belladonna - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
accueil > à l'affiche au cinéma > belladonna

belladonna

Kanashimi no Belladonna
Japon - 1973 - 1h27
sorti en France le 7 mai 1975
compétition Berlinale 1973 - compétition festival international du film fantastique Avoriaz 1975
interdit aux moins de 12 ans
film d'animation - version originale sous-titrée en français
de

Eiichi Yamamoto

scénario : Eiichi Yamamoto, Yoshiyuki Fukada
d'après l'oeuvre de : Jules Michelet
musique ou chansons : Masahiko Satô
voix : Tatsuya Nakadai (le diable), Katsuyuki Itô (Jean), Aiko Nagayama (Jeanne / Belladonna), Shigako Shimegi (la maîtresse du seigneur), Masaya Takahashi (le seigneur), Natsuko Yashiro (la sorcière), Theodore Witcher (le prêtre)
séances : semaine du mercredi 5 octobre 2016
mercredi 5 jeudi 6 vendredi 7 samedi 8 dimanche 9 lundi 10 mardi 11
18:30*
séance spéciale :
* ciné mardi : "animation d’ailleurs" (dans le cadre de la 15ème fête du cinéma d’animation) - soirée en partenariat avec Hidden circle - tarif préférentiel : 2 films = 7 € (couplé avec "Rio 2096, une histoire d'amour et de furie ").

synopsis

Au cœur du Moyen Age occidental, une jeune paysanne, Jeanne, est violée par le seigneur de son village. Rejetée par son amoureux, Jean, puis métamorphosée par le diable (avec lequel elle a pactisé), Jeanne se réfugie dans une mystérieuse vallée, la Belladonna. Elle y devient sorcière, célèbre, crainte et courtisée, soumettant les habitants à sa magie rose et noire…

notes de production

Le studio Mushi (1) s’est à l’origine imposé à la télévision au début des années 60 en adaptant les mangas (2) les plus connus de son fondateur Osamu Tezuka (3) (Astroboy (4), Le Roi Léo (5), Princesse Saphir) (6). Mushi (1) sera ainsi précurseur en imposant de nouveaux standards de production mais aussi artistique pour suivre le rythme d’une diffusion télévisée. C’est dans une même démarche novatrice que Tezuka (3) réoriente Mushi (1) vers le cinéma au début des 70’s, cherchant à produire des films participant au courant érotique et psychédélique en essor au sein d’un nouveau public adulte potentiel. Trois films seront produits dans ce sens avec la trilogie des Animera (7) que forment Les Mille et une nuits (8), Cléopâtre (9) et donc La Belladonne de la tristesse. Tous seront des échecs commerciaux qui précipiteront la faillite du studio Mushi (1).
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mushi_Production
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Manga
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Osamu_Tezuka
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Astro,_le_petit_robot_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e_d%27animation)
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Roi_L%C3%A9o_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e_d%27animation)
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Princesse_Saphir
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Animerama
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Mille_et_Une_Nuits_(film,_1969)
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Kureopatora
Les trois films sont réalisés par Eiichi Yamamoto, véritable disciple de Tezuka dont il s’affranchit réellement de l’influence esthétique avec La Belladonne de la tristesse. Le film est l’adaptation du roman La Sorcière de Jules Michelet paru en 1862 (10). L’ouvrage est un brûlot féministe et anticlérical dont les préoccupations entre en parfaite connexion avec la contre-culture qui se développe à l’époque. Yamamoto façonne ainsi un Moyen-Age cauchemardesque, en particulier pour les femmes où la religion est un moyen d’abus sous couvert de piété. L’héroïne Jeanne sera la victime d’un cruel droit de cuissage de la part de son seigneur, la masculinité s’exprimant à la fois sous un jour tyrannique mais également lâche et opportuniste avec le personnage du mari.
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Sorci%C3%A8re_(1862)
Le lien à la contre-culture (11) se fera par la nature de l’émancipation de Jeanne qui se détourne de ces valeurs religieuses hypocrite en vendant son âme au Diable, puis en s’abandonnant à ses instincts lascifs sous les effets de la fleur de belladonne (12). Ainsi émancipée des codes moraux viciés du monde, elle est invulnérable et entraînera les villageois opprimés dans son sillage. L’aspect anticlérical est bien là mais demeure superficiel du fait de l’absence de de réelle tradition chrétienne au Japon et les écarts sont plus sources d’inventions graphiques surprenantes que de vraies transgression religieuse - qu’on peut juger dans un Pinku eiga (13) comme Le Couvent de la bête sacrée (14). C’est réellement la notion de féminisme par l’ivresse opiacée et sexuelle qui intéresse Yamamoto...
http://chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.fr/2016/06/la-belladone-de-la-tristesse-kanashimi.html
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/Contre-culture
(12) https://fr.wikipedia.org/wiki/Belladone
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/Pinku_eiga
(14) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Couvent_de_la_b%C3%AAte_sacr%C3%A9e

