la planète des vampires - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
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la planète des vampires

Terrore nello spazio
Italie, Espagne - 1965 - 1h29
sorti en France le 6 juillet 2016
film - version originale sous-titrée en français
de

Mario Bava

scénario : Mario Bava, Alberto Bevilacqua, Callisto Cosulich, Louis M. Heyward, Ib Melchior, Antonio Roman, Rafael J. Salvia
d'après l'oeuvre de : Renato Pestriniero
direction de la photographie : Mario Bava, Antonio Perez Olea, Antonio Rinaldi
musique ou chansons : Gino Marinuzzi Jr.
avec : Barry Sullivan (capitaine Mark Markary), Norma Bengell (Sanya), Ángel Aranda (Wess), Evi Marandi (Tiona), Franco Andrei (Garr), Federico Boido (Keir), Stelio Candelli (Mud), Alberto Cevenini (Wan), Mario Morales (Eldon), Ivan Rassimov (Dervy), Massimo Righi (Nordeg), Fernando Villeña (professeur Karan)
séances : semaine du mercredi 23 novembre 2016
mercredi 23 jeudi 24 vendredi 25 samedi 26 dimanche 27 lundi 28 mardi 29
18:30*
séance spéciale :
* ciné mardi : "aliens à bord !" - séance présentée par Hidden circle dans le cadre du festival "Le Rayon fantastique" - couplé avec "Alien, le 8ème passager" - tarif préférentiel 2 films = 7 €

synopsis

Deux vaisseaux spatiaux se rendent sur la planète Aura. Si tout semble indiquer que l'endroit est inhabité, d'étranges phénomènes s'y produisent. Les membres d'équipage de l'Argos s'en prennent les uns aux autres, prêts à s'entretuer, alors qu'un court-circuit empêche le vaisseau de redécoller. Ces hommes ne vont pas tarder à s'apercevoir que cette planète n'est pas si déserte que cela et que le comité d'accueil est loin d'être amical…

notes de production

Le film est souvent considéré, au même titre que It ! Terror from beyond space (1) (Edward L. Cahn, 1958), comme une des inspirations principales d’Alien (Ridley Scott, 1979). La similitude la plus évidente est évidemment l’idée centrale de l’intrigue, mais on peut aussi citer, de façon plus anecdotique, l’aspect du vaisseau spatial.
(1) https://en.wikipedia.org/wiki/It!_The_Terror_from_Beyond_Space
(1) http://www.cinemafantastique.net/It-The-Terror-from-Beyond-Space.html

La Planète des vampires est une adaptation de la nouvelle Una Notte di 21 ore (2) (littéralement une nuit de 21 heures, inédit en France) de Renato Pestriniero.
(2) https://www.actualitte.com/video/la-planete-des-vampires-film-culte-tire-du-livre-de-renato-pestriniero/65840
La Planète des vampires, premier film de science-fiction interdit aux mineurs en Italie, marque les premiers pas de Lamberto Bava (3) en tant qu’assistant réalisateur. Il deviendra par la suite lui-même metteur en scène.
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Lamberto_Bava

La Planète des vampires est le seul de la très dense filmographie de Mario Bava à s’inscrire ouvertement dans le registre de la science-fiction... Le parcours de Bava illustre une autre époque de l’industrie du cinéma, lorsque Hollywood allait à Rome tourner à moindre coût des séries B, voire Z. En Italie, le même Bava, as de la débrouille, savait inventer du cinéma à partir de budgets ridicules. Raoul Walsh (4), avec qui il travailla sur un tournage à Cinecittà (5), dit un jour à son propos : tant qu’il y aura des hommes comme lui, on n’aura jamais à craindre un déclin de la production cinématographique.
Cette créativité, cet humour aussi, tout cela se ressent dans La Planète des vampires. Certains des décors ont été conçus par Carlo Rambaldi (6), futur créateur de la marionnette E.T. (7) En 1971, Bava racontait dans une interview comment était née cette planète peuplée d’esprits, de lumières psychés et de collines abruptes : il y avait le plateau de tournage, tout vide et minable, car les sous manquaient. Et je devais représenter une planète. Qu’ai-je fait alors ? Sur le plateau voisin, il y avait deux gros rochers en plastique, vestiges d’un quelconque film mythologique...
http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2016/07/01/la-planete-des-vampires-mere-de-la-science-fiction_4962261_4497186.html
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Raoul_Walsh
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Cinecitt%C3%A0
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Carlo_Rambaldi
(7)

