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le garçon et la bête

ciné môme
Bakemono no ko (バケモノの子?)
Japon - 2014 - 1h58
sorti en France le 13 janvier 2016
à voir en famille, enfants à partir de 8 ans
film d'animation - version originale sous-titrée en français
de

Mamoru Hosoda

scénario : Mamoru Hosoda
musique ou chansons : Masakatsu Takagi
voix : Koji Yakusho (Kumatetsu), Aoi Miyazaki (Kyuta jeune), Shôta Sometani (Kyuta adolescent), Suzu Hirose (Kaede), Yamaji Kazuhiro (Iouzan), Mamoru Miyano (Ichirohiko jeune), Kappei Yamaguchi (Jiromaru), Keishi Nagatsuka (père de Kyuuta), Kumiko Aso (mère de Kyuuta), Haru Kuroki (Ichirouhiko adolescent), Sumire Morohoshi (Chiko), Momoka Ohno (Jiroumaru), Masahiko Tsugawa (Soushi), Rirî Furankî (Hyakushuubou), Yo Oizumi (Tatara)
séances : semaine du mercredi 13 janvier 2016
mercredi 13 jeudi 14 vendredi 15 samedi 16 dimanche 17 lundi 18 mardi 19
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séance spéciale :
* matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 20 janvier 2016
mercredi 20 jeudi 21 vendredi 22 samedi 23 dimanche 24 lundi 25 mardi 26
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séances : semaine du mercredi 27 janvier 2016
mercredi 27 jeudi 28 vendredi 29 samedi 30 dimanche 31 lundi 1er mardi 2
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synopsis

Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes... C'est l'histoire d'un garçon solitaire et d'une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d'une aventure qui dépasse l'imaginaire...

notes de production

Mamoru Hosoda est un homme qui aime prendre son temps. Il conçoit chaque projet indépendamment de l’autre et a opéré ainsi sur Le Garçon et la bête. Les Enfants loups, Ame & Yuki (1) sorti en salles, il s’est à son nouveau bébé animé. Un an et demi plus tard, le scénario fut fini et la production commença dans la foulée. Divisée en quatre parties distinctes, celle-ci s’amorça en mai 2014 pour se finir en juin 2015.
(1) http://www.citebd.org/spip.php?film960

Mamoru Hosoda écrit ses projets sur la base d’une expérience personnelle vécue et ressentie. Il avait ainsi imaginé Les Enfants loups (1) en cadeau à sa femme, le couple se révélant dans l’incapacité d’avoir des enfants. Devant le vieillissement de la population japonaise et celui de son enfant, le réalisateur eut envie de parler des familles qui émergent autour de celle que chacun obtient dès son enfance, comme celle de substitution que rencontre Kyuta.

Après avoir connu le succès avec Summer wars (2), Mamoru Hosoda décide de fonder son propre studio d’animation, Chizu, avec Yuichiro Sato, son fidèle producteur. Ce dernier confirme les motivations personnelles qui sous-tendent les réalisations d’Hosoda et précise combien Le Garçon et la bête s’adresse à la jeune population, afin que ceux-ci se sentent compris et apprécient mieux de vivre dans le contexte actuel. L’idée fut aussi de rappeler à la frange vieillissante le besoin de maintenir une réelle entraide entre eux et leurs jeunes pousses inquiètes, dans un monde en pleine mutation.
(2) http://www.citebd.org/spip.php?film1374

Qui dit bêtes mythiques, dit contes ancestraux. Mamoru Hosoda s’est inspiré de légendes japonaises pour construire son histoire, empreintes de fantômes, de célébrations polythéistes et de sumos surpuissants. Le cinéaste traverse cependant la mer pour atterrir sur le continent chinois, auquel il emprunte le mythe du Roi singe (3) pour construire les deux acolytes de Kumatetsu, Hyakushubo et Tatara.
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sun_Wukong

Lorsque Kyuta atterit dans le monde des bêtes, il ne tarde pas à croiser la route de Kumatetsu, un ours fort mais impétueux avec lequel il va devoir cohabiter. Mamoru Hosoda s’est inspiré d’un célèbre conte japonais impliquant un enfant, Kintaro (4), élevé par une ogresse et affrontant des ours lors de combats de sumo. Il s’initie à la maitrise de sa force auprès des animaux et grandit, devenant un homme en dégainant son sabre.
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Kintar%C5%8D

Au monde des humains, Mamoru Hosoda oppose un univers de bêtes dans lequel pénètre Kyuta. Loin d’être décoratif, ce choix permet au réalisateur de porter sur nous, humains, un jugement sur les aspects étranges de nos vies, auxquels nous ne prêtons plus attention parce qu’ils sont ancrés dans notre quotidien.

Le récit initiatique ne se fait pas que dans un sens au sein du Garçon et la bête. Si l’ours Kumatetsu apprend son savoir-faire du combat à Kyuta, ce dernier lui apporte en retour en l’aidant à mieux gérer ses adversaires. Un échange important à mettre en lumière pour Mamoru Hosoda, qui souhaitait ici se démarquer des récits d’initiation traditionnels et faire revenir le thème de la famille en montrant la nécessité du partage au sein d’un groupe de proches.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, la conception du quartier moderne de Shibuya et celui des bêtes de Jutengai n’ont pas été conçus selon une opposition ville-campagne. Le choix opéré par Mamoru Hosoda de prendre comme décor Shibuya (5), arrondissement de Tokyo, s’est fait sur l’aspect festif qui se dégage de ce quartier. Une ambiance très différente selon le réalisateur des quartiers d’affaires typiques de la capitale japonaise. Les deux mondes, Shibuya et Jutengai, entretiennent d’ailleurs un parfum commun, celui de la Méditerranée, que l’on perçoit à travers l’architecture de Jutengai, aux ruelles étroites et en pente.
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Shibuya

