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l’homme qui en savait trop

ciné répertoire
The man who knew too much
Usa - 1956 - 2h00
sorti en France le 30 avril 1956
film - version originale sous-titrée en français
de

Alfred Hitchcock

scénario : John Michael Hayes, Angus McPhail
d'après l'oeuvre de : Charles Bennett, D.B. Wyndham-Lewis
direction de la photographie : Robert Burks
musique ou chansons : Bernard Herrmann
avec : James Stewart (docteur Ben McKenna), Doris Day (Jo, épouse McKenna), Daniel Gélin (Louis Bernard), Brenda de Banzie (Lucy Drayton), Bernard Miles (monsieur Drayton), Yves Brainville (l'inspecteur à Marrakech), Ralph Truman (l'inspecteur Buchanan), Mogens Wieth (l'ambassadeur), Alan Mowbray (Val Parnell), Hillary Brooke (Jan Peterson), Christopher Olsen (Henry « Hank » McKenna), Reggie Nalder (le tueur au concert), Richard Wattis (le directeur adjoint), Noel Willman (Woburn), Alix Talton (Helen Parnell), Carolyn Jones (Cindy Fontaine), George Howe (Ambrose Chappell père), Lewis Martin (un détective), Richard Wordsworth (Ambrose Chappell fils)
séances : semaine du mercredi 22 juin 2016
mercredi 22 jeudi 23 vendredi 24 samedi 25 dimanche 26 lundi 27 mardi 28
21:00*
séance spéciale :
* ciné mardi : "sous le soleil d’Alfred" - couplé avec "La Main au collet" - tarif préférentiel : 2 films = 7 € - en partenariat avec Hidden circle

synopsis

Le docteur Benjamin McKenna, sa femme Jo et leur fils Hank passent quelques jours de vacances à Marrakech, au Maroc. Ils font la rencontre de Louis Bernard, un membre du "Deuxième bureau". Ce dernier est assassiné, et juste avant de mourir, confie à Benjamin qu'un attentat contre un homme d'État étranger se prépare à Londres. Pour contraindre le couple au silence, les comploteurs kidnappent Hank...

notes de production

L’Homme qui en savait trop remporta l’Oscar de la meilleure chanson (1) pour Que sera, que sera (2). Doris Day, qui interprète le titre dans le film, était chanteuse avant d’être actrice. Elle joua dans plusieurs musicals (3) dont La Femme aux chimères (4) et Pique-nique en pyjama (5).
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/29e_c%C3%A9r%C3%A9monie_des_Oscars
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Que_sera,_sera_(Whatever_Will_Be,_Will_Be)
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Com%C3%A9die_musicale
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Femme_aux_chim%C3%A8res
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Pique-nique_en_pyjama

La scène du concert, du début de la musique jusqu’au coup de cymbales, dure 8min36 sans aucune parole.
Le chef opérateur Robert Burks éclaira tous les films d’Alfred Hitchcock de 1951 à 1964 à l’exception de Psychose (6).
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychose_(film)

Le chef d’orchestre du Royal Albert hall (7) dans le film est Bernard Herrmann, compositeur attitré d’Alfred Hitchcock. S’il n’est pas crédité dans le film en tant qu’acteur, on peut voir son nom sur affiche quand Doris Day descend du taxi devant la salle de concert.
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Royal_Albert_Hall

Pour la scène où le maquillage de Daniel Gélin s’étale sur les mains de James Stewart, les maquilleurs n’avaient pas trouvé de fond de teint noir pouvant partir aussi facilement. Ils peignirent donc les doigts de James Stewart en blanc afin qu’il laisse des traces sur le visage de son partenaire.

