tempête de sable - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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tempête de sable

Sufat chol
Israël - 2016 - 1h27
sorti en France le 25 janvier 2017
film - version originale sous-titrée en français
de

Elite Zexer

scénario : Elite Zexer
direction de la photographie : Shai Peleg
musique ou chansons : Ran Bagno
avec : Lamis Ammar (Layla), Ruba Blal (Jalila), Hitham Omari (Suliman), Khadija Alakel (Tasnim), Jalal Masrwa (Anuar)
séances : semaine du mercredi 18 janvier 2017
mercredi 18 jeudi 19 vendredi 20 samedi 21 dimanche 22 lundi 23 mardi 24
18:30*
séance spéciale :
* avant-première spéciale 20ème anniversaire - Festival Télérama / Afcae du 18 au 24 janvier 2017. En échange du Pass, complété de vos noms et adresses, une carte valable pour 2 personnes durant toute la durée de la manifestation vous sera remise à la caisse du cinéma. Sur présentation de cette carte, tous les films du festival Télérama / Afcae sont au tarif de 3,50 € la place (par personne). Tarif unique 3,50 € pour tous grâce au Pass (valable pour 2 personnes) à découper dans le magazine Télérama des 11 et 18 janvier 2017.
séances : semaine du mercredi 25 janvier 2017
mercredi 25 jeudi 26 vendredi 27 samedi 28 dimanche 29 lundi 30 mardi 31
18:30
20:30
18:30
20:45
18:30
21:00
18:45
18:30
20:30
20:30
séances : semaine du mercredi 1er février 2017
mercredi 1er jeudi 2 vendredi 3 samedi 4 dimanche 5 lundi 6 mardi 7
18:30
20:45
18:30
18:45
11:00*
18:30
20:45
séance spéciale :
* dimanche 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 8 février 2017
mercredi 8 jeudi 9 vendredi 10 samedi 11 dimanche 12 lundi 13 mardi 14
16:45
14:30*
séance spéciale :
* dimanche 14h30 dernière séance

synopsis

Les festivités battent leur plein dans un petit village bédouin en Israël, à la frontière de la Jordanie : Suleiman, déjà marié à Jalila, épouse sa deuxième femme. Alors que Jalila tente de ravaler l’humiliation, elle découvre que leur fille aînée, Layla, a une relation avec un jeune homme de l’université où elle étudie. Un amour interdit qui pourrait jeter l’opprobre sur toute la famille et contre lequel elle va se battre. Mais Layla est prête à bouleverser les traditions ancestrales qui régissent le village, et à mettre à l'épreuve les convictions de chacun...

notes de production

Elite Zexer a eu l’idée de faire ce film après qu’elle ait accompagné sa mère photographier des femmes bédouines dans divers villages du désert israélien du Néguev. La cinéaste confie avoir vécu l’aventure la plus incroyable de sa vie : pendant des années, j’ai eu la chance de rencontrer des femmes formidables dont l’histoire m’a profondément bouleversée. Certaines sont devenues des amies très proches. Le film est presque entièrement le fruit de ces échanges. Les personnes que j’ai rencontrées, les histoires que l’on m’a racontées, tout cela transparaît à l’écran plus que tout autre chose. Mes rencontres avec les Bédouins ont façonné chaque plan de ce film.

Parmi les différentes rencontres qu’elle a faites en compagnie de sa mère, une a tout particulièrement été déterminante pour Elite Zexer. Cette dernière se rappelle : ma mère et moi avons accompagné une jeune femme lors de son mariage avec un inconnu qu’elle épousait pour satisfaire sa famille, alors qu’elle aimait un autre homme en secret. Quelques minutes avant de rencontrer son futur époux pour la première fois, elle s’est tournée vers moi et m’a confié : « cela n’arrivera jamais à ma fille. » À cet instant, j’ai su qu’il fallait que je fasse ce film.

L’écriture du scénario, qui a pris quatre ans, a constitué la plus grosse difficulté pour Elite Zexer. La cinéaste a en effet dû aborder une culture qu’elle ne connaissait pas, avec des traditions, des croyances, des coutumes et une langue différentes des miennes. Elle poursuit : quand bien même la culture des Bédouins m’était étrangère, il fallait que le script soit un reflet authentique de leur vision du monde. J’ai donc passé des années à écrire et réécrire le scénario encore et encore, jusqu’à sentir qu’il la retranscrivait fidèlement. Le scénario est fictif, mais il est inspiré de faits réels, et je l’ai écrit en me sentant dans l’obligation de le rendre aussi vrai que possible, non seulement parce que c’est le genre de cinéma qui me correspond le mieux, mais aussi parce que je ressentais le devoir de représenter avec justesse les gens que j’ai rencontrés.

Comme il était impossible d’engager de vrais Bédouins pour les rôles principaux (et encore moins des femmes de la région puisqu’elles ne peuvent pas être filmées), Elite Zexer a décidé de travailler avec des actrices professionnelles arabes. Ces dernières ont ainsi été coachées pour qu’elles puissent parler le dialecte bédouin sans accent au moment du tournage.

Tempête de sable a remporté le grand prix à Sundance (1) dans la section films étrangers ainsi que de nombreux Ophir (2) (l’équivalent des César en Israël). Le film représentera également l’Israël aux Oscar (3) 2017 et a très bien marché dans ce pays.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_du_film_de_Sundance
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Ophirs_du_cin%C3%A9ma
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Oscars_du_cin%C3%A9ma

Elite Zexer justifie ce succès : j’ai accompagné mon film dans de nombreux pays pendant presque un an et je crois pouvoir dire que les gens qui le voient réagissent de façon très forte à deux choses. La première, c’est qu’ils apprécient que ce film leur donne, à voir et à mieux comprendre, une société dont ils ne connaissent rien. La seconde, c’est qu’ils arrivent à se connecter de façon personnelle, bien que le film parle d’une communauté qui n’est pas la leur. Pour moi, c’était l’intention principale : je souhaitais être universelle et pas ethnographe.

Tempête de sable a été tourné par une réalisatrice israélienne avec des acteurs arabes s’exprimant en dialecte bédouin. Avant de pouvoir faire ce long métrage, Elite Zexer avait réalisé un court métrage, Tasnim (4), qui se déroulait également dans une communauté bédouine, pour voir si elle était capable de faire un film sur une culture aussi éloignée de la sienne.
(4) http://www.adastra-films.com/fr/films/films-distribues/90-tasnim
Je me suis retrouvée à diriger en hébreu et en anglais des acteurs arabes qui avaient dû apprendre une langue différente de la leur. Cela peut sembler complexe mais pour moi, ça a été une expérience incroyable. Je savais exactement comment diriger mes acteurs à tout moment, par mes gestes et mes sensations. C’était presque comme une épure, dans le sens où ça ne reposait pas sur des mots mais sur des émotions, confie-t-elle.

Entre émotion et dénonciation, Tempête de sable déploie son récit sans esbroufe ni colère, laissant émerger des personnalités touchantes dans leurs contradictions. La réalisation, d’une grande sobriété, manque peut-être de panache mais elle parvient à sonder les mécanismes et les enjeux sournois de ces traditions liberticides.
Vincent Thabourey in Positif n° 671 (janvier 2017)

Elite Zexer
https://fr.wikipedia.org/wiki/Elite_Zexer

Shai Peleg
http://www.imdb.com/name/nm1086307/

Ran Bagno
http://www.imdb.com/name/nm1738814/

Ruba Blal
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ruba_Blal

Hitham Omari
http://www.imdb.com/name/nm5674975/

Jalal Masrwa
http://www.imdb.com/name/nm6582066/