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le cirque

ciné môme
The Circus
Usa - 1928 - 1h10
film muet avec intertitres, à partir de 5 ans
film - version originale sous-titrée en français
de

Charles S. Chaplin

scénario : Charles S. Chaplin
direction de la photographie : Rolland Totheroth
musique ou chansons : Charles S. Chaplin
avec : Charles Chaplin (Charlot), Allan Garcia (directeur du cirque), Merna Kennedy (l’écuyère), Betty Morissey (la femme qui disparaît), Harry Crocker (Rex, l'équilibriste), George Davis (le professeur Bosco, un magicien), Henry Bergman (le vieux clown blanc), Tiny Sandford (le garçon de cirque), John Rand (l'assistant du propriétaire / un clown), Steve Murphy (un pickpocket), Doc Stone (le boxeur), Albert Austin (un clown), Charles A. Bachman (un policier), Eugene Barry (un policier), Jack Bernard (un spectateur au cirque), Stanley Blystone (un policier), Heinie Conklin (un clown), Bill Knight (un clown), H.L. Kyle (un spectateur au cirque), L.J. O'Connor (un policier), Jack P. Pierce (l'homme qui tire les cordes), Hugh Saxon (un spectateur au cirque), Armand Triller (un clown), Max Tyron (la victime du pickpocket)
séances : semaine du mercredi 14 janvier 2009
mercredi 14 jeudi 15 vendredi 16 samedi 17 dimanche 18 lundi 19 mardi 20
14:30
14:45
14:45
séances : semaine du mercredi 8 mars 2017
mercredi 8 jeudi 9 vendredi 10 samedi 11 dimanche 12 lundi 13 mardi 14
18:30*
séance spéciale :
* "Charlot revient (3)" - en partenariat avec Hidden circle - tarif 3,50 €

synopsis

Charlot, vagabond, est pris pour un pick-pocket par un policier qui le prend en chasse. Il se réfugie sous le chapiteau d'un cirque en pleine représentation et perturbe tous les numéros pour le plus grand plaisir des spectateurs. Le directeur du cirque l'embauche en tant qu'homme de piste. Chaque soir, à cause de sa maladresse, il déchaine l'hilarité de l'assistance et devient à son insu la vedette du spectacle. Il tombe amoureux d'une belle écuyère, Merna, fille du directeur, mais celle-ci préfère Rex, le funambule...

notes de production

Le tournage du film Le Cirque est émaillé de catastrophes. Tout d’abord, en décembre 1925, un violent orage détruit en partie le chapiteau dans lequel est tourné le film. En 1926, c’est un incendie qui a ravagé le studio. Enfin, le négatif est abîmé suite à une erreur du laboratoire.
Aux difficultés du tournage s’ajoutent les déboires personnels de Charles Chaplin. En 1927, Lita Grey (1), sa deuxième épouse, le quitte, peu après la naissance de leur deuxième fils, Sydney Chaplin. Le divorce fait grand bruit, car Grey publie dans la presse une violente lettre accusant Chaplin de s’être rendu coupable d’adultère avec Merna Kennedy, la jeune comédienne qu’il a engagée pour jouer le rôle de l’écuyère. Ce scandale, qui mobilise notamment les ligues de vertu américaines, affecte durement Chaplin, au point que le réalisateur doit se résoudre à interrompre pendant plusieurs mois le tournage du Cirque.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Lita_Grey

Certains diront que les artistes ont besoin de ces obstacles pour donner force et caractère à leur œuvre. Ceux que surmonta Chaplin pendant les deux années de tournage du Cirque contribuèrent certainement à faire mûrir sa grammaire cinématographique mais ils furent aussi une épreuve dont le cinéaste mit des dizaines d’années à se remettre. Pour mesurer cette blessure, il suffit de rappeler que, lorsqu’il écrit ses mémoires en 1964 (Histoire de ma vie) (2), Chaplin ne mentionne jamais Le Cirque ! Il ne veut plus entendre parler de ce tournage maudit et le film demeure invisible jusqu’en 1969. Assagi par l’âge, Chaplin finit par réhabiliter cette œuvre dont il enregistre une nouvelle bande son en vue d’une ressortie sur les écrans de cinéma. A 81 ans le "coming out" est fait, la critique redécouvre le film "oublié" et encense l’art de Chaplin...
http://www.dvdclassik.com/critique/le-cirque-chaplin
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_ma_vie_(Chaplin)

