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contes italiens

Maraviglioso Boccaccio
Italie - 2014 - 1h55
sorti en France le 10 juin 2015
film - version originale sous-titrée en français
de

Vittorio Taviani, Paolo Taviani

scénario : Vittorio Taviani, Paolo Taviani
d'après l'oeuvre de : Giovanni Boccaccio
direction de la photographie : Giuliano Taviani, Carmelo Travia
musique ou chansons : Simone Zampagni
avec : Riccardo Scamarcio (Gentile Carisendi), Kim Rossi Stuart (Calandrino), Jasmine Trinca (Giovanna), Rosabell Laurenti Sellers (Filomena), Lello Arena (Duca Tancredi), Paola Cortellesi (Badessa Usimbalda), Carolina Crescentini (Isabetta), Flavio Parenti (Nicoluccio Cacciamanico), Vittoria Puccini (Catalina), Michele Riondino (Guiscardo), Kasia Smutniak (Ghismunda), Josafat Vagni (Federico degli Alberighi), Eugenia Costantini (Neifile), Miriam Dalmazio (Fiammetta), Fabrizio Falco (Dioneo), Melissa Bartolini (Elissa), Camilla Diana (Lauretta), Nicolo Diana (Filostrato), Beatrice Fedi (Elisabetta), Ilaria Giachi (Emilia), Barbara Giordano (Pampinea), Sergio Albelli (père de Lauretta), Valentina Bellè (Soeur Emilia), Niccolò Calvagna (Rinuccio), Consuelo Ciatti (Mère Emilia), Lino Guanciale (Buffalmacco), Matilde Piana (Bellindia), Enrica Rosso (Mère Nicoluccio), Moise Curia (Panfilo)
séances : semaine du mercredi 16 décembre 2015
mercredi 16 jeudi 17 vendredi 18 samedi 19 dimanche 20 lundi 21 mardi 22
18:30*
séance spéciale :
* aspect du cinéma italien - tarif préférentiel : 2 films = 7 € (couplé avec "Le Garçon invisible" - en partenariat avec Hidden circle

synopsis

Florence, XIVème siècle : la peste fait rage. Dix jeunes gens fuient la ville pour se réfugier dans une villa à la campagne et parler du sentiment le plus élevé qui existe, l'amour, dans toutes ses nuances...

notes de production

Contes italiens s’inspire de 5 nouvelles du Décaméron de Boccace (1). Les deux réalisateurs Vittorio Taviani et Paolo Taviani expliquent en quoi ce texte du XIVe siècle leur semble d’actualité : nous avions envie de nous rapprocher des jeunes d’aujourd’hui et du présent difficile qui est le leur - nous les côtoyons, dans nos familles, nos rues, lors de nos voyages. C’est alors qu’un projet abandonné est réapparu, avec force : dans la ville de Florence du XIVe siècle, dévastée par la peste, dix jeunes, sept femmes et trois hommes, refusent de céder à la noirceur qui les mine de l’intérieur et qui leur ôte toute envie de vivre. Ils quittent la ville et s’en remettent aux forces de la nature et de l’imagination, avec obstination, effroi, passion et allégresse… Hier comme aujourd’hui, en effet, la peste peut prendre mille visages. Mais aujourd’hui, en particulier pour nous deux, le moment d’une rencontre avec Boccace et son Décaméron était enfin arrivé. Une rencontre qui nous a émus et dont nous lui sommes reconnaissants. Nous avons à présent envie que ce soit notre Contes Italiens qui soit raconté à son tour, avec notre langage. Tout ce que nous pouvons répondre à votre question, c’est cela : la peste, les jeunes qui se rebellent et les histoires fabuleuses qui sont évoquées battent d’un même cœur.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cam%C3%A9ron

Contes italiens a été tourné en Toscane (2), dans des lieux enchanteurs comme les villes de Pistoia (3), Montepulciano (4), la région du Latium (5) ou encore Bassano Romano (6).
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Toscane
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Pistoia
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Montepulciano
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Latium
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Bassano_Romano

Les frères Taviani, Paolo et Vittorio, tournent des films ensemble depuis 1962. Un tandem familial pour le moins inséparable. Ils ont obtenu plusieurs prix tout au long de leur carrière, notamment la Palme d’or et le Prix de la critique internationale à Cannes en 1977, pour le film Padre padrone (7).
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Padre_padrone

Comme toujours, les réalisateurs Paolo et Vittorio Taviani ont voulu placer la musique au centre de leur film en en faisant un personnage principal. Chaque protagoniste a son propre univers musical : dans une volonté d’opposer le passé au présent, ils ont souhaité créer un mélange entre de grands compositeurs tels que Rossini ou Verdi, et des sonorités plus contemporaines : avec les pieds bien ancrés dans le son d’aujourd’hui, le défi a été possible : passer de la dimension quotidienne à la dimension fantastique des récits, en évoquant un autre univers musical, celui du mélodrame. Les deux musiciens du film ont assumé ce télescopage.

