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paris pieds nus

Lost in Paris (titre international)
France, Belgique - 2016 - 1h23
sorti en France le 8 mars 2017
en hommage à Emmanuelle Riva
film - film francophone
de

Fiona Gordon, Dominique Abel

scénario : Fiona Gordon, Dominique Abel
direction de la photographie : Claire Childéric
avec : Fiona Gordon (Fiona), Dominique Abel (Dom), Emmanuelle Riva (Martha), Pierre Richard (Duncan), David Palatino (le lecteur), Frédéric Meert (Bob le Mountie), Philippe Martz (M. Martin), Olivier Parenty (l'employé de l'ambassade), Ivan Le Goff (serveur péniche), Isabelle De Hertogh (amoureuse de la laverie), Dominique Pozzetto (amoureux de la laverie), Michel Vivier (le cafetier), Balla Gagny Diop (le cuisinier), Brigitte Lucas (la dame des pompes funèbres)
séances : semaine du mercredi 19 avril 2017
mercredi 19 jeudi 20 vendredi 21 samedi 22 dimanche 23 lundi 24 mardi 25
16:30
14:00
18:30
16:30
16:45
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14:00
16:30
séances : semaine du mercredi 26 avril 2017
mercredi 26 jeudi 27 vendredi 28 samedi 29 dimanche 30 lundi 1er mardi 2
16:45
14:00
18:30
16:30*
séance spéciale :
* samedi 16h30 dernière séance

synopsis

Fiona, bibliothécaire canadienne, débarque à Paris pour venir en aide à sa vieille tante en détresse. Mais Fiona se perd et tante Martha a disparu. C’est le début d’une course-poursuite dans Paris à laquelle s’invite Dom, sdf égoïste, aussi séducteur que collant...

notes de production

Dominique Abel et Fiona Gordon collaborent depuis 25 ans en s’efforçant, dans leurs films et spectacles, de donner forme à un univers théâtral atypique souvent centré sur leur sujet préféré : la maladresse des êtres humains. Dans les années 1980, ils se sont installés dans une ancienne usine réaménagée à Bruxelles pour y fonder leur compagnie, Courage mon amour (1), avec laquelle ils ont mis en scène quatre spectacles. Au cinéma, ils ont fait leurs premiers pas dans La Poupée (2) de Bruno Romy, devenu par la suite un proche collaborateur. L’Iceberg (3) est leur premier long métrage et le duo en a réalisé trois autres depuis.
(1) http://cineuropa.org/id.aspx?t=prodcompany&l=fr&did=54244
(2) http://www.filmsdocumentaires.com/films/1046-la-poupee
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/L’Iceberg

Issus du monde du spectacle, Fiona Gordon et Dominique Abel ont fait le choix d’emporter dans leur film les caractéristiques de la scène (on doit transposer en permanence, trouver des trucs, des astuces en connivence avec le public, notent-ils). Ils expliquent : nous avons tourné pour la première fois en numérique, pour être plus mobile, plus léger, pour pouvoir se glisser dans la ville et auprès de ses habitants avec plus de spontanéité. C’est un désir d’expérimentation, d’un peu de bordel et de liberté, que ce soit au niveau du récit, du cadre ou de la musique. On a laissé opérer les hasards, on a composé avec les contraintes des lieux. C’était important pour nous, autant que de préserver notre esprit burlesque, d’ancrer cette histoire dans un milieu réel, peuplé, de faire de Paris un personnage, aussi, au corps cabossé.

Partis de notre propre découverte de Paris dans les années 1980, nos premiers pas d’élèves chez Jacques Lecoq (4), nos rencontres les plus insolites (une véritable tante Martha et plus d’un clochard éclairé), nous avons écrit un film simple, personnel et - guidés par un désir irrésistible de résister à l’air du temps - joyeux.
(4) http://www.ecole-jacqueslecoq.com/

Au départ, les personnages devaient nous ressembler et mettre en valeur nos talents clownesques. Au bout de quelques pages, nous nous sommes rendu compte que le personnage de Martha représentait beaucoup pour nous : sa fragilité, l’urgence de sa situation, son désir d’autonomie. Nous avons donc élargi l’histoire pour inclure ce troisième corps cabossé à notre duo maladroit.

