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l’évadé

France - 2017 - 0h52
documentaire - film francophone
de

Philippe Labrune

séances : semaine du mercredi 19 avril 2017
mercredi 19 jeudi 20 vendredi 21 samedi 22 dimanche 23 lundi 24 mardi 25
20:45*
séance spéciale :
* cinédoc : en présence de Philippe Labrune - en partenariat avec région Nouvelle Aquitaine cinémas - entrée libre dans la limite des places disponibles

synopsis

C’était en Basse-Autriche, au cœur du territoire du IIIe Reich et c’est dans cette base d’internement pour officiers prisonniers de guerre, qu’a eu lieu la fameuse "Grande Évasion"... Jean Cuene Grandidier était des leurs et il est le dernier survivant des 14 officiers à ne pas avoir été repris par les Allemands sur les 132 échappés... Aujourd’hui âgé de 103 ans, il sait qu’il aurait pu avoir la vie paisible d’un haut fonctionnaire si l’Histoire n’avait pas rencontré la sienne...

notes de production

L’Évadé
ou
La Vie de Jean Cuene-Grandidier, le dernier survivant de la grande évasion

Dans la mémoire collective, le nom Oflag XVII A (1) ne signifie rien. Pourtant, tout le monde sait ce qui s’est passé dans ce camp, ne serait-ce pour l’avoir vu magnifié par le cinéma.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Oflag_XVII-A

Un homme en sait plus ! Un seul homme connaît la réalité.
Non pas parce qu’il était le seul dans ce camp, mais parce qu’il en est le seul survivant, aujourd’hui en 2016 !
C’était en Basse-Autriche, au cœur du territoire du IIIe Reich et c’est dans cette base d’internement pour officiers prisonniers de guerre, qu’a eu lieu la fameuse Grande Évasion (2).
Grande par le nombre d’évadés. Grande par l’efficacité de la logistique et l’organisation de résistance à l’intérieur comme à l’extérieur du centre. Grande voire immense par le culot de ces hommes qui la filmèrent après avoir reconstitué une caméra avec des pièces détachées, cachées dans les saucissons des colis de ravitaillement. Ce fut l’évasion de tous les superlatifs, commise et fomentée par une petite équipe d’irréductibles.
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Grande_%C3%89vasion_(film,_1963)

Jean Cuene Grandidier (3) était des leurs et il est le dernier survivant des 14 officiers à ne pas avoir été repris par les Allemands sur les 132 échappés. Aujourd’hui âgé de 103 ans, il sait qu’il aurait pu avoir la vie paisible d’un haut fonctionnaire si l’Histoire n’avait pas rencontré la sienne.
Ce 20ème siècle, il le connaît bien. Pour ses périodes de calme, de plaisir, mais aussi dans ce qu’il a de pire.
Aujourd’hui Jean ne veut pas seulement se souvenir, mais raconter. Se raconter.
Au plus près de l’action, nous menant de ce camp autrichien à Paris, en passant par Vienne, Munich et la Suisse, ce film constitue le témoignage intime de ce que fut, en réalité, sa grande évasion.
En acceptant de se raconter, en retrouvant ses lieux de vie, d’enfance, d’homme et de
militaire, il nous permet de revivre ce 20ème siècle, lui le patriote, l’humaniste, qui a toujours gardé espoir et n’a jamais perdu, ni le sens de l’humour, ni celui de l’ironie.
(3) http://lessor.org/deces-dernier-survivant-de-plus-grande-evasion-collective-de-seconde-guerre-mondiale/

L’Oflag XVII A (1) fut officiellement libéré par les Russes le 9 mai 1945. Les soviétiques ne quitteront cette zone d’occupation qu’en 1955.
Comme c’est le devoir de tout officier de s’évader, de nombreuses tentatives d’évasions individuelles et collectives y ont été tentées durant toute la durée de la captivité.
C’est à l’Oflag XVII A (1) (32 tentatives d’évasion) qu’a eu lieu la plus grosse évasion collective d’un camp de prisonniers de guerre les 18 et 19 septembre 1943 où 131 officiers réussirent à s’évader par un tunnel de 90 mètres de longueur.
Les premiers fugitifs ne furent repris par les Allemands que 24 heures après. Quatorze d’entre eux réussirent malgré tout à rentrer en France ou à reprendre le combat sur les fronts de l’est ou d’Afrique du nord.
Un seul survivra à cet épisode, le lieutenant de réserve Jean Cuene-Grandidier...
http://www.charente.gouv.fr/content/download/13146/82939/file/70%C3%A8me%20anniversaire%20de%20la%20lib%C3%A9ration%20des%20Oflags%20v3%202014-09-04.pdf

Un jour qu’un ami me demandait pourquoi je faisais des films, j’eus l’audace de lui répondre qu’en plus de vouloir éduquer les gens, je désirais également, à présent, les réconcilier !
Réconcilier les hommes et les femmes avec leur passé. Avec eux-mêmes.
Faire que la phrase "nous ne savions pas" ne rassure plus seulement ceux qui la prononcent en continuant d’inquiéter les générations suivantes.
Réconcilier les gens avec l’Histoire, même si certains méfaits restent encore sombres...

Philippe Labrune
https://fr.ulule.com/dernier-survivant/

Philippe Labrune
voir fiche du film Sorella, une enfant dans la Shoah
http://www.citebd.org/spip.php?film1458
http://www.programme-tv.net/biographie/16836-labrune-philippe/cv/

extrait(s) de presse

Charente libre - Le Diracois Philippe Labrune réalise un documentaire sur la plus grande évasion d’un Offlag en 1943. À la demande d’un Charentais, Pierre Waendendries, dont le père était détenu dans ce camp...
Sud ouest - Angoulême : le dernier survivant de "La Grande évasion"...