Le film est une œuvre très expérimentale et poétique. L’animation se base avant tout sur une alternance d’illustrations fixes et de plans animés qui se fondent les uns dans les autres, et dont l’aspect visuel est marqué par un dessin particulier. En effet, l’esthétisme des illustrations explore des styles artistiques différents des deux premiers Animerama, en s’inspirant de peintures, d’Art nouveau (15) et d’illustrations de tarot (16). Les influences les plus notables sont Gustav Klimt (17), Odilon Redon (18), Alphonse Mucha (19), Egon Schiele (20) et Felicien Rops (21). L’aspect qui en ressort est sensuel, érotique, viscéral - sentiments renforcés par une musique psychédélique (22).
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/Art_nouveau
(16) https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_cartes_de_tarot
(17) https://fr.wikipedia.org/wiki/Gustav_Klimt
(18) https://fr.wikipedia.org/wiki/Odilon_Redon
(19) https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfons_Mucha
(20) https://fr.wikipedia.org/wiki/Egon_Schiele
(21) https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9licien_Rops
(22) https://fr.wikipedia.org/wiki/Psych%C3%A9d%C3%A9lisme

Contrairement aux deux premiers Animerama (7), Osaku Tezuka (3) n’a pas participé directement au film, préférant se consacrer à ses projets de mangas (2). Son influence reste notable dans le style et la narration, particulièrement pour la manière de mettre en scène les séquences érotiques.

Le film ne comporte pas de personnes créditées à la fin (elles se trouvent en revanche au début).
Belladonna, sorti au Japon comme en Europe dans les années 1970 sort pour la première fois en 2015 aux Usa.
Le film a été nominé à l’Ours d’or de la Berlinale 1973 (23) (Tonnerres lointains (24) de Satyajit Ray remporta la prestigieuse récompense) et s’est également retrouvé en compétition au festival international du film fantastique d’Avoriaz (25) deux ans plus tard.
(23) https://fr.wikipedia.org/wiki/Berlinale_1973
(24) https://fr.wikipedia.org/wiki/Tonnerres_lointains
(25) https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_international_du_film_fantastique_d%27Avoriaz_1975

Ce saut perpétuel d’une forme à l’autre, d’une beauté fulgurante qui échappe souvent à l’entendement, rappelle les surréalistes. Le psychédélisme (22), les mélodies pop et les teintes acidulées ne sont que l’écrin d’un discours féministe et émancipateur. Belladonna s’inscrit dans la lignée d’un certain cinéma japonais underground (26), qu’il s’agisse du Journal d’un voleur de Shinjuku (27) d’un Nagisa Oshima inspiré par Bataille (28) et Genet (29) ou des réalisations débridées et anarchistes de Koji Wakamatsu (La Vierge violente) (30). Avant-gardiste, Belladonna est une expérience en soi. Un film transgenre, kitsch et cru qui porte en lui les révolutions. Un rêve qui se vit éveillé, laissant des souvenirs beaux, profonds et incertains plein les yeux...
http://www.clapmag.com/belladonna-phantasmagories/36040
(26) https://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_underground
(27) https://fr.wikipedia.org/wiki/Journal_d%27un_voleur_de_Shinjuku
(28) https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bataille
(29) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Genet
(30) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vierge_violente
Il faut nécessairement placer cette pépite dans son contexte historique, celle de la fin des années 60 qui fut un formidable élan de liberté sociale. L’Art, sous toutes ses formes, n’y échappe pas et devient le reflet de cette libération des mœurs, tout paraît possible, rien ne paraît interdit. A cette époque, les films d’animation restent pourtant le pré carré du bac à sable. Destinés à un public en bas âge, le sexe et l’érotisme en sont bannis, à moins de crier au scandale ou de le suggérer de manière ultra policée.
C’était sans compter sur le vent de liberté qui souffle sur la bande dessinée, notamment aux Usa avec des énergumènes au crayon finement aiguisé tels Gilbert Shelton (31) ou Robert Crumb (32), qui deviennent les chantres de l’underground et de la contre-culture américaine. Un avant la sortie de Belladonna, Ralph Bakshi adapte ainsi les aventures de gaudrioles sexuelles et déjantées de Fritz le chat (33) : hyper subversif et ouvertement pornographique, il jouit du classement X, une première pour un film d’animation...
http://radiogmt.com/cinema-belladonna-film-orgiaque-diablement-excitant/
(31) https://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_Shelton
(32) https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Crumb
(33) https://fr.wikipedia.org/wiki/Fritz_le_chat_(film)

