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tempête

France - 2015 - 1h29
sorti en France le 24 février 2016
Bayard d'Or du meilleur film festival international du film francophone Namur 2015
film - film francophone
de

Samuel Collardey

scénario : Samuel Collardey, Catherine Paillé
direction de la photographie : Samuel Collardey
avec : Dominique Leborne (Dom), Matteo Leborne (Matteo), Mailys Leborne (Mailys), Vincent Bessonnet (Vincent), Claude-Estelle Guitter (gynécoloque), Patrick d'Assumçao (patron de Dom), Sandra Richard (enquêtrice sociale), Chantal Leborne (mère de Dom), Carole Perineau (vendeuse), Jean-François Leborne (oncle de Dom), Loulou Moriceau (pêcheur), Marc Brunet (banquier)
séances : semaine du mercredi 4 mai 2016
mercredi 4 jeudi 5 vendredi 6 samedi 7 dimanche 8 lundi 9 mardi 10
16:15
16:15
16:15*
séance spéciale :
* dimanche 16h15 dernière séance

synopsis

A 36 ans, Dom est marin pêcheur en haute mer et ne rentre que quelques jours par mois à terre. En dépit de ses longues absences, il a la garde de ses deux enfants. Dom fait tout pour être un père à la hauteur. Il rêve même d’avoir sa propre affaire, un petit bateau de pêche à la journée qu’il exploiterait avec son fils. Assez grands pour s’assumer, Mailys et Mattéo n’en sont pas moins deux adolescents qui font leurs propres expériences. L’une d’elles, malheureuse, va forcer Dom à faire un choix entre son métier au grand large et sa vie de famille...

notes de production

C’est lorsque la scénariste Catherine Paillé tournait un court métrage aux Sables d’Olonne (1) qu’elle a rencontré Dominique Leborne. Les deux personnes se sont alors liées d’amitié et c’est de cette manière que Catherine Paillé a écrit le rôle pour Dominique Leborne, personnage principal de Tempête. À l’époque où je l’ai rencontré, il vivait avec son fils mais plus avec sa fille. Il souffrait de cette situation, sa fille aussi. Il parlait aussi de prendre un petit bateau, de naviguer avec son fils qui était à l’école des pêches… J’y ai vu la promesse d’une histoire, la possibilité d’un film, se souvient Samuel Collardey.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Sables-d%27Olonne

Pour les besoins du scénario, Samuel Collardey a passé un an à faire des séjours réguliers chez Dominique Leborne, en habitant chez lui et bien sûr en partant en mer avec lui : à ce moment-là, il ne faisait plus le grand métier de marin. Il était à l’école des pêches afin d’obtenir son diplôme de patron et vivait de petits boulots, j’avais le temps de le voir. Je l’ai beaucoup suivi dans cette période difficile où il avait peu d’argent, des difficultés à se chauffer, à payer l’eau chaude. Mon travail consistait à vivre et discuter avec lui, à observer, prendre des notes, engranger un maximum de choses, confie le metteur en scène.

Pour sublimer les personnages de Tempête sans pour autant amoindrir le réel, aucun artifice comme le maquillage, les costumes ou les décors n’a été utilisé. Samuel Collardey ne voulait par ailleurs pas utiliser une petite caméra suiveuse mais le 35 mm (2) et le scope (3) pour accentuer le côté fiction du film. Le but était donc de donner forme à une image cinéma où l’on suit la réalité telle qu’elle.
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Format_35_mm
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/CinemaScope

Samuel Collardey a fait équipe avec le compositeur Vincent Giraud. Les deux hommes avaient déjà collaboré sur L’Apprenti (4). Pour Tempête, il n’a pas voulu utiliser plus de musique que dans ses deux précédents films : la musique est assez proche de celle de ce premier film mais cette fois-ci les arrangements sont plus amples et rugueux, comme le personnage. Je voulais trouver la sonorité de Dom, utiliser beaucoup de guitare électrique, de basse.
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Apprenti_(film)

Entretien avec Samuel Collardey
Avec "Tempête", vous travaillez la matière documentaire comme dans "L’Apprenti" mais avec un désir assumé de fiction.
Ce film est le résultat d’un cheminement. Après L’Apprenti (4), je voulais faire un film plus narratif, avec une dramaturgie plus complexe. J’ai réalisé Comme un lion (5) mais je me suis rendu compte que j’étais allé trop loin dans la fiction. Ce deuxième film était lui aussi tiré d’une histoire vraie mais le problème était que le gamin qui me l’avait inspiré ne voulait pas être filmé. Il a donc fallu repasser par la fiction, faire jouer un autre enfant qui avait des rêves proches du personnage mais il n’empêche, il s’agissait d’interprétation pure, avec des acteurs, des décors que l’on a loués. Une fois le film fini, j’ai eu l’impression d’avoir un peu perdu ce qui était la force de L’Apprenti (4) : une véracité, une mise en scène brute, un côté accidenté. En plus de ça, j’ai travaillé avec une grosse équipe - une vingtaine de personnes, ce qui reste une petite équipe pour certains mais pas pour moi. Du coup pour le troisième film, je voulais retrouver un juste milieu...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/tempete,342055
(5) http://www.citebd.org/spip.php?film971

Samuel Collardey
voir fiche du film Comme un lion
http://www.citebd.org/spip.php?film971

Catherine Paillé
voir fiche du film Comme un lion
http://www.citebd.org/spip.php?film971

Dominique Leborne
http://culturebox.francetvinfo.fr/cinema/evenements/dominique-leborne-marin-pecheur-vendeen-prime-a-la-mostra-de-venise-227521

extrait(s) de presse

Paris match - Le mélange de fiction et de documentaire fait ici merveille: difficile de ne pas être ému par le combat ordinaire de Dom, surtout que le cinéaste prend bien soin à ne jamais forcer le trait et lui imposer une trajectoire doloriste.
Le Nouvel obs - La rupture entre Dom et Mailys, la complicité qui unit le père et le fils, la lutte de Dom pour gagner son indépendance, tout cela "passe" l’écran et touche le spectateur au plus profond.
Critikat - Si ce cinéma n’atteint pas la force qu’on pourrait attendre de ses sujets, de sa méthode, ses capacités d’écoute, de respect, de mise en évidence de ce qui échappe à la dramaturgie la plus balisée sont des plus bienvenues.
La Croix - Entre Ken Loach et les frères Dardenne, Samuel Collardey, le réalisateur, appartient à cette lignée de cinéastes qui collent au réel.
àVoir-àLire - Un film humain et généreux qui parle de famille, de transmission et de classes sociales, thèmes chers au réalisateur. On navigue en pleine vie, c’est plein de creux et de bosses et on aime ça.
Télérama - En scénarisant à peine cette tranche de vie, Samuel ­Collardey réalise une expérience de ­fiction au plus près du réel...
Les Inrocks - Comme dans ses précédents films, le regard de Collardey est attentif, précis, sobre, à la fois rugueux et stylisé, ancré dans le réel mais filmé en Scope, un peu dans la veine des Dardenne, ou d’un Ken Loach sans la pesanteur idéologico-moralisatrice...
Abus de ciné - De quoi être encore plus bouleversé par cette tempête qu’on venait de prendre en pleine figure. "Tempête", une oeuvre forte à découvrir.