L’Homme qui en savait trop est le troisième film de James Stewart sous la direction d’Alfred Hitchcock après La Corde (8), Fenêtre sur cour (9) et avant Sueurs froides (10).
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Corde
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Fen%C3%AAtre_sur_cour
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sueurs_froides

Le film est un remake d’une première version déjà réalisée par Alfred Hitchcock en 1934 (11) lorsqu’il était encore en Angleterre. David O. Selznick (12) l’avait déjà envisagé en 1940 lorsqu’il avait le réalisateur sous contrat.
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Homme_qui_en_savait_trop_(film,_1934)
(12) https://fr.wikipedia.org/wiki/David_O._Selznick
Daniel Gélin reprend le rôle interprété par Pierre Fresnay dans la première version de 1934 (11). Parmi les autres Français à avoir joué avec le réalisateur, citons Louis Jourdan dans Le Procès Paradine (13), Charles Vanel et Brigitte Auber dans La Main au collet (14), Michel Piccoli, Claude Jade et Philippe Noiret dans L’Étau (15).
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Proc%C3%A8s_Paradine
(14) http://www.citebd.org/spip.php?film1713
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%89tau

Alfred Hitchcock a racheté les droits de L’Homme qui en savait trop afin de les léguer à sa fille. Le film a ainsi été retiré de la circulation. Mais ce n’est pas le seul long-métrage du réalisateur à avoir disparu des salles obscures pendant plusieurs décennies. L’héritage de sa fille comprenait également La Corde (8), Fenêtre sur cour (9), Mais qui a tué Harry ? (16), et Sueurs froides (10). Ces films ne referont leur apparition qu’en 1983 (17).
(16) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mais_qui_a_tu%C3%A9_Harry_%3F
(17) Ils ont été intégrés dans une rétrospective Hitchcock à Angoulême entre 1984 et 1985.

Témoin du mauvais traitement envers les animaux présents sur le tournage du film, l’actrice Doris Day décide de s’engager dans la protection de ces derniers. Elle fondera ainsi la Doris Day animal foundation (18).
(18) http://www.dorisdayanimalfoundation.org/

Caméo (19) de Hitchcock : on peut l’observer de dos aux environs de la 24ème minute, il regarde les acrobates sur la place Jemaa el-Fna (20) à Marrakech.
(19) https://fr.wikipedia.org/wiki/Cam%C3%A9o
(20) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jemaa_el-Fna

L’Homme qui en savait trop version 1956 est un des rares exemples de remake d’un film par le même cinéaste ; l’année suivante, Leo McCarey fera de même avec Elle et lui (21), remake de son propre Love affair) (22). La première version de l’histoire, Hitchcock l’avait tournée en Angleterre en 1934 ; l’action principale était non pas située à Marrakech mais dans une région moins exotique, à Saint-Moritz (23). Pour le cinéaste, le film arrivait à un moment crucial de sa carrière puisque ses trois films précédents avaient été consécutivement trois cuisants échecs ; la première version de The Man who knew Ttoo much (11) fut donc très importante pour le réalisateur puisqu’elle lui permit de relancer sa carrière, le film recevant un accueil élogieux aussi bien de la critique que du public. Les 39 marches (24) n’allait pas tarder à suivre et à entériner cette reconnaissance et ce retour au premier plan. Mais ce premier Homme qui en savait trop (11) avec Peter Lorre (25) et Leslie Banks (26) lui avait laissé un goût d’inachevé. Bien que neuf scénaristes eurent participé à l’écriture, le réalisateur avait l’impression de ne pas avoir tiré le meilleur parti de la situation de départ. Une note de David O’ Selznick (12) datée de 1941 nous apprend qu’Hitchcock avait déjà travaillé à cette époque sur une nouvelle version de son histoire. Elle devait se dérouler à Sun valley (27) puis à Rio (28) pendant le carnaval, avant de réintégrer les Usa, à New York plus exactement. Après Mais qui a tué Harry ? (16) - toujours avec le scénariste John Michael Hayes - Hitchcock se sentit enfin prêt à reprendre son vieux projet. Son idée était de raconter l’histoire d’une famille américaine menacée par le terrorisme international, de faire survenir le drame et le suspense à partir d’une situation banale et d’y plonger des personnages anodins, comme vous et moi, pour observer leurs réactions...
http://www.dvdclassik.com/critique/l-homme-qui-en-savait-trop-hitchcock
(21) https://fr.wikipedia.org/wiki/Elle_et_lui_(film,_1957)
(22) https://fr.wikipedia.org/wiki/Elle_et_lui_(film,_1939)
(23) https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Moritz
(24) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_39_Marches_(film,_1935)
(25) http://www.citebd.org/spip.php?film1692
(26) http://www.citebd.org/spip.php?film1669
(27) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sun_Valley_(Idaho)
(28) https://fr.wikipedia.org/wiki/Rio_de_Janeiro

