorti en France le 15 février 2017
documentaire - version originale sous-titrée en français
de

Jon Nguyen, Rick Barnes, Olivia Neergaard-Holm

direction de la photographie : Jason S.
musique ou chansons : Jonatan Bengta, David Lynch
avec : David Lynch
séances : semaine du mercredi 21 juin 2017
mercredi 21 jeudi 22 vendredi 23 samedi 24 dimanche 25 lundi 26 mardi 27
18:30*
séance spéciale :
* film couplé avec "Eraserhead" : tarif 2 films = 7 € - séance présentée par Hidden circle - pendant la "Fête du cinéma" (4 €), les tarifs habituels restent également en usage.

synopsis

De son enfance idyllique dans une petite ville d’Amérique aux rues sombres de Philadelphie, David Lynch nous entraîne dans un voyage intime rythmé par le récit hypnotique qu’il fait de ses jeunes années. En associant les œuvres plastiques et musicales de David Lynch à ses expériences marquantes, le film lève le voile sur les zones inexplorées d’un univers de création totale...

notes de production

David Lycnh, the art life a été réalisé à partir de fragments que David Lynch a lui-même confiés au réalisateur Jon Nguyen. Il nous a donné accès à ses albums de famille et à tous ses tableaux, et puis nous avons visité son studio et sa maison et fait les entretiens. Nous ne sommes pas allés rencontrer de personnes extérieures, nous n’avons inclus que les éléments qu’il a accepté de nous donner. Il a même choisi le nom, explique le cinéaste.

Vingt-cinq entretiens ont été réalisés pour le film, étalés sur trois ans. C’est David Lynch lui-même qui dictait le rythme de ses entrevues avec Jon Nguyen et son équipe : Jason vivait sur la propriété de David, et David lui passait un coup de fil le week-end pour dire : "j’ai une heure de libre, est-ce que vous voulez passer ?" On s’installait, on branchait un micro, et c’était comme discuter avec un vieux copain". David Lynch, très secret, est particulièrement difficile à interviewer : je pense vraiment que si Jason n’avait pas été là pour faire exister ce projet, s’il n’y avait pas eu cette amitié et cette confiance entre eux, rien de tout cela ne serait arrivé. Vous ne pouvez pas sortir de nulle part et faire en sorte que David s’ouvre à vous de cette façon, confie Nguyen.

David Lynch travaillait sur l’écriture du retour de Twin peaks (1) au moment du tournage du film. On peut ainsi le voir écrire à plusieurs reprises sur les images.
(1) http://www.lesinrocks.com/2017/03/27/cinema/actualite-cinema/twin-peaks-les-premieres-photos-11926721/

Jon Nguyen craignait de ne pas avoir assez d’images différentes pour son long-métrage, en raison du quotidien pour le moins répétitif de David Lynch. La plupart du temps, il est dans son studio en train de peindre. Je collectais les images jour après jour et je me suis dit : "tout ce que tu montres, c’est David en train de peindre". Jason m’a dit : "Jon, tout ce que David fait, c’est peindre, du matin au soir". Bien sûr, lorsqu’il fait un film, il sort pour tourner. Mais en dehors de cela il ne fait rien d’autre, se souvient-il. Le réalisateur confesse son admiration pour la dévotion de l’homme à son art : il ne fait même pas son café lui-même, à part le week-end. Je disais : « "est-ce qu’on pourrait avoir des plans de lui en train d’arroser les plantes ?" Jason répondait : "je vais demander". Mais David ne se laissait filmer en train de faire des choses triviales que s’il les faisait vraiment. Il ne faisait jamais semblant pour la caméra. Il se trouve que c’est tout ce qu’il fait : du matin au soir, il est dans son studio et il travaille encore et encore, c’est comme ça depuis qu’il est enfant. Il ne fait rien d’autre, c’est un artiste pur et dur.

