la prunelle de mes yeux - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
musée : pour préserver l’intégrité des œuvres, une température de 20° est requise au sein des espaces d’exposition, aussi prévoyez de vous couvrir pour passer une agréable visite dans nos murs !
accueil > à l'affiche au cinéma > la prunelle de mes yeux

la prunelle de mes yeux

France - 2016 - 1h30
sorti en France le 21 décembre 2016
compétition officielle Locarno 2016
film - film francophone
de

Axelle Ropert

scénario : Axelle Ropert
direction de la photographie : Sébastien Buchmann
musique ou chansons : Benjamin Esdraffo
avec : Mélanie Bernier (Élise), Bastien Bouillon (Théo), Antonin Fresson (Léandro), Chloé Astor (Marina), Swann Arlaud (Nicolaï), Laurent Mothe (monsieur Dimitros), Thierry Gibault (le conseiller Pôle emploi), Camille Caillol (l’addictologue), Serge Bozon (le voisin rockeur), Jean-Charles Clichet (le marginal), Grégoire Montana-Haroche (l’ado dépressif)
séances : semaine du mercredi 8 février 2017
mercredi 8 jeudi 9 vendredi 10 samedi 11 dimanche 12 lundi 13 mardi 14
18:30
18:30
21:30
21:30
11:00*
18:30
18:30*
séance spéciale :
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
* mardi 18h30 dernière séance

synopsis

Une fille, un garçon. Elle aime la musique, lui aussi (mais pas la même). Ils se détestent, ils se croisent sans cesse. Et surtout : elle est aveugle, il voit parfaitement. Un jour, par provocation, il se fait passer pour aveugle auprès d'elle. Ce qui n'était qu'une mauvaise blague dure, l'amour arrive, la situation se complique, et la supercherie va devenir explosive...

notes de production

Avant de s’atteler à la mise en scène de La Prunelle de mes yeux, Axelle Ropert a revu Tootsie (1) et Victor Victoria (2) pour la thématique d’un personnage se faisant passer pour un/une autre. La cinéaste développe : j’ai observé qu’il y avait tout de même une mise en place extrêmement longue pour faire passer la pilule : à chaque fois, ce sont des raisons économiques qui forcent les personnages à l’imposture. Dustin Hoffman et Julie Andrews, respectivement, ne trouvent pas de travail pour leur sexe, et sont obligés chacun de se travestir pour déjouer une pression sociale et économique très construite en amont par le film.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Tootsie
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Victoria

La Prunelle de mes yeux est une comédie romantique pour Axelle Ropert. En écrivant le film, la réalisatrice s’est donné un pari, celui de réinjecter la profondeur et la gravité de l’amour dans la romcom. À partir du moment où l’amour affleure, la tragédie s’invite aussi dans le récit. Faire que l’amour ait du poids et de l’importance, que ce ne soit pas une petite convention supplémentaire ajoutée au cahier des charges du genre ; faire que ce soit vraiment déchirant. Cela a un côté casse-gueule, car si c’est déchirant, soudain ce n’est plus si drôle, c’était un équilibre périlleux à mettre en place ! confie-t-elle.

Après de nombreuses auditions d’actrices de 20-30 ans, c’est finalement Mélanie Bernier (Les Gamins (3), Un peu, beaucoup, aveuglément (4)) qui a été choisie. La raison ? Sa capacité à jouer à la fois le drame et la comédie et également parce qu’elle n’a pas peur du ridicule, ce qui n’est pas si fréquent chez les actrices ravissantes, d’après Axelle Ropert.
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Gamins_(film)
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_peu,_beaucoup,_aveugl%C3%A9ment

Pour le personnage de Théo, Axelle Ropert recherchait un garçon séduisant, nonchalant et grossier mais aussi capable de lyrisme. Son modèle était un mélange de Jacques Dutronc (5) jeune et d’Hippolyte Girardot de l’époque Un monde sans pitié (6).
(5) http://www.citebd.org/spip.php?film888
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_monde_sans_piti%C3%A9

A un certain stade du scénario, le personnage de Bastien Bouillon était dessinateur à Charlie hebdo (7). Axelle Ropert a même rencontré Luz (8) pour lui poser des questions sur son métier. Finalement, la réalisatrice a laissé tomber cette idée.
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Charlie_Hebdo
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Luz_(dessinateur)

