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mercenaire

France - 2016 - 1h42
sorti en France le 5 octobre 2016
Valois mise en scène festival du film francophone Angoulême 2016
film - film francophone
de

Sacha Wolff

scénario : Sacha Wolff
direction de la photographie : Samuel Lahu
musique ou chansons : Luc Meilland
avec : Toki Pilioko (Soane), Iliana Zabeth, Laurent Pakihivatau (Abraham), Mikaele Tuugahala, Petelo Sealeu (Leone)
séances : semaine du mercredi 24 août 2016
mercredi 24 jeudi 25 vendredi 26 samedi 27 dimanche 28 lundi 29 mardi 30
22:00*
11:00*
19:30*
13:00*
séance spéciale :
* mer 24 à 22h00 - espace Franquin
* jeu 25 à 11h00 - auditorium Le Nil
* ven 26 à 19h30 - cinéma de la Cité
* sam 27 à 13h00 - espace Franquin
séances : semaine du mercredi 5 octobre 2016
mercredi 5 jeudi 6 vendredi 7 samedi 8 dimanche 9 lundi 10 mardi 11
14:00
séances : semaine du mercredi 14 septembre 2016
mercredi 14 jeudi 15 vendredi 16 samedi 17 dimanche 18 lundi 19 mardi 20
18:30*
séance spéciale :
* le meilleur de la quinzaine Cannes 2016 - en partenariat avec le Groupement national des cinémas de recherche et Hidden circle - tarif préférentiel 3,50 €

synopsis

Soane, jeune Wallisien, brave l’autorité de son père pour partir jouer au rugby en métropole. Livré à lui-même à l’autre bout du monde, son odyssée le conduit à devenir un homme dans un univers qui n’offre pas de réussite sans compromission...

notes de production

Le meilleur de la Quinzaine 2016
Le Groupement national des cinémas de recherche et la Société des réalisateurs de films, en partenariat avec Les Inrockuptibles, présentent la septième édition Le Meilleur de la Quinzaine, du 7 au 20 septembre 2016.
Durant deux semaines, 40 salles de cinéma en France, adhérentes au Groupement national des cinémas de recherche (Gncr), proposent un choix de films que la Quinzaine des Réalisateurs a mis en avant lors du Festival de Cannes 2016.
Ces salles organisent également des rencontres et des débats autour de ces films. Elles vous invitent à venir découvrir des œuvres d’auteurs, singulières, inventives, parfois dérangeantes.
Les films des différentes éditions de la Quinzaine des Réalisateurs sont régulièrement présentés dans nos salles adhérentes et depuis de nombreuses années.
Par cette manifestation, nous désirons une nouvelle fois souligner nos affinités cinématographiques, l’intérêt commun porté à la découverte de nouveaux talents et le voisinage de nos lignes éditoriales.
La Quinzaine des Réalisateurs est une section parallèle et indépendante du Festival de Cannes. Créée à la suite des événements de mai 1968 pour réagir face à l’académisme de la sélection officielle, la Quinzaine est restée depuis sa première édition attentive à l’émergence des nouveaux cinéastes comme aux auteurs confirmés, au cinéma marginal comme aux films populaires, dés lors que ces œuvres témoignent de l’expression d’un talent singulier et d’une écriture cinématographique originale.
Depuis sa création, la Quinzaine des Réalisateurs a découvert et montré en France les premiers films de Werner Herzog, Rainer Werner Fassbinder, Nagisa Oshima, George Lucas, Martin Scorsese, Jim Jarmusch, Michael Haneke, Spike Lee, les frères Dardenne, Sofia Coppola… invité Robert Bresson, Manoel de Oliveira, Stephen Frears, Francis Ford Coppola...
Parmi les différentes sélections du Festival de Cannes, la Quinzaine des Réalisateurs se distingue par sa liberté d’esprit, son caractère non compétitif et son souci d’ouverture aux spectateurs non professionnels.
http://www.gncr.fr/temps-forts/le-meilleur-de-la-quinzaine-2016

Avec ce projet, le réalisateur Sacha Wolff est le lauréat 2014 de la Fondation Gan pour le cinéma, qui accompagne les jeunes auteurs dans leurs débuts au cinéma depuis 1987.
http://www.fondation-gan.com/

J’ai dit que je pensais aux films de samouraïs et aux westerns. En réalité, le genre recherché est ailleurs, explique le réalisateur Sacha Wolff. Il me semble capital de parvenir à faire exister ce film océanien, dont les codes et les protagonistes sont oubliés par le cinéma, la littérature, et l’art en général. Faire de Soane un héros, c’est arpenter un pan presque vierge de la cinématographie, c’est donner à voir et à entendre les problématiques d’un monde secret et méconnu. C’est me confronter à un genre qui n’en est pas un, puisqu’il n’est pas représenté, mais qui j’en suis sûr propose une richesse cinématographique infinie.

A l’origine de ce projet se trouve la passion de Sacha Wolff pour le rugby qui est pour lui, comme la boxe, un sport aux enjeux physiques très forts avec en plus une dimension sociale. Un jour, le réalisateur a lu un article dans Le Monde sur l’équipe de rugby de Lons-le-Saunier, évoluant en Fédérale. Il poursuit : une quinzaine de joueurs y avaient été recrutés à l’étranger pour une saison afin de tirer cette petite équipe vers le haut. Je me suis rendu compte que le recrutement à l’œuvre dans les grosses équipes professionnelles se retrouvait dans les toutes petites équipes. Je me suis dit qu’il y avait là un sujet intéressant.

