m le maudit - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
accueil > à l'affiche au cinéma > m le maudit

m le maudit

ciné répertoire
M – Eine Stadt sucht einen Mörder
Allemagne - 1931 - 1h51
sorti en France le 8 avril 1932
film - version originale sous-titrée en français
de

Fritz Lang

scénario : Fritz Lang, Thea von Harbou, Paul Falkenberg, Adolph Jang, Karl Vosh
d'après l'oeuvre de : Egon Jacobson
direction de la photographie : Fritz Arno Wagner, Karl Vash
musique ou chansons : extraits de "Peer Gynt"d'Edvard Grieg (sifflé par Fritz Lang)
avec : Peter Lorre (Hans Beckert, alias M), Ellen Widmann (Mme Beckmann), Inge Landgut (Elsie Beckmann), Otto Wernicke (inspecteur Karl Lohmann), Theodor Loos (inspecteur Groeber), Gustaf Gründgens (Schränker, chef de la pègre), Friedrich Gnaß (Franz, cambrioleur), Theo Lingen (l'arnaqueur), Fritz Odemar (le tricheur), Paul Kemp (le pickpocket), Rosa Valetti (l'aubergiste), Hertha von Walther (la prostituée), Hanna Maron (la petite fille), Klaus Pohl (le témoin / le borgne)
séances : semaine du mercredi 18 mai 2016
mercredi 18 jeudi 19 vendredi 20 samedi 21 dimanche 22 lundi 23 mardi 24
18:30*
séance spéciale :
* ciné mardi : "M le mythique" - couplé avec "M" (1951) de Joseph Losey - tarif préférentiel 2 films = 7 € - séance animée avec Hidden circle - soirée dans le cadre du spectacle "M le méchant" à la Nef le 25 mai

synopsis

Dans une cité ouvrière, une mère attend impatiemment le retour de sa fille de l'école, mais un inconnu (dont le visage n'est pas montré à l'écran) réussit à l'attirer avec des sucreries. Après avoir découvert le cadavre, la police intensifie ses efforts de recherche, en vain. Les habitants en viennent à se soupçonner les uns les autres. Les dénonciations anonymes font croître la tension et les policiers sont à bout de forces. Cependant, les rafles et les contrôles incessants dérangent les bandes criminelles dans leurs « affaires ». Aussi la pègre décide-t-elle de chercher elle-même le meurtrier et utilise dans ce but le réseau des mendiants...

notes de production

Dans les années 20 en Allemagne, des cinéastes ont formé un courant artistique qui avait d’abord été expérimenté par des peintres : l’expressionnisme (1). Le Cabinet du docteur Caligari (2) est l’un des films phare de l’expressionnisme. Souvent inspirés de légendes ou de la littérature fantastique, ces films se distinguent par des lumières particulièrement contrastées, des décors graphiques et une esthétique fondée sur la représentation exacerbée des sentiments et des passions. Fritz Lang a réalisé plusieurs longs métrages de cette veine : parmi eux Les Trois Lumières (3), Le Docteur Mabuse (4), Les Nibelungen (5) et Metropolis (6). Si M le maudit n’est pas un film expressionniste, on y sent tout de même l’influence de ce courant notamment au niveau des lumières et des décors.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Expressionnisme
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cabinet_du_docteur_Caligari
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Trois_Lumi%C3%A8res
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Docteur_Mabuse_le_joueur
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Nibelungen_(film,_1924)
(6) http://www.citebd.org/spip.php?film1556

M le maudit est l’avant-dernier film de Fritz Lang avant son exil. Il tourne encore Le Testament du docteur Mabuse (7). Le réalisateur exerçant un certain ascendant sur les nazis (8), Goebbels (9) lui propose de prendre la direction du cinéma allemand bien qu’il soit juif. Fritz Lang refuse et doit fuir l’Allemagne où il court désormais le risque d’être arrêté. Après une halte en France où il signe Liliom (10) avec Charles Boyer dans le rôle principal, il s’installe aux Usa où il va réaliser plus d’une vingtaine de longs métrages jusqu’à la fin des années 50 date à laquelle il retournera en Allemagne finir sa carrière.
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Testament_du_docteur_Mabuse
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Nazisme
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Goebbels
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Liliom_(film,_1934)

