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bla cinima

France, Algérie - 2014 - 1h22
documentaire - version originale sous-titrée en français
de

Lamine Ammar-Khodja

scénario : Lamine Ammar-Khodja
direction de la photographie : Sylvie Petit
séances : semaine du mercredi 5 octobre 2016
mercredi 5 jeudi 6 vendredi 7 samedi 8 dimanche 9 lundi 10 mardi 11
20:30*
séance spéciale :
* cinédoc : en présence de Lamine Ammar-Khodja - soirée organisée en partenariat avec le Créadoc - tarif 3,50 €

synopsis

Alger centre, sur la place en face du cinéma fraîchement rénové Sierra Maestra, le cinéaste se mêle aux gens du quartier pour parler avec eux de cinéma. Attentif à ce qu'ils peuvent lui raconter de leur vécu, il se laisse très vite porter par les rencontres spontanées et les situations improvisées. Le film dresse un portrait vivant de la ville et propose une réflexion sur la place du cinéma en Algérie…

notes de production

À vingt huit ans, je peux dire avec lucidité que je ne suis ni plus intelligent ni plus con qu’un autre, voilà pourquoi je vais dire des choses que les gens intelligents savent déjà et que les imbéciles ne sauront jamais...
extrait de Non pas contre Pat Garrett mais pour Billy the Kid, point de vue de Lamine Ammar-Khodja (2011).
http://www.derives.tv/non-pas-contre-Pat-Garrett-mais

Entretien avec Lamine Ammar-Khodja
En interrogeant les gens sur le cinéma, tu savais dès le départ que leurs propos allaient déborder ce sujet-là n’est-ce pas ?
Oui, le « sujet » du cinéma est une porte d’entrée pour parler de la vie de tous les jours. Mon projet était de prendre le cinéma et de le jeter dans la rue, afin de faire des gens de la vie de tous les jours, des acteurs de cinéma. Et puis c’est dans la rue que se trouve la vraie vie d’Alger et pour moi le cinéma n’est pas autre chose que la vie. Je reprends souvent à mon compte cette phrase d’Henry Miller qui dit : « tout ce qui sort de la rue est faux, c’est-à-dire littérature. » Pour ce qui est du « dispositif », j’ai remarqué que les Algériens parlent rarement de façon directe mais en contournant les choses. Si tu demandes à un Algérien de te parler de l’état actuel du pays, il va tout de suite essayer de changer de sujet. Par contre, si tu lui signales, simplement, que le prix du bidon d’huile a augmenté, là il va te dire tout ce qu’il a sur le cœur concernant ce qui le préoccupe au quotidien. Je me suis dit que le sujet du cinéma allait nous servir de « drapeau blanc » pour permettre aux gens de parler d’autre chose, sans méfiance, et c’est cet autre chose qui m’intéressait...
http://www.critikat.com/actualite-cine/entretien/lamine-ammar-khodja-8951.html

Lamine Ammar-Khodja
Né en 1983 à Alger.
Il a grandi a Bab ezzouar, une banlieue d’Alger. À 19 ans, il est parti à Paris suivre des études en électronique-informatique juste pour partir. Aime les images donc la littérature, mais la musique plus que tout. S’est dit que le cinéma pouvait rassembler tout ça. Est parti à Lussas étudier la chose.
Après une formation d’ingénieur en électronique-informatique, il obtient un Master 2 en Réalisation Documentaire de Création à l’Université de Grenoble 3/Lussas.
Actuellement enseignant en électronique en banlieue parisienne.
http://www.africultures.com/php/?nav=personne&no=16473

Sylvie Petit
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/138528/sylvie-petit

extrait(s) de presse

Effeuillage - "Bla cinima" confond spectateur et acteur, et brise la barrière de l’écran pour faire du cinéma un art appartenant à tout un chacun.
Nadiacinéma - Si "Bla cinima" signifie littéralement « sans cinéma », il est pour ma part une formidable odyssée humaine où se nichent des récits de vie, des éclats de visages, des fulgurantes intuitions...
Médiapart - On sent également dans le documentaire de Lamine Ammar-Khodja une vraie envie des habitants de parler. Le film est-il un prétexte pour donner et libérer une certaine parole ?
Zibeline - C’est réussi, plein d’humanité et de violence contenue à la fois.