Glenn Gordon Caron (9) est crédité au générique dans les remerciements. Il s’agit du showrunner de la série Clair de lune (10) avec Bruce Willis dont il a écrit la première saison à l’âge de trente ans dans les années 1980. Axelle Ropert développe le lien entre elle et cette personne : j’ai traversé un moment délicat pendant l’écriture du scénario qui concernait la question du réalisme : est-ce qu’on est dans un réalisme lambda qui interdit beaucoup de fantaisie, ou au contraire dans quelque chose de magique où tout peut arriver ? Aucune des deux solutions ne me convenait, et je n’arrivais pas à trouver un modèle dans le cinéma français qui puisse m’aider. À la faveur d’un article qu’on m’a commandé, je me suis replongée dans cette série éblouissante avec Bruce Willis et Cybill Shepherd, et là, ça m’a libérée pour l’écriture. J’y ai trouvé l’équation idéale entre le réalisme, et des envolées incessantes de pure fantaisie ; entre le travail quotidien, les enquêtes à mener et des moments d’inventivité absolument foufous.
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Glenn_Gordon_Caron
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Clair_de_lune_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)

Entretien avec Axelle Ropert
Comment est née cette histoire d’imposture amoureuse qu’est "La Prunelle de mes yeux" ?
L’idée de départ est venue d’une scène à laquelle j’ai assisté tous les matins devant une école de mon quartier. Il y avait une mère aveugle qui accompagnait sa fille, c’était un spectacle que j’aimais bien car il était « double ». Émouvant car, évidemment, cela fait mal au cœur de voir une jeune femme aveugle avec une petite fille ; mais comique aussi car cette mère n’avait aucun scrupule, arrivait tambour battant avec sa canne qu’elle cognait à droite et à gauche, les autres parents obligés de faire de petits sauts pour l’éviter... Elle faisait irruption de manière très ostentatoire, et j’aimais bien ce mélange de gêne et d’émotion qu’elle provoquait. Les mouvements contraires me plaisent toujours. J’ai eu envie d’écrire un personnage de femme aveugle qui soit à la fois touchante et embarrassante par moments…
https://www.cameo-nancy.fr/infos-pratiques/129-entretien-avec-le-realisateur/9373-la-prunelle-de-mes-yeux-entretien-axelle-roppert

Axelle Ropert
voir fiche du film Tirez la langue, mademoiselle
http://www.citebd.org/spip.php?film1131

Sébastien Buchmann
voir fiche du film Ce sentiment de l’été
http://www.citebd.org/spip.php?film1622

Benjamin Esdraffo
http://www.imdb.com/name/nm1342292/

Mélanie Bernier
Née le 5 janvier 1985 à Grasse.
C’est avec Barnie et ses petites contrariétés de Bruno Chiche (elle joue la fille de Fabrice Luchini et Nathalie Baye) qu’elle fait ses premiers pas au cinéma...
https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9lanie_Bernier

Bastien Bouillon
voir fiche du film Marguerite et Julien
http://www.citebd.org/spip.php?film1510

Antonin Fresson
http://www.agencesartistiques.com/Fiche-Artiste/592170-antonin-fresson.html

Chloé Astor
http://www.imdb.com/name/nm7381498/

Swann Arlaud
voir fiche du film Une Vie
http://www.citebd.org/spip.php?film1785

Thierry Gibault
http://www.imdb.com/name/nm0316441/

Serge Bozon
voir fiche du film Tirez la langue, mademoiselle
http://www.citebd.org/spip.php?film1131

Jean-Charles Clichet
http://www.agencearlettepetitjean.fr/portfolio/jean-charles-clichet/

Grégoire Montana-Haroche
voir fiche du film L’Avenir
http://www.citebd.org/spip.php?film1704

extrait(s) de presse

Libération - "La Prunelle de mes yeux" est tout entier une recherche du paradoxal, de ses prémisses (film d’aveugle) à ses conséquences (plaisirs du désagréable). En suivant une autre piste, on y décèle quelque chose comme le paradoxe du folklore, dont le signe est le rôle étrange, assez distancié, du rebetiko dans le film.
Télérama - Une référence à l'âge d'or de Hollywood, aux films de Howard Hawks avec Katharine Hebpburn, dont Axelle Ropert (...) s'inspire ouvertement...
àVoir-àLire - Une comédie romantique qui nous aveugle de son éclairage brutal sur l’amour...
Utopia - (...) une comédie drolatique et malicieuse, légère et pleine de trouvailles, une réussite pas si fréquente dans le cinéma français actuel...
Les Inrocks - "La Prunelle de mes yeux" s’affirme surtout comme une collection d’idées, d’envies de mise en scène, une récréation de cinéma...
Madmoizelle - "La Prunelle de mes yeux", une comédie romantique fraîche et fantasque...
Cineuropa - "La Prunelle de mes yeux" : une comédie grinçante et culottée sur la diversité...
Le Monde - Axelle Ropert imagine une comédie romantique ludique et heurtée autour d’un réjouissant duo d’acteurs..