6 janvier 1928 : Le Cirque est projeté pour la première fois au Strand de New york. Le film connaîtra un succès immédiat comparable à celui de La Ruée vers l’or (3), alors que le cinéma entrait dans l’ère du parlant.
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film1136

Ce film que Charles Chaplin aura eu tant de difficultés à tourner est finalement un succès public à sa sortie en 1928. De plus, l’académie des Oscar remet en 1929 (4) un Oscar d’Honneur à Charles Chaplin pour son interprétation, le scénario, la réalisation et la production du Cirque. Dans une lettre, l’Académie explique au cinéaste qu’il est désormais "hors-compétition", ce qui explique cette récompense particulière. Chaplin recevra un second Oscar d’Honneur en 1972 (5).
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/1re_c%C3%A9r%C3%A9monie_des_Oscars
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/44e_c%C3%A9r%C3%A9monie_des_Oscars

Le premier film parlant, Le Chanteur de jazz (6), sort en 1927. Mais Charles Chaplin reste attaché au muet. Dans ses deux films suivants, Les Lumières de la ville (7) en 1931 et Les Temps modernes (8) en 1936, il incorpore quelques sons, mais ces longs-métrages sont eux aussi essentiellement muets.
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Chanteur_de_jazz
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Lumi%C3%A8res_de_la_ville
(8) http://www.citebd.org/spip.php?film1678

Charles Chaplin s’est entraîné pendant plusieurs semaines avec un clown, pour savoir tenir en équilibre sur un fil. Par ailleurs, l’une des plus célèbres scènes du film, celle de la cage au lion, a été réalisée sans trucages et a nécessité plus de 200 prises (en se plaçant très souvent à l’intérieur même de la cage, les mimiques effrayées de Chaplin ne sont pas entièrement un rôle de composition).

Outre Le Cirque, on retrouve Al Ernest Garcia (souvent crédité comme ici sous le nom d’Allan Garcia) dans plusieurs films de Chaplin, parmi lesquels Les Temps modernes (8) et Les Lumières de la ville (7). Henry Bergman, qui interprète ici un vieux clown, apparaît dans une vingtaine de films de Chaplin, dans des petits rôles.

... Mis à part le côté suspense, le film comporte certains de ses gags les plus aboutis, notamment les scènes du début dans le palais des glaces de la fête foraine et devant la baraque de foire où lui et un voyou se trouvent contraints de se faire passer pour des automates.
Le film était si riche en situations comiques que Chaplin dut et put finalement supprimer tout un épisode magnifiquement développé - un vrai petit film dans le film - relatant un quiproquo avec deux jumeaux boxeurs. Cette séquence magistrale est une véritable leçon d’ingéniosité technique de la part des collaborateurs de Chaplin, avec ses brillants effets de double exposition permettant au même acteur, Doc Stone, de jouer les deux jumeaux à la fois.
À la fin des années soixante, après des dizaines d’années passées à essayer d’oublier ce film, Chaplin y revint pour le ressortir avec une nouvelle partition musicale de son cru. Il avait même composé pour le générique une chanson, Swing little girl (9). Un interprète professionnel fut engagé à cet effet, mais le directeur musical, Eric James, trouva que Chaplin la chantait bien mieux. Celui-ci se laissa donc convaincre, à l’âge de 79 ans, d’enregistrer lui-même la chanson. Un symbole de sa réconciliation avec ce film dont la réalisation lui avait causé tant de soucis.
http://www.charliechaplin.com/fr/films/4-Le-Cirque/articles/67-Le-Cirque
(9) https://www.youtube.com/watch?v=sU0J--hFOvk