Nous avons cherché dans Paris (5) un parcours qui corresponde aux errances des personnages et nous avons trouvé l’île aux Cygnes (6). C’est un refuge en plein Paris, on y croise des joggeurs matinaux, des amoureux, des touristes, beaucoup de chiens en laisse, mais aussi des sans-abri et d’autres personnes vivant dans la marginalité, comme Dom et sa tente minuscule, plantée au pied de la Statue de la Liberté, clin d’œil à son état vagabond.
(5) le tournage a eu lieu à Paris du 8 juin 2015 au 14 août 2015.
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_aux_Cygnes_(Paris)

C’est Paris sur les ponts et sous les ponts, ville lumière et ville d’ombre, entourée d’un condensé étonnant de grandes réalisations, mélanges d’époques, de signatures architecturales, croisements de voies rapides, de circuits touristiques… un chaos touché par une certaine grâce.

Le décalage entre les hauts lieux iconiques et les coins cachés environnants nous plaît. On suit d’abord le regard de Fiona dans toute son innocence, on soulève un coin de cette toile de fond romantique et pittoresque et on découvre des endroits plus mystérieux, évoquant des histoires insolites, drôles, contemporaines, le monde de Dom.

Fiona Gordon
voir fiche du film La Fée
http://www.citebd.org/spip.php?film708

Dominique Abel
voir fiche du film La Fée
http://www.citebd.org/spip.php?film708

Claire Childéric
http://www.imdb.com/name/nm0157489/

Emmanuelle Riva
voir fiche du film Amour
http://www.citebd.org/spip.php?film933

Pierre Richard
Né Pierre-Richard Defays le 16 août 1934 à Valenciennes.
Connaît ses plus grands succès en interprétant des personnages burlesques, rêveurs et gaffeurs...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Richard

David Palatino
http://www.imdb.com/name/nm4601350/

Frédéric Meert
http://www.imdb.com/name/nm0963293/

Philippe Martz
http://www.imdb.com/name/nm0554460/

Olivier Parenty
http://www.imdb.com/name/nm0661351/

Ivan Le Goff
http://www.imdb.com/name/nm3236901/

Isabelle De Hertogh
voir fiche du film Bouboule
http://www.citebd.org/spip.php?film1303

Dominique Pozzetto
http://www.imdb.com/name/nm0694841/

Balla Gagny Diop
http://www.imdb.com/name/nm3595769/

Brigitte Lucas
http://www.imdb.com/name/nm1377506/

extrait(s) de presse

Libération - (...) il est indéniable que le cinéma d’Abel et Gordon possède au moins une qualité primordiale. Parce qu’ils sont des burlesques, ils se concentrent constamment sur l’essentiel : la conscience du cadre, le rythme de chaque plan, les postures des corps. Et il est de plus en plus rare de voir des films qui tentent d’avoir au moins une idée par plan.
àVoir-àLire - Le retour inattendu du duo irrésistible de "L'Iceberg" et "La Fée" dans un Paris décalé, magnifié par le génie burlesque des cousins de Jacques Tati.
Culturebox - Film contorsionniste, au propre et au figuré, cette nouvelle collaboration Gordon et Abel est bien dans la continuité créatrice de leurs pairs, Jacques Tati et Pierre Etaix.
Paris match - Quand le film semble manquer d'équilibre, quand les situations et les péripéties se répètent en mieux, c'est pour mieux retomber sur ses pieds (nus) et nous faire fondre le coeur et l'urne funéraire bio-dégradable.
Bande à part - Concentrés sur leurs rôles, les réalisateurs-acteurs déclinent une palette de maladresses avec la conviction inébranlable que la gaucherie, la balourdise, la gaffe est le symptôme premier de l'être humain.
Télérama - Au terme d'un festival de gags burlesques dans un crématorium, sur une péniche-restaurant et sur la tour Eiffel, le clochard céleste et la touriste déboussolée finiront-ils par s'aimer ? Un indice : "Les Lumières de la ville", de Chaplin, semble le modèle inavoué du duo belgo-canadien depuis ses débuts...
L'Humanité - C’est toujours infiniment poétique et gentiment brinquebalant, avec une foule de gags superbes et gracieux. Le ton amusé, mais au fond grave, oscille entre Tati et Kaurismäki...