(...) Si le choix de Doris Gray, parmi tant d’autres interprètes possibles, peut sembler sortir des habitudes d’Hitchcock, il s’avère excellent, et le dénouement est convaincant, malgré son caractère un peu mélodramatique. Le réalisateur l’avait remarquée dans un rôle non chantant de Storm warning (29) ; son interprétation de mère angoissée est à la fois émouvante et crédible, bien que légèrement chargée.
Il est évident lorsqu’on voit L’Homme qui en savait trop qu’Hitchcock dut faire des concessions à la Paramount pour que le film puisse être classé tous publics. C’est un film superficiel, comportant au niveau du scénario beaucoup d’astuces et de fausses pistes, ou, selon l’expression d’Hitchcock, une tranche de gâteau - qu’il nous fait manger dans sa main, avec un tel plaisir que nous en redemandons !
Hitchcock de Robert A. Harris et Michaël S. Lasky (éditions Veyrier)
(29) https://fr.wikipedia.org/wiki/Storm_Warning_(film)

(...) La figuration à Marrakech a posé quelques problèmes. Hitchcock choisissait un type pour un gros plan, et le lendemain c’était un autre qui venait : le premier avait envoyé son cousin pour partager le cachet... Herb, le collaborateur de Hitchcock a dit : on va nommer des chefs de figuration. Chaque chef devra porter une casquette rouge à visière. Le lendemain, tout Marrakech avait une casquette... Il a fallu faire venir les pompiers pour repousser tous ceux qui voulaient être figurants. Finalement, on a placé un type à l’autre bout de la place. Il donnait un ticket à chaque figurant, et le ticket servait de preuve pour le cachet. À ce moment-là, on a en fin pu tourner !
Hitchcock de Bruno Villien (éditions Colona)

En 1934, c’est une fille qui est kidnappée et c’est sa mère qui la sauve. En 1954, c’est un garçon qui est kidnappé et c’est son père qui le sauve. Ceci renvoie-t-il à une différence de la place de la femme dans la société américaine et anglaise ? Ou aux effets sournois de la censure qui régentait les studios américains ? Car à bien observer les rôles féminins dans le cinéma hitchcockien, ils semblent être radicalement dissemblables d’une période à l’autre. Et si c’était cette différence qui permettait de définir la période dite anglaise et celle dite américaine ?
http://www.rayonpolar.com/Films/cineaste_Hitchcock_affiche.php?num=1&numero=63

Alfred Hitchcock
voir fiche du film Le Crime était presque parfait 3d
http://www.citebd.org/spip.php?film1670

John Michael Hayes
Né le 11 mai 1919 à Worcester (Massachusetts), décédé le 19 novembre 2008 à Hanover (New Hampshire).
https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Michael_Hayes

Angus McPhail
http://www.imdb.com/name/nm0534191/

Charles Bennett
Né le 2 août 1899 à Shoreham-by-Sea (Sussex), décédé le 15 juin 1995 à Los Angeles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Bennett_(sc%C3%A9nariste)

D.B. Wyndham-Lewis
http://www.imdb.com/name/nm0943922/

Robert Burks
voir fiche du film Le Crime était presque parfait 3d
http://www.citebd.org/spip.php?film1670

Bernard Herrmann
voir fiche du film Les Nerfs à vif (1962)
http://www.citebd.org/spip.php?film1655

James Stewart
Né le 20 mai 1908 à Indiana (Pennsylvanie), décédé le 2 juillet 1997 à Los Angeles.
Classé troisième plus grand acteur américain de tous les temps par l’American film institute...
https://fr.wikipedia.org/wiki/James_Stewart