Mercenaire est porté par une distribution d’acteurs non-professionnels, emmenés par le principal protagoniste, Toki Pilioko. Pour jouer les rôles de wallisiens, je n’avais pas le choix puisqu’il n’y a pas de comédiens wallisiens. Je savais aussi que je voulais travailler avec de vrais rugbymen afin de filmer la vérité de ces corps atypiques. Petit à petit, j’ai eu envie de rester dans cette logique de casting pour tous les rôles. Le président du club était par exemple écrit très différemment mais à partir du moment où j’ai rencontré le vrai président du club de Fumel qui allait jouer le rôle, j’ai adapté celui-ci à ce qu’il était lui. C’était formidable car sa personnalité décalait complètement le personnage, explique Sacha Wolff.

Mercenaire a été tourné durant huit semaines, à partir du 16 mars 2015, à raison de six semaines en France (Lot-et-Garonne) et deux semaines en Nouvelle Calédonie.
Immersion et fiction
Le metteur en scène Sacha Wolff venant du documentaire, il souhaitait, avant de commencer le film, fréquenter le monde wallisien et celui du rugby local. Cela étant, il a ensuite choisi, après cette phase de documentation, de s’éloigner de cette réalité. Le but était de donner toute son ampleur à cette histoire et creuser un terreau narratif singulier en recourant à la tragédie, aux récits bibliques ainsi qu’aux mythologies océaniennes.

Sacha Wolff était, pour ce personnage, à la recherche d’un joueur jeune et a fait son casting au dernier moment pour que l’heureux élu n’ait pas le temps de changer. Le réalisateur a bien souvent été confronté à des jeunes assez timides qui avaient du mal à dépasser la peur du regard que les autres allaient porter sur eux. Ce qui n’était pas le cas de Toki Pilioko qui avait une totale liberté d’approche ainsi qu’une grande compréhension du rôle et des enjeux du film.

Le personnage de Soane vit dans un squat. Si ces endroits à Nouméa ont en général mauvaise réputation, Sacha Wolff explique que la plupart d’entre eux sont de vrais petits paradis dans lesquels les gens y vivent parce qu’ils ont besoin d’un petit bout de terrain pour cultiver des légumes et parce que les logements coûtent cher à Nouméa. Le metteur en scène a par ailleurs tourné dans un vrai squat.

Le film aborde la thématique du dopage à travers la transformation des corps des rugbymen pour en faire des machines à gagner. Il s’agit pour Sacha Wolff d’une violence très économique qui a toujours existé. Le cinéaste confie : quand on voit les coups et traumatismes qu’encaisse un joueur de rugby par match, comment peut-on imaginer qu’il puisse tenir sur une saison sans être un peu aidé médicalement ? Le moralisme autour du dopage est absurde et j’avais envie d’en faire quelque chose de presque comique. Le dopage n’est pas pour autant mon sujet, je n’ai pas voulu enquêter ou révéler quoi que ce soit sur cette question, mon rôle n’est pas de faire du journalisme d’investigation. Le dopage fait juste partie de l’univers dans lequel Soane vit.

Mercenaire est une vraie épopée dans son traitement, Le réalisateur français a effectué un long travail de recherche pour décrypter et retracer les premiers pas sur le sol français des joueurs de rugby d’outre-mer. Avec un fort caractère documentaire, il arrive à nous emmener dans l’intimité des joueurs comme avec cette première scène de cérémonie d’adieu où le père rejette le départ de son fils, mort à ses yeux. La difficulté pour ces jeunes joueurs qui laissent tout derrière eux n’est pas édulcorée. Dès l’instant où ces joueurs quittent le sol océanien, ils deviennent des étrangers en France, mais aussi dans leurs terres. Il pointe également le doigt sur le fait que les agents des joueurs peuvent très vite prendre l’apparence de « marchand de bétail » tandis que les joueurs qui viennent pour l’argent s’apparente à des mercenaires. Outre le côté financier, il passe également en revue le dopage et les rivalités au sein des équipes...
http://toutelaculture.com/cinema/cannes-2016-quinzaine-mercenaires/

Sacha Wolff
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/338652/sacha-wolff

Samuel Lahu
http://www.imdb.com/name/nm2137794/

Luc Meilland
http://www.imdb.com/name/nm2045267/

extrait(s) de presse

Télérama - La chorégraphie du rugby, sa castagne et ses étreintes, sa beauté primitive et réglementée, oui, "Mercenaire" n'oublie rien de tout ça.
Le Monde - Chacune des étapes du parcours tourmenté de Soane est traitée comme la traversée d’une terre inconnue par un explorateur. C’est une odyssée, au sens strict du terme, qui expose son héros à tous les périls - l’amour, l’argent, la douleur physique...
Libération - (...) C’est un monde nouveau que Mercenaire nous ouvre en allant jusqu’en Océanie, dans cette zone quasiment vierge de vrais films, loin des clichés de cartes postales ou de tout imaginaire et prédiction.
Cinématraque - Portrait d’un homme confronté à la nécessité d’endurcir sa virilité, de « s’imposer parmi la meute », Mercenaire exhibe une réflexion sur la virilité qui n’est pas sans rappeler par moments l’œuvre de Jacques Audiard..