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les amitiés invisibles

Die Lügen der Sieger
Allemagne, France - 2014 - 1h53
sorti en France le 18 novembre 2015
film - version originale sous-titrée en français
de

Christoph Hochhäusler

scénario : Christoph Hochhäusler, Ulrich Peltzer
direction de la photographie : Reinhold Vorschneider
musique ou chansons : Benedikt Schiefer
avec : Florian David Fitz (Fabian Groys), Lilith Stangenberg (Nadja), Horst Kotterba (Hannes Hubach), Ursina Lardi (Corinna von May), Arved Birnbaum (Bühler), David C. Bunners (Général Halmer), Lena Amende (secrétaire en chef), Maya Bothe (Monika Karen), Gottfried Breitfuss (Nailly), Jean-Paul Comart (Jaali), Jakob Diehl (Schütte), Daniel Drewes (Kuros Mitarbeiter), Karl Fischer (Dellbrück), Zinedine Soualem (Dan), Bettina Hoppe (Madame Rangel), Özgür Karadeniz (Yilvaz), Jörg Malchow (l'adjudant), Irina Potapenko (Madame Kodolski), Volker Ranisch (Gassen)
séances : semaine du mercredi 6 janvier 2016
mercredi 6 jeudi 7 vendredi 8 samedi 9 dimanche 10 lundi 11 mardi 12
20:45
18:30
16:15
séances : semaine du mercredi 13 janvier 2016
mercredi 13 jeudi 14 vendredi 15 samedi 16 dimanche 17 lundi 18 mardi 19
18:30*
séance spéciale :
* dernière séance

synopsis

Macho et flambeur, Fabian est aussi un excellent reporter. En enquêtant sur un scandale lié au contournement des réglementations dans la gestion des déchets toxiques, il découvre une collusion d’intérêt entre le gouvernement, l’armée et des consortiums industriels. Plutôt que de le neutraliser, un groupe de puissants lobbyistes et de conseillers politiques tente de mener le journaliste sur une fausse piste, en lui fournissant des renseignements erronés et en utilisant sans modération la surveillance numérique...

notes de production

Avant de réaliser ses deux précédents longs-métrages (Sous toi, la ville (1) et Une minute d’obscurité (2)), Christoph Hochhäusler travaillait déjà sur un scénario impliquant un journaliste, qu’il laissa de côté devant l’ampleur de la tâche. C’est, des années plus tard, sous l’impulsion de son ami et collaborateur Ulrich Peltzer qu’il reprit en main le projet et qu’il décida de l’ancrer dans le milieu moderne des lobbyistes. A partir des suggestions du réalisateur, les deux s’assirent des heures durant et construisirent le scénario petit à petit.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sous_toi,_la_ville
(2) http://cineuropa.org/nw.aspx?t=newsdetail&l=fr&did=213378

La première plongée de Christoph Hochhäusler en plein dans le film de genre semble bien éloignée de ses œuvres précédentes. Sa démarche n’est pourtant pas si distante des peintures sociales que le cinéaste a pris l’usage de radiographer. En effet, selon lui, le journaliste est une figure qui a une obligation de recherche, laquelle fait surgir des questions sociétales plus profondes et enfouies.

Christoph Hochhäusler co-écrivit le scénario du film avant les révélations d’Edward Snowden (3), qui divulga en 2013 les systèmes d’écoute mis en place par la Nsa pour laquelle il travaillait. Afin d’enrichir une réalité masquée aux yeux de tous, Hochhäusler et son co-scénariste Ulrich Peltzer s’appuyèrent sur des cas concrets, comme le scandale Envio Poisoning, la lutte des lobbyistes autour du Reach (4) ou les articles du journal britannique World affairs (5), journal trimestriel qui débat de la politique étrangère américaine.
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Snowden
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Enregistrement,_%C3%A9valuation_et_autorisation_des_produits_chimiques
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/World_Affairs_%28journal%29

Le réalisateur a procédé à un casting traditionnel pour recruter ses deux acteurs principaux : Florian David Fitz, star nationale du grand écran et Lilith Stangenberg, actrice issue du théâtre. Les comédiens, aux tempéraments décrits comme opposés par Christoph Hochhäusler, virent leur différence utilisée par le cinéaste pour construire l’alchimie du duo de journalistes au centre de l’intrigue.

Pour Christoph Hochhäusler, la vie quotidienne est entourée d’un œil numérique, de capteurs qui détectent que notre corps entre dans un ascenseur, un avion ou un magasin. A l’image, le cinéaste s’est donc efforcé de montrer ce balayage intensif de diverses sources numériques par des mouvements de caméra mécaniques, qu’il nomme scan tracks (6).
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Track_while_scan

Dans Les Amitiés invisibles, on peut apercevoir la scène finale de Bas les masques (7) dans laquelle Humphrey Bogart, dernier bastion du journalisme intègre, répond à un puissant sénateur qui veut l’empêcher de publier son baroud d’honneur à scandale : that’s the press, baby ! Une citation que le réalisateur a placée avec une intention ironique, le film d’origine présentant la fin d’un certain état d’esprit journalistique.
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Bas_les_masques_(film)

