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les hommes d’une autre planète

Huo xing ren / Gli uomini di Marte
Japon, Thaïlande, Taïwan - 1975 - 1h24
sorti en France le 27 juillet 1977
film - version française
de

Hung Min Chen

scénario : Ching-chieh Lin
musique ou chansons : Den Seika
avec : Chiang-lung Wen, Bao Yu Wang, Hsiao-hsuan Lu, Han Chang
séances : semaine du mercredi 30 novembre 2016
mercredi 30 jeudi 1er vendredi 2 samedi 3 dimanche 4 lundi 5 mardi 6
06:00*
séance spéciale :
* Nuit fantastique dans le cadre du festival "Le Rayon fantastique" - tarif préférentiel 5 films = 15,00 €

synopsis

Un jeune garçon découvre dans un souterrain une statuette vieille de 3000 ans représentant Yak Wat Jang, le ''Gardien du Temple''. Dans le même temps, des extraterrestres s'apprêtent à envahir la Terre. Pour ce faire, ils s'emparent de la ''Pierre Solaire'' qui se trouve dans le même souterrain et qui va leur permettre d'activer une arme terrifiante depuis la base qu'ils ont installée sur la Lune. Mais la statuette va intervenir en grandissant démesurément et, avec l'aide d'un robot géant américain, va combattre l'envahisseur…

notes de production

Ce joyau méconnu débarqué en France le temps d’une sortie éclair au Grand Rex (1) dans les années 70 a profondément marqué les rares spectateurs à l’avoir vu. Si pour le voir j’ai dû attendre le 21ème siècle et sa diffusion providentielle lors d’une soirée bis extraterrestre organisée par la Cinémathèque française (2), le souvenir des Hommes d’une autre planète restera durablement imprimé dans ma cervelle, ou du moins ce qu’il en reste. Certains ont dit de ce film qu’il était japonais, d’autres ont affirmé qu’il était coréen… finalement, il s’avère que ce chef-d’œuvre est taïwanais (à moins qu’il ne soit thaï ?) et dérive d’une série télé japonaise à la Spectreman (3). Mais le résultat final dépasse de très loin tout ce que Spectreman (3) a pu nous offrir en matière de ridicule.
Que dire d’une telle œuvre sinon qu’elle est féériquement nulle ? On pourrait consacrer à ce film un livre en trois volumes (dont un chapitre entier pour décrire la coiffure du méchant roi), un autre pour prendre le temps de décrire statue du temple se mettant à frapper ses ennemis avec son parchemin géant, et encore un paragraphe pour traduire tout le tragique de cet insert fugitif qui montre une figurante casser son talon en gros plan pendant que les Martiens détruisent la ville. Ce film ferait passer X-Or (4) pour du Rohmer (5) et je ne plaisante pas.
http://www.nanarland.com/Chroniques/chronique-hommesduneautreplanete-les-hommes-d-une-autre-planete.html
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Grand_Rex
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Cin%C3%A9math%C3%A8que_fran%C3%A7aise
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Spectreman
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/X-Or
(5) http://www.citebd.org/spip.php?film1745

Un pur ovni filmique, qu’il faut impérativement regarder en français, le doublage étant l’un des points forts de ce super nanar intergalactique. Dialogues hallucinants, répliques hautes en couleurs, les doubleurs de l’époque se sont lâchés et leurs trouvailles font parfois atteindre des sommets de grand n’importe quoi à ce film en provenance de Taïwan, qui saura combler tous les fans de super-héros style X-Or (4) ou Spectreman (3) ! Un long métrage à classer donc dans la rubrique Port’nawak et qui possède une genèse un brin tarabiscotée. Au départ, on trouve une série japonaise nommée Jumborg ace (6), qui met en scène un super-héros style Spectreman (3) ou Ultraman (7). La série est achetée par un producteur thaïlandais qui la diffuse et elle rencontre un vif succès dans ce pays. Conscient qu’il tient là un filon exploitable, il décide de faire se rencontrer dans un long métrage le super-héros japonais et une icône traditionnelle thaïlandaise : le Gardien du Temple, et ce, dans un film titré Jumborg ace meets the thai giant (8). Le film passera alors dans les bras de producteurs taïwanais qui vont tourner de nouvelles séquences avec des acteurs locaux. Le résultat est donc Les Hommes d’une autre planète, connu aussi sous le titre de Mars men. Fait notable, il sortira sur les écrans turcs, italiens et français en 1977, devant des spectateurs médusés face au spectacle proposé. Plus récemment, il a fait la joie des nanardeux en herbe lors d’une soirée Bis à la Cinémathèque française ainsi que lors d’une soirée de l’association Pas de pitié pour les Navets (9)...
http://lepetitcinemadestephane.blogspot.fr/2014/08/les-hommes-dune-autre-planete.html
(6) https://en.wikipedia.org/wiki/Jumborg_Ace
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Ultraman
(8) https://en.wikipedia.org/wiki/Jumborg_Ace_%26_Giant
(9) http://www.nanarland-blog.com/tag/pas-de-pitie-pour-les-navets/

