the assassin - la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image
familles et jeune public groupes scolaires et parascolaires visiteurs en situation de handicap
FR | EN
accueil > à l'affiche au cinéma > the assassin

the assassin

聶隱娘, Nie yinniang
Taïwan, Chine, Hong Kong - 2015 - 1h45
sorti en France le 9 mars 2016
Prix de la mise en scène.Cannes 2015
film - version originale sous-titrée en français
de

Hou Hsiao-hsien

scénario : Chu Tien-wen
direction de la photographie : Mark Lee Ping-Bin
musique ou chansons : Lim Giong
avec : Shu Qi (Nie Yinniang, l'assassin éponyme), Chang Chen (Tian Ji'an, cousin/ ex-fiancé de Nie Yinniang et gouverneur militaire au pouvoir), Zhou Yun (Dame Tian, l'épouse de Tian Ji'an), Satoshi Tsumabuki (le polisseur de miroirs), Ethan Juan (Xia Jing, le garde du corps de Tian Ji'an), Hsieh Hsin-Ying (Huji, concubine de Tian Ji'an et danseuse), Dahong Ni (Nie Feng, le père de Nie Yinniang et prévôt de Tian Ji'an), Yong Mei (Nie Tian), Fang-Yi Sheu (Princesse Jiacheng/Princesse Jiaxin sa sœur jumelle, devenue nonne taoïste), Lei Zhenyu (Tian Xing)
séances : semaine du mercredi 9 mars 2016
mercredi 9 jeudi 10 vendredi 11 samedi 12 dimanche 13 lundi 14 mardi 15
14:00
18:30
20:40
18:30
20:40
18:30
21:00
11:00*
14:00
18:30
21:00
11:00*
14:00
16:10
18:30
20:40
20:40
séance spéciale :
* matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 16 mars 2016
mercredi 16 jeudi 17 vendredi 18 samedi 19 dimanche 20 lundi 21 mardi 22
18:30
20:35
18:30
21:00
11:00*
18:30
20:35
18:30
séance spéciale :
* matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 23 mars 2016
mercredi 23 jeudi 24 vendredi 25 samedi 26 dimanche 27 lundi 28 mardi 29
14:00
11:00*
14:00
11:00*
14:00*
séance spéciale :
* matinale 3,50 €
* dernière séance

synopsis

Chine, IXe siècle. Nie Yinniang revient dans sa famille après plusieurs années d’exil. Son éducation a été confiée à une nonne qui l’a initiée dans le plus grand secret aux arts martiaux. Véritable justicière, sa mission est d'éliminer les tyrans. A son retour, sa mère lui remet un morceau de jade, symbole du maintien de la paix entre la cour impériale et la province de Weibo, mais aussi de son mariage avorté avec son cousin Tian Ji’an. Fragilisé par les rébellions, l'Empereur a tenté de reprendre le contrôle en s'organisant en régions militaires, mais les gouverneurs essayent désormais de les soustraire à son autorité. Devenu gouverneur de la province de Weibo, Tian Ji'an décide de le défier ouvertement. Alors que Nie Yinniang a pour mission de tuer son cousin, elle lui révèle son identité en lui abandonnant le morceau de jade. C'est maintenant qu'elle va devoir choisir entre sacrifier l'homme qu’elle aime ou rompre définitivement avec "l'ordre des Assassins"...

notes de production

L’action de The Assassin se déroule en Chine durant le 9ème siècle sous le règne de la dynastie des empereurs Tang (1). Le film est inspiré d’un chuanqi (2), une courte nouvelle intitulé Nie Yinniang. Ce format était très répandu à l’époque à travers l’art romanesque.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_empereurs_de_la_dynastie_Tang
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Chuanqi_(nouvelle)

C’est la troisième fois qu’Hou Hsiao-Hsien dirige la comédienne Shu Qi après Millennium mambo (3) et Three times (4). Chang Chen travaille quant à lui pour la seconde fois avec le cinéaste après Three times (4), film dans lequel il donnait déjà la réplique à Shu Qi.
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Millennium_Mambo
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Three_Times

Le réalisateur Hou Hsiao-Hsien s’est beaucoup documenté sur l’époque en lisant notamment de nombreuses annales et chroniques historiques. Le cinéaste tenait à ce que le moindre détail paraisse réaliste et authentique, des costumes à la manière dont les gens mangeaient.

Un conte célèbre en Chine se retrouve dans The Assassin, il s’agit de L’oiseau bleu et du miroir. Ce récit est tellement ancré dans la culture populaire du pays que les mots chinois miroir et oiseau sont devenus synonymes.

Bien que The Assassin soit un film d’action comprenant plusieurs scènes de combat, Hou Hsiao-Hsien préfère qu’on ne le compare pas à un simple film de kung fu (5). En effet, le cinéaste revendique plutôt l’influence des films japonais de samouraï (6) comme ceux d’Akira Kurosawa (7) que celle des films de sabre chinois avec des guerriers qui volent dans les airs : d’un point de vue réaliste qui tient à mon tempérament. Les guerriers qui volent dans les airs, qui font des pirouettes au plafond, ce n’est pas tout à fait mon style, je ne suis pas fait pour ça et j’en serais incapable. Mon style, c’est de rester sur terre. Les scènes de voltige dans The Assassin sont comme des citations de ces films de genre mais certainement pas le fond de l’intrigue, explique le metteur en scène.
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Arts_martiaux_chinois
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Samoura%C3%AF
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Akira_Kurosawa

La comédienne principale de The Assassin, Shu Qi, s’est tellement investie dans son rôle qu’elle n’a pas hésité à payer de sa personne. En effet, compte tenu des nombreuses scènes de combat présentes dans le film, la comédienne repartait couvertes de bleus à la fin de chaque jour de tournage de ce genre de scènes.

Le réalisateur Hou Hsiao-Hsien n’a inclus aucun gros plan dans The Assassin, privilégiant les cadres plus larges et les plans-séquences : j’affectionne les longs plans-séquences qui englobent l’arrière-plan des personnages, le contexte des objets qui les entourent, voire les paysages. Un long plan-séquence permet d’aller plus loin, toujours plus loin. Capter l’ensemble des choses en une seule fois. Je n’aime pas les effets de montage qui théâtralisent l’action, qui, physiquement, hachent le mouvement, affirme le cinéaste.

Les extérieurs de The Assassin ont été tournés en décors réels en Mongolie intérieure (8) et dans la province de Hubei (9), en Chine. Hou Hsiao-Hsien a été fasciné par ces paysages magnifiques de forêts et de lacs. Les paysans vivants dans ces contrées et présents dans le film sont d’ailleurs de vrais paysans qui ne changeaient rien à leur manière de vivre lorsque le cinéaste filmait ses scènes. Ils ont même été une source d’inspiration pour le metteur en scène.
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mongolie-Int%C3%A9rieure
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Hubei

Sur le plateau, Hou Hsiao-Hsien préfère laisser les acteurs s’approprier eux-mêmes les scènes, c’est pour cette raison qu’il n’est pas un metteur en scène qui dirige de manière trop stricte ses comédiens : je ne suis pas un cinéaste qui dirige ses acteurs de trop près, en les touchant ou en leur chuchotant des trucs à l’oreille. Bien sûr, ils ont lu le scénario mais après, concrètement, sur le tournage, je les laisse faire, je les laisse filer. C’est peut-être une question d’éducation, de politesse, de tact. Je ne m’approche pas trop près de leurs corps, de leurs visages. Pour ne pas les perturber dans ce qu’ils apportent d’eux mêmes aux personnages. Mon travail consiste à recevoir ce qui arrive dans une scène et de capter, si possible, le meilleur, analyse le réalisateur.

Entretien avec Hou Hsiao-hsien
Les personnages de femmes sont nombreux dans The Assassin"...
Je suis toujours du côté des femmes. Leur monde, leur psychée, me paraissent nettement plus intéressantes que ceux des hommes. Les femmes ont une sensibilité et une complexité mentale, un rapport au réel qui me semble plus intrigant. Disons que les femmes ont des sentiments sophistiqués et très excitants alors que les hommes ont des idées raisonnables plutôt ennuyeuses. De plus, d’un personnage de femme à l’autre, la complexité varie. L’épouse du gouverneur est prête à tout pour maintenir les intérêts de son clan. Yinniang, la femme-assassin, est au contraire partagée entre son devoir, obéir aux ordres sans état d’âme, et son impossibilité fondamentale de taire ses sentiments amoureux pour l’homme qu’elle doit assassiner. indépendance, détermination, solitude. Ce sont je crois les trois caractéristiques de mes personnages de femmes...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/the-assassin,318224

Hou Hsiao-hsien
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hou_Hsiao-hsien

Chu Tien-wen
https://fr.wikipedia.org/wiki/Chu_Tien-wen

Mark Lee Ping-Bin
voir fiche du film Renoir
http://www.citebd.org/spip.php?film970

Lim Giong
voir fiche du film A touch of sin
http://www.citebd.org/spip.php?film1193
http://www.imdb.com/name/nm0510533/

Shu Qi
https://fr.wikipedia.org/wiki/Shu_Qi

Chang Chen
voir fiche du film The Grandmaster
http://www.citebd.org/spip.php?film1018

Zhou Yun
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zhou_Yun

Satoshi Tsumabuki
https://fr.wikipedia.org/wiki/Satoshi_Tsumabuki

Ethan Juan
http://www.imdb.com/name/nm2432722/

Hsieh Hsin-Ying
http://www.imdb.com/name/nm2116826/

Dahong Ni
http://www.imdb.com/name/nm0196433/

Fang-Yi Sheu
http://www.imdb.com/name/nm7431166/

extrait(s) de presse

Film de culte - Comme toujours, la beauté n'est pas vaine chez Hou : elle incarne la pureté du conte moral, sa simplicité minimaliste comme son ampleur universelle. Ce nouveau film est un chef d’œuvre.
Télérama - On a en effet parfois l'impression que c'est un témoin ayant vécu au IXe siècle qui a enregistré ces images et nous les a ramenées. Des traces parfois difficiles à décrypter car les explications, la psychologie, l'expressivité, tout cela n'est pas la tasse de thé de Hou Hsiao-Hsien. On boit ici surtout du silence, infusé de fadeur extrême-orientale.
Sens critique - On est dans un film à la force tranquille, où les mouvements de caméra, le nombre de plans sont réduits au minimum et pourtant une tension émane des images, on sent une puissance rare...
àVoir-àLire - Hou Hsiao-hsien effectue son grand retour avec ce film d’action historique fidèle à son style contemplatif, et interprété par la magnifique Shu Qi...
Filmosphère - Véritable démonstration d’art pictural, chaque plan est d’une beauté stupéfiante. Le choix d’un format 1.85 s’avère tout à fait logique dans cette démarche de retour à l’essence du genre, tout comme le choix d’un prologue dans un magnifique noir et blanc...
Le Monde - Entre violence et amour, raison d’Etat et sentiment, altérité et parenté, quelque chose des rapports de Taïwan à la Chine résonne ainsi très puissamment dans ce film.
Grazia - Si l’abjection d’une vie peut se compenser d’un grand prix d’élégance, L’Assassin est le plus radieux, le plus noble des carnages.
Paris match - (...) film-monde dans laquelle on a envie de se replonger, juste pour regarder le visage de Shu Qi éclairé à la lampe chinoise, scrutant son ancien amant et sa nouvelle concubine.