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predator

Usa - 1987 - 1h47
sorti en France le 19 août 1987
film - version originale sous-titrée en français
de

John McTiernan

scénario : Jim Thomas, John Thomas
direction de la photographie : Donald McAlpine
musique ou chansons : Alan Silvestri
avec : Arnold Schwarzenegger (major Alan « Dutch » Schaefer), Carl Weathers (George Dillon), Bill Duke (sergent Mac Elliot), Jesse Ventura (Blain Cooper), Shane Black (Rick Hawkins), Sonny Landham (Billy Sole), Richard Chaves (Jorge « Poncho » Ramirez), Robert G. Armstrong (général Homer Phillips), Kevin Peter Hall (le Predator et le pilote de l'hélicoptère dans la scène finale), Elpidia Carrillo (Anna Goncalves)
séances : semaine du mercredi 30 novembre 2016
mercredi 30 jeudi 1er vendredi 2 samedi 3 dimanche 4 lundi 5 mardi 6
21:00*
séance spéciale :
* Nuit fantastique dans le cadre du festival "Le Rayon fantastique" - tarif préférentiel 5 films = 15,00 €

synopsis

Le Major Dutch Schaefer et son équipe sont envoyés dans la jungle sud-américaine avec pour mission de délivrer des alliés pris en otage par une bande de guérilleros. Mais pendant l'opération, Dutsch et ses hommes s'aperçoivent que les preneurs d'otages ont été dépecés et suspendus à la plus haute cime des arbres. Très vite, le commando comprend qu'il a en face de lui un ennemi hors du commun. Un monstre invisible et indestructible venu d'une autre planète. Un extra terrestre rompu à toutes les formes d'attaques et qui ne poursuit qu'un seul but : la chasse à l'être humain...

notes de production

Comme le film a en grande partie été tourné dans la jungle, la forêt de Puerto Vallarta (1) au centre ouest du Mexique pour être plus précis, les acteurs et l’équipe de tournage ont dû composer avec des sangsues, des serpents, ainsi qu’un fort degré d’humidité et de chaleur. Les scènes de nuit de la dernière partie du film ont quant à elles été réalisées alors que régnait une température très fraîche dans la forêt, pour le plus grand malheur d’Arnold Schwarzenegger (surtout au moment où il porte de la boue en argile sur son corps). Pour se réchauffer, le comédien a bu du jagertee (2) (un alcool fort à base de schnaps (3)), ce qui l’a rendu ivre et n’a pas changé grand chose au niveau du froid. A noter que l’ex-gouverneur est tombé malade et a été hospitalisé pendant le tournage, lui faisant perdre pas loin de 10 kilos. Aussi, certaines scènes se sont passées en studio pour des raisons de machinerie (le travelling latéral sur les personnages progressant dans la jungle, notamment).
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Puerto_Vallarta
(2) http://www.lateltin.com/product/stroh-jagertee/?lang=fr
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Schnaps

Predator marque la première collaboration entre Arnold Schwarzenegger et le metteur en scène John McTiernan. Les deux hommes se retrouveront en 1993 pour la comédie Last action hero (4) qui se soldera par un flop commercial important.
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Last_Action_Hero

Shane Black, spécialiste du buddy movie (5) puisqu’on lui doit entre autres les scénarios des quatre L’Arme fatale (6), joue dans Predator le personnage du soldat amateur de blagues salaces qui est la première victime de l’alien. Courtisé à trois reprises par les producteurs pour réécrire Predator avant et pendant le tournage (il refusa l’offre), Black a été choisi bien des années plus tard pour écrire et réaliser le reboot (1) du film de John McTiernan (7). A noter aussi que le scénariste a écrit le buddy movie Le Dernier samaritain (8) durant le tournage de Predator et qu’il a par la suite rédigé le script de Last action hero (4) mis en scène par McTiernan et porté par Arnold Schwarzenegger.
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Buddy_movie
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Arme_fatale
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Reboot_(fiction)
(7) http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Le-Predator-de-Shane-Black-ne-sera-pas-un-reboot-mais-une-suite-inventive
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Dernier_Samaritain

