le teckel - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
musée : pour préserver l’intégrité des œuvres, une température de 20° est requise au sein des espaces d’exposition, aussi prévoyez de vous couvrir pour passer une agréable visite dans nos murs !
accueil > à l'affiche au cinéma > le teckel

le teckel

Usa - 2016 - 1h28
sorti en France le 19 octobre 2016
film - version originale sous-titrée en français
de

Todd Solondz

scénario : Todd Solondz
direction de la photographie : Edward Lachman
musique ou chansons : James Lavino
avec : Greta Gerwig (Dawn Wiener), Zosia Mamet (Zoe), Julie Delpy (Dina), Kieran Culkin (Brandon), Danny DeVito (Dave Schmerz), Ellen Burstyn (Nana), Tracy Letts (Danny), Keaton Nigel Cooke (Remi), Clara Mamet (Lina), Devin Druid (Dwight), Jen Ponton (Kristy), Trey Gerrald (Zeno), Bridget M. Brown (April), Melo Ludwig (Nana jeune), Connor Long (Tommy), Andrew Pang (Wong), Rigoberto Garcia (Jose)
séances : semaine du mercredi 7 décembre 2016
mercredi 7 jeudi 8 vendredi 9 samedi 10 dimanche 11 lundi 12 mardi 13
18:30

synopsis

Le jeune Remi est en rémission après avoir été atteint d'un cancer. Pour lui faire plaisir, son père lui offre un teckel, au grand dam de sa mère. Un jour, le couple laisse seul le petit garçon qui donne une nourriture inappropriée au chien. Malade, il est déposé chez un vétérinaire. Dawn, l'assistante, récupère l'animal. Dans un supermarché, elle croise le chemin de Brandon, un ancien camarade de lycée toxicomane. Ensemble, ils prennent la route, accompagné du chien, pour se rendre chez le frère de Brandon. Désormais propriétaire du teckel, Dave Schmerz, qui enseigne le cinéma à l'université, déprime alors que sa carrière ne décolle pas...

notes de production

Renouant avec le format du film à sketches, Todd Solondz met en scène 4 histoires différentes, plus un entracte hilarant, faisant intervenir le petit toutou, et une ballade en son honneur, que Johnny Cash (1) n’aurait pas reniée…
Après un prologue où Wiener dog est déposée (le toutou est une toutoute) dans une animalerie par son propriétaire, une séquence réussie du chef opérateur Ed Lachman qui montre parfaitement le désarroi du toutou dans un monde soudain devenu hostile et effrayant, le film s’ouvre sur une première histoire, celle de Rémi, un enfant qui récupère d’un cancer récent et à qui ses parents ont offert un chien qu’ils exècrent à titre de réconfort.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Johnny_Cash
La deuxième histoire n’est pas en reste dans la morosité et la noirceur, celle de Dawn Wiener, devenue (jeune) adulte, celle-là même de Bienvenue dans l’âge ingrat (2), aussi mal dégrossie que lors de son adolescence, et dont le surnom Wiener dog est le titre original que Solondz a donné à ce nouveau film, Le Teckel. Semblant constamment hors du cadre, elle rencontrera de nouveau le Brandon de son enfance (joué cette fois-ci par Kieran Culkin), grâce au teckel. Sur le mode du road-movie, cette partie du film est la plus ambiguë, car à la fois la plus porteuse d’espoir dans le genre humain, mais également celle qui développe un cynisme des plus effarants (le discours quasi-eugéniste d’un des personnages sur la parentalité (im)possible d’un couple de jeunes trisomiques en est par exemple une illustration édifiante).
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Bienvenue_dans_l’%C3%A2ge_ingrat
Ainsi se poursuit Le Teckel, parsemé de l’humour noir et grinçant du cinéaste, parcourant un triste cycle de la vie, de l’enfance du premier protagoniste (Rémi), à la jeunesse triste de Dawn, puis à la maturité douloureuse de Dave Schmerz, et enfin à la vieillesse de Nana, l’héroïne du dernier segment, un cycle qui boucle sur les visions de la vieille dame malade et en fin de vie, de toutes les petites filles mortes dans l’œuf et qui ne sont jamais devenues la personne qu’elle est devenue, une très belle séquence d’Ed Lachman dont les tons automnaux rappellent tout à fait ce qui nous plaît tant dans l’esthétique des films de Todd Haynes. Même si les deux derniers segments (Dave & Nana) s’échappent du scénario, puisque le cinéaste ne s’embarrasse plus de montrer au spectateur comment les protagonistes sont entrés en possession du fameux teckel, un parti pris assez dommageable, il faut bien le dire, ce choix de personnages à différentes étapes de leur vie contribue à donner la cohérence nécessaire.
https://www.cineseries-mag.fr/le-teckel-un-film-de-todd-solondz-critique-79909/

Brie Larson (3) était à l’origine au casting du Teckel, mais ses scènes ont été coupées du montage final.
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film1283

Greta Gerwig reprend le rôle de Dawn Wiener, tenu à l’origine par Heather Matarazzo (4) dans Bienvenue dans l’âge ingrat (2) du même Todd Solondz (1996), et que cette dernière n’a pas souhaité retrouver.
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Heather_Matarazzo

