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ma vie de courgette

France, Suisse - 2016 - 1h06
sorti en France le 19 octobre 2016
Valois de diamant (meilleur film) festival du film francophone Angoulême 2016
accessible aux enfants à partir de 6 ans
film d'animation - film francophone
de

Claude Barras

scénario : Céline Sciamma, Germano Zullo, Claude Barras, Morgan Navarro
d'après l'oeuvre de : Gilles Paris
direction de la photographie : David Toutevoix
musique ou chansons : Sophie Hunger
voix : Gaspard Schlatter (Courgette), Sixtine Murat (Camille), Paulin Jaccoud (Simon), Michel Vuillermoz (Raymond), Raul Ribera (Ahmed), Estelle Hennard (Alice), Elliot Sanchez (Jujube), Lou Wick (Béatrice), Brigitte Rosset (Tante Ida), Monica Budde (madame Papineau), Adrien Barazzone (monsieur Pau), Véronique Montel (Rosy)
séances : semaine du mercredi 24 août 2016
mercredi 24 jeudi 25 vendredi 26 samedi 27 dimanche 28 lundi 29 mardi 30
10:30*
17:00*
19:00*
11:00*
séance spéciale :
* mer 24 à 10h30 - cinéma de la Cité
* jeu 25 à 17h00 - auditorium Le Nil
* ven 26 à 19h00 - espace Franquin
* sam 27 à 11h00 - auditorium Le Nil
séances : semaine du mercredi 14 septembre 2016
mercredi 14 jeudi 15 vendredi 16 samedi 17 dimanche 18 lundi 19 mardi 20
16:30*
séance spéciale :
* le meilleur de la quinzaine Cannes 2016 - en partenariat avec le Groupement national des cinémas de recherche et Hidden circle - tarif préférentiel 3,50 €
séances : semaine du mercredi 12 octobre 2016
mercredi 12 jeudi 13 vendredi 14 samedi 15 dimanche 16 lundi 17 mardi 18
18:30*
séance spéciale :
* ciné mardi : "Annecy 2016, quand la France s'anime" (dans le cadre de la 15ème fête du cinéma d’animation) - soirée en partenariat avec Hidden circle - tarif préférentiel : 2 films = 7 € (couplé avec "La Jeune fille sans mains").

synopsis

Courgette n’a rien d’un légume, c’est un vaillant petit garçon. Il croit qu’il est seul au monde quand il perd sa mère. Mais c’est sans compter sur les rencontres qu’il va faire dans sa nouvelle vie au foyer pour enfants. Simon, Ahmed, Jujube, Alice et Béatrice : ils ont tous leurs histoires et elles sont aussi dures qu’ils sont tendres. Et puis il y a cette fille, Camille. Quand on a 10 ans, avoir une bande de copains, tomber amoureux, il y en a des choses à découvrir et à apprendre. Et pourquoi pas même, être heureux...

notes de production

Le meilleur de la Quinzaine 2016
Le Groupement national des cinémas de recherche et la Société des réalisateurs de films, en partenariat avec Les Inrockuptibles, présentent la septième édition Le Meilleur de la Quinzaine, du 7 au 20 septembre 2016.
Durant deux semaines, 40 salles de cinéma en France, adhérentes au Groupement national des cinémas de recherche (Gncr), proposent un choix de films que la Quinzaine des Réalisateurs a mis en avant lors du Festival de Cannes 2016.
Ces salles organisent également des rencontres et des débats autour de ces films. Elles vous invitent à venir découvrir des œuvres d’auteurs, singulières, inventives, parfois dérangeantes.
Les films des différentes éditions de la Quinzaine des Réalisateurs sont régulièrement présentés dans nos salles adhérentes et depuis de nombreuses années.
Par cette manifestation, nous désirons une nouvelle fois souligner nos affinités cinématographiques, l’intérêt commun porté à la découverte de nouveaux talents et le voisinage de nos lignes éditoriales.
La Quinzaine des Réalisateurs est une section parallèle et indépendante du Festival de Cannes. Créée à la suite des événements de mai 1968 pour réagir face à l’académisme de la sélection officielle, la Quinzaine est restée depuis sa première édition attentive à l’émergence des nouveaux cinéastes comme aux auteurs confirmés, au cinéma marginal comme aux films populaires, dés lors que ces œuvres témoignent de l’expression d’un talent singulier et d’une écriture cinématographique originale.
Depuis sa création, la Quinzaine des Réalisateurs a découvert et montré en France les premiers films de Werner Herzog, Rainer Werner Fassbinder, Nagisa Oshima, George Lucas, Martin Scorsese, Jim Jarmusch, Michael Haneke, Spike Lee, les frères Dardenne, Sofia Coppola… invité Robert Bresson, Manoel de Oliveira, Stephen Frears, Francis Ford Coppola...
Parmi les différentes sélections du Festival de Cannes, la Quinzaine des Réalisateurs se distingue par sa liberté d’esprit, son caractère non compétitif et son souci d’ouverture aux spectateurs non professionnels.
http://www.gncr.fr/temps-forts/le-meilleur-de-la-quinzaine-2016