Inconnu à l’époque de la conception du film, Jean-Claude Van Damme (9) s’est glissé dans la peau du Predator le temps de quelques essais (qui ont par la suite été publiés) avant d’être renvoyé et remplacé par le géant de 2,20 mètres Kevin Peter Hall. Interviewé par la Stan Winston school (10), le vétéran des effets spéciaux Steve Johnson se rappelle : Jean Claude Van Damme n’avait pas la moindre idée de ce dont il s’agissait. Il a pensé que c’était la véritable apparence de la créature dans le film et il disait : je n’aime pas ça, je n’aime pas ça, j’ai l’air d’un superhéros. Il était vraiment en colère... Jean-Claude, on ne vous a pas dit ? C’est un costume technique, vous serez invisible pendant la moitié du film, ça l’a rendu encore plus furieux. Il pensait pouvoir faire des arts martiaux, qu’il pourrait combattre Arnold Schwarzenegger... C’était complètement impossible ! Il n’avait pas réalisé qu’il serait l’équivalent d’un cascadeur.
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Van_Damme
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Stan_Winston

Sonny Landham avait constamment un garde du corps à ses côtés, non pour le protéger mais pour faire en sorte que ce comédien au passé de criminel (il a fait de la prison) ne se batte pas avec d’autres personnes en dehors du tournage.

C’est le réalisateur d’Avatar (11) James Cameron (12) qui a eu l’idée des mandibules sur la tête du Predator créé par Stan Winston (10). A noter aussi que le sang de la créature est un mélange de gelée et de la substance que l’on trouve dans les tubes de photos luminescents.
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/Avatar_(film,_2009)
(12) http://www.citebd.org/spip.php?film1477

Comme sa gorge était endommagée après qu’il ait doublé King kong (13), Peter Cullen (14) hésita à s’engager pour créer les sons du Predator mais changea d’avis après avoir vu un dessin de la créature sans son masque.
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/King_Kong_2
(14) https://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Cullen

Dans Predator, Arnold Schwarzenegger retrouve le comédien Bill Duke après Commando (15). A noter que le premier donnera à nouveau la réplique à Jesse Ventura dans Running man (16) et que Carl Weathers, Sonny Landham et Bill Duke seront à l’affiche d’Action Jackson (17).
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/Commando_(film)
(16) https://fr.wikipedia.org/wiki/Running_Man_(film)
(17) https://fr.wikipedia.org/wiki/Action_Jackson

Dans Predator, il est fait mention d’un pays d’Amérique latine, le Val Verde, qui aurait été soumis au régime dictatorial du général Esperanza. Or il s’agit d’un Etat totalement fictif, fruit de l’imagination de Joel Silver (18). On retrouve cette dénomination dans deux autres des films d’action qu’il a produits : Commando (15) et 58 minutes pour vivre (19).
(18) https://fr.wikipedia.org/wiki/Joel_Silver
(19) https://fr.wikipedia.org/wiki/58_minutes_pour_vivre

Quelques mois après la sortie de Rocky 4 (20) une blague a fait le tour d’Hollywood : depuis que Rocky Balboa était à court d’adversaires terrestres, il voudrait se battre avec un extraterrestre si un cinquième opus de la série devait être tourné. Les scénaristes Jim et John Thomas ont pris la plaisanterie au sérieux et ont écrit un scénario basé sur cette blague. Le script de Predator est initialement intitulé Hunter. Le projet est repris par la 20th century fox (21) en 1985, et remis au producteur Joel Silver (18) qui, après son expérience sur Commando (15), semblait le bon choix pour transformer une histoire de science-fiction en un film à gros budget. Joel Silver (18) engage Lawrence Gordon (22) dans la coproduction, ainsi que le réalisateur John McTiernan, dont c’était le premier film pour un grand studio. Le réalisateur néo-zélandais Geoff Murphy (23) avait également été pressenti.
(20) https://fr.wikipedia.org/wiki/Rocky_4
(21) https://fr.wikipedia.org/wiki/20th_Century_Fox
(22) https://fr.wikipedia.org/wiki/Lawrence_Gordon_(producteur)
(23) https://fr.wikipedia.org/wiki/Geoff_Murphy

À l’origine, un passage était prévu dans le vaisseau du Predator, McTiernan parvint à l’enlever du film, estimant qu’il n’était pas cohérent, du point de vue stylistique.
Le film présente un détail amusant : l’équipe technique essaya divers effets visuels plutôt que de tourner avec une vraie caméra thermique, pour personnifier le Predator. La raison en est simple : à l’époque du tournage, la température dans la jungle du Mexique était de 40° au sol, rendant impossible à repérer les protagonistes.