(...) La sorcellerie est décrite comme un révolte face à l’obscurantisme de l’époque et à la misogynie ambiante. Une vision bien retranscrite dans le film qui y rajoute des questions de son époque : la liberté sexuelle ou la condition de la femme par exemple. Un film qui a fait date au Japon, Myazaki dit par exemple s’être inspiré de Belladona pour le personnage féminin dans Lupin III (34) et Takahata pour celui de la princesse Kaguya (35)...
http://geekroniques.fr/critiques-films/belladona/
(34) https://fr.wikipedia.org/wiki/Lupin_III
(35) http://www.citebd.org/spip.php?film1317

L’excentricité apparaît progressivement, notamment avec l’illustration du démon qui a l’aspect d’un sexe masculin parlant. La métaphore est explicite, Jeanne manipulant ce phallus qui grandit tandis que la voix du démon (doublée par Nakadai Tatsuya) se fait enjôleuse puis autoritaire. Dès lors, c’est l’environnement entier qui se surcharge de forme et de couleurs dans un véritable trip halluciné sur la vertigineuse bande-son psyché de Sato Masahiko. La transformation dépasse alors la seule Jeanne devenue sorcière toute puissante pour contaminer les villageois à travers les vapeurs bienfaitrices de la belladone. Plus aucune peur ou inhibitions ne viendra interrompre des fresques d’orgie dantesque où l’individu s’oublie parmi les corps d’hommes, d’animaux et de démons entremêlés pour une pure extase dionysiaque. La sorcière, chevelure démesurée au vent, domine de toute sa langueur décomplexée et de sa douce voix cette luxure. Le film trouve sa propre voix tout étant en parfaite continuité avec son époque puisque l’on pense autant aux Diables de Ken Russell (36) qu’à El Topo d’Alejandro Jodorowski (37) qui conjuguent également le trip à un vrai propos politique et la provocation. Le final sacrificiel lorgne d’ailleurs vers le classique de Russell en ranimant l’imagerie religieuse dans la tragédie. Mais Yamamoto ne perd jamais de vue qu’il narre avant tout un portrait de femme, une amoureuse qui le restera et qui cède à son humanité au détriment d’un pouvoir immense. Elle devient une icône christique au féminin, destinée à accompagner tous les combats des femmes à travers les siècles dans un montage audacieux en forme d’association d’idées. Un véritable ovni qu’il fait bon de (re)découvrir.
http://eastasia.fr/2016/06/11/beladonna-eiichi-yamamoto-1973/
(36) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Diables_(film,_1971)
(37) https://fr.wikipedia.org/wiki/El_Topo

