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tout en haut du monde

ciné môme
France - 2015 - 1h20
sorti en France le 27 janvier 2016
Prix du public Annecy 2015 - prix Jean Renoir des lycéens 2016 : la cérémonie de remise du Prix s’est déroulée à la Fémis (Ecole nationale supérieure des métiers de l'image et du son, à Paris) le 26 mai 2016 à 14 heures. C’est le film "Tout en haut du monde" de Rémi Chayé qui a gagné le prix national et "Mia madre" de Nanni Moretti le prix Guez de Balzac à Angoulême. Les élèves du lycée Guez de Balzac présenteront ces 2 films au cinéma de la Cité le vendredi 1er juillet.
à voir en famille, enfants à partir de 5 ans
film d'animation - film francophone
de

Rémi Chayé

scénario : Claire Paoletti, Patricia Valeix
musique ou chansons : Jonathan Morali
voix : Christa Theret (Sacha), Audrey Sablé (Nadia), Rémi Caillebot (Larson), Féodor Atkine (Oloukine