Que dire de cette œuvre ? Selon les critères de la cinéphilie classique, il faut bien convenir qu’elle n’est franchement pas terrible (euphémisme). Scénario inepte, mise en scène allant du quelconque (pour la partie taïwanaise) au foireux (pour la partie thaï, cumulant cadrages ratés et faux raccords), trucages rudimentaires (même pour l’époque) et jeu d’acteurs, au mieux, médiocre. Mais il est clair, en tout cas de nos jours, que cela s’adresse à un public prévenu qui est là pour voir un spectacle complètement barré, allant bien au-delà des notions classiques de bon et de mauvais goût. D’une certaine manière (mais là c’est purement subjectif, car l’auteur de ces lignes n’est pas un amateur de ce genre de film), comme il est difficile de prendre au sérieux et au premier degré un kaiju eiga (10), on peut dire que Les Hommes d’une autre planète repoussent les limites des films de monstres géants pour en devenir une sorte de quintessence...
http://www.psychovision.net/films/critiques/fiche/1955-hommes-dune-autre-planete-les
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Kaij%C5%AB

Suite au relatif succès du film Hanuman vs 7 Ultraman (11) (1974) de Shoei Tojo, la Thaïlande se lance en 1974 dans une nouvelle réalisation musclée qui va cette fois-ci opposer le héros japonais Jumborg ace (vu dans la série en 50 épisodes Jumborg ace - 1973) à la statue thaïlandaise vedette du film Tah Tien (12) (1973) de Sompote Sands. Confié à ce même réalisateur, Giant and Jumbo (1974) s’avère être un film bien pauvre qui se focalise sur une grosse baston à n’en plus finir et qui réutilise et abuse de prises de vues empruntées à la série Jumborg ace. Racheté par Taïwan, les scènes où apparaissent les acteurs thaïlandais sont remplacées par de nouvelles scènes jouées par des acteurs chinois à la faveur d’un montage plus cohérent. Distribué sous le titre Mars men en 1976, le film est doublé en italien et en français pour l’export et atterrit chez nous le 27 juillet 1977 sous le titre Les Hommes d’une autre planète… soit 2 mois après la sortie de La Guerre des étoiles (13). Hasard du calendrier ou volonté de récupérer quelques miettes du gâteau Star wars (13), nul ne le sait !
http://www.scifi-movies.com/francais/media-0001225-les-hommes-d-une-autre-planete-.htm
(11) http://www.devildead.com/forum/viewtopic.php?f=1&t=30857&p=388422
(12) http://currentemotion.blogspot.fr/2015/11/le-film-tah-tien-1973-vostfr.html
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/Star_Wars,_%C3%A9pisode_IV_:_Un_nouvel_espoir

Hung Min Chen
http://www.imdb.com/name/nm0155253/

Ching-chieh Lin
http://www.imdb.com/name/nm0514908/

Chiang-lung Wen
http://www.imdb.com/name/nm0156974/

Bao Yu Wang
http://www.imdb.com/name/nm1316237/

extrait(s) de presse

Ecran bis - (...) à moins d'avoir un cœur de pierre, impossible de ne pas placer ces quatre vingt et quelques minutes aux côtés de nos plus beaux souvenirs d'enfance.
Le petit cinéma de Stéphane - A noter également, une superbe musique qui donne envie d'aller se battre dans l'espace !
Psychovision - (...) on peut dire que Les hommes d'une autre planète repoussent les limites des films de monstres géants pour en devenir une sorte de quintessence.
Gotomars - Ce mélange de Sentai et de Kaiju teinté de Goldorak et faisant fi de toute considération scientifique, voire logique, est proprement hallucinant de bravoure.
Forum culture - Un chef-d’œuvre incontestable du cinéma ringard. Il faut le voir pour le croire…
Pen of chaos - Ce mélange de Sentai et de Kaiju teinté de Goldorak et faisant fi de toute considération scientifique, voire logique, est proprement hallucinant de bravoure. L'oeuvre a réussi à nous étonner, nous autres habitués du genre.
Scifi-movies - "Les Hommes d'une autre planète" est un film qu'il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie d'amateur de science-fiction...
Mortel management - "Les Hommes d’une autre planète" est un nanard avec un grand N, une perle à redécouvrir absolument pour se décapsuler la tête.