Adapté une première fois à la télévision avec C’est mieux la vie quand on est grand (1) de Luc Béraud (2), le livre de Gilles Paris, Autobiographie d’une courgette (3), trouve une nouvelle incarnation en 2016, cette fois-ci sur le grand écran, avec film d’animation de Claude Barras, ancien élève de l’école lyonnaise Emile Cohl (4).
(1) http://www.notrecinema.com/communaute/v1_detail_film.php3?lefilm=17172
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Luc_B%C3%A9raud
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Autobiographie_d%27une_courgette
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_%C3%89mile-Cohl

Après Banquise (5), Le Génie de la boîte de raviolis (6), Sainte-Barbe (7) ou Chambre 69 (8), montrés et primés dans de nombreux festivals tels que Cannes, Annecy, Zagreb, Hiroshima ou encore Namur, Claude Barras a choisi d’adapter un roman à succès pour son passage au long métrage. Sa profession de foi en tant que réalisateur est de se mettre à hauteur d’enfant. Pour ce faire, il lui fallait une histoire forte et surtout pas infantilisante, qui implique et responsabilise les adultes accompagnants.
Ma vie de Courgette, et son Courgette, petit garçon de 10 ans, né du mauvais côté de la vie, semblait le récit idéal dans ce passage au long métrage.
Le postulat de cette histoire peut sembler inattendu et amoral dans un film pour enfants : fuis tes parents toxiques et tu sauveras ta peau. Et pourtant, il ne fait que s’inscrire dans la longue liste des histoires cathartiques, des métaphores aidant à formuler l’indicible : les contes. Courgette, en perdant sa mère, pourrait être le digne descendant d’un Petit Poucet (9), semant à son tour des petits cailloux lui permettant de s’extraire du labyrinthe tragique de la vie qui lui est initialement promise.
Nous avons tous été un enfant de 10 ans. Au sein des écoles se trouvent toujours des éléments perturbateurs, dont les adultes font vite des boucs émissaires sans chercher à comprendre les raisons de leur agitation. Pourtant, un enfant n’est jamais perturbateur de lui-même. On sait que les violences familiales engendrent les violences scolaires, on sait combien un enfant esseulé tentera à tout prix de créer du lien par n’importe quel moyen, voire le plus inapproprié. On sait combien le cadre et l’attention sont cruciaux pour des êtres en devenir.
Ma vie de Courgette rappelle ces fondamentaux, cela a été un des moteurs principaux de l’envie de produire ce film.
Lorsque nous avons démarré notre collaboration, Claude Barras avait déjà réalisé un pilote, d’une durée de 2 minutes, sous la forme du casting du personnage de Courgette. Ce teaser extrêmement convaincant présentait la technique du film, ainsi que son héros, Courgette. Il ne manquait alors qu’une pièce maîtresse, un scénario à la hauteur de nos attentes, qui nous a été offert par Céline Sciamma.
En effet, pressentant que le regard de Céline pouvait correspondre particulièrement à ce projet et au désir de Claude, nous les avons faits se rencontrer. Par chance, le courant est passé immédiatement et Céline s’est attelée avec talent, précision et
rapidité à l’adaptation du roman. Le résultat fut au-delà de nos attentes...
http://ftp.quinzaine-realisateurs.com/Longs_metrages/MA_VIE_DE_COURGETTE/dossier_presse.pdf
(5) http://www.festival-cannes.fr/assets/Image/Direct/016944.pdf
(6) http://www.folimage.fr/fr/production/le-genie-de-la-boite-de-raviolis-60.htm
(7) https://www.onf.ca/film/sainte_barbe-fr/
(8) https://www.schweizerfilmpreis.ch/fr/archives/2013/nominations/meilleur-film-danimation-2013/chambre-69/
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Petit_Poucet