La Planète des vampires appartient à cette veine hybride. Il n’y est pas directement question de vampires, mais plutôt de la contamination et de la dévitalisation de l’équipage d’un astronef atteint par un mal mystérieux au contact d’une épave de vaisseau visitée sur une planète inconnue. Le scénario et certains éléments visuels du film de Bava, comme cette carcasse squelettique d’extra-terrestre découverte par les explorateurs, annoncent bien sûr Alien, le huitième passager (8) de Ridley Scott, réalisé quatorze ans plus tard. Il est fort douteux que Ridley Scott ait vu le film de Bava, mais c’était sans aucun doute le cas de son scénariste Dan O’Bannon (9), fin cinéphile amateur de science-fiction et de série B. La Planète des vampires, comme les autres grands films de Bava, aura une influence plus ou moins souterraines chez les cinéastes de la décennie suivante, comme George A. Romero (10), Dario Argento (11) ou Joe Dante (12). Le film n’échappe pas toujours au ridicule des productions fauchées de science-fiction tournées en Italie, mais les limites du budget son transcendées par l’inspiration visuelle de Bava, maître des images baroques et cauchemardesque, comme la résurrection au ralenti des cadavres s’extirpant de leurs linceuls de plastique. Le récit s’articule autour de l’élimination systématique des protagonistes, et de leur remplacement par une entité extraterrestre qui utilise leur enveloppe corporelle. Emprunt aux body snatchers (13) de Don Siegel très significatif de la part d’un cinéaste cynique qui filma souvent ses comédiens comme des mannequins ou des pantins déshumanisés, trouvant son plaisir dans leur désarticulation. Bava construira en effet de nombreux films autour de la mise à mort de l’intégralité ou presque de la distribution, signifiant ainsi son mépris pour les acteurs et la narration traditionnelle. Le décorum de La Planète des vampires, et en particulier les costumes en simili cuir des astronautes, mélange étrange entre des uniformes SS (14) et des combinaisons de motards tout droits sorti de Scorpio rising (15) invite à une lecture sadomaso du film. Bava est le poète de l’image pulsion, pulsion sadique ou sexuelle qu’il explicite par un usage fréquent et violent du zoom...
http://www.arte.tv/sites/olivierpere/2014/05/06/la-planete-des-vampires-de-mario-bava/
(8)
(9) http://www.citebd.org/spip.php?film1624
(10) http://www.citebd.org/spip.php?film1790
(11) http://www.citebd.org/spip.php?film1263
(12) http://www.citebd.org/spip.php?film1701
(13) http://www.citebd.org/spip.php?film586
(14) https://fr.wikipedia.org/wiki/Schutzstaffel
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/Scorpio_Rising_(film)

Ne cherchez pas de vampires par contre dans le film, il n’y en a point ! D’ailleurs, le film dont le titre original est Terrore nello spazio est également connu sous le titre Terreur dans l’espace, un titre qui lui correspond bien mieux puisque par certains côtés, on est effectivement dans un film de SF horrifique, notamment grâce à quelques maquillages sanglants typique du cinéma de Mario bava et par son ambiance quelque peu angoissante. Les maquillages sont d’ailleurs assez réussis et font leur petit effet ! Le film est évidemment très daté ne fera plus le même effet de nos jours, mais on imagine aisément la réaction des gens à l’époque (le film date de 1965) lorsque les morts-vivants sortent par exemple de terre...
http://blog.dvdpascher.net/index.php/b/2014/06/14/la_planete_des_vampires_la_critique

