les fantômes d’ismaël - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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les fantômes d’ismaël

France - 2017 - 1h50
sorti en France le 17 mai 2017
présenté en ouverture hors compétition au festival de Cannes 2017
film - film francophone
de

Arnaud Desplechin

scénario : Arnaud Desplechin, Léa Mysius, Julie Peyr
direction de la photographie : Irina Lubtchansky
musique ou chansons : Grégoire Hetzel
avec : Mathieu Amalric (Ismael Vuillard), Marion Cotillard (Carlotta), Charlotte Gainsbourg (Sylvia), Louis Garrel (Ivan), Alba Rohrwacher (Arielle / Faunia), Laszlo Szabo (Bloom), Hippolyte Girardot (Zwy), Jacques Nolot (Clairevoie), Samir Guesmi (le médecin), Catherine Mouchet, Bruno Todeschini
séances : semaine du mercredi 17 mai 2017
mercredi 17 jeudi 18 vendredi 19 samedi 20 dimanche 21 lundi 22 mardi 23
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 24 mai 2017
mercredi 24 jeudi 25 vendredi 26 samedi 27 dimanche 28 lundi 29 mardi 30
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séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 31 mai 2017
mercredi 31 jeudi 1er vendredi 2 samedi 3 dimanche 4 lundi 5 mardi 6
16:15
21:00*
18:45
séance spéciale :
* jusqu'au 12 juin inclus, version "longue" (2h10)
séances : semaine du mercredi 7 juin 2017
mercredi 7 jeudi 8 vendredi 9 samedi 10 dimanche 11 lundi 12 mardi 13
20:45*
20:45
11:00*
20:45*
séance spéciale :
* jusqu'au 12 juin inclus, version "longue" (2h10)
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* lundi 20h45 dernière séance

synopsis

Ismaël Vuillard réalise le portrait d’Ivan, un diplomate atypique inspiré de son frère. Avec Bloom, son maître et beau-père, Ismaël ne se remet pas de la mort de Carlotta, disparue il y a vingt ans. Aux côtés de Sylvia, Ismaël est heureux. Mais un jour, Carlotta, déclarée officiellement morte, revient. Sylvia s’enfuit. Ismaël refuse que Carlotta revienne dans sa vie. Il a peur de devenir fou et quitte le tournage pour retrouver sa maison familiale à Roubaix. Là, il s’enferme, assailli par ses fantômes...

notes de production

Information
Les Fantômes d’Ismaël se décline en deux versions voulues par Arnaud Desplechin. Une version courte, projetée au festival de Cannes et partout en France, et une version longue de 20 minutes supplémentaires, visible au cinéma du Panthéon (1) à Paris. Cette version longue sera à l’affiche du cinéma de la Cité à partir du 3 juin.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Cin%C3%A9ma_du_Panth%C3%A9on

Tandis que la version courte est davantage focalisée sur les stars du film et son triangle amoureux composé de Mathieu Amalric, tiraillé entre Marion Cotillard et Charlotte Gainsbourg, la version longue se veut plus foisonnante, davantage tournée vers les sous-intrigues du film. Le journal Le Monde, qui a pu voir les deux versions et ainsi comparer, indique : en dépit du fait qu’elles portent le même titre, la "courte" et la "longue"sont bel et bien deux films différents. A partir d’un même tronc commun long d’une bonne heure, tous deux racontent les tourments d’Ismaël, double de l’auteur que vient hanter, alors qu’il travaille au scénario d’un nouveau film, le spectre de son premier amour. Mais alors que le premier a la forme aboutie, complexe, sophistiquée, d’un autoportrait du cinéaste en miettes, le second, resserré sur le trio de stars formé par Mathieu Amalric, Charlotte Gainsbourg et Marion Cotillard, laisse l’impression d’une œuvre déséquilibrée, dont la nécessité ne semble pas aussi évidente. Quand bien même elle ne sera vue que par une minorité de spectateurs, nous nous appuierons donc, pour évoquer ce onzième long-métrage d’Arnaud Desplechin, sur sa version "longue" dont les ramifications paraissent bien plus fertiles.
http://www.lemonde.fr/cinema/article/2017/05/16/les-fantomes-d-ismael-ou-la-mythologie-de-despleschin-en-version-francaise_5128176_3476.html#piwMxqSfZ1IIQiOS.99