On peut voir dans M le maudit un miroir et une critique de la société allemande de l’entre-deux-guerres (11).
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/Entre-deux-guerres
Le groupe des truands qui constitue un véritable monde parallèle et dont les activités sont gênées par les crimes de Hans Beckert peut être rapproché du parti nazi, et son chef Schrenke peut être apparenté à Hitler (12).
(12) https://fr.wikipedia.org/wiki/Adolf_Hitler
La particularité de ce film est de mettre sur un pied d’égalité la contre société de la pègre et les représentants de l’État. Ce lien est réalisé grâce à un montage parallèle avec les deux groupes partant à la recherche de Hans Beckert. Non seulement les fonctionnaires de la République de Weimar (13) sont comparés aux truands, mais en plus ils sont peints sous des traits peu flatteurs car ils se montrent incapables de trouver l’assassin.
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_de_Weimar

Le personnage du meurtrier siffle (14) toujours le même thème quand il va tuer une fillette : c’est un des airs de la grande suite pour orchestre Peer Gynt (15) de Grieg. Cette habitude va le trahir et le faire identifier.
(14) c’est en fait Fritz Lang qui sifflait
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/Peer_Gynt_(suites_orchestrales)

L’acteur allemand Peter Lorre joue ici son premier rôle au cinéma, n’ayant fait jusque là de la figuration. En revanche, il a déjà une solide carrière théâtrale derrière lui commencée à Vienne et poursuivie à Berlin. Après plusieurs longs métrages en Allemagne dans les années trente, il se réfugie en France en 1933 lorsque Hitler prend le pouvoir. Il y tourne notamment Du haut en bas (16) de Georg Wilhelm Pabst. Puis il émigre aux Usa où il interprètera des seconds rôles dans L’ Homme qui en savait trop (17), Le Faucon maltais (18) ou encore Casablanca (19). Il revient temporairement en Allemagne en 1951 pour réaliser le long métrage Der Verlorene (20).
(16) https://fr.wikipedia.org/wiki/Du_haut_en_bas
(17) https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Homme_qui_en_savait_trop_(film,_1934)
(18) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Faucon_maltais_(film,_1941)
(19) https://fr.wikipedia.org/wiki/Casablanca_(film)
(20) http://www.imdb.com/title/tt0044188/

Ce film qui date de 1932 a été d’abord censuré avec des scènes coupées puis interdit par Goebbels (9), une fois Hitler (12) au pouvoir. Le cinéaste raconte dans le livre d’Eric Leguèbe Un Siècle de cinéma américain que Goebbels (9) avait utilisé des séquences de M le maudit dans un documentaire édifiant sur l’art dégénéré.

Une des questions que soulève ce film est celle de la justice et de la responsabilité des malades. Le criminel Hans Beckert est un malade qui dit tuer malgré lui. Mais est-il responsable des atrocités qu’il commet ? Le tribunal populaire qui s’improvise pour le juger réclame la peine de mort à son encontre. Mais la police le soustrait à sa vindicte.
Et un carton mentionne Maintenant nous devrons surveiller nos enfants. Dans son livre Cinéma et histoire, Marc Ferro (21) interprète cette phrase comme une méfiance de Fritz Lang à l’égard de la République de Weimar (13) et sous-entend même qu’il aurait pu être influencé à ce sujet par sa seconde femme et scénariste Thea von Harbou. Il finira par se séparer d’elle car elle deviendra nazie et voudra rester en Allemagne sous Hitler (12).
http://www.cineclubdecaen.com/analyse/livres/cinemaunevisiondelhistoire.htm
(21) https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Ferro

Fritz Lang était particulièrement sensibilisé aux problèmes de la justice criminelle. Sa première femme s’était suicidée en le trouvant dans les bras de Thea von Harbou. Il avait ensuite été accusé de meurtre puis disculpé.

