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el clan

Argentine, Espagne - 2015 - 1h52
sorti en France le 10 février 2016
Lion d'argent du meilleur réalisateur Mostra de Venise 2015
interdit aux moins de 12 ans
film - version originale sous-titrée en français
de

Pablo Trapero

scénario : Pablo Trapero, Julian Loyola, Esteban Student
direction de la photographie : Julián Apezteguia
musique ou chansons : Sebastián Escofet
avec : Guillermo Francella (Arquímedes Puccio), Peter Lanzani (Alejandro Puccio), Antonia Bengoechea (Adriana Puccio), Gastón Cocchiarale (Maguila Puccio), Stefanía Koessl (Mónica), Raymond E. Lee (Dirigent), Franco Masini (Guillermo Puccio), Fernando Miró (Anibal Gordon), Giselle Motta (Silvia Puccio), Juan Cruz Márquez de la Serna (Oveja Gonzalo), Lili Popovich (Epifanía Puccio)
séances : semaine du mercredi 6 avril 2016
mercredi 6 jeudi 7 vendredi 8 samedi 9 dimanche 10 lundi 11 mardi 12
16:15
11:00*
16:15
14:00
séance spéciale :
* samedi 11h00 matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 13 avril 2016
mercredi 13 jeudi 14 vendredi 15 samedi 16 dimanche 17 lundi 18 mardi 19
20:45
14:00
21:00
11:00*
séance spéciale :
* dimanche 11h00 matinale 3,50 € - dernière séance

synopsis

Dans l'Argentine du début des années quatre-vingt, un clan machiavélique, auteur de kidnappings et de meurtres, vit dans un quartier tranquille de Buenos Aires sous l'apparence d'une famille ordinaire. Arquimedes, le patriarche, dirige et planifie les opérations. Il contraint Alejandro, son fils aîné et star du rugby, à lui fournir des candidats au kidnapping...

notes de production

El Clan s’inspire de l’affaire Puccio (1) et se centre sur les quatre enlèvements les plus connus perpétrés par la célèbre famille criminelle Puccio à Buenos Aires (2) entre 1982 et 1985. Ces enlèvements, qui ont donné lieu à l’assassinat des victimes malgré le paiement des rançons, ont été commis par un père de famille, Arquimedes Puccio, avec la complicité de toute sa famille... Cet homme travaillait pour les services de renseignements militaires et fut mis au chômage technique par la fin de la dictature en 1983 (3). C’est à ce moment qu’il a commencé à planifier des enlèvements. Une des raisons ayant rendu cette affaire célèbre provient du milieu très aisé de cette famille criminelle dont le fils, Alejandro Puccio, était un célèbre rugbyman jouant pour l’équipe nationale ! Le père fut condamné mais n’avoua rien et mourut à 84 ans. Derrière les barreaux, il étudia le droit et devint même avocat à sa sortie... Le fils mourut quant à lui en 2008 après avoir passé plus de 20 ans en prison.
(1) La justice ayant conclu à la non-culpabilité des femmes et du plus jeune fils, Trapero marche sur des œufs. Sa chronique fait d’Arquimedes, ex-diplomate et bureaucrate débarqué à la fin de la dictature, un monstre froid avec un ascendant peu commun sur les siens. Lorsqu’il se lance dans le business du kidnapping (pour maintenir leur standing de vie ?), il possède apparemment déjà une certaine expérience en plus de deux fidèles complices. Pour détourner les soupçons, il se réclame de groupuscules gauchistes lorsqu’il lance ses demandes de rançon. Mais comment le reste de la famille aurait-il pu ignorer que ses victimes étaient séquestrées dans la cave de leur maison ?
https://www.letemps.ch/culture/2016/02/09/clan-kidnappeurs
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Buenos_Aires
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Dictature_militaire_en_Argentine_(1976-1983)

Le film se focalise plus précisément sur la manipulation du fils aîné rugbyman par son père et ses tentatives pour échapper à son emprise.

Le film a très bien marché en Argentine depuis sa sortie le 13 août 2015 puisqu’il a attiré deux millions et demi de spectateurs dans les salles obscures (ce qui est plus que Mission impossible rogue nation) (4). Pourtant, Pablo Trapero a dû batailler ferme pour imposer le projet au milieu des années 2000 lorsqu’il a commencé à témoigner de son envie de mettre en images le fait divers.
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mission_impossible_:_Rogue_Nation

Après Elefante blanco (5), son dernier film avant El Clan, Pablo Trapero était parti sur un autre projet : un film qu’il aurait tourné en Inde d’après un roman de Vikas Swarup, l’auteur de Slumdog millionaire (6). Mais finalement, un acteur pressenti s’est retiré et c’est là qu’il s’est senti apte à faire El Clan.
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Elefante_blanco
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Slumdog_Millionaire

Pablo Trapero et son équipe ont dû se livrer à un important travail de documentation sur la famille (lecture des journaux de l’époque, accès au dossier d’instruction, entretiens avec les juges de l’enquête et les familles des victimes, etc.) : en fait, on s’est retrouvés à faire du journalisme « old school » ; une véritable enquête de voisinage aussi, façon détective privé, en allant sonner à la porte des maisons voisines de celle des Puccio ; ou en rencontrant les copains du club de rugby d’Alejandro !

En 2012, 5 mois avant de mourir, le père Puccio a eu vent du projet du film et a cherché à contacter Pablo Trapero. Le criminel était toujours dans le déni et voulait que le réalisateur écoute sa version des faits.

Pablo Trapero a confié le rôle de l’effrayant patriarche à Guillermo Francella qui est un acteur surtout très connu dans le pur registre de la comédie. Le cinéaste explique : je craignais qu’il refuse de camper le méchant du film. Mais à ma grande surprise il m’a tout de suite dit oui, très excité par cette idée. D’autant qu’il avait habité non loin du quartier où s’étaient déroulé les faits et qu’il faisait partie au départ des gens persuadés que Puccio avait été la victime d’une méprise.

S’il devait définir la catégorie générique de El Clan, Pablo Trapero dirait qu’il s’agit d’un mélange entre un mélodrame et un thriller, avec des emprunts au film de genre. Le metteur en scène a aussi voulu y glisser de petits clins d’œil au cinéma de Luis Buñuel (7). https://fr.wikipedia.org/wiki/Luis_Bu%C3%B1uel

Entretien avec Pablo Trapero
Quand avez-vous commencé à vous intéresser à ce terrible fait divers ?
J’avais 13, 14 ans lorsque cette histoire complètement folle a commencé de défrayer la chronique. Elle a tout de suite fasciné l’adolescent que j’étais. Les années passant, et à mesure qu’on découvrait des choses sur l’affaire - très opaque au début - j’avais l’intuition que ce serait un excellent point de départ pour un scénario. Les faits me trottaient d’ailleurs toujours dans la tête lorsque j’ai commencé mes études de cinéma et puis les événements et les rencontres m’ont conduit sur d’autres chemins. Pour autant, l’idée d’en faire « quelque chose » un jour ne m’a jamais quitté...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/el-clan,343147

Pablo Trapero
Né le 4 octobre 1971 à San Justo.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pablo_Trapero

Julian Loyola
http://www.imdb.com/name/nm2265326/

Esteban Student
http://www.imdb.com/name/nm1167870/

Julián Apezteguia
http://www.imdb.com/name/nm1158312/

Sebastián Escofet
http://www.imdb.com/name/nm1029303/

Guillermo Francella
http://www.imdb.com/name/nm0289856/

Peter Lanzani
https://fr.wikipedia.org/wiki/Juan_Pedro_Lanzani

Antonia Bengoechea
http://www.imdb.com/name/nm3741238/

Stefanía Koessl
http://www.imdb.com/name/nm7506707/

Raymond E. Lee
http://www.imdb.com/name/nm5869319/

Lili Popovich
http://www.imdb.com/name/nm1840673/

extrait(s) de presse

La Croix - Par une mise en scène nerveuse, électrique, tendue, Pablo Trapero joue habilement du contraste entre l’honorabilité et la pathologie meurtrière d’un homme qui veut préserver sa petite entreprise criminelle, entre la préparation méticuleuse des enlèvements et des ellipses saisissantes qui accélèrent le récit.
Le Parisien - Un film fort, déroutant, perturbant, qui dresse un portrait glaçant des Puccio.
Première - De ce fait divers qui a marqué l’Argentine, Pablo Trapero tire une tragi-comédie à la mise en scène flamboyante.
Fiches du cinéma - Entre mélo familial, saga criminelle et évocation des derniers feux de la dictature argentine, Pablo Trapero minore ses penchants tragiques au profit d'une farce noire et violente. Efficace, et plus retors qu'il n'y paraît.
Télérama - Tout est vrai dans le film et tout y est fou.
Le Nouvel obs - Trapero est un filmeur hors pair, il a le sens de l’atmosphère et de bons goûts musicaux...
àVoir-àLire - Pablo Trapero nous montre comment un décor familier peut se révéler être la couverture d’une horrible vérité. Même si certains passages semblent redondants, ce thriller historique est porté par une mise en scène maîtrisée et un acteur principal magnétique et glaçant.
Utopia - Dans la continuité de Pablo Larrain avec "El Club" ou de Patricio Guzman avec "Le Bouton de nacre", le cinéma sud américain nous rappelle que les fantômes du passé ne sont jamais très loin, en Argentine comme au Chili, et toujours prêts à montrer leurs tristes figures.