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le professeur de violon

Tudo que aprendemos juntos
Brésil - 2015 - 1h40
sorti en France le 22 juin 2016
film - version originale sous-titrée en français
de

Sérgio Machado

scénario : Maria Adelaide Amaral, Marcelo Gomes, Sérgio Machado, Marta Nehring
d'après l'oeuvre de : Antonio Ermirio de Moraes
direction de la photographie : Marcelo Durst
musique ou chansons : Alexandre Guerra, Felipe de Souza
avec : Lázaro Ramos (Laerte), Kaique de Jesus (Samuel), Elzio Vieira (VR), Sandra Corveloni (Alzira), Fernanda de Freitas (Bruna), Hermes Baroli, Thogun Teixeira, Graça de Andrade, Criolo
séances : semaine du mercredi 17 août 2016
mercredi 17 jeudi 18 vendredi 19 samedi 20 dimanche 21 lundi 22 mardi 23
18:30
20:45
18:30
11:00*
16:15
21:00*
séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* Afin de procéder à d'importantes modifications au niveau des cabines de projection, la séance du samedi 21h00 est annulée - il vous est possible en échange de voir le film "Sur quel pied danser" au tarif préférentiel de 3,50 €

synopsis

Laerte, talentueux violoniste, rêve depuis toujours d'intégrer l’orchestre symphonique de São Paulo. Dévoré par le trac, il échoue à l'audition et accepte à contrecœur d'enseigner la musique à des adolescents d’Heliópolis, la plus grande favela de la ville. Dans cet univers pourtant hostile, où gangs et dealers règnent en maîtres, Laerte va tisser des liens forts avec ses élèves, découvrir des talents insoupçonnés et changer leur vie à jamais...

notes de production

Sergio Machado avait réalisé en 2006 Bahia, ville basse (1), qui avait fait partie de la sélection officielle du 58e festival de Cannes (2) dans la catégorie Un Certain regard (3).
(1) http://www.commeaucinema.com/film/bahia-ville-basse,42209
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_de_Cannes_2005
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_certain_regard

À 37 ans, Lazaro Ramos est l’un des acteurs les plus populaires au Brésil, notamment grâce à une série télévisée à succès qui l’a rendu célèbre dans les années 2000. Sérgio Machado le connaît bien : il l’avait dirigé sur son premier film Madame Sata (4), et l’acteur et le réalisateur sont devenus amis.
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Madame_Sat%C3%A3

L’un des titres provisoires du Professeur de violon était Heliopolis, du nom de l’orchestre qui participe au film.

Sérgio Machado est lui-même fils de musiciens et a grandi près d’un orchestre. Pour lui, Le Professeur de violon est incontestablement un hommage à ses parents. Je suis parvenu à véritablement avancer sur l’écriture du scénario au moment où j’ai compris combien l’expérience de Laerte était proche de la mienne (5). J’ai décidé que je voulais devenir réalisateur à un très jeune âge et je n’avais jamais envisagé d’exercer toute autre activité. L’angoisse que connaît le personnage principal est aussi la mienne : celle de ne plus jamais pouvoir tourner un film, confie le cinéaste. Son propre fils a choisi de prendre des cours de violon après s’être rendu sur le tournage du film, et s’apprête aujourd’hui à intégrer l’orchestre symphonique d’Heliopolis.
(5) Laerte est un homme ambitieux et passionné, originaire de Bahia. Sa plus grande angoisse, c’est de ne plus être en mesure de faire ce pour quoi il s’est préparé toute sa vie, raconte-t-il. À un moment, au cours de l’écriture du scénario, je me suis retrouvé confronté à cette peur et j’ai décidé de lui donner vie à l’écran.

L’histoire du Professeur de violon est une histoire vraie et une adaptation de la pièce Acorda Brasil d’Antônio Ermírio de Moraes. L’ambition de Sérgio Machado était ainsi d’être le plus proche de la vérité ; il a même suivi des cours de violoncelle pendant deux mois pour se mettre dans la peau d’un étudiant. Marta Nehring, scénariste et documentaliste, est même allée jusqu’à s’installer temporairement à Heliópolis, poursuit-il. Nous avons interviewé des dizaines de musiciens et de professeurs et nous avons également discuté avec les musiciens qui jouaient aux débuts de l’Orchestre et que l’on aperçoit dans le film. Pour la préparation du film, il a notamment assisté à tous les concerts de l’orchestre de Sao Paulo et pris des cours d’histoire de la musique.