Aucun vampire suceur de sang aux dents pointus malgré le titre, mais des êtres non définis, des sources de lumières qui vampirisent l’Homme en contrôlant son enveloppe corporelle après les avoir tués. Ces morts-vivants semblent au début être eux-mêmes, mais la supercherie se retrouve vite découverte face aux corps en décompositions. Les aliens ont besoin d’hôtes pour survivre, tout comme dans le film de Ridley Scott. La perversion est alors de découvrir qui est lui-même ou un hôte. On pense alors à The Thing (16) de John Carpenter, surtout pour ce qui est de la chute du film. En regardant La Planète des vampires, c’est tout un pan du cinéma qui prend ses racines et influences, passé l’incontestable ascendant qu’il a eu sur Alien (8). Des effets de fumées de Steven Spielberg (17) à l’utilisation des couleurs épileptiques de Nicolas Winding Refn (18) (qui est d’ailleurs parrain de la version restaurée du film), l’aspect visuel et poétique par son rapport organique affecte des cinéastes au-delà de la science-fiction ou du cinéma d’épouvante. Étrangement, avoir vu les films sortis postérieurement à La Planète des vampires et qui s’en inspirent influe sur la manière de regarder le film. Le faire ressortir aujourd’hui au cinéma a un sens, la lecture en est différente car on y apporte notre bagage cinéphile moderne.
https://wordpresscom5965.wordpress.com/2016/06/30/la-planete-des-vampires-le-film-qui-inspira-alien/
(16) http://www.citebd.org/spip.php?film1569
(17) http://www.citebd.org/spip.php?film542
(18) http://www.citebd.org/spip.php?film1718

Entretien avec Lamberto Bava (3)
"La Planète des vampires" a été votre première expérience d’assistant-réalisateur auprès de votre père…
Oui, j’étais second assistant, et c’est à ce moment que j’ai décidé que mon monde serait celui du cinéma. De plus, étant déjà un amoureux de la science-fiction et de l’horreur, cela me plaisait de travailler sur un film du genre. Et enfin, j’ai adoré participer à la création de tant de choses aux côtés de mon père, car il avait des conceptions très, très futuristes pour l’époque. Il faut dire la vérité : de la nouvelle dont était tiré le scénario, il n’est resté que le noyau. En effet, mon père cherchait toujours à faire des films qui lui plaisaient personnellement...
extrait du dossier de presse
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=9&ved=0ahUKEwiY_ZzF9JPQAhXG1BoKHZIIAswQFghNMAg&url=http%3A%2F%2Fwww.larabbia.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2016%2F05%2FLA-PLAN%25C3%2588TE-DES-VAMPIRES-DPVFfinal.docx&usg=AFQjCNEniwOB2VpNNqWR6Wujf0DC6H3tJA

Mario Bava
voir fiche du film Le Masque du démon
http://www.citebd.org/spip.php?film1201

Alberto Bevilacqua
voir fiche du film Les Trois visages de la peur
http://www.citebd.org/spip.php?film1161

Callisto Cosulich
Né le 7 juillet 1922 à Trieste, décédé le 6 juin 2015 à Rome.
http://www.imdb.com/name/nm0182742/

Louis M. Heyward
Né le 24 juin 1920 à New York, décédé le 26 mars 2002 à Los Angeles.
http://www.imdb.com/name/nm0382384/

Ib Melchior
Né Ib Jørgen Melchior le 17 septembre 1917 à Copenhague, décédé le 13 mars 2015.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ib_Melchior

Antonio Roman
Né Antonio Fernández-Román le 9 novembre 1911 à Orense (Espagne), décédé le 16 juin 1989 à Madrid.
http://www.imdb.com/name/nm0739794/

Rafael J. Salvia
Né en 1915 à Tortosa (Espagne), décédé le 21 juin 1976 à Madrid.
http://www.imdb.com/name/nm0759453/

