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cavanna, jusqu’à l’ultime seconde, j’écrirai

France - 2015 - 1h30
sorti en France le 17 juin 2015
documentaire - film francophone
de

Denis Robert, Nina Robert

musique ou chansons : Léo Vincent
avec : François Cavanna, Delfeil de Ton, Siné
séances : semaine du mercredi 27 janvier 2016
mercredi 27 jeudi 28 vendredi 29 samedi 30 dimanche 31 lundi 1er mardi 2
20:30*
18:30
séance spéciale :
* dans le cadre du festival de la bande dessinée - tarif préférentiel 3,50 €

synopsis

Un doc au long cours sur François Cavanna, le créateur de Charlie Hebdo et de Hara Kiri, l’inventeur de la presse satirique, l’auteur des Ritals et d’une soixantaine d’ouvrages, disparu fin janvier 2014. Le film repose sur des entretiens avec Cavanna réalisés peu de temps avant sa mort, des archives oubliées et des témoignages inédits comme ceux de Siné, Willem, Delfeil de Ton et Sylvie Caster. En filigrane l’histoire en passe d’être oubliée du premier homme qui aurait pu dire « Je suis Charlie »...

notes de production

Le désir de consacrer un documentaire à François Cavanna, fondateur des journaux Charlie hebdo (1) et Hara kiri (2), est la résultante d’une expérience faite par le réalisateur Denis Robert sur des étudiants d’écoles et de journalisme et d’instituts audiovisuels.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Charlie_Hebdo
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Hara-Kiri_(journal)

Le réalisateur du documentaire, Denis Robert, est l’un des grands noms du journalisme français, notamment quant à son investissement rigoureux dans son enquête sur l’affaire Clearstream (3), que la Cour de Cassation a reconnu comme servant l’intérêt général. Outre Clearstream, le journaliste a également signé plusieurs documentaires produits grâce à sa société de production Citizen films qu’il a fondée avec sa fille Nina, en 2011. Après le documentaire Les Munch, soudés à jamais (4) diffusé sur France 3 (5) en 2013, c’est la deuxième fois que père et fille travaillent de concert sur un documentaire.
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film1396
(4) http://www.citizen-films.fr/les-munch-soudes-jamais/
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/France_3

Disparu en janvier 2014, François Cavanna ne comptait que deux amis à la fin de sa vie, de son propre aveu : Delfeil de Ton et Wolinski. Si le témoignage du premier a pu être enregistré pour le documentaire, celui du second fut continuellement repoussé si bien que Denis Robert ne put fixer un entretien avec lui qu’en janvier dernier. Il projetait dans le même temps de rencontrer les caricaturistes Charb et Tignous espérant ainsi réconcilier tout le monde. Malheureusement, les attentats perpétrés à la rédaction de Charlie hebdo (6) ont stoppé net ces projets.
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_contre_Charlie_Hebdo

Le tournage du documentaire a duré un an et demi, plus précisément de décembre 2010 à juin 2012. Denis Robert a pris son temps pour filmer le célèbre satiriste pendant de longs mois et a donné à son film un rythme tout en douceur en rapport avec l’état d’esprit de ce dernier à la fin de sa vie. Il déclare ceci : j’ai toujours pensé que le film devait avoir un rythme doux et lent. Un peu comme lui sur la fin. Il nous fallait du temps pour raconter le vrai roman de Cavanna. Je n’imaginais pas un film sur lui - compte tenu de la matière de nos entretiens - de moins de 90 minutes.

Denis Robert a eu du mal à trouver des soutiens pour son film. Aucune chaîne et aucune émission de télévision ne se sont montrées intéressées par le projet. En cause, l’âge de François Cavanna et son indécrottable mauvaise humeur. Le documentaire a finalement pu être produit grâce à la société de production Citizen films que le réalisateur venait de créer avec sa fille, Nina. Au fur et à mesure que le projet avançait, d’autres personnes ont néanmoins montré leur enthousiasme à l’image de Rezo films et Jean-Michel Rey qui ont décidé de le distribuer ainsi que Bertrand Faivre du Bureau qui s’est porté coproducteur.

Le souhait de Denis Robert quant à la réception de son film est le suivant : j’aimerais qu’il devienne un objet de réflexion, de débat, de connaissance et de combat. Un putain de film qui émeut et pousse à prendre les stylos, la parole et les chemins de traverse.

