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le bois dont les rêves sont faits

France - 2015 - 2h26
sorti en France le 13 avril 2016
documentaire - film francophone
de

Claire Simon

scénario : Claire Simon
direction de la photographie : Claire Simon
séances : semaine du mercredi 8 juin 2016
mercredi 8 jeudi 9 vendredi 10 samedi 11 dimanche 12 lundi 13 mardi 14
18:30
21:00
11:00*
11:00*
séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
* dimanche 11h00 matinale 3,50 € - dernière séance

synopsis

Il y a des jours où on n’en peut plus de la ville, où nos yeux ne supportent plus de ne voir que des immeubles et nos oreilles de n’entendre que des moteurs... Alors on se souvient de la Nature, et on pense au Bois. On passe du trottoir au sentier et nous y voilà ! La rumeur de la ville s’éloigne, on est dans une prairie très loin. C’est la campagne, la forêt, l’enfance qui revient. On y croit, on y est. C’est une illusion vraie, un monde sauvage à portée de main, un lieu pour tous, riches et pauvres, Français et étrangers, homos et hétéros, vieux et jeunes, vieux-jeu ou branchés. Le paradis retrouvé. Qui sait ?

notes de production

Le Bois dont les rêves sont faits est en réalité le Bois de Vincennes (1), que la réalisatrice Claire Simon apprécie particulièrement et voit comme une sorte de temple mystique et de refuge, qui permet de s’affranchir même de manière illusoire de l’agitation urbaine.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Bois_de_Vincennes

Claire Simon a au l’idée du Bois dont les rêves sont faits en 2013, pendant le tournage de Gare du nord (2) avec Nicole Garcia et Reda Kateb. Pour la réalisatrice, la Gare du nord représenterait une porte de l’enfer tandis que le Bois de Vincennes (1) s’apparenterait davantage à une porte du paradis. Le Bien était d’ailleurs le titre provisoire du projet.
(2) http://www.citebd.org/spip.php?film1132

Alors que Claire Simon s’était rendue au Bois de Vincennes (1) sans caméra, elle a assisté à une scène étonnante mettant en jeu un renard coincé dans les arbres et attirant l’attention de tous les gens alentour. La réalisatrice s’est depuis juré de ne plus jamais oublier son matériel.

Le Bois dont les rêves sont faits a été présenté hors compétition au festival de Locarno (3), où il a fait sensation.
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_international_du_film_de_Locarno_2015

Entretien avec Claire Simon
(alors que débute notre conversation, Claire Simon a ces mots : je fais des films pour les Martiens ! Petite demande d’explication…)
Qu’est-ce qu’un "film pour les Martiens" ?
C’est une façon de dire que je fais des films pour raconter comment on vit. Afin de prendre du recul. C’est l’histoire des "Lettres persanes" (4) : il faut raconter ce qu’on vit comme si on était des étrangers à nous-mêmes. Je dis donc régulièrement que je fais des films pour les Martiens, car je filme ce qui paraît banal, inintéressant, comme si c’était un témoignage sophistiqué de notre façon de vivre, de nos valeurs et des choses auxquelles on croit. Je pense, par exemple, que National gallery (5) de Frederick Wiseman est un film génial pour les Martiens ! Car il raconte ce qu’est notre civilisation et l’Art qui est notre religion. Moi, je m’occupe de la liste des films pour les Martiens, comme ça, quand ils arriveront, je pourrai leur faire une petite formation !...
http://www.bande-a-part.fr/cinema/entretiens/entretien-avec-claire-simon-magazine-de-cinema-le-bois-dont-les-reves-sont-faits/
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Lettres_persanes
(5) http://www.citebd.org/spip.php?film1291

Claire Simon
voir fiche du film Gare du Nord
http://www.citebd.org/spip.php?film1132

extrait(s) de presse

Télérama - Le bois raconte les gens et les gens racontent le bois...
L'Express - Ce bois, c'est un lieu chargé d'érotisme, un lieu de contrastes aussi. La cinéaste le filme comme dans un rêve, sorte de paradis retrouvé et alternative indispensable à un monde stressant et bétonné...
Critikat - Claire Simon confie aimer dans ce bois ce qu’elle y trouve de « fiction de nature » : la ville se fait oublier, mais le visiteur de quelques heures n’est pas pour autant dupe que c’est la main de l’homme qui élabore ce petit carré de sauvagerie disciplinée au milieu de l’urbanité...
Utopia - L’idée de ce documentaire, simple et pourtant si forte, c’est d’avoir conçu le bois comme un petit monde en soi. Tout le monde vient au bois : des hommes et des femmes de tous âges, de tous horizons, de toutes classes...
Le Monde - En apparence, "Le Bois dont les rêves sont faits" n’est pas un film très méthodique. Pour en découvrir la logique (et elle est bien là, comme le loup caché au plus profond de la forêt), il faut s’y perdre, et suivre Claire Simon au hasard des rencontres qu’elle fait...
La Croix - Claire Simon s’est avant tout attachée à nouer le dialogue avec ceux qui hantent le Bois plus qu’ils ne le peuplent dès que le soleil les y invite...
Le Nouvel obs - A mi-chemin entre "Into the Wild", "l’Inconnu du lac" et "The Revenant", le documentaire de Claire Simon s’apparente peu à peu à une fiction où la ville est à la campagne et où Deleuze semble encore vivant...
Philomag - Claire Simon a demandé à Émilie Deleuze, la fille du philosophe, de l’accompagner dans cette errance à travers bois, sur les traces du « fantôme de son père. »