Film éblouissant. Un sommet de l’animation. Un délire graphique rarement atteint et qui laisse pantois le spectateur subjugué (on pense bien sûr au Sous-marin jaune de George Dunning (38)). Creuset étonnant où se bousculent, se mélangent et se télescopent les techniques les plus hétéroclites de l’illustration, de la peinture, et de
l’animation. Belladonna malgré d’évidents emprunts à ce que le dessin a compté de plus accompli n’apparaît jamais comme un plagiat stérile ·mais comme une expérience de mélange de genres et d’écoles, comme un sommet de création libérée.
Peinture au rouleau, à la mode ancienne, emprunts à l’art japonais de l’estampe, hommages à Gustave Doré, à Ia bande dessinée américaine, au surréalisme (quelques plans labissiens), aux délires du cartoon le plus dingue ; recherches abstraites, emprunts à la bande dessinée fantastique occidentale ... on s’épuiserait vite à tenter de rechercher les composantes qui ont inspiré cette incroyable synthèse.
Le même éclectisme se retrouve au plan de la bande son et du propos : le film qui emprunte tant à la musique ancienne qu’à la pop music (39) navigue entre la comédie érotique et la tragédie sociale, entre la peinture de l’horreur (la peste) et la joie de vivre (la bacchanale villageoise), entre le surréalisme et la grivoiserie, entre la joliesse de plans fixes en aquarelle et la tragédie de scènes brutales au montage syncopé. Cet étonnant travail de recherche et de création restera dans la mémoire des cinéphiles.
Christian Bosséno in La Saison cinématographique 75
(38) https://fr.wikipedia.org/wiki/Yellow_Submarine_(film)
(39) https://fr.wikipedia.org/wiki/Pop_(musique)

Paradoxalement, il n’y a pas grand chose à dire sur cet admirable film ; l’on sait qu’il s’agit d’un dessin animé de Eiichi Yamamoto, inspiré par le livre de Michelet, La Sorcière (10) ; en des images d’une splendeur flamboyante, accompagnées par une musique quasi extra-terrestre, l’histoire de la Femme persécutée puis vengeresse nous est racontée pour notre plus vif plaisir, esthétique comme sensuel. Autour du film, et à son propos, il y a par contre de multiples réflexions qui se présentent. Le "dessin animé" traditionnel, celui de Walt Disney (40) et de Fleischer (41), de Titi (42) et de Tex Avery (43), est aussi celui de Ralph Bakshi (33) (même s’il s’en permet des échappées). Il repose sur une succession d’images très liées les unes aux autres, sur une reproduction du mouvement qui est aussi proche que possible de la fluidité du mouvement réel. Depuis longtemps, on sait que le « cinéma d’animation » englobe, par ses techniques diverses, bien d’autres domaines que le "dessin animé". Et parmi le "dessin animé", il y a eu, depuis longtemps aussi, des tentatives pour libérer l’artiste d’un graphisme en 0 , d’une fluidité des mouvements trop contraignante. Pas seulement du point de vue du traditionnalisme esthétique, d’ailleurs, ce caractère contraignant : aussi du point de vue économique (le prix de revient est d’autant. plus élevé que les mouvements sont plus fluides, c’est-à-dire les intervalles plus nombreux). Les tentatives nombreuses et souvent réussies gardèrent longtemps un caractère confidentiel, limité au court-métrage, et cette semi-clandestinité fut encore aggravée, disons-le, par les réticences des spécialistes du cinéma d’animation, apparemment satisfaits de· voir projeter "leur" cinéma dans des festivals spécialisés (ne fallut-il pas la boulimie filmique de la télé et l’action de Tchernia (44) pour que Freleng (45) et Tex Avery (43) deviennent populaires ?).
C’est avec un film encore très largement empreint des caractéristiques de l’expérimentation (Le Théâtre de M. et Mme Kabal de Walerian Borowczyk (46)) que le long métrage d’animation détaché des servitudes du mouvement fluide fit son apparition dans le circuit commercial français. Graphiquement, c’était la famille de Topor qui faisait son apparition ici, alors que le long métrage de Topor et Laloux (La Planète sauvage) (47) se trouvait, lui, plus traditionnel dans le dessin - tout en ayant, lui aussi, fait largement son deuil des images fluides...
Paul-Louis Thirard in Positif n° 171-172 (juillet août 1975)
(40) https://fr.wikipedia.org/wiki/Walt_Disney
(41) http://www.citebd.org/spip.php?film594
(42) https://fr.wikipedia.org/wiki/Titi_(personnage)
(43) http://www.citebd.org/spip.php?film1026
(44) https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Tchernia
(45) https://fr.wikipedia.org/wiki/Friz_Freleng
(46) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Th%C3%A9%C3%A2tre_de_monsieur_et_madame_Kabal
(47) http://www.citebd.org/spip.php?film801