Le cinéma est avant tout espace. Comment on entre en scène, comment on quitte la scène, comment on exécute les détails que le public n’a pas besoin de connaître. A mon sens, Chaplin inventait la vie, une autre vie. C’est de là que vient le côté « plus vrai que nature » de ses films. Ce que cet homme a apporté de plus innovant au cinéma, c’est l’art d’occuper l’espace. Le cinéma d’aujourd’hui, quand je le compare au passé et à ses films, n’a pas besoin des parlants qu’il a faits plus tard. Sa contribution la plus importante, c’est l’art d’occuper l’espace. Jongler dans un cirque, c’est ça le travail d’un cinéaste. On essaye de faire croire à l’incroyable, on essaye de faire entrer le public dans notre univers transcendantal, où l’on jongle avec les éléments qu’on connaît. Celui-ci en particulier... On n’explique pas, mais on présente les miracles. Voilà ce que l’on fait.
Emir Kusturica
http://www.citebd.org/spip.php?film836

Charles S. Chaplin
voir fiche du film La Ruée vers l’or
http://www.citebd.org/spip.php?film1136

Rolland Totheroth
voir fiche du film Les Temps modernes
http://www.citebd.org/spip.php?film1678

Allan Garcia
voir fiche du film Les Temps modernes
http://www.citebd.org/spip.php?film1678

Merna Kennedy
Née le 7 septembre 1908 à Kankakee (Illinois) et décédée le 20 décembre 1944 à Los Angeles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Merna_Kennedy

Betty Morissey
Née à New york le 4 septembre 1907 où est est décédée le 20 avril 1944.
http://www.imdb.com/name/nm0607369/

Harry Crocker
Né le 2 juillet 1893 à San Francisco, décédé le 23 mai 1958 à Los Angeles.
http://www.imdb.com/name/nm0188357/

George Davis
Né le 7 novembre 1889 à Amsterdam, décédé le 19 avril 1965 à Los Angeles.
http://www.imdb.com/name/nm0204639/

Henry Bergman
voir fiche du film Les Temps modernes
http://www.citebd.org/spip.php?film1678

Tiny Sandford
voir fiche du film Les Temps modernes
http://www.citebd.org/spip.php?film1678

John Rand
voir fiche du film Les Temps modernes
http://www.citebd.org/spip.php?film1678

Steve Murphy
http://www.imdb.com/name/nm0614730/

Doc Stone
http://www.imdb.com/name/nm0831833/

Albert Austin
Né le 13 décembre 18821 à Birmingham (Gb), décédé le 15 août 1953 à Hollywood.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Austin

Charles A. Bachman
Né le 12 juillet 1882 à Wheeling (Virginie), décédé le 14 mai 1966 à Los Angeles.
http://www.imdb.com/name/nm0045471/

Eugene Barry
http://www.imdb.com/name/nm0057995/

Stanley Blystone
Né le 1er août 1894 à Eau Claire (Wisconsin), décédé le 16 juillet 1956 à Hollywood.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Stanley_Blystone

Heinie Conklin
http://www.imdb.com/name/nm0174692/

Bill Knight
http://www.imdb.com/name/nm0460816/

H.L. Kyle
http://www.iranimdb.org/name/nm0477381/?nmdp=1&ref_=nmexst_ql_flmg_2

L.J. O’Connor
http://www.imdb.com/name/nm0640414/

Jack P. Pierce
http://www.imdb.com/name/nm0682370/

Hugh Saxon
http://www.imdb.com/name/nm0768328/

Armand Triller
http://www.imdb.com/name/nm0872819/

Max Tyron
http://www.imdb.com/name/nm0879099/

extrait(s) de presse

Dvd classik - Chaplin est magistral, "Le Cirque" est un immense chef d’œuvre et le reste importe peu…
Avoir-Alire - … Chaplin est donc toujours d’actualité et mérite que l’on revisite encore et encore son œuvre immense.
Critikat - … la richesse des films de Charlot ne s’épuise jamais…
L'Oeil sur l'écran - Sous son apparente simplicité, "Le Cirque" est un film très complet.
Il était une fois le cinéma - "Le Cirque" marque peut-être l’apogée du mime et du cinéma burlesque, de l’improvisation et de la spontanéité...
Comme au cinéma - "Le Cirque" reste sans doute l’œuvre la plus méconnue du cinéaste et un film à redécouvrir.