Le film est inspiré d’un fait divers. Peter Kürten (22) aurait tué pour la première fois à l’âge de 9 ans puis il aurait entrepris une véritable série de meurtres sadiques à 20 ans en 1913 tout en se mariant et en gardant une allure de bourgeois respectable. Dans les années 20, il terrorise la ville de Düsseldorf par des crimes particulièrement atroces, la police constate des actes de vampirisme, d’où son surnom de vampire de Düsseldorf. Il est arrêté 14 mai 1930 et guillotiné le 2 juillet 1931 pour neuf meurtres, trois viols et sept tentatives de meurtres. Mais ses victimes seraient beaucoup plus nombreuses. Le caractère sexuel de ses crimes et le fait qu’il s’attaque non seulement à des jeunes filles mais aussi à des femmes et des hommes n’a pas été repris par Fritz Lang dans M le maudit.
(22) https://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_K%C3%BCrten

Joseph Losey a fait un remake de ce film (23) où l’action est transposée à Los Angeles. A noter : c’est le même producteur Nebenzal Seymour (24) qui a financé les deux films.
(23) https://fr.wikipedia.org/wiki/M_(film,_1951)
(24) https://fr.wikipedia.org/wiki/Seymour_Nebenzal
El Vampiro negro (25) est une version argentine datant de 1953 et réalisé par Roman Vinoly Barreto. Nathan Pinzon tient le rôle du meurtrier.
(25) http://www.imdb.com/title/tt0202054/
Robert Hossein a signé un film inspiré du même fait divers : Le Vampire de Dusseldorf (26). Le réalisateur y tient le rôle du meurtrier.
(26) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Vampire_de_D%C3%BCsseldorf

Il s’agit du premier film parlant de Fritz Lang qui avait jusqu’alors dirigé plus d’une douzaine de films muets y compris Metropolis (6). Avec le temps, M le maudit est devenu un classique reconnu, rivalisant avec les autres œuvres de Lang pour le titre d’opus magnum. Pendant des années après la sortie du film, Peter Lorre est resté catalogué comme un méchant pour y avoir été un meurtrier d’enfants (et, c’est sous-entendu, un pédophile). M le maudit a été aussi un pionnier dans l’utilisation du leitmotiv (Dans l’antre du roi de la montagne (27), extrait de Peer Gynt d’Edvard Grieg) pour donner plus d’intensité à l’accompagnement musical.
(27) https://fr.wikipedia.org/wiki/Dans_l%27antre_du_roi_de_la_montagne

La ville où se déroule l’action n’est pas nommée, et on pourrait croire qu’il s’agit de Düsseldorf, d’après les titres en italien et espagnol M, le monstre de Düsseldorf. Pourtant, Fritz Lang décide de faire se dérouler le film à Berlin. Plusieurs indices dans le film permettent au spectateur de comprendre qu’ils sont à Berlin : une publicité pour un journal berlinois, la carte de Berlin dans le bureau du commissaire, le fait que le commissaire parle d’une ville de 4 millions d’habitants (ce qui ne pouvait, à l’époque, correspondre qu’à Berlin), le nom Alex qui fait référence à l’Alexanderplatz (28) est également cité plusieurs fois.
(28) https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexanderplatz

Dans Les Films clés du cinéma (29), Claude Beylie (30) décrit M comme « […] un magistral exercice de style, un modèle absolu de mise en scène, considérée comme une mise en équation de tous les éléments constitutifs du film. Le moindre détail est chargé de sens, les plans s’imbriquent selon un ordre infaillible3. »
(29) http://www.bibliotheques-clermontcommunaute.net/s/search.php?action=Record&id=clerco_R0291424030OE
(30) https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Beylie

Pour son film, Fritz Lang s’est inspiré des Heimatklänge et des Deutsche kraft (31), des clubs qui, sous couvert de promotion du sport, vivaient en partie de revenus provenant du chantage ou de la prostitution. À la fin des années 1920, ils comptaient environ 1 000 membres. Ces clubs avaient un code d’honneur très strict.
(31) https://fr.wikipedia.org/wiki/Deutsche_Jungend_Kraft_(Allemagne)