Pour Arnaud Desplechin, Les Fantômes d’Ismaël est un film comprenant cinq films. Il développe : c’est le portrait d’Ivan, un diplomate qui traverse le monde sans n’y rien comprendre. C’est le portrait d’Ismaël, un réalisateur de film qui traverse sa vie sans n’y rien comprendre non plus. C’est le retour d’une femme, d’entre les morts. C’est aussi un film d’espionnage… Cinq films compressés en un seul, comme les nus féminins de Pollock. Ismaël est frénétique. Et le scénario est devenu frénétique avec lui ! Pourtant, Ismaël dans son grenier essaie de faire tenir ensemble les fils de la fiction…
Je décrivais ainsi mon projet à un ami : « il me semble avoir inventé une pile d’assiettes de fiction, que je fracasse contre l’écran. Quand les assiettes sont toute cassées, eh bien, le film s’achève ». Potlatch, débauche de fictions… Mais pourquoi ai-je eu besoin de fracasser ainsi tous ces fragments d’histoires ? C’est que trois femmes sont nées de ces éclats. Une femme aimée, le souvenir d’une femme disparue, et une amie-lutin. Ces fictions sont dépensées pour elles.

Arnaud Desplechin voulait que chaque scène des Fantômes d’Ismaël arrive crument, avec brutalité, et que les spectateurs ne puissent les esquiver. Souvent, il m’a été nécessaire de citer mes films références. Pour Les Fantômes d’Ismaël, il m’a fallu avancer seul, même si je vis entouré de mes films aimés. Certains films géniaux me toisent : 8 ½ (2), Providence (3)… Je les ai vus cent fois, je les révère, et ils ne me servent à rien. Allons, comme Truffaut (4) l’écrivait à Deneuve : "il est exclu de penser que nous ferons un chef d’œuvre ! On essaiera de faire un film vivant". Je crois ces trois femmes vivantes. Je crois Bloom, qui se bat contre l’âge, vivant lui aussi. Si Ivan est mélancolique, sorte d’Idiot venu de Dostoïevski, Ismaël et ses erreurs est un homme vivant. Et c’est Sylvia qui lui apprendra à vivre, confie le metteur en scène.
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Huit_et_demi
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Providence_(film,_1977)
(4) http://www.citebd.org/spip.php?film1412

Le tableau Carlotta, portrait de Marion Cotillard jeune, a été réalisé par Sylvie Vanlerberghe (5), peintre.
(5) http://sylvie-vanlerberghe.com/

Si le film est certain de diviser critiques et cinéphiles, il ne fait aucun doute qu’il ne laissera personne indifférent. Rare sont les réalisateurs qui prennent de tels risques narratifs pour mieux nous interroger sur la force créatrice du cinéma. Teinté d’une mélancolique émotionnelle - porté par un casting brillant mais parfois inégal - Les Fantôme d’Ismaël est un film dont on aura du mal à se souvenir mais qu’on ne pourra jamais oublier.
http://untitledmag.fr/festival-de-cannes-2017-les-fantomes-dismael-le-puzzle-emotionnel-darnaud-desplechin/

Arnaud Desplechin
voir fiche du film Trois souvenirs de ma jeunesse
http://www.citebd.org/spip.php?film1470

Léa Mysius
http://www.imdb.com/name/nm5674565/

Julie Peyr
voir fiche du film Trois souvenirs de ma jeunesse
http://www.citebd.org/spip.php?film1470