Bien que la traduction du titre original en sa version française est inexacte, elle a une véritable logique, que chacun peut deviner. Le Garçon et la bête se réfère bien au célèbre dessin animé de Disney, La Belle et la bête (6), que Mamoru Hosoda découvrit en vidéo dès ses années d’apprentissage à la Toei. Il découvrit aussi plus tard la version de Jean Cocteau (7) et s’en inspira pour sa vision d’une bête apprenant à s’adoucir.
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Belle_et_la_B%C3%AAte_(film,_1991)
(7) http://www.citebd.org/spip.php?film441

Renommé en France Le Garçon et la bête, le titre original du nouveau film de Mamoru Hosoda est Bakemono no ko, soit littéralement L’Enfant de la bête. Un changement qui prend des atours plus subtils selon le réalisateur lui-même. Bakemono évoque en effet le caractère bestial d’un monstre dans une direction négative, celle de la monstruosité. En l’accolant à l’enfant, Hosoda rappelle la cruauté humaine, en opposition à la bienveillance des bêtes de Jutengai.

Entretien avec Mamoru Hosoda
Combien d’années avez-vous consacré à l’écriture, la création graphique et la réalisation de votre nouveau film "Le Garçon et la bête" ?
Mon précédent film, Les Enfants loups : Ame & Yuki (1), est sorti au Japon en 2012 et la pratique de notre studio consiste à ne travailler sur un nouveau film qu’une fois que la sortie et la promotion de notre dernier film sont achevées. Ce n’est ni pendant la production ni pendant la sortie des Enfants loups que j’ai imaginé Le Garçon et la bête, mais bien après, parce que je préfère avoir le temps d’observer et de comprendre la réaction du public sur un film avant d’entreprendre mon projet suivant. Ce n’est donc qu’au début de 2013 que j’ai commencé à réfléchir à cette nouvelle histoire. Je l’ai développée pendant un an avec mon équipe, puis j’ai passé six mois à écrire le scénario. Il a été achevé en février 2014, et la préparation du storyboard (8) a débuté un mois plus tard. Le film a été divisé en quatre parties pour préparer le travail de l’animation. Nous avons entamé le travail sur la première partie au mois de mai, et il s’est poursuivi sur les autres parties jusqu’en juin 2015, sur une période de 11 mois...
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/le-garcon-et-la-bete,339397
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Storyboard

Mamoru Hosoda
voir fiche du film Summer wars
http://www.citebd.org/spip.php?film1374

Masakatsu Takagi
https://fr.wikipedia.org/wiki/Takagi_Masakatsu

Koji Yakusho
https://fr.wikipedia.org/wiki/K%C5%8Dji_Yakusho

Aoi Miyazaki
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aoi_Miyazaki

Shôta Sometani
http://www.imdb.com/name/nm2202409/

Suzu Hirose
https://fr.wikipedia.org/wiki/Suzu_Hirose

Yamaji Kazuhiro
http://www.imdb.com/name/nm0945377/

Mamoru Miyano
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mamoru_Miyano

Kappei Yamaguchi
https://fr.wikipedia.org/wiki/Kappei_Yamaguchi

Keishi Nagatsuka
http://www.imdb.com/name/nm0619235/

Kumiko Aso
https://fr.wikipedia.org/wiki/Kumiko_As%C5%8D

Haru Kuroki
https://fr.wikipedia.org/wiki/Haru_Kuroki

Sumire Morohoshi
http://www.imdb.com/name/nm3435770/

Momoka Ohno
http://www.imdb.com/name/nm4745554/

Masahiko Tsugawa
https://fr.wikipedia.org/wiki/Masahiko_Tsugawa

Rirî Furankî
http://www.imdb.com/name/nm1410940/
http://www.citebd.org/spip.php?film1178

Yo Oizumi
http://www.imdb.com/name/nm1126978/

extrait(s) de presse

Gohanblog - "Le Garçon et la bête" est un film à la fois magnifique et émouvant...
Film de culte - Hosoda est l'un des rares autres réalisateurs du genre dont les films marchent en salles chez nous : continuons de le célébrer ; avec lui, l'animation est entre de bonnes mains.
Cloneweb - "Le Garçon et la bête" est un film beau, drôle, riche, puissant, émouvant, que vous aurez probablement envie de revoir dès la sortie de salle. Pas sûr que Hayao Miyazaki ait besoin qu’on lui désigne un successeur. Ce qui est certain, par contre, c’est que Mamoru Hosoda a le même talent.
Cinéphilia - Drôle, émouvant, attachant, sensible, l’opus-bilan de Mamoru Hosoda illustre avec virtuosité la richesse de l’univers de son auteur. Le réel et l’imaginaire s’y entremêlent, la beauté du récit et sa pertinence visuelle brisent également les limites que l’on pouvait trouver dans certains de ses précédents films. Espérons dorénavant que son œuvre soit connue et reconnue, si ce n’est pas déjà le cas chez une partie des cinéphiles.
Cinécomca - "Le Garçon et la bête" est vraiment un très beau film d’animation qui plaira aux petits comme aux plus grands...
Daily mars - "Le Garçon et la bête" concrétise toutes les qualités du réalisateur, qui, avec son quatrième film original, nous conforte dans l’idée qu’il a déjà tout d’un grand.
Carreau du temple - Mamoru Hosoda figure parmi les auteurs et réalisateurs les plus importants du cinéma d’animation actuel, tous pays confondus.
Dans ton cinéma - (...) tout laisse à penser que Hosoda est prêt à laisser une marque originale et nouvelle sur le monde de l’animation japonaise. "Le Garçon et la bête" en est la preuve.