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carmina

Carmina y amén
Espagne - 2014 - 1h33
sorti en France le 27 juillet 2016
film - version originale sous-titrée en français
de

Paco León

scénario : Paco León
direction de la photographie : Juan González
avec : Carmina Barrios (Carmina), María León (María), Paco Casaus (Antonio), Yolanda Ramos (Yoli), Estefanía de los Santos (Fany), Teresa Casanova (Teresa), Alejandro León (Alejandro), Manolo Solo, Marina León (Marina), Mari Paz (Mari Paz), José Manuel López (José), Joserra Leza (Ocaso), Julio Fraga (Fernando), Ana María García (Ani), Paqui Montoya (Paqui), Juanfra Romero (El Pitu), Assane Dath (Roger)
séances : semaine du mercredi 31 août 2016
mercredi 31 jeudi 1er vendredi 2 samedi 3 dimanche 4 lundi 5 mardi 6
20:30
18:30
21:00
14:30
18:45
11:00*
16:30
18:30
20:30*
séance spéciale :
* dimanche 11h00 matinale 3.50 €
* mardi 20h30 dernière séance

synopsis

Carmina, sévillane, femme extravagante, décide lors de la mort subite de son mari chéri de ne pas déclarer son décès afin d''encaisser ses derniers salaires. Elle convainc sa fille Maria de sa bonne intention. Un succession de péripéties et situations loufoques s'entremêlent alors...

notes de production

La mère et la sœur du réalisateur sont actrices et jouent dans Carmina !. Elles se sont lancées dans cette voie après que Paco León ait commencé à jouer dans des films. Il confie : ce n’est que plus tard, étant déjà connu comme acteur, que ma sœur a voulu tenter sa chance dans ce milieu. Elle s’est très rapidement imposée avec le film La Voix dormante (1), et a reçu pour son interprétation le prix Concha de Plata à San Sebastián, le Goya... pour ne citer que ceux-là. Puis nous avons découvert le talent de ma mère dans le premier film de Carmina !. Elle n’avait jamais tourné auparavant, et c’est à 58 ans qu’elle a trouvé sa vocation ! À présent, elle est une star en Espagne.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_voz_dormida

Si Paco León reconnaît être influencé par le cinéma italien des années 70-80 (Dino Risi (2), Ettore Scola (3), etc.) qu’il admire, le metteur en scène avoue puiser ses références cinématographiques davantage dans la réalité.
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Dino_Risi
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film1649

Paco León n’a pas cherché à faire un film social pointant du doigt les dysfonctionnements inhérents à la société espagnole. Il s’agit davantage d’un portrait d’une sorte d’héroïne contemporaine inspirée et interprétée par sa mère. Et c’est au sein de ce portrait que se sont presque inévitablement glissés des éléments caractérisant le contexte social en Espagne, comme la crise, l’immigration, la monarchie, etc.

Au cours du film, les personnages les plus disparates et insolites se succèdent à une vitesse vertigineuse... Là encore, Paco León a puisé son inspiration dans la réalité : tous les protagonistes et ce qu’ils racontent sont une reproduction très fidèle de personnes qui existent. Aussi bien la prétendue amie de la reine Sofia, que les anecdotes sur le téléphone rose, tout est strictement véridique ! Parfois, la réalité est très surréaliste.

A 41 ans en 2016, Paco León est à la fois acteur, scénariste, producteur, réalisateur et est comparé à Pedro Almodovar en Espagne. La comparaison me flatte, car je l’admire profondément. Soit dit au passage, il a beaucoup aimé Carmina, et cela est un immense honneur. Quant à la polyvalence, elle est primordiale pour moi car je me lasse vite de moi-même, et j’adore aborder constamment de nouvelles choses, et ne pas me reposer sur ce qui a bien marché, reconnaît Paco León.

Carmina, interprétée par María León qui est la mère de Paco León, est une matrone rusée, cynique, affectueuse, drôle mais en plus manipulatrice et qui a un droit de vie et de mort pour protéger sa famille... Le metteur en scène explique au sujet de ce personnage qui porte la culotte : parle de ton peuple et tu raconteras le Monde disait le sage. J’ajouterais : parle de ta mère et tu raconteras toutes les mères du monde. Je crois que chaque mère peut être le sujet d’un film. Oui, pour moi, Carmina est une gardienne redoutable et féroce, capable de tout pour défendre les siens. Il existe des Carmina partout, des Carmina en Colombie, en Italie, en Russie... Pour avoir projeté le film en Amérique latine, en Australie, au Canada et au Royaume-Uni, je peux vous dire que le personnage est vraiment compris par tous. L’humour de base fonctionne de la même manière et paraît simplement plus exotique selon les endroits. Plus le portrait est précis, plus sa portée est universelle.