Les années 1980 sont réputées pour leur quantité notable de films à l’action virile tels Conan le barbare (24), Rambo (25) ou Commando (15). À ce titre, Predator constitue une référence en la matière. Les scènes d’actions sont nombreuses, soutenues par l’ambiance oppressante d’une jungle inhospitalière. Tout le film constitue une gigantesque traque où les protagonistes sont tour à tour prédateurs et proies. Cet affrontement sans merci s’achève par un combat bestial entre le Predator et Schwarzenegger. Il est considéré par les puristes du genre comme l’un des plus beaux et des plus brutaux duels de la décennie.
(24) https://fr.wikipedia.org/wiki/Conan_le_Barbare_(film)
(25) http://www.citebd.org/spip.php?film1547

Le monstre est quant à lui devenu un des emblèmes du cinéma fantastique, car l’un des plus effrayants. Son armure et sa coiffure dreadlocks (26), sa capacité à se rendre presque invisible en se fondant dans le décor, ses multiples gadgets destructeurs et sa cruauté toute particulière ont terrifié des millions de spectateurs à travers la planète.
(26) https://fr.wikipedia.org/wiki/Dreadlocks
Kevin Peter Hall, le géant (2,19 m) qui interprète le Predator, a déjà incarné un personnage très similaire dans le peu connu Terreur extraterrestre (26 bis) de Greydon Clark. Ce film a sans doute été une source d’inspiration pour les créateurs de Predator.
(26 bis) https://fr.wikipedia.org/wiki/Terreur_extraterrestre

À sa sortie, le film a été boudé par la critique française mais plébiscité par le public. Cela contribua à en faire une œuvre culte et à lancer la carrière du réalisateur John McTiernan (Piège de cristal (27), À la poursuite d’Octobre Rouge (28), Une Journée en enfer (29)...).
(27) https://fr.wikipedia.org/wiki/Pi%C3%A8ge_de_cristal
(28) https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%80_la_poursuite_d%27Octobre_rouge_(film)
(29) https://fr.wikipedia.org/wiki/Une_journ%C3%A9e_en_enfer

La nouveauté du scénario de Predator est d’inventer un extra-terrestre qui vient spécialement sur Terre pour faire un safari. Cette idée sera de plus en plus développée dans la suite de la saga. Alors que le premier épisode se concentre sur le duel entre Schwarzenegger et le Predator, le second film insistera davantage sur l’idée d’une espèce prédatrice de tout l’univers qui collectionne les trophées de chacun de ses safaris (voir la scène dans le vaisseau spatial du Predator). Enfin le cross-over Alien vs. Predator (30) approfondira encore cette idée. Avec le troisième volet (31), qui lui présente beaucoup de similitudes avec le premier volet, l’idée d’une jungle oppressante et inhospitalière est reprise, ainsi que celle d’un commando de soldats luttant contre la menace extraterrestre que sont les Predators mais cette fois-ci, sur une planète qui n’est pas la leur.
(30) https://fr.wikipedia.org/wiki/Alien_vs._Predator_(film)
(31) https://fr.wikipedia.org/wiki/Predators