Renato Pestriniero
Né le 9 juillet 1933 à Venise.
http://www.babelio.com/auteur/Renato-Pestriniero/189915

Antonio Perez Olea
Né le 11 décembre 1923 à Madrid où il est décédé le 5 janvier 2005.
http://www.imdb.com/name/nm0701982/

Gino Marinuzzi Jr.
http://www.imdb.com/name/nm0547911/

Barry Sullivan
Né le 29 août 1912 à New York, décédé le 6 juin 1994 à Sherman Oaks (Californie).
http://www.imdb.com/name/nm0837959/

Norma Bengell
Née Norma Aparecida Almeida Pinto Guimarès d’Aurea Bengell à Rio de Janeiro le 21 février 1935, décédée le 9 octobre 2013 à Botafogo (Brésil).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Norma_Bengell

Ángel Aranda
Né le 18 septembre 1934 à Jaén (Espagne).
http://www.imdb.com/name/nm0033007/

Evi Marandi
Née le 7 août 1941 à Athènes.
http://www.imdb.com/name/nm0544826/

Franco Andrei
Né le 3 janvier 1925 à Carrare (Italie), décédé le 4 avril 2012 à Rome.
http://www.imdb.com/name/nm0028321/

Federico Boido
Né le 8 janvier 1938 à Novi Ligure (Italie), décédé le 7 octobre 2014 à Ostie.
http://www.imdb.com/name/nm0092231/

Stelio Candelli
Né le 28 mars 1931 à Trieste.
Obtient des rôles principaux dans de nombreux films de genre, souvent sous le pseudo Stanley Kent...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Stelio_Candelli

Alberto Cevenini
http://www.imdb.com/name/nm0077795/

Mario Morales
http://www.imdb.com/name/nm0602699/

Ivan Rassimov
Né Ivan Djrassimovic le 7 mai 1935 à Trieste et décédé le 14 mars 2003 à Rome.
Était parfois crédité sous le pseudonyme de Sean Todd...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ivan_Rassimov

Massimo Righi
Né à Rome le 10 mai 1935.
Souvent crédité Max Dean dans quelques westerns spaghetti...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Massimo_Righi_(acteur)

extrait(s) de presse

Libération - (...) petit film de terreur spatial dans lequel les cinéphiles voient la genèse de quelques moments emblématiques du cinéma de SF moderne.
L'Humanité - Raideur et sérieux papal font le charme, voire la poésie, de cette série B italienne.
Le Monde - "La Planète des vampires" se situe donc quelque part entre le péplum, l’horreur, la science-fiction, l’érotisme... Et c’est sans doute ce qui en fait un film culte, objet de l’admiration de cinéastes aussi divers que Tim Burton, Quentin Tarantino ou Nicolas Winding Refn...
àVoir-àLire - Mario Bava apporte son talent d’esthète et de maître des trucages à ce qui aurait dû être un navet de science-fiction. En résulte une œuvre étonnamment poétique qui aurait inspiré le "Alien" de Ridley Scott.
Critikat - Les expérimentations visuelles de Mario Bava, connu pour ses premiers métiers de directeur de la photographie, se placent quelque part entre le délire coloré de "L’Impossible Voyage" de Méliès et les jeux d’ombres et lumière de l’expressionnisme allemand...
Les Inrocks - "La Planète des vampires" procède tel un collage de visions hallucinées, saisies par la mise en scène flamboyante d’un Bava sans complexes...
Télérama - C'est Nicolas Winding Refn ("Only God forgives", "The Neon demon") qui a aidé à la restauration de ce bijou du cinéma fantastique italien...
Cinéma fantastique - (...) l’œuvre est indubitablement un classique du cinéma bis italien (qui regorge de films de science-fiction) et se démarque comme une œuvre graphiquement incontournable dont s’inspirèrent d’ailleurs les scénaristes de la série "Star trek"...