Entretien avec Paco León
Est-ce que ta façon de produire, distribuer et sortir ton film est un acte militant dans le contexte économique actuel ?
Complètement ! Actuellement, on vit une époque de troubles non seulement en Espagne mais dans le monde entier et on assiste aussi à une véritable révolution numérique. D’abord, cette révolution numérique te permet tout d’un coup de faire du cinéma avec un simple appareil photo, baisser les coûts, etc… En même temps, elle ouvre des fenêtres immenses comme Internet, par exemple, qui prend de plus en plus d’importance dans notre mode de visualisation des contenus audiovisuels. Nos habitudes changent, évoluent et on vit aussi ce changement dans notre mode de communication, les réseaux sociaux, la publicité… C’est à nous de créer, d’inventer les nouveaux modèles. Il faut réinventer, remettre en question tout ce qui existe, tout ce qui a été fait et recommencer, recréer de nouvelles formes. Je ne milite pas vraiment. Ma revendication, c’est qu’il faut faire des recherches, tenter, essayer de nouvelles choses : diversifier les supports, combiner plusieurs formes… Ce dont je suis intimement persuadé, c’est que chaque film nécessite son mode de production-distribution, il faut que ce soit du sur-mesure et je trouve ridicules tous ces "rails" préexistants que tous les films doivent emprunter. En outre, ces voies préétablies protègent très peu et très mal les films différents. C’est complètement absurde de vouloir produire, distribuer, commercialiser de la même façon deux films aussi différents que Spiderman (4) et Carmina y amén et pourtant, en théorie, il faut les mêmes budgets, la même distribution : ça n’a aucun sens...
http://www.cinespagne.com/interviews/2603-paco-leon-carmina
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Spider-Man_(film)

Paco León
http://www.imdb.com/name/nm1346713/

Juan González
http://www.imdb.com/name/nm4091464/

Carmina Barrios
http://www.imdb.com/name/nm4847927/

María León
Née María León Barrios le 30 juillet 1984 à Séville (Andalousie).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mar%C3%ADa_Le%C3%B3n

Paco Casaus
http://www.imdb.com/name/nm5018074/

Yolanda Ramos
Née à Barcelone le 4 septembre 1968.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Yolanda_Ramos

Estefanía de los Santos
http://www.imdb.com/name/nm2059418/

Teresa Casanova
http://www.imdb.com/name/nm6470816/

Alejandro León
http://www.imdb.com/name/nm4101103/

Manolo Solo
http://www.imdb.com/name/nm1254805/

Mari Paz
http://www.imdb.com/name/nm0140279/

extrait(s) de presse

Le Nouvel obs - Evidemment, on pense à Almodóvar. Cette comédie noire, ubuesque, n'a cependant pas le fiel subtil du réalisateur espagnol, mais pratique le même humour grinçant et la même ironie tournée vers l'univers de la famille. (...) L'ensemble est réjouissant, salutaire, un peu bancal, mais tonique.
La Voix du nord - Entre cuisine et salon, entre deux joints et traits d’impertinence, virevolte une joyeuse ribambelle d’actrices décomplexées – de sacrées natures ! – qui ne font vraiment pas semblant d’être drôles. Que du bonheur !
àVoir-àLire - Une comédie noire déjantée où les situations cocasses s’enchaînent en un rythme effréné.
Sud ouest - Rester avec un cadavre, ne serait-ce qu'un week-end, n'est pas forcément la chose la plus reposante qui soit, mais Carmina, femme pleine de ressources, transforme la funeste période en aventure loufoque. Sympathique.
Cinéséries - (...) cette pure comédie dramatique noire profite également de dialogues brillamment écrits, tour à tour cyniques et graveleux.
Publikart - Comédie résolument populaire et burlesque, "Carmina" touche avant tout par sa visée sociétale bien plus que par son premier degré délibérément picaresque, voire parfois à la limite du grossier. La comédie est familiale et plaira aux fans harcodre de comédie espagnole.
Cinéscribe - Avec sa perruche sur l’épaule, sa taille XXXL et son franc-parler, Carmina crève l’écran. Comparée à Lady Gaga par une bande de jeunes fêtards, elle parvient toujours à clouer le bec à ses adversaires et dégage une énergie hors du commun...
Il était une fois le cinéma - On ne manquera sûrement pas de rapprocher "Carmina !" de la filmographie d’Almodovar...