Entretien avec Eiichi Yamamoto
Dans "Belladonna", l’éveil à la sorcellerie n’est pas une aliénation mais une libération. C’est l’histoire d’une femme qui part à la reconquête de son corps et se libère d’un système d’oppression. Avez-vous voulu faire une œuvre féministe ?
En réalité, j’ai fait un film sur une vision de l’exclusion. Nous vivons tous en relation avec d’autres - nos compagnons, nos enfants, etc.- mais que devient l’homme lorsqu’il est privé de ces relations ? Pour représenter les plus exclus, j’ai choisi des paysans du Moyen Age. Et, au sein de cette société, ce sont les femmes qui sont les plus exclues. J’ai donc choisi une femme pour personnage principal. Au fond, mon idée n’était pas de montrer les rapports hommes-femmes mais que ceux des humains, tout court. Jeanne, même rejetée, fait partie des humains. J’ai voulu montrer que tant que l’on a un cœur, l’être humain n’est jamais seul, isolé. Mais je comprends que les gens pensent que c’est un film féministe d’après ma façon de raconter l’histoire. Cette erreur ne me dérange pas car je suis féministe...
http://next.liberation.fr/culture-next/2016/06/15/belladonna-l-histoire-d-un-amour-pur-et-pornographique_1459427

Eiichi Yamamoto
Né le 22 novembre 1940 à Kyoto.
http://www.imdb.com/name/nm0945412/

Yoshiyuki Fukada
http://www.imdb.com/name/nm0297993/

Jules Michelet
Né le 21 août 1798 à Paris, décédé le 9 février 1874 à Hyères.
Libéral et anticlérical, considéré comme un des grands historiens du 19ème siècle...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Michelet

Masahiko Satô
Né le 6 octobre 1941 à Tokyo.
Pianiste de jazz, arrangeur et compositeur japonais...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Masahiko_Sat%C5%8D
http://www.imdb.com/name/nm0766494/

Tatsuya Nakadai
Né le 13 décembre 1932 à Tokyo.
Acteur fétiche de Akira Kurosawa...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tatsuya_Nakadai

Katsuyuki Itô
http://www.imdb.com/name/nm3485130/

Aiko Nagayama
Née le 21 juin 1941 à Hohhot (Chine).
http://www.imdb.com/name/nm0619240/

Shigako Shimegi
http://www.imdb.com/name/nm0793624/

Masaya Takahashi
http://www.imdb.com/name/nm0847157/

Natsuko Yashiro
http://www.imdb.com/name/nm0993396/

Theodore Witcher
http://www.imdb.com/name/nm0936673/

extrait(s) de presse

Culturebox - "Belladonna" s’apprécie pour sa toute-puissante beauté, mais aussi comme document sur une idéologie sociétale révolutionnaire, aujourd’hui menacée, sinon régressive. Un courant d’air frais dans l’asphyxie ambiante.
Libération - (...) "La Belladone de la tristesse" (le premier nom du film) émerveille par son audace visuelle.
Critikat - En adaptant ici l’univers dépeint par Jules Michelet dans son essai de 1862, La sorcière, Eiichi Yamamoto conjugue révolution sexuelle, psychédelisme underground et messe noire dans une oeuvre définitivement radicale.
Culturopoing - "Belladonna des tristesses" est à l'image de la plante : d'une beauté époustouflante dans ses tableaux successifs, il donne lieu par moments à des poussées de fièvres, visions psychédéliques ou cauchemardesques où l'animation prend toutes ses libertés.
àVoir-àLire - Dans une série d’éclats oniriques, articulés (…) "Belladonna" propose au spectateur un torrent de passion. (…) Sublime à jamais.
Bande à part - Ce trip psychédélique, subversif, fascinant, doit autant au pop art qu’à l’opéra rock, à Klimt qu’à Aubrey Beardsley, et mêle audacieusement images fixes, animées, aquarelle, gouache, collage et peinture sur rouleau.
L'Humanité - Restauration d’un joyau oublié du dessin animé nippon.
Film de culte - "Belladonna" est un ovni libre et enchanteur que vous ne pouvez décemment pas louper.