Depuis le début des années 2000, une appellation journalistique, l’Ecole de Berlin (8), englobe un certain renouveau du cinéma berlinois, une nouvelle vague allemande dont ferait partie des cinéastes comme Christian Petzold (9), Florian Henckel Von Donnersmarck (10) et... Christoph Hochhäusler. Si la plupart des cinéastes reconnus comme appartenant au mouvement ont rejeté l’étiquette, Hochhäusler a confessé au festival de Rome ne pas la voir comme problématique.
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_Berlin_(cin%C3%A9ma)
(9) http://www.citebd.org/spip.php?film1422
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Florian_Henckel_von_Donnersmarck

Entretien avec Christoph Hochhäusler
"Les Amitiés invisibles" est désigné comme un film de genre par la critique allemande. Le voyez-vous également ainsi et qu’en est-il du film de genre allemand ?
Si quelque chose m’intéresse dans le cinéma de genre, c’est la participation du spectateur. Il a pour ainsi dire des connaissances spécifiques et on peut jouer avec ces attentes et bien sûr les tromper. Les amitiés invisibles est souvent désigné comme un thriller politique, c’est un genre très souple qui n’a pas de tradition dans le cinéma allemand. Dans cette mesure, je n’ai pas eu le sentiment de devoir répondre à des attentes particulières, j’étais très libre.
Pour moi, les échanges sur le cinéma de genre en Allemagne est un peu fatiguant car on se désole toujours qu’il n’y a pas de cinéma de genre. Je pense que c’est la mauvaise question. J’aime les bons films de genre mais avant tout, j’aime les bons films. Qu’il s’agisse de films de genre ou pas, cela m’est égal...

https://www.goethe.de/ins/fr/fr/kul/mag/20646790.html

Christoph Hochhäusler
Né le 10 juillet 1972 à Munich.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Christoph_Hochh%C3%A4usler

Ulrich Peltzer
Né le 9 décembre 1956 à Krefeld.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ulrich_Peltzer

Reinhold Vorschneider
http://www.imdb.com/name/nm0903554/

Benedikt Schiefer
https://fr.wikipedia.org/wiki/Benedikt_Schiefer

Florian David Fitz
Né le 20 novembre 1974, à Munich.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Florian_David_Fitz

Lilith Stangenberg
http://www.imdb.com/name/nm3046996/

Horst Kotterba
http://www.imdb.com/name/nm0467829/

Ursina Lardi
Née le 19 décembre 1970 à Samedan (Suisse).
http://www.imdb.com/name/nm0488053/

Arved Birnbaum
http://www.imdb.com/name/nm0083674/

David C. Bunners
http://www.imdb.com/name/nm0120528/

Lena Amende
http://www.imdb.com/name/nm1921125/

Maya Bothe
http://www.imdb.com/name/nm2176546/

Gottfried Breitfuss
http://www.imdb.com/name/nm0106981/

Jean-Paul Comart
voir fiche du film La Prochaine fois, je viserai le coeur
http://www.citebd.org/spip.php?film1302

Jakob Diehl
http://www.imdb.com/name/nm2428413/

Daniel Drewes
http://www.imdb.com/name/nm1959500/

Karl Fischer
http://www.imdb.com/name/nm0279010/

Zinedine Soualem
http://www.imdb.com/name/nm0815668/

Bettina Hoppe
http://www.imdb.com/name/nm0394343/

Özgür Karadeniz
http://www.imdb.com/name/nm3168012/

Jörg Malchow
http://www.imdb.com/name/nm1445834/

Irina Potapenko
http://www.imdb.com/name/nm2245192/

Volker Ranisch
http://www.imdb.com/name/nm0710201/

extrait(s) de presse

Critikat - De ce canevas a priori éculé, Hochhäusler tire d’emblée son épingle du jeu en retournant habilement les conventions...
Première - Personnages très écrits et intrigue complexe donnent un film élégant, aussi moderne qu’ancré dans la tradition des Pakula et Lumet.
àVoir-àLire - Thriller journalistique méticuleux et méthodique, "Les Amitiés invisibles" avance dans les méandres d’un pouvoir corrompu qui fait froid dans le dos.
Tf1 news - Chantre de la "Nouvelle Nouvelle Vague Allemande", le réalisateur Christoph Hochhäusler s'affirme à chaque nouveau long métrage dans un registre plus dense, plus ambitieux. Non exempt d'anicroches démonstratives, "Les Amitiés Invisibles" s'impose néanmoins comme un bon thriller politique, d'une noirceur implacable.
Film de culte - "Les Amitiés invisibles" est un film sur le point de vue, au moins autant qu'un film sur le journalisme...
Euronews - “Les Amitiés invisibles”, un thriller haletant sur la manipulation...
Libération - (...) la mise en scène agile de Hochhäusler tisse comme à son habitude de brillants tours et effets de surfaces, entre boucles et interférences, miroitements et abstraction, toisant avec défiance l’horizon cinéphile qu’on lui devine - le cinéma de De Palma en tête...