Pour m’engager dans l’aventure de Ma vie de Courgette, il aura suffi de peu : juste la silhouette du personnage, dessinée par Claude Barras. La sensibilité du trait, cette signature visuelle unique qui racontait et déclenchait un amour du personnage. Par la suite en m’y plongeant, j’ai été cueillie et émue par la sincérité de ces petits héros et de leurs problématiques. Un film d’animation qui s’engage résolument dans le réalisme et la justesse de ce qu’il raconte, tout en assumant sa poésie visuelle, c’est suffisamment singulier pour être irrésistible. L’écriture a été un moment de liberté et de confiance. Il y a dans ce projet la force d’une évidence. C’est rare de la rencontrer.
Il y a de l’audace et de la simplicité dans Courgette, et c’est ce qui m’a conquise.
Car il en faut de la simplicité pour ne pas succomber aux sirènes de la féérie, à la tentation du démiurge animateur qui peut créer son petit monde de toutes pièces. Et il en faut de l’audace pour se dire que l’histoire d’un petit garçon qui tue sa mère alcoolique pour se retrouver dans un foyer d’orphelins, c’est le pitch idéal d’un film pour enfants. Et pourtant quand on pense aux histoires dont nous avons héritées, il s’agit bien souvent de postulats très noirs, du Petit Poucet (9) à Hansel & Gretel (10)...
Les contes sont cruels, Ma vie de Courgette ne l’est pas. Le projet a la
tendresse et la force des récits initiatiques, engagé dans un monde qui existe, le nôtre, celui des enfants à qui s’adresse le film.

Céline Sciamma
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Hansel_et_Gretel

1 - Les enfants
Courgette
Il se nomme Icare mais tout le monde l’appelle Courgette. C’est sa mère qui l’a affublé de ce surnom auquel il tient. Devenu orphelin, il va connaître l’amitié au Foyer des Fontaines, entouré d’enfants comme lui mais tous différents. Il va apprendre aussi qu’on peut faire confiance aux adultes avec Raymond, policier débonnaire qui le prend sous son aile. Et il va découvrir l’amour avec Camille...
Camille
Ce n’est pas une petite fille comme les autres, c’est peut-être pour cela que tout le monde en tombe amoureux... Les poupées, très peu pour elle. Mais le foot et la répartie, c’est son terrain ! Elle est le rayon de soleil du foyer mais elle va peut-être
devoir le quitter, sa tante réclamant sa garde pour toucher la pension...
Simon
Dur à cuire du foyer, c’est un leader au cœur tendre. Après avoir fait subir à Courgette un bizutage en règle, il deviendra son fidèle ami...
Ahmed
Lunaire et naïf, c’est un boute-en-train malgré lui. Il adore se déguiser : en dinosaure, en robot ou en dinosaure déguisé en robot...
Jujube
Glouton hypocondriaque, c’est l’ami inséparable d’Ahmed. Il mange même du dentifrice parce que c’est bon pour la santé...
Alice
Elle parle peu, le visage caché par sa mèche. Camille réussira à l’amadouer quelque peu...
Béatrice
Elle est douce et toujours prête à prendre la défense des autres...