John McTiernan signe son premier classique avec cette grandiose relecture des Chasses du Comte Zaroff (32). Le chasseur vient cette fois d’un autre monde traquer la proie la plus dangereuse de la galaxie, l’Homme. Un peu à la manière du Aliens (33) de James Cameron (12) où les fanfaronnades des militaires étaient éteintes par les assauts imprévisible des aliens, McTiernan procède ici par étape. Le début est presque un cliché du film de commando, ici hypertrophié à l’aune de l’actioner bourrin des 80’s. Muscles saillants, armes à feu (le petit pépère) et poignards aux proportions démesurées symbolisant la toute-puissance sexuelle de ces soldats caractérisés comme des demi-dieux, le réalisateur y va fort. Les aléas même du tournage servent cette vision avec une première scène d’action efficace mais grotesque (car signée par la 2e équipe dont le réalisateur officiait surtout sur des séries comme Agence tous risques (34)), où notre équipe de sauvetage prend d’assaut un village. L’évolution des individus et leur imprégnation dans leur environnement sont au cœur de l’œuvre de McTiernan et s’expriment déjà brillamment dans ce second film (après le méconnu Nomads (35)). Schwarzenegger et ses acolytes semblent tout d’abord dominer cette jungle touffue du haut de leur carrure démesurée, rompus qu’ils sont à ces missions à haut risque, et les acteurs se montrent particulièrement crédibles dans les manœuvres militaires après un entraînement intensif. Les rares moments où ils paraissent finalement dominés par la jungle et donc vulnérables, c’est à travers le regard infra-rouge et omniscient du Predator, seul être plus féroce qu’eux en ces lieux...
http://www.dvdclassik.com/article/john-mctiernan-a-travers-ses-films
(32) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Chasses_du_comte_Zaroff
(33) https://fr.wikipedia.org/wiki/Aliens,_le_retour
(34) https://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_tous_risques
(35) https://fr.wikipedia.org/wiki/Nomads_(film)

Predator, c’est aussi
- un album du groupe allemand de heavy metal Accept
https://fr.wikipedia.org/wiki/Predator_(album)
- un drone militaire étatsunien
https://fr.wikipedia.org/wiki/MQ-1_Predator
- un yacht à moteur de luxe de 73 m de long
https://fr.wikipedia.org/wiki/Predator_(yacht)

(...) A l’arrivée, une sacrée bonne surprise et ce remake d’Alien (36) mâtiné de Rambo (25) pourrait bien s’avérer l’une des meilleures productions fantastiques de l’année écoulée...
Après l’étonnant et fort original Nomads (35) passé hélas quasiment inaperçu, John McTiernan confirme donc pleinement avec ce deuxième long métrage tous les espoirs placés en lui. Doté d’un rythme intense et d’un suspense constant à couper au couteau, Predator est avant tout un film diaboliquement bien fait. Débutant comme une œuvre de guerre classique avec une incroyable attaque de campement guérillero digne d’un Coppola (36) ou d’un Cimino (37), le film s’enfonce graduellement dans le fantastique horrifique symbolisé par la présence menaçante puis meurtrière de cet alien impitoyable possédant des pouvoirs extra- sensoriels en rapport avec sa cruauté vis-à-vis de la race humaine.
Alternant des plans subjectifs de la vision de la créature (filmée comme le très beau
Wolfen (37)) et des gros plans très physiques de son gibier humain (étonnante galerie de seconds rôles), Mc Tiernan utilise pleinement le décor opaque de la jungle dans des scènes diurnes et surtout nocturnes d’une beauté visuelle remarquable. Le réalisateur a, de plus, l’habileté, pendant les trois quarts du film, de nous laisser entrevoir ou de nous suggérer sa créature monstrueuse qu’il nous révèle pleinement lors de l’affrontement final. On notera que celle-ci créée par Stan Winston (10) (détenteur d’un Oscar pour Aliens (38)) s’avère pleinement convaincante et jamais ridicule même si d’aucuns ne manqueront pas de dénoncer son look rasta/ reggae un peu trop prononcé !
Big Arnold (Schwarzie pour les intimes) doté, depuis son flirt poussé avec le parti démocrate, d’une conscience politique aiguë (nous sommes des sauveurs, pas des assassins dit-il à propos du raid américain sur Tripoli (39)) incarne, pour la première fois, un personnage vulnérable face à un danger inconnu et omniprésent. Devenu un véritable gibier pour ce prédateur venu d’ailleurs, il devra retourner à l’état de l’être primitif (la boue, l’arc) pour venir à bout de son redoutable adversaire. On trouvera, ici et là, quelques invraisemblances et une fin un peu too much mais nul ne pourra dénier que, dans les limites étroites qui lui étaient fixées, John McTiernan a parfaitement rempli sa mission et que son film arrive aisément à la cheville de ses prédécesseurs qu’il parvient même parfois à surpasser.
Cette confrontation au sommet entre deux êtres aussi monstrueux l’un que l’autre dépasse ainsi parfois sa simple apparence de bande dessinée d’épouvante pour atteindre les sommets inespérés des grands classiques du genre et il y a fort à parier que d’ici quelques années, Predator accède au statut fort envié de film culte (40)...
Philippe Prédatross in La Revue du cinéma n° 430 (septembre 1987)
(36) http://www.citebd.org/spip.php?film845
(37) http://www.citebd.org/spip.php?film1761
(37) https://fr.wikipedia.org/wiki/Wolfen_(film)
(38) https://fr.wikipedia.org/wiki/59e_c%C3%A9r%C3%A9monie_des_Oscars
(39) https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_El_Dorado_Canyon
(40) https://fr.wikipedia.org/wiki/Film_culte