Sérgio Machado accorde une grande importance au casting depuis qu’il a travaillé en tant qu’assistant réalisateur et directeur du casting sur le film Central do Brasil (6) de Walter Salles. Il applique désormais la recette suivante : des acteurs reconnus et des comédiens de théâtre qu’avec des acteurs non professionnels. On retrouve donc cet éclectisme dans Le Professeur de violon. Le cinéaste est également très proche de sa directrice de casting attitrée, Fátima Toledo (7).
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Central_do_Brasil
(7) http://www.imdb.com/name/nm0865963/

Marcelo Durst, le directeur de la photographie, n’avait pas filmé au Brésil depuis plusieurs années. Il est une rencontre marquante pour le réalisateur : son gigantesque désir de cinéma a imprégné tout le tournage, raconte Sérgio Machado. En amont, j’avais préparé une espèce de charte visuelle de référence à l’aide d’esquisses et de photos. Il a étudié de près tous ces éléments préparatifs et il a su rendre ma proposition avec force à l’écran. Je souhaite absolument retravailler avec lui à l’avenir.

Sérgio Machado a décidé de mêler musique classique et rap dans Le Professeur de violon, afin de rendre compte de la dualité des protagonistes et de la société dans laquelle se situe le film. Une ambition que l’on retrouve à la fin : la chanson du générique final, un rap composé par Sabotage, véritable génie, arrangé par le maestro Ruria Duprat et interprété par l’Orchestre d’ Heliópolis, est l’illustration de notre quête musicale, explique le réalisateur.

Entretien avec Sérgio Machado
Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire cette histoire ? Et quels liens y a-t-il avec votre expérience personnelle ?
Je suis fils de musiciens et j’ai passé la majeure partie de mon enfance à proximité d’un orchestre. Mon père jouait d’un instrument à vent et du piano, ma mère était bassoniste de l’Orchestre symphonique de l’université de Bahia. Comme ils étaient tous deux étudiants, ils n’avaient pas les moyens de se payer une nounou ; j’ai donc grandi entouré d’instruments en baignant dans la musique classique. J’ai même étudié le piano et le violon, mais comme je n’étais absolument pas doué, je ne répétais pas sérieusement...
http://www.frenchtouch2.fr/2016/06/le-professeur-de-violon-musique.html

Sérgio Machado
https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rgio_Machado_(r%C3%A9alisateur)

Maria Adelaide Amaral
http://www.imdb.com/name/nm0023993/

Marcelo Gomes
http://www.imdb.com/name/nm1103123/

Marta Nehring
http://www.imdb.com/name/nm0624583/

Marcelo Durst
http://www.imdb.com/name/nm0244403/

Alexandre Guerra
http://www.imdb.com/name/nm3074571/

Felipe de Souza
http://www.imdb.com/name/nm1950111/

Lázaro Ramos
Né Luís Lázaro Sacramento Ramos le 1er novembre 1978 à Salvador.
http://www.imdb.com/name/nm0708698/

Sandra Corveloni
Née le 9 mai 1965 à São Paulo.
Prix d’interprétation féminine au festival de Cannes 2008 pour son rôle de Cleuza dans Linha de passe...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sandra_Corveloni

Fernanda de Freitas
http://www.imdb.com/name/nm1284907/

Thogun Teixeira
http://www.imdb.com/name/nm1579532/

Criolo
https://fr.wikipedia.org/wiki/Criolo

extrait(s) de presse

Le Nouvel obs - Sergio Machado, lui-même fils de musiciens, sait de quoi il parle. Il bat, dans son film, un cœur gros comme ça, et, comme le disent les Brésiliens, "Ta bom !" – C’est bon.
Tf1 news - Sérgio Machado raconte une histoire belle et noble avec élégance et délicatesse. Coup de coeur.
àVoir-àLire - La musique adoucit les mœurs. C'est ce que tend à nous prouver ce mélodieux mélodrame, à l'univers musical haut de gamme et aux interprètes de qualité.
France tv info - "Le Professeur de violon" donne une leçon humaniste, touchante et virtuose.
Le Parisien - La musique est omniprésente dans ce drame inspiré d'une histoire vraie et qui en dit beaucoup sur le Brésil d'aujourd'hui. La musique peut permettre de combattre la violence et les inégalités.
La Croix - Ce film touchant, accessible à un public de jeunes ados, esquisse le portrait du Brésil d’aujourd’hui à travers l’itinéraire d’un musicien enseignant dans les favelas.
Télérama - Mené avec une habileté hollywoodienne, le film sait rendre les personnages attachants, mais ils restent schématiques. Joies et difficultés de l'apprentissage, tout est réglé comme du papier à musique.
L'Humanité - Associer jeunesse délinquante et musique classique pourrait paraître un peu forcé, voire démagogique. Pourtant, cela fonctionne. Et, quoique le scénario reste schématique et sa construction dramatique convenue, le film dégage une certaine vérité sociale.