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la terre et l’ombre

La Tierra y la sombra
Colombie - 2015 - 1h37
sorti en France le 3 février 2016
Caméra d'or, prix de la révélation France 4, prix Sacd semaine de la critique Cannes 2015
film - version originale sous-titrée en français
de

César Acevedo

scénario : César Acevedo
direction de la photographie : Mateo Guzmán
avec : Haimer Leal (Alfonso), Hilda Ruiz (Alicia), Edison Raigosa (Gerardo), Marleyda Soto (Esperanza), José Felipe Cárdenas (Manuel)
séances : semaine du mercredi 3 février 2016
mercredi 3 jeudi 4 vendredi 5 samedi 6 dimanche 7 lundi 8 mardi 9
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séance spéciale :
* matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 10 février 2016
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séances : semaine du mercredi 17 février 2016
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synopsis

Alfonso est un vieux paysan qui revient au pays pour se porter au chevet de son fils malade. Il retrouve son ancienne maison, où vivent encore celle qui fut sa femme, sa belle-fille et son petit-fils. Il découvre un paysage apocalyptique. Le foyer est cerné par d'immenses plantations de cannes à sucre dont l’exploitation provoque une pluie de cendres continue. 17 ans après avoir abandonné les siens, Alfonso va tenter de retrouver sa place et de sauver sa famille...

notes de production

Au début de l’écriture du scénario, César Acevedo traversait des moments éprouvants dans sa vie, tous reliés à sa famille : sa mère venait de mourir et son père n’était qu’un fantôme, selon ses propres termes. Soucieux de faire ressurgir des souvenirs d’enfance évanescents, le réalisateur imagina un lieu intimiste (une petite maison et un arbre) comme cadre à une réflexion sur sa propre fratrie. Le projet fut un échec mais le cinéaste continua à travailler ses personnages, finalement tous partie intégrantes d’une famille dysfonctionnelle.

Les lieux du tournage, centralisés dans la région du Cauca (1) en Colombie, sont aussi ceux de l’enfance de César Acevedo. Cela n’empêcha pas le cinéaste de procéder à des recherches minutieuses afin de témoigner avec exactitude de l’anéantissement de son peuple, dépendants majoritairement de l’industrie sucrière. Des années d’écriture lui furent nécessaires, aussi parce qu’il lui fut difficile de prendre du recul avec ses propres souvenirs d’enfance.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Cauca_(d%C3%A9partement)

La mise en scène a été pensée par César Acevedo comme un approfondissement des relations entre les personnages : il m’est apparu essentiel d’exprimer à l’écran la distance entre les corps et les émotions des personnages. Pour cela, le cinéaste a travaillé la longueur des plans, établie par la présence de plans-séquences, afin que le spectateur ressente l’enfermement des personnages. A cet aspect visuel se rajoute un travail du rythme, scindé en deux : d’abord lent et oppressant (pour signifier un malaise), il devient plus fluide au fur et à mesure que les personnages se rapprochent les uns des autres.

Si la portée intimiste du film permet au cinéaste d’évoquer des figures familiales disparues, le décor le pousse aussi à donner une portée politique à son projet. La dimension écrasante des cannes à sucre autour de cette petite maison en pleine nature évoque ainsi le poids du progrès ou, comme le dit César Acevedo, l’illusion du progrès. Il nuance cependant : ma priorité a toujours été de montrer le sentiment d’appartenance des paysans à une terre, et l’importance de leur résistance.

En dehors des actrices principales, les comédiens n’avaient jamais joué la comédie de leur vie avant le début du tournage. Étant donné la charge du sujet, la production prépara le casting au sein d’un programme intensif de six semaines, au cours duquel chacun travailla l’éveil de sa mémoire et apprit à se connecter avec ses émotions. Sur le plateau, les apprentis comédiens découvrirent la situation de la scène à tourner le jour même, accompagnée de quelques dialogues. Beaucoup de prises furent nécessaires mais permirent, selon le cinéaste, de resserrer les liens au sein de l’équipe.

Le film fut présenté à la Semaine de la critique (2) au festival de Cannes 2015, sélection de laquelle il ressortit avec le prix suprême, la Caméra d’or (3). Sabine Azéma, présidente du jury, commenta ainsi le choix de son équipe : nous avons vu 26 premiers films et nous avons trouvé notre trèfle à quatre feuilles dans un champ de cannes à sucre.
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Semaine_de_la_critique
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Cam%C3%A9ra_d%27or

César Acevedo
Né César Augusto Acevedo à Cali (Colombie) en 1984.
https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9sar_Augusto_Acevedo

Mateo Guzmán
http://www.imdb.com/name/nm3237467/

extrait(s) de presse

Libération - Premier film d’un esthète colombien surdoué...
Séquences - (...) un premier long métrage d’une noblesse absolue, renouant avec une tradition chère au cinéma latino-américain...
La Presse - À n'en pas douter, Acevedo sera l'une des voix importantes du cinéma d'Amérique latine. On a hâte de voir la suite.
Cineuropa - Un dénouement qui en laissera plus d’un avec les larmes aux yeux, alors soyez préparés…
àVoir-àLire - "La Tierra y la sombra" donne l’occasion au cinéaste d’engager un point de vue enflammé, qui prend tout son sens dans son magnifique final apocalyptique.
Cinéfilic - (...) César Acevedo crée une atmosphère suffocante de fin du monde qui n’est pas sans rappeler l’immense "Cheval de Turin" de Bela Tarr...