Entretien avec Stan Winston (10)
En quoi la créature de "Predator" est-elle unique ?
Elle est particulièrement terrifiante. Elle est dotée d’une force prodigieuse, elle se déplace avec la rapidité d’une panthère et est capable de se camoufler sur n’importe quel fond, comme un caméléon, de sorte qu’on ne la voit jamais. Nous l’avons approchée comme un personnage à part entière et non pas seulement comme un monstre. Elle a une particularité, c’est d’être étrangère à notre monde, ce qui lui confère un caractère à part, mais nous avons veillé à lui conserver une personnalité. C’estun personnage dramatique, un guerrier, un soldat, un combattant ... C’est un surviveur assez comparable, au fond, au personnage incarné par Arnold Schwarzeneegger ; toute la question, à partir de là, consistait à trouver un adversaire à sa mesure. Nous avions pensé à l’opposer à un autre combattant, mais en faisant un guerrier extraterrestre, nous compliquons la mission d’Arnold : il est sérieusement en difficulté ! Il s’en sortira grâce à son intelligence et non plus seulement par la force. Une fols défini le principe de le confronter à un adversaire plus puissant que lui, notre principal problème a consisté à donner une certaine vraisemblance à cet adversaire : il fallait que son jeu soit naturel, comme celui de n’importe quel acteur. Nous devions donc lui trouver un Interprète talentueux, et qui n’ait pas seulement le physique de l’emploi. Nous avons alors entrepris de métamorphoser un bon acteur et non pas de changer un interprète médiocre en un monstre terrifiant.
Quel était votre principe de base en faisant ce film ?
On ne peut plus espérer faire reposer le succès d’un film sur les seuls effets spéciaux. Il faut lui donner une bonne histoire, le surprendre par la nouveauté, par l’intensité dramatique, la force des personnages. Nous ne sommes Intervenus, mon équipe et moi-même, que pour donner du corps à un personnage original, celui de la créature. Nous avons eu l’Idée de lui donner un peut la tête d’un guerrier arborant des peintures de camouflage, et on se rend compte à la fin que l’extraterrestre porte un masque et n’est pas fondamentalement terrifiant. Il est énorme, mais pas seulement musclé comme Arnold Schwarzenegger : il mesure plus de deux mètres vingt, et lorsqu’il est démasqué, son apparence est encore plus étrange.
Les masques, comme le reste des effets spéciaux visuels, sont l’œuvre de R. Greenberg associates, qui ont fait un travail remarquable. Ils ont même utilisé des ordinateurs pour repérer tous les mouvements d’appareils. C’était un film très délicat, très complexe à faire, et pas seulement physiquement éprouvant.

in L’Écran fantastique n° 83 (août 1987)

John McTiernan
Né le 8 janvier 1951 à Albany.
Brillant réalisateur de films d’action, ses démêlés récents avec le Fbi l’emmèneront à la case prison d’où il vient de sortir en espérant pouvoir réaliser Red squad...
https://fr.wikipedia.org/wiki/John_McTiernan