2 - Les adultes
Raymond
Policier à l’embonpoint sympathique, il inspire immédiatement confiance à Courgette. Il s’attache lui aussi très vite au garçon au point de penser que la famille a du sens, surtout celle que l’on se choisit...
Mme Papineau
Directrice du foyer, elle est stricte mais juste, représentant une autorité incontestable pour ses jeunes pensionnaires...
Tante Ida
Tante de Camille, cette opportuniste veut encaisser la pension en contrepartie de la garde de sa nièce. Mais Camille est prête à tout pour ne pas habiter avec elle...
Mr. Paul
Professeur passionné et bienveillant, il instruit les enfants au sein du foyer et les emmènera même en classe de neige !
Rosy
Éducatrice dynamique et joviale, généreuse et protectrice, les baisers du soir, c’est elle ! Les enfants apprendront qu’elle a un amoureux et qu’elle va être maman...

Blue spirit productions
Société de production d’animation disposant de ses propres studios (à Angoulême
et à Montréal), ce qui lui permet de garder la maîtrise artistique et technique des projets qu’elle produit.
Après avoir fait ses premiers pas avec la production de séries tv, elle a été récompensée en 2009 par le prix Procirep du producteur français de télévision.
En 2010, en parallèle des séries tv, elle initie la production de son premier long métrage Le Tableau de Jean-François Laguionie sorti en salles en 2011.
http://www.citebd.org/spip.php?film735
Ma vie de Courgette de Claude Barras s’inscrit pleinement dans la continuité de ce choix de production de films d’auteurs de qualité.

Claude Barras
http://www.imdb.com/name/nm1957706/

Céline Sciamma
voir fiche du film Bande de filles
http://www.citebd.org/spip.php?film1310

Germano Zullo
http://www.ricochet-jeunes.org/auteurs/recherche/2257-germano-zullo

Morgan Navarro
https://fr.wikipedia.org/wiki/Morgan_Navarro

Gilles Paris
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Paris

David Toutevoix
http://www.imdb.com/name/nm2333640/

Sophie Hunger
Née Émilie Jeanne-Sophie Welti le 31 mars 1983 à Berne.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophie_Hunger

extrait(s) de presse

CloneWeb - Une pépite à découvrir absolument.
Télérama - Le film de Claude Barras dure à peine plus d’une heure et c’est un grand film : entre la poésie intimiste d’un Tim Burton et la force sociale d’un Ken Loach en herbe, il serre le cœur et donne de l’espoir. Dans "Ma vie de Courgette", tous les cris, les SOS partent dans les airs. Légers comme des cerfs volants. Vers le soleil.
Paris match - (...) la magie opère peu à peu et quand le tour se termine, on a le cœur qui vacille. «Parfois on pleure car on est heureux», explique le policier en charge de «Courgette». Cela marche aussi pour le cinéma…
Mondo ciné - Sans doute LE film d’animation à voir cette année, "Ma vie de Courgette" n’aura pas la force de frappe marketing d’un Disney et pourtant, il est tellement plus méritant, tellement plus beau, tellement plus juste, tellement plus fort, tellement plus sincère. Offrez à vos enfants ce beau cadeau tombé du septième art !
Abus de ciné - Un joli film qui se termine en beauté sur une réinterprétation toute féminine de la chanson de Noir Désir « Le vent l'emportera ». À ne pas manquer.
Le Monde - Ici, le scénario de Céline Sciamma et l’univers plastique et graphique de Claude Barras sont faits pour mettre à la portée des plus jeunes (à partir de 8 ans, disons) cette terrible et finalement réconfortante histoire...
Sens critique - C'est un film tragique, touchant et émouvant qu'il faut absolument montrer aux petits, aux moyens, et aux grands.
Le Point - Le scénario, auquel la réalisatrice de Tomboy et Bande de filles, Céline Sciamma, a grandement participé, ne tombe jamais dans le pathos, bien au contraire. On pleure, on rit, on pleure, on rit et on ressort complètement bouleversé de cette petite heure de prouesses techniques...