Doris Day
Née Doris Kappelhoff le 3 avril 1922 à Cincinnati.
N’ayant pas pour but de devenir actrice, elle pensait faire carrière comme danseuse à Hollywood. Après un accident d’automobile, ces rêves s’éteignirent bien vite...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Doris_Day

Daniel Gélin
Né le 19 mai 1921 à Angers et décédé le 29 novembre 2002 à Paris.
Vedette du cinéma français à la fin des années 1940, sa carrière est plus discrète avec la Nouvelle vague...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_G%C3%A9lin

Brenda de Banzie
Née à Manchester (Gb) le 28 juillet 19091 et décédée à Haywards heath (Gb) le 5 mars 1981...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Brenda_De_Banzie

Bernard Miles
voir fiche du film Les Grandes espérances
http://www.citebd.org/spip.php?film1452

Yves Brainville
Né Yves René Marie de La Chevardière de La Grandville le 8 mars 1914 à Paris où il est décédé le 16 novembre 1993.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Brainville

Ralph Truman
voir fiche du film Oliver Twist
http://www.citebd.org/spip.php?film1450

Mogens Wieth
Né le 16 septembre 1919 à Copenhague, décédé le 10 septembre 1962 à Londres.
http://www.imdb.com/name/nm0927692/

Alan Mowbray
Né Alfred Ernest Allen à Londres le 18 août 1896, décédé à Hollywood le 25 mars 1969.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Mowbray

Hillary Brooke
Née Beatrice Peterson à New York le 8 septembre 1914, décédée à Bonsall (Californie).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hillary_Brooke

Christopher Olsen
Né le 19 septembre 1946 à Los Angeles.
http://www.imdb.com/name/nm0647606/

Reggie Nalder
Né Alfred Natzle le 4 septembre 1907 à Vienne et décédé le 19 novembre 1991 à Santa Monica.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Reggie_Nalder

Richard Wattis
Né le 25 février 1912 à Wednesbury (Gb), décédé le 1er février 1975 à Londres.
http://www.imdb.com/name/nm0915077/

Noel Willman
http://www.imdb.com/name/nm0932529/

Alix Talton
Née le 7 juin 1920 à Atlanta (Géorgie), décédée le 7 avril 1992 à Burbank (Californie).
http://www.imdb.com/name/nm0848315/

Carolyn Jones
Née Carolyn Sue Baker à Amarillo (Texas) le 28 avril 1930, décédée à Hollywood le 3 août 1983.
Inoubliable Morticia dans la série tv La Famille Addams...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Carolyn_Jones

George Howe
http://www.imdb.com/name/nm0397823/

Lewis Martin
Né le 1er novembre 1894 à San Francisco, décédé le 21 février 1969 à Los Angeles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lewis_Martin

Richard Wordsworth
Né le 19 janvier 1915 à Halesowen (Gb), décédé le 21 novembre 1993 à Kendal (Gb).
http://www.imdb.com/name/nm0941416/

extrait(s) de presse

Critikat - (...) l’œuvre ne se contente pas d’être un remake clinquant adapté aux exigences du public américain...
Dvd classik - Une chanson, un coup de cymbale, un kidnapping et un complot dont on ne connait pas les motivations : voici les faibles fondations sur lesquelles repose ce film mêlant pourtant habilement et subtilement comédie de mœurs, drame et suspense. A savourer sans modération !
In the mood for cinema - (...) un suspense évidemment haletant, le sens de la mise en scène d'Hitchcock toujours au service du scénario font de ce film un grand et passionnant divertissement que l'on revoit toujours avec autant de plaisir...
Télérama - Le film fourmille de moments formidables...
L'oeil sur l'écran - (...) 12 minutes sans dialogue (mais avec un cri) et son célèbre coup de cymbales tant attendu. Cette séquence fait partie des plus remarquables de l’histoire du cinéma...
Il était une fois le cinéma - Pur divertissement populaire, "L’Homme qui en savait trop" fait figure de classique au sein de l’œuvre d’Hitchcock...