Jim Thomas
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jim_Thomas_(sc%C3%A9nariste)

John Thomas
https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Thomas_(sc%C3%A9nariste)

Donald McAlpine
Né le 13 avril 19341 à Quandialla (Australie).
Débute dans son pays natal comme chef opérateur de documentaires dont un réalisé par Peter Weir...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Donald_McAlpine

Alan Silvestri
Né le 26 mars 1950 à New York.
D’origine italienne, il est surtout connu pour son travail fréquent avec le réalisateur Robert Zemeckis...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Silvestri

Arnold Schwarzenegger
voir fiche du film Terminator
http://www.citebd.org/spip.php?film1477

Carl Weathers
Né le 14 janvier 1948 à La Nouvelle-Orléans.
Footballeur avant de devenir acteur puis réalisateur et producteur, il est surtout connu pour avoir joué le boxeur Apollo Creed dans la saga Rocky...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Weathers

Bill Duke
Né le 26 février 1943 à Poughkeepsie.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bill_Duke

Jesse Ventura
Né le 15 juillet 1951 à Minneapolis.
Acteur, ancien catcheur professionnel et homme politique américain, il a même été gouverneur de l’État du Minnesota...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jesse_Ventura

Shane Black
Né le 16 décembre 1961 à Pittsburgh.
Scénariste et réalisateur, il est notamment l’ auteur de L’Arme fatale...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Shane_Black

Sonny Landham
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sonny_Landham

Richard Chaves
Né Richard John Chaves le 9 octobre 1951 à Jacksonville.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Chaves

Robert G. Armstrong
Né Robert Golden Armstrong le 7 avril 1917 à Birmingham (Alabama), décédé le 27 juillet 2012 à Los Angeles.
Participe à plusieurs westerns dont certains réalisés par Sam Peckinpah...
https://fr.wikipedia.org/wiki/R._G._Armstrong

Kevin Peter Hall
Né le 9 mai 1955 à Pittsburgh et décédé le 10 avril 1991 à Hollywood.
Son visage est très peu connu du public, car il était souvent costumé des pieds à la tête...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Kevin_Peter_Hall

Elpidia Carrillo
Née le 16 août 1961 à Michoacan (Mexique).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Elpidia_Carrillo

extrait(s) de presse

Dvd classik - Sur le papier un film d’action gros bras mâtiné de fantastique totalement transcendé par l’inspiration de son réalisateur qui signe là un très grand film.
àVoir-àLire - Ce qui se présentait comme une série B insignifiante est devenu un must du cinéma horrifique grâce à la maestria de la réalisation et une ambiance à couper au rasoir.
Filmosphère - "Predator" c’est la démonstration du pouvoir de la mise en scène sur le spectateur, l’invitant à une réflexion qui dépasse le cadre de l’action, et devant tant de virtuosité on n’a pas d’autre choix que de s’incliner.
Cinéma fantastique - (...) ce premier film consacré au chasseur intergalactique reste à ce jour une œuvre culte insurmontable qui ne trouvera pas, à ce jour, d’égal. Un sommet du genre.
Télérama - Les effets spéciaux chiadés donnent forme à une créature bizarre, sorte de masse aqueuse et reptilienne. Vers la fin, le film devient un patchwork vraiment baroque, mêlant les genres et les expérimentations visuelles. Dernier détail : Schwarzie n'est pas mal du tout. Musclé mais opaque.
Mondociné - (...) à l’instar de "Terminator", le classique de James Cameron, un film d’une modernité sans faille, intemporel au point de ne pas avoir pris une ride plus de 20 ans après sa sortie. Salué à l’époque par la critique, auréolé par un succès public, voici un film tout simplement énorme.
On rembobine - Œuvre maîtresse d’une richesse visuelle incroyable, au propos novateur et percutant, "Predator" fait partie du club très fermé des films parfaits...
Tortillapolis - Après "Terminator" et avant "Total recall", "Predator" confirme que c’est bel et bien le cinéma fantastique qui a offert ses plus beaux rôles à Arnold Schwarzenegger...