Irina Lubtchansky
voir fiche du film Trois souvenirs de ma jeunesse
http://www.citebd.org/spip.php?film1470

Grégoire Hetzel
voir fiche du film Trois souvenirs de ma jeunesse
http://www.citebd.org/spip.php?film1470

Mathieu Amalric
voir fiche du film Trois souvenirs de ma jeunesse
http://www.citebd.org/spip.php?film1470

Marion Cotillard
voir fiche du film Juste la fin du monde
http://www.citebd.org/spip.php?film1734

Charlotte Gainsbourg
voir fiche du film L’Incomprise
http://www.citebd.org/spip.php?film1384

Louis Garrel
voir fiche du film Les Deux amis
http://www.citebd.org/spip.php?film1533

Alba Rohrwacher
voir fiche du film Hungry hearts
http://www.citebd.org/spip.php?film1410

Hippolyte Girardot
voir fiche du film Bird people
http://www.citebd.org/spip.php?film1261

Samir Guesmi
voir fiche du film L’Effet aquatique
http://www.citebd.org/spip.php?film1712

Laszlo Szabo
voir fiche du film Le Dernier métro
http://www.citebd.org/spip.php?film1412

Jacques Nolot
voir fiche du film L’Apollonide, souvenirs de la maison close
http://www.citebd.org/spip.php?film741

Catherine Mouchet
voir fiche du film Marguerite et Julien
http://www.citebd.org/spip.php?film1510

Bruno Todeschini
Né le 19 septembre 1962 à Couvet (Suisse).
Fait ses premières armes sous la direction de Patrice Chéreau à la fois au théâtre et au cinéma...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Todeschini

extrait(s) de presse

Bande à part - Il y a, dans la dissimulation et dans l’absence, une force étrange qui conduit l’esprit à se tourner vers l’inaccessible ». À bien des égards, ces mots extraits du très perspicace ouvrage de Jean Starobinsky "L’œil vivant" font écho à ce qui semble animer le dernier et brillant opus d’Arnaud Desplechin, "Les Fantômes d’Ismaël".
Les Inrocks - Autant le dire sans préambule, on retrouve avec ce film le très grand Arnaud Desplechin, celui de "La Sentinelle", de "Rois et reine" ou d’"Un conte de Noël", autant d’œuvres que "Les Fantômes d’Ismaël" remet sur le métier, retravaillant obstinément une même glaise autobiographique, romanesque, burlesque, analytique, brassant en un même feuilleté vertigineux l’intime, le politique, l’artistique, le corps, la pensée et le processus créatif.
Première - L’épilogue, lumineux, confirme que Desplechin serait plutôt en phase d’apaisement et que "Les Fantômes d’Ismaël" marquerait peut-être la fin d’une époque et le début d’une autre. Un film charnière, donc. Un film indispensable.
Télérama - Ces échanges paroxystiques, magnifiques, où s'énonce la vérité des existences, rappellent Ingmar Bergman, bien sûr, comme certains monologues face caméra. Bergman, Truffaut, Hitchcock (...) : les maîtres d'Arnaud Desplechin réapparaissent, une fois encore, en filigrane, fantômes d'un autre genre et éternels revenants.
Elle - On regarde ce drame comme un thriller enlevé, où les registres ne cessent de varier et où les histoires intimes de chacun s'entremêlent formant, comme la mémoire, une pelote.
Le Figaro - Le film est bavard, littéraire, bancal, généreux, avec quelque chose de cruel et de vital. Sa beauté frappe comme la foudre. Desplechin introduit un film dans le film, convoque Jackson Pollock, cite Flannery O'Connor, s'attarde sur la sagesse d'un vieillard dans son lit d'hôpital.
L'Humanité - Si son univers apparaît familier, le cinéaste surprend en empruntant des chemins de traverse, signe éclatant de la vitalité de son œuvre.
Critikat - Desplechin n’est jamais meilleur que quand il est au plus près de la vérité, sans théoriser la fiction.