Zosia Mamet, principalement connue pour le rôle de Shoshanna dans la série Girls (5), fait l’une de ses premières apparitions dans un long-métrage depuis sa révélation au grand public.
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Girls_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)

Todd Solondz cultive le malaise, met un point d’honneur à affronter les sujets que Hollywood escamote : la maladie, le handicap (y compris mental), la vieillesse, l’obésité... Mais, à une ou deux scènes près, ses provocations sont nuancées par une discrète empathie pour les personnages et une attention extrême aux acteurs. En prof de ­cinéma au bout du rouleau, méprisé par ses étudiants arrogants et mégalos, Danny DeVito est remarquable. Une autre propriétaire éphémère du teckel, vieille dame diminuée par sa maladie, a les traits de la grande Ellen Burstyn. Mamie indigne et cassante, elle a rebaptisé le chien Cancer et ne prend de gants avec personne, pas même avec sa petite-fille au bord du gouffre (Zosia Mamet, l’une des héroïnes de la série Girls) (5). L’agonie de l’égoïste ­malheureuse, sur fond de banlieue ­pavillonnaire, rappelle forcément la même Ellen Burstyn dans Requiem for a dream (6), de Darren Aronofsky, d’après Hubert Selby Jr. Plus nonchalant en apparence, Todd Solondz prolonge cette critique radicale de la vie américaine.
http://www.telerama.fr/cinema/films/le-teckel,511967.php
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Requiem_for_a_Dream

Todd Solondz
voir fiche du film Dark horse
http://www.citebd.org/spip.php?film871

Edward Lachman
voir fiche du film Carol
http://www.citebd.org/spip.php?film1619

James Lavino
http://www.imdb.com/name/nm1285596/

Greta Gerwig
voir fiche du film Maggie a un plan
http://www.citebd.org/spip.php?film1691

Zosia Mamet
Née Zosia Russell Mamet le 2 février 1988.
Fille de David Mamet et Lindsay Crouse...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zosia_Mamet

Julie Delpy
voir fiche du film Before midnight
http://www.citebd.org/spip.php?film1067

Kieran Culkin
Né Kieran Kyle Culkin le 30 septembre 1982 à New York.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Kieran_Culkin

Danny DeVito
Né Daniel Michael DeVito le 17 novembre 1944 à Neptune township (New Jersey).
Inoubliable pingouin dans Batman, le défi...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Danny_DeVito

Ellen Burstyn
voir fiche du film Alice n’est plus ici
http://www.citebd.org/spip.php?film917

Tracy Letts
voir fiche du film Killer Joe
http://www.citebd.org/spip.php?film884
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tracy_Letts

Keaton Nigel Cooke
https://en.wikipedia.org/wiki/Keaton_Nigel_Cooke

Clara Mamet
Née le 29 septembre 1994.
Fille de David Mamet, elle est surtout connue pour son rôle d’Amber Weaver dans la série tv The Neighbors...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Clara_Mamet

Devin Druid
Né le 27 janvier 1998.
http://www.imdb.com/name/nm4917921/

Jen Ponton
http://www.imdb.com/name/nm3047181/

Trey Gerrald
http://www.imdb.com/name/nm5027424/

Bridget M. Brown
http://www.imdb.com/name/nm4105039/

Melo Ludwig
http://www.imdb.com/name/nm7300642/

Connor Long
http://www.imdb.com/name/nm5176944/

Andrew Pang
http://www.imdb.com/name/nm0659374/

Rigoberto Garcia
http://www.imdb.com/name/nm5630367/

extrait(s) de presse

Elle - Souvent drôle, toujours cynique, ce film nourri de dialogues incisifs dégage une insolence frondeuse.
àVoir-àLire - En quelques dialogues corrosifs, Solondz dynamite les clichés et plonge le spectateur dans les délices d’un cinéma écrit où la cruauté satirique égratigne. Une verve qui ne saura laisser indifférent.
Le Figaro - Le film séduit, déconcerte, file un air bien à lui. Il est drôle et triste comme un adolescent qui joue de la flûte traversière à son chien prisonnier de sa cage.
Paris match - Nous, on s’est pissé de dessus comme un teckel trop content...
Cinema teaser - Du "Teckel", on pourrait dire qu’il manie avec précision le chaos moral et émotionnel qu’il décrit. De scène en scène, Todd Solondz nous tend un miroir que l’on croit déformant jusqu’au moment où l’on comprend qu’il est en fait des plus réalistes.
Sud ouest - Le cinéaste américain aurait-il troqué sa glaciale causticité pour une affection canine ? Non. L'auteur de "Happiness" et de "Bienvenue dans l'âge ingrat" a plutôt donné un coup de vis supplémentaire à sa façon qui demeure narquoise et drolatique
Libération - Film à sketchs itinérant et névrotique (...). Le casting, assez brillant, affiche tout ce que le cinéma indé compte de jeunes pousses branchées et dépenaillées : Greta Gerwig, Kieran Culkin et Zozia Mamet (...).
Culturopoing - De quoi regagner espoir en un réalisateur qui semblait avoir abandonné toute confiance en la fiction, parti dans un mur conceptuel kamikaze.