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2001, l’odyssée de l’espace

ciné répertoire
2001: a space odyssey
Usa, Gb - 1968 - 2h19
sorti en France le 27 septembre 1968
Oscar 1969 des meilleurs effets spéciaux
film - version originale sous-titrée en français
de

Stanley Kubrick

scénario : Stanley Kubrick, Arthur C. Clarke
d'après l'oeuvre de : Arthur C. Clarke (deux nouvelles de ce dernier : "À l'aube de l'histoire" et "La Sentinelle")
direction de la photographie : Geoffrey Unsworth, Gilbert Taylor
musique ou chansons : Richard Strauss, Johann Strauss fils, György Ligeti, Aram Khatchaturian
avec : Keir Dullea (Dr David Bowman), Gary Lockwood (Dr Frank Poole), William Sylvester (Dr Heywood R. Floyd), Daniel Richter (Moonwatcher, le chef des primates), Leonard Rossiter (Dr Andrei Smyslov), Margaret Tyzack (Elena), Robert Beatty (Dr Halvorsen), Sean Sullivan (Dr Michaels), Douglas Rain (voix de Hal 9000), Frank Miller (le contrôleur de mission), Alan Gifford (le père du Dr Poole), Ann Gillis (la mère du Dr Poole), John Ashley (l'astronaute), Brunell Tucker (le photographe), John Swindel (le premier technicien spatial), John Clifford (le second technicien spatial), Vivian Kubrick (la fille du Dr Floyd), Martin Amor (le journaliste du World tonight), Penny Brahms, Edwina Caroll (hôtesses de l'espace), Ed Bishop (capitaine de navette lunaire)
séances : semaine du mercredi 24 février 2016
mercredi 24 jeudi 25 vendredi 26 samedi 27 dimanche 28 lundi 29 mardi 1er
18:30*
séance spéciale :
* ciné mardi : "ground control to major Tom" - film couplé avec "Moonwalkers" - tarif préférentiel : 2 films = 7 € - soirée animée avec Hidden circle

synopsis

A l'aube de l'Humanité, dans le désert africain, une tribu de primates subit les assauts répétés d'une bande rivale, qui lui dispute un point d'eau. La découverte d'un monolithe noir inspire au chef des singes assiégés un geste inédit et décisif. Brandissant un os, il passe à l'attaque et massacre ses adversaires. Le premier instrument est né. En 2001, quatre millions d'années plus tard, un vaisseau spatial évolue en orbite lunaire au rythme langoureux du "Beau Danube Bleu". A son bord, le Dr. Heywood Floyd enquête secrètement sur la découverte d'un monolithe noir qui émet d'étranges signaux vers Jupiter. Dix-huit mois plus tard, les astronautes David Bowman et Frank Poole font route vers Jupiter à bord du Discovery. Les deux hommes vaquent sereinement à leurs tâches quotidiennes sous le contrôle de Hal 9000, un ordinateur exceptionnel doué d'intelligence et de parole. Cependant, Hal, sans doute plus humain que ses maîtres, commence à donner des signes d'inquiétude : à quoi rime cette mission et que risque-t-on de découvrir sur Jupiter ?