Mélangeant archives et conversations intimes, le documentaire de Denis Robert entrelace les témoignages de plusieurs personnes ayant eu un lien particulier avec François Cavanna. En tout et pour tout, le nombre de témoins dans le film est limité à dix personnes. Denis Robert les évoque : j’en ai choisi dix. Un casting à ma manière. Quelques mohicans, des taiseux fuyant les caméras, Delfeil de Ton, Siné, Willem (7), un ami paléontologue Pascal Tassy (8), Virginie Vernay qui a partagé sa vie les vingt dernières années, Jean Jean l’ami de Nogent et des années Ritals, Pacôme Thiellement (9) le philosophe bête et méchant, Jean-Marie Laclavetine (10) son éditeur, Sylvie Caster (11) chroniqueuse émérite dans cet univers très masculin et Arnaud Baumann (12), le photographe, le témoin précieux et fidèle de ces années-là.
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Willem_(auteur)
(8) http://www.materiologiques.com/+-Pascal-Tassy-+
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Pac%C3%B4me_Thiellement
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_Laclavetine
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvie_Caster
(12) http://www.loeildelaphotographie.com/fr/author/arnaud-baumann/

Propos de Denis Robert
Il y a six ans, soit en septembre 2009, je me suis retrouvé à l’Institut européen de cinéma et d’audiovisuel de Nancy face à des étudiants rêvant de documentaires. Ils me demandaient quels étaient mes projets. J’en avais beaucoup. Parmi eux, un film sur Cavanna. En effet, il y avait un documentaire sur Choron. Il allait y en avoir un sur Siné. Et rien sur Cavanna. C’était pourtant lui le boss, l’ange tutélaire de toute une génération d’écrivains, de journalistes, de dessinateurs, d’humoristes et surtout de lecteurs. J’ai balancé son nom devant mes étudiants. Ils étaient une trentaine avec le regard vide. Je leur ai demandé s’ils connaissaient Cavanna, cinq bras se sont levés, dont un manquant d’assurance. Au final, il avait confondu François Cavanna, le seul, l’unique, l’auteur des Ritals et de Stop Crève, le créateur d’Hara Kiri et de Charlie Hebdo, avec Anthony Kavanagh, l’humoriste haïtien. 4 sur 30. Donc. J‘ai refait le test en école de journalistes. Puis l’année suivante dans ce même IECA. Même regards médusés. Même statistiques déprimantes. Il fallait me lancer. Il y avait nécessité. Devoir. Enfin, vous voyez...
J’ai commencé par appeler Cavanna qui n’était pas emballé par l’idée. Qu’à cela ne tienne. J’ai pris mon bâton de producteur et j’ai vu toutes les chaînes, tous les programmateurs...

http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/cavanna-jusqu-a-l-ultime-seconde-j-ecrirai,339753

Denis Robert
voir fiche du film L’Enquête
http://www.citebd.org/spip.php?film1396

Nina Robert
http://www.imdb.com/name/nm4482729/

Léo Vincent
http://www.citizen-films.fr/leovincent/

François Cavanna
Né le 22 février 1923 à Paris, décédé le 29 janvier 2014 à Créteil.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Cavanna

Delfeil de Ton
Né Henri Roussel à Colombes (Seine, aujourd’hui Hauts-de-Seine) le 23 avril 1934.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Delfeil_de_Ton

Siné
Né Maurice Sinet le 31 décembre 1928 à Paris.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sin%C3%A9

extrait(s) de presse

Le Parisien - Même si la jeunesse confond son nom avec celui de l'humoriste Anthony Kavanagh, François Cavanna, décédé le 29 janvier 2014 à l'âge de 90 ans, finira par se faire une place au soleil des icônes.
Première - Ce lumineux documentaire sur l’écrivain et satiriste François Cavanna (créateur de "Hara-Kiri" et de "Charlie Hebdo", disparu en janvier 2014) évoque la mort pour lier puissamment amour de la vie, audace de la littérature et liberté de la presse.
Télérama - L'hommage oscille entre gracieusetés narquoises et éloges vachards. (...) Soutenu par une impertinente drôlerie, ce portrait nous fait valdinguer du rire aux larmes.
Le Monde - (...) Denis et Nina (fille du premier) Robert ont fait un film de mémoire. Mémoire blessée à la fois par la victoire de la maladie sur le protagoniste et par le massacre de la rédaction de Charlie hebdo qui jette un voile tragique sur ce mémorial émouvant.
Ma presse - On ne peut qu'applaudir cette autre forme de devoir de mémoire sur la genèse et la montée en puissance d'un groupe d'hommes et de femmes qui ont à la fois voulu rire, s'indigner, dénoncer ce qui ne va pas dans la société.
Utopia - On apprend par Delfeil de Ton l'entourloupe de la direction qui ne donna que 0,4% du capital de Charlie à son cofondateur Cavanna, obligeant le malheureux devenu nonagénaire à travailler encore et toujours pour survivre.
France tv info - Rendre hommage à François Cavanna, c'est rendre hommage à un homme épris de liberté, de rire, d'insolence, amoureux de lettres aussi.
Politis - Résultat réussi, on découvre un Cavanna qu’on a pu percevoir dans ses écrits, éventuellement, mais avec une toute autre dimension dans les interviews qu’il a faites en fin de vie, rongé par la maladie de Parkinson...