Ce film est un hommage aux femmes et à leur vision de l’amour. C’est pour cela que les metteurs en scène ont choisi de les placer au centre de l’intrigue, comme ils l’expliquent : la morale ? Il n’y en a pas, si ce n’est que l’amour est possible. Et cela toujours grâce aux femmes qui vivent avec une grande liberté tous les sentiments, y compris les sentiments amoureux.

Entretien avec Paolo & Vittorio Taviani
À quel point avez-vous tenu compte des versions précédentes du Décaméron, en particulier celle de Pasolini ? Dans quelle mesure "Contes italiens" s’en éloigne-t- il, quelle est son identité ?
Nous l’avons dit : une œuvre littéraire peut offrir des histoires différentes au cinéma. Il y a des réalisateurs qui trouvent du plaisir à les illustrer et d’autres non. Nous, non. Nous aimons - bien sûr - les œuvres dont nous nous inspirons, mais nous les considérons comme un élément pour parler de nous, de nos angoisses et de nos désirs. Boccace nous a prêté ses nouvelles et leur inépuisable richesse inventive. Il les a prêtées à de nombreux réalisateurs. Y compris a Pasolini. Son film (8) est une représentation violente et poétique de l’éros. Son film a été censuré, d’autant plus qu’il s’inscrivait dans la lutte pour la libération sexuelle de ces années-là.
Nous préférons ne pas parler des autres adaptations. Contes italiens est un enfant de notre époque et, en tant que Toscans nous en sommes sûrs, il ne ressemble qu’à lui-même. En tout et également dans la sexualité, discrète et souvent souterraine, qui est partout : dans les personnages des nouvelles aussi bien que dans les rapports des jeunes entre eux...

http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/contes-italiens,334767
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_D%C3%A9cam%C3%A9ron_(film)

Vittorio Taviani & Paolo Taviani
voir fiche du film César doit mourir
http://www.citebd.org/spip.php?film995

Giovanni Boccaccio
https://fr.wikipedia.org/wiki/Boccace

Giuliano Taviani
voir fiche du film César doit mourir
http://www.citebd.org/spip.php?film995

Carmelo Travia
http://www.imdb.com/name/nm2611707/

Simone Zampagni
http://www.imdb.com/name/nm0952744/

Riccardo Scamarcio
https://fr.wikipedia.org/wiki/Riccardo_Scamarcio

Kim Rossi Stuart
https://fr.wikipedia.org/wiki/Kim_Rossi_Stuart

Jasmine Trinca
voir fiche du film Miele
http://www.citebd.org/spip.php?film1162

Rosabell Laurenti Sellers
https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosabell_Laurenti_Sellers

Lello Arena
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lello_Arena

Paola Cortellesi
https://fr.wikipedia.org/wiki/Paola_Cortellesi

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - Les Taviani nous replongent surtout dans leur constellation filmique, l'une des plus belles que le cinéma transalpin nous ait jamais offerte.
Culture box - Cinq contes d'une grande délicatesse, plus intrigants les uns que les autres. Un film merveilleux qui nous éloigne des pressions contemporaines : un peu de soleil dans l'eau froide.
Culturopoing - Paolo et Vittorio Taviani (...) nous apportent un ballon d’oxygène poético-filmique. Contes italiens est une œuvre relativement sereine. Un pré carré verdoyant, une oasis d’amour dans le chaos noir du monde réel ouvert à toutes les intrusions malveillantes, dans le désert des sentiments actuel.
Positif - Dans un cinéma apaisé, où les forces de l'amour sont plus fortes que tout, les auteurs signent un film sensible, un film non d'hommes âgés mais de cinéastes qui vibrent du plaisir juvénile de tourner, de retrouver des émotions et des élans oubliés et de confier à une remarquable brochette d'acteurs (hélas peu connus en France) le soin de se faire porteur des sentiments et des pensées qui traversent la mémoire inquiète des deux artistes...
Télérama - L'académisme menace, mais moins que dans les récentes — et calamiteuses — adaptations littéraires des deux frères (Résurrection, d'après Tolstoï, notamment). Dans les vues de la campagne toscane comme dans les scènes de groupe composées comme des tableaux, les cinéastes retrouvent, par intermittence, la puissance plastique de leur chef-d'oeuvre, "Kaos".