En 2014, l’exposition qui lui était consacrée à Paris nous avait permis de découvrir le peintre David Lynch. Réalisé à partir de vingt-cinq entretiens étalés sur trois ans, alors qu’il écrivait sa prochaine série tv, Retour à Twin peaks (1) (dont La diffusion est désormais imminente), ce documentaire de Jon Nguyen, Rick Barnes et Olivia Neergarrd-Holm laisse l’artiste dévoiler, alors même qu’il peint (un peu à La façon dont Clouzot filma, en 1956, Picasso au travail dans Le Mystère Picasso (2)), comment cette passion Le mena au cinéma. En effet, outre qu’il est ici le seul à s’exprimer, qu’il soit assis à fumer ou qu’il peigne, Lynch est au centre du dispositif et c’est lui qui l’anime.
La caméra le suit, respectueusement distante, le quittant pour de rares inserts sur l’extérieur, des photographies ou des films personnels...
Le documentaire brosse ainsi le portrait d’un homme qui a décidé de faire de sa vie une œuvre d’art - jusqu’à nous assurer que sa carrière de cinéaste est presque un accident de parcours, quand, tenu de gagner sa vie car marié et père d’une petite fille, il obtint une bourse de l’American film institute (3)... Laquelle allait donner lieu à Eraserhead (4).
Gilles Tourman in Fiches du cinéma n° 2105 (février 2017)
(1) http://cinema.jeuxactu.com/news-serie-tv-twin-peaks-2017-les-premieres-images-du-retour-de-la-serie-culte-28146.htm
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Myst%C3%A8re_Picasso
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/American_Film_Institute
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Eraserhead

Entretien avec Jon Nguyen
En 2006, David Lynch rechignait à donner des interviews. Comment l’avez-vous convaincu ?
Sur le documentaire Lynch (5) en 2007, je me rappelle qu’on voulait lui poser beaucoup de questions. Et c’était évident à son attitude que ça le mettait mal à l’aise ou que ça ne l’intéressait pas de répondre. Au bout d’un moment, il a simplement dit : "suivez-moi et, à la fin du tournage, vous saurez de quoi parle le film". Et puis on a compris qu’il était toujours réticent. Quand on a eu fini, je me souviens que son ami Jason a dit : "je pense que David arrive à un âge où il va sans doute vouloir partager certaines histoires. Revenons dans deux-trois ans et nous verrons bien ce qu’il en pense". Quand il a eu sa fille, qui a maintenant trois ans et demi ou quatre ans, on l’a recontacté en lui disant que c’était une occasion de lui raconter ses histoires d’enfance et il a trouvé que c’était une super idée...
http://media.potemkine.fr/film/dossierpresse/theartlife-dpweb.pdf
(5) http://worldscinema.org/2015/02/blackandwhite-lynch-2007-2/

Jon Nguyen
http://www.imdb.com/name/nm2657919/

Olivia Neergaard-Holm
http://www.imdb.com/name/nm4302809/

Jonatan Bengta
http://www.imdb.com/name/nm6642979/

extrait(s) de presse

Télérama - Eu égard au culte dont il fait l'objet depuis quarante ans, David Lynch aurait pu crouler sous les portraits filmés. L'homme est heureusement discret et rechigne à s'auto-analyser. Ce qui rend ce documentaire, centré exclusivement sur sa carrière de peintre, encore plus précieux.
Le Figaro - "David Lynch, the art life" est empreint d'un charme presque nonchalant (...)
Le Nouvel obs - Lynch se montre dans sa maison des collines de Hollywood, ses trois maisons plus précisément, filmé dans son atelier de peintre (mais non dans sa somptueuse salle de projection, d’enregistrement, de mixage…), au travail, en réflexion, échangeant avec sa petite fille...
àVoir-àLire - Un must pour tous les aficionados de Lynch et pour tous ceux qui sont attirés par le caractère fondamental de l’acte de création et de la poésie.
Culturebox - La dominante de ces images recoupe l’harmonie colorée des toiles de David Lynch, créant une continuité entre l’intime et la projection plastique, au diapason de ce que l’artiste proclame être sa vocation, "The Art life". Où l’Art est en symbiose avec la vie.
Culturopoing - Le plus intéressant dans ce documentaire, ce sont ces séquences où Lynch travaille dans son atelier. On le sent absorbé. Et il est beau de le voir confronté à la matière, aux objets qui lui servent à composer, construire ses œuvres.
Le Monde - Le documentaire rappelle que, contrairement à d’autres cinéastes de sa génération comme Steven Spielberg ou Martin Scorsese, Lynch ne vient pas de la cinéphilie, mais des arts plastiques...
Les Inrocks - Pour Lynch, filmer, c’est peindre avec une caméra. On le voit dans son atelier de Los Angeles en train de travailler à des tableaux expressionnistes assez violents...