Le titre original de M le maudit est en allemand : M - Eine Stadt sucht einen Mörder, ce qui veut dire M - Une ville cherche un meurtrier (le mot meurtrier prenant en allemand une majuscule comme tous les noms communs).
Le film devait d’abord s’appeler Mörder unter uns (Les Assassins sont parmi nous). C’est sous ce titre que Lang sollicita la location de l’ancien hangar à zeppelins (32) de Staaken, reconverti en studio de cinéma. Il se vit répondre par le directeur qu’il ne l’aurait pas. Lang comprit pourquoi : dans la discussion, il avait vu l’insigne nazi (8) épinglé au revers de la veste du directeur. Celui-ci craignait que le titre concerne le mouvement nazi (8). Aussi bien, l’autorisation fut-elle accordée dès qu’il comprit que l’histoire concernait un assassin d’enfants.
Le tournage du film dura seulement six semaines, de janvier à mars 1931.
Le film ne s’inspire pas seulement de l’affaire Peter Kürten (22) (le Vampire de Düsseldorf), mais se base sur une vague de meurtres d’enfants qui ensanglanta l’Allemagne durant les années 1920, dont celle de la ville de Breslau qui se déroula en 1929 (33), et outre Kürten, sur les meurtriers Fritz Haarmann (34), Karl Grossman (35), Karl Denke (36).
(32) https://fr.wikipedia.org/wiki/Zeppelin
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_Zeppelins
(33) ce que dément Fritz Lang dans un entretien aux Cahiers du cinéma (voir plus bas)
(34) https://fr.wikipedia.org/wiki/Fritz_Haarmann
(35) https://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Gro%C3%9Fmann
(36) https://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Denke

On a largement oublié de nos jours qu’il y eut une version française du film de Fritz Lang et Thea von Harbou...
La version doublée en français de M – qu’on appellera Le maudit – ne doit aucune de ses variantes à l’auteur Fritz Lang. Elle les doit aux auteurs français de l’adaptation, Roger Goupillières (37) et André Lang (38), qui sont très présents dans l’accueil critique comme dans la publicité ou les informations concernant le film...
http://decadrages.revues.org/702
(37) https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Goupilli%C3%A8res
(38) https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Lang

Après les grandes fresques des Nibelungen (5), Metropolis (6) et La Femme sur la lune (39), je me suis intéressé davantage aux êtres humains, aux mobiles de leurs actes. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, M le maudit n’était pas tiré de la vie de l’infâme assassin de Düsseldorf, Peter Kürt. Il se trouve qu’il avait juste commencé sa série de meurtres pendant que Thea von Harbou et moi étions en train d’écrire le scénario. Le script était terminé bien avant qu’il ne soit pris.
En fait, la première idée du sujet du film M m’est venue en lisant un article dans les journaux. Je lis toujours un peu les journaux en quête d’un point de départ pour une histoire. A cette époque, je travaillais avec la Scotland yard de Berlin (à Alexanderplatz) (28), et j’avais accès à certains dossiers dont la teneur était assez confidentielle. C’étaient des rapports sur d’innombrables assassins comme Grossman de Berlin (35), le terrible "ogre" de Hanovre (34) (qui a tué tant de jeunes gens) et d’autres criminels de même acabit.
Pour le jugement, dans M, je reçus l’aide inattendue d’une organisation de malfaiteurs parmi lesquels je m’étais fait des amis au début de mes recherches pour le film. En fait, j’ai vraiment utilisé douze ou quatorze de ces hors-la-loi (40), qui n’étaient pas effrayés à l’idée d’apparaître devant ma caméra car ils avaient déjà été photographiés par la police...

Fritz Lang in Les Cahiers du cinéma (1966)
http://7-art.blogspot.fr/2007/08/m-le-maudit-fritz-lang-1931.html
(39) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Femme_sur_la_Lune
(40) La production avait embauché de véritables malfrats pour le tournage, pour que cela fasse vrai.

Fritz Lang
voir fiche du film La Rue rouge
http://www.citebd.org/spip.php?film1244

Thea von Harbou
Née le 27 décembre 1888 à Tauperlitz, décédée le 1er juillet 1954 à Berlin.
Leur couple (avec Fritz Lang) ne survécut pas (ce dernier ne supportant plus les penchants nazis de son épouse)...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Thea_von_Harbou

Paul Falkenberg
http://www.imdb.com/name/nm0266239/

Fritz Arno Wagner
voir fiche du film Nosferatu le vampire
http://www.citebd.org/spip.php?film1346

Karl Vash
http://www.imdb.com/name/nm0890425/

Edvard Grieg
Né Edvard Hagerup Grieg le 15 juin 1843 à Bergen où il est décédé le 4 septembre 1907.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Edvard_Grieg

Peter Lorre
Né László Löwenstein le 26 juin 1904 à Rózsahegy (actuelle Slovaquie) et décédé le 23 mars 1964 à Los Angeles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Lorre

Ellen Widmann
Née le 15 décembre 1894 à Bienne et décédée le 22 octobre 1985 à Zurich.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ellen_Widmann

Inge Landgut
http://www.imdb.com/name/nm0484737/

Otto Wernicke
Né Otto Karl Robert Wernicke le 30 septembre 1893 à Osterode am Harz et décédé le 7 novembre 1965 à Munich.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Otto_Wernicke

Theodor Loos
Né le 18 mai 1883 à Zwingenberg (Empire allemand) et décédé le 27 juin 1954 à Stuttgart.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Theodor_Loos

Gustaf Gründgens
Né le 22 décembre 1899 à Düsseldorf et décédé le 7 octobre 1963 à Manille (Philippines).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gustaf_Gr%C3%BCndgens

Friedrich Gnaß
Né le 13 novembre 1892 à Langendreer, décédé le 8 mai 1958 à Berlin.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Gna%C3%9F

Theo Lingen
Né Franz Theodor Schmitz le 10 juin 1903 à Hanovre et décédé le 10 novembre 1978 à Vienne.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Theo_Lingen

Fritz Odemar
Né Fritz Otto Emil Odemar le 31 janvier 1890 à Hanovre, décédé le 6 mai 1955 à Munich.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fritz_Odemar

Paul Kemp
http://www.imdb.com/name/nm0447349/

Rosa Valetti
Née le 17 mars 1878 à Berlin et décédée le 10 décembre 1937 à Vienne.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosa_Valetti

Hertha von Walther
Née à Hildesheim le 12 juin 1903 et décédée à Munich le 12 avril 1987.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hertha_von_Walther

Hanna Maron
http://www.imdb.com/name/nm0581116/

Klaus Pohl
Né le 1er novembre 1883 à Vienne et décédé le 28 novembre 1958 à Garsten (Autriche).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Klaus_Pohl

extrait(s) de presse

Arte - Le premier film parlant de Fritz Lang est aussi sans doute le premier film policier moderne : Lang s'inspire des faits divers de l'époque, se renseigne sur les méthodes de la police criminelle, interroge des psychiatres sur les tueurs en série.
Télérama - Le film a la curieuse prescience d'un « nouveau mal », un noir fléau qui pourrait être assimilé au nazisme.
Cadrage - "M le maudit" est à travers son portrait pessimiste de la République de Weimar, sa tendance au documentaire et ses nombreuses analogies laissant présager l’avènement du nazisme une toile réaliste et anticipatrice du destin de l’Allemagne des années trente...
Claude Beylie - Les films-clés du cinéma (Ed. Bordas - 1987) - Aucun film, mieux que M le Maudit, n'a su mettre en évidence le poids du destin qui accable l'individu, destin incarné par la pieuvre sociale dans toute son arrogance.
Le Figaro - Chef-d'œuvre glaçant de modernité, qui continue aujourd'hui encore d'inspirer les réalisateurs du monde entier, le premier film parlant du réalisateur de "Metropolis" s'impose aussi comme le tout premier film policier du cinéma...
Cinéma fantastique - "M le maudit" est une œuvre tragique ingénieuse débarrassée de toute moralisation simpliste. Un caviar cinématographique dont les sifflements lancinants hantent largement les esprits.
Courte focale - Son film est un immense chef-d’œuvre.
Stalker - "M le maudit" était le film préféré de Lang, ainsi qu'il le confiait au couple joué par Brigitte Bardot et Michel Piccoli en 1963 dans "Le Mépris" de Jean-Luc Godard où Lang interprète son propre rôle...