notes de production

Le film est divisé en quatre actes distincts. Daniel Richter incarne le personnage de Moonwatcher dans le premier acte et William Sylvester joue le docteur Heywood R. Floyd dans le second acte. Keir Dullea (Dr. David Bowman) et Gary Lockwood (Frank Poole) apparaissent dans le troisième acte en tant qu’astronautes entreprenant un voyage vers Jupiter à bord du vaisseau Discovery one (1). Douglas Rain est la voix de l’ordinateur de bord Hal 9000 (2), qui commande toutes les fonctions du vaisseau. Dans l’acte final, le film suit le périple de l’astronaute David Bowman au-delà de l’infini.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Discovery_One
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/HAL_9000
Produit et distribué par le studio américain Metro Goldwyn Mayer (3), le film est presque entièrement tourné au Royaume-uni, dans les studios MGM British (il est d’ailleurs l’un des derniers films à user de ces locaux) ainsi qu’à Shepperton (4), du fait des plateaux de tournage plus vastes que ceux des studios étatsuniens. Le long-métrage est co-produit par la société de production de Stanley Kubrick. Ce dernier, ayant déjà tourné deux films au Royaume-uni, décide d’y résider de manière permanente pendant le tournage du film. Les sources diffèrent concernant la provenance de 2001, l’odyssée de l’espace : bien qu’il paraît aux Usa un mois avant sa distribution au Royaume-Uni et que l’Encyclopædia Britannica (5) le considère comme américain, plusieurs commentateurs le qualifient de film britannique, américain ou encore anglo-américain.
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Metro-Goldwyn-Mayer
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Studios_de_Shepperton
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Encyclop%C3%A6dia_Britannica
2001, l’odyssée de l’espace est empreint de plusieurs thèmes, notamment l’évolution humaine, la place de la technologie et de l’intelligence artificielle ou encore la perspective d’une vie extraterrestre. Le film est resté célèbre par sa précision scientifique, ses effets spéciaux révolutionnaires pour l’époque, ses scènes ambiguës, son usage d’œuvres musicales au lieu d’une narration traditionnelle, et le rôle secondaire qu’occupent les dialogues dans l’intrigue. La bande-son mémorable du film est conçue par Kubrick comme une association entre le mouvement de rotation des satellites et ceux des danseurs de valse. Ainsi, Kubrick use de la suite de valses du Beau Danube bleu (6) de Johann Strauss II et du poème symphonique de Richard Strauss Ainsi parlait Zarathoustra (7), afin d’aborder le concept philosophique nietzschéen du surhomme, mentionné dans le poème philosophique éponyme.
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Beau_Danube_bleu
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Ainsi_parlait_Zarathoustra_(Strauss)
Le film est reçu de manière partagée par la critique et le public à sa sortie mais, au fil du temps, il acquiert un statut de film culte et connaît un énorme succès au box-office. Quelques années après sa parution, il devient finalement le plus gros succès du box-office nord-américain en 1968. Aujourd’hui, 2001, l’odyssée de l’espace est acclamé par la critique, le milieu du cinéma et le public. Nommé à quatre Oscars, il ne reçoit finalement que celui des meilleurs effets visuels. En 1991, il est sélectionné par la bibliothèque du Congrès pour son importance culturelle, historique ou esthétique et est classé au National film registry (8). La place primordiale qu’occupe 2001, l’odyssée de l’espace dans l’histoire du cinéma en fait l’un des plus grands films de tous les temps.
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/National_Film_Registry
https://fr.wikipedia.org/wiki/2001,_l%27Odyss%C3%A9e_de_l%27espace

Septembre 1968 : date de sortie officielle du film en France. L’année suivante, Neil Armstrong (9) pose le pied sur la Lune. Et pourtant, un esprit visionnaire envoie déjà l’homme sur Jupiter. L’idée de base du projet 2001, conjointement dirigé par le réalisateur Stanley Kubrick et l’auteur de science-fiction Arthur C. Clarke, consistait à se projeter dans un futur proche, où la Terre ne serait plus l’unique asile pour l’espèce humaine.
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Neil_Armstrong
Afin de coller au plus près de la réalité, le romancier fut convié par la Nasa au chantier du module d’exploration lunaire (Apollo 11) avant même le début du tournage. Du vaisseau spatial Discovery one (1) jusqu’aux combinaisons des astronautes, tout devait être légitime. Pour cela, l’équipe fit appel à un conseiller, l’Américain Frederick Ordway, dont le rôle était de valider chaque élément scientifique et technologique.
Pour rendre cet univers futuriste plausible, Kubrick s’inspira de plusieurs inventions de son époque. Le visiophone, ancêtre de Skype, et utilisé par le docteur Heywood Floyd pour souhaiter l’anniversaire de sa fille (qui n’est autre que la propre fille de Kubrick) vient par exemple d’un projet présenté à l’exposition universelle de 1964 à New York. Malgré un énorme succès d’estime, il ne sera jamais commercialisé, la faute à un budget d’installation dans les foyers bien trop élevé pour l’époque. L’idée que l’ordinateur Hal puisse être aussi omniscient fut quant à elle révolutionnaire. L’intelligence artificielle n’en était qu’à ses balbutiements à la fin des années 1960, bien que certains robots puissent déjà parler. Le réalisateur américain y fait d’ailleurs un clin d’œil lors de la mort de Hal, en lui faisant chanter Daisy Daisy (10), première chanson jamais chantée par un ordinateur en 1961.
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Daisy_Bell
Si 2001 se veut le plus réaliste possible, un grand mystère demeure : la signification exacte du monolithe noir. A l’origine, celui-ci devait d’ailleurs être composé d’un écran transparent sur lequel apparaissait des images destinées aux singes pour leur apprendre notamment à faire du feu. Jugée trop naïve selon Kubrick, cette piste fut abandonnée.
Autre projet avorté : la bande originale. C’est l’Américain Alex North (11), qui a composé la musique sur une commande du réalisateur himself. Kubrick lui préféra le thème de Richard Strauss (Also sprach Zarathustra) (7), ce qu’aurait appris North le jour de la Première.
(11) http://www.citebd.org/spip.php?film756
Chef d’œuvre unique en son genre, culte, mystérieux, 2001 l’odyssée de l’espace a marqué la science-fiction de son empreinte au fer rouge. Pour preuve, George Lucas, créateur de l’univers Star wars dix ans plus tard, s’est inspiré de la séquence psychédélique du voyage vers Jupiter pour le saut en vitesse lumière utilisé par Han Solo. Le monde scientifique s’est lui aussi fendu d’un hommage à 2001 en baptisant le module de commande de la mission Apollo 13 (12), Odyssey.
(12) https://fr.wikipedia.org/wiki/Apollo_13
Quentin Jost in Télérama

Kubrick proposa au groupe Pink Floyd (13) de composer la musique du film. Roger Waters refusa... et avoua l’avoir regretté ensuite. Le groupe a tout de même composé, quelques années après, Echoes, un morceau synchronisable avec le dernier acte du film, Jupiter and beyond infinity. Les durées correspondent, et regarder aujourd’hui le trip de fin du film avec Echoes est une expérience étonnante.
http://www.cafardcosmique.com/2001-l-odyssee-de-l-espace-de
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/Pink_Floyd

Le nom original de l’ordinateur Hal 9000 (2) correspond en fait aux lettres décalées de la marque Ibm (14), qui apporta son concours à la production du film.
(14) https://fr.wikipedia.org/wiki/International_Business_Machines

De 2001 à Her (15), les voix multiples des intelligences artificielles au cinéma.
Depuis 2001, l’odyssée de l’espace, chef-d’œuvre de science-fiction réalisé par Stanley Kubrick en 1968, Hal 9000 (2) est une référence en matière d’intelligence artificielle alliée - puis ennemie - de l’homme. Véritable lieutenant sur le vaisseau du docteur David Bowman, capable de détecter des anomalies, Hal devient incontrôlable, puis source de mort. Sa voix masculine, douce et monocorde, au début rassurante, puis terrifiante, et son œil rouge - qui peut lire sur les lèvres des hommes, ce qui va causer leur perte - qui ne cligne jamais, en font une référence écrasante, dont beaucoup de films vont s’inspirer...
http://www.telerama.fr/cinema/les-voix-multiples-des-intelligences-artificielles-au-cinema,109953.php
(15) http://www.citebd.org/spip.php?film1216

En 1984, Peter Hyams tourna une suite intitulée 2010, d’après un nouveau roman d’Arthur C. Clarke.
https://fr.wikipedia.org/wiki/2010_:_L%27Ann%C3%A9e_du_premier_contact

En 2001, Warner bros. ressort en salle le film de Stanley Kubrick selon les souhaits du réalisateur. Il s’agit de la même version que l’original, mais avec une bande sonore numérique et créée à partir de négatifs dont les couleurs furent rehaussées en 1982.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Warner_Bros.

Stanley Kubrick
Né le 26 juillet 1928 à New York et décédé le 7 mars 1999 à Hertfordshire (près de Londres).
Ses treize longs métrages en quarante-six ans de carrière l’imposent comme un cinéaste majeur du XXe siècle...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Stanley_Kubrick

Arthur C. Clarke
Né Arthur Charles Clarke le 16 décembre 1917 à Minehead (Royaume-uni) et décédé le 19 mars 2008 à Colombo (Sri Lanka).
Si la célébrité lui vient grâce à son livre 2001 : l’odyssée de l’espace, il faut savoir qu’il a participé à l’élaboration du système d’alerte radar qui a fortement contribué au succès de la Royal air force pendant la bataille d’Angleterre...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_C._Clarke

Geoffrey Unsworth
Fut l’un des chefs techniciens qui marqua les grandes heures des studios londoniens de Pinewood...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Geoffrey_Unsworth

Gilbert Taylor
voir fiche du film Répulsion
http://www.citebd.org/spip.php?film1145

Richard Strauss
Né à Munich le 11 juin 1864 et décédé à Garmisch-Partenkirchen le 8 septembre 1949.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Strauss

Johann Strauss fils
Né le 25 octobre 1825 à Vienne où il est décédé le 3 juin 1899.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Strauss_II

György Ligeti
Né en Roumanie à Diciosânmartin (aujourd’hui Târnăveni) le 28 mai 1923 et décédé le 12 juin 2006 à Vienne.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gy%C3%B6rgy_Ligeti

Aram Khatchaturian
Né Aram Ilitch Khatchatourian le 6 juin 1903 à Tbilissi (Géorgie) et décédé le 1er mai 1978 à Moscou.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aram_Khatchatourian

Keir Dullea
Né le 30 mai 1936 à Cleveland.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Keir_Dullea

Gary Lockwood
Né John Gary Yurosek le 21 février 1937 à Van Nuys (Californie).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gary_Lockwood

William Sylvester
Né le 31 janvier 1922 à Oakland et décédé le 25 janvier 1995 dans le Comté de Butte (Californie).
https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Sylvester

Daniel Richter
http://www.imdb.com/name/nm0725220/

Leonard Rossiter
Né le 21 octobre 1926 à Liverpool et décédé le 5 octobre 1984 à Londres.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Leonard_Rossiter

Margaret Tyzack
Née le 9 septembre 1931 à Londres, décédée le 25 juin 2011.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Margaret_Tyzack

Robert Beatty
Né le 19 octobre 1909 à Hamilton (Canada), décédé le 3 mars 1992 à Londres.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Beatty

Sean Sullivan
Né le 23 décembre 1921 à Toronto où il est décédé le 3 juin 1985.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sean_Sullivan_(acteur)

Douglas Rain
https://fr.wikipedia.org/wiki/Douglas_Rain

Frank Miller
http://www.imdb.com/name/nm0588339/

Alan Gifford
http://www.imdb.com/name/nm0317506/

Ann Gillis
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ann_Gillis

extrait(s) de presse

Les Inrocks - Objet expérimental et spectaculaire, le film-trip métaphysique du Kubrick n'a pas pris une ride.
Repérages - Un film n'est riche que s'il pose plus de problèmes qu'il ne prodigue de solutions : Kubrick nous donne dans ce sens (aporétique et poétique) sa philosophie.
Télérama - On suffoque un peu, dépassé, enivré. Comme l'un des personnages, flottant dans le cosmos, on est seul, avec notre respiration, scansion binaire et mystérieuse de notre existence.
àVoir-àLire - Pour envoyer une réponse sur ce domaine, les Soviétiques commandèrent à Andrei Tarkovski son "Solaris"... qu’il fit tout aussi métaphysique et éloigné des idéologies dominantes que son confrère américain. Ironie de l’histoire du cinéma ? Les grands esprits se rencontrent, mais ne sont pas toujours forcément bien compris.
Dvd classik - (...) il s’agit certainement là du film qui a le plus fait couler d’encre depuis sa sortie, les interprétations sur son sens se comptant par centaines, la plupart étant d’un très haut niveau...
L'Express - À bien des égards, "2001 : l'odyssée de l'espace" reste une énigme. D'une lenteur insoutenable, il n'en est pas moins passionnant. Quasi exempt d'action, la tension est constamment à son comble et, lorsqu'il plonge le spectateur dans un abîme de perplexité, c'est dans un but assumé et revendiqué...
Cafard cosmique - Le film compte plus de 200 effets spéciaux, souvent imaginés et mis au point par Kubrick lui-même et faisant appel, pour la première fois au cinéma, à l’informatique...
Cinédingue - (...) le film de Kubrick est avant tout une expérience sensorielle unique qu’il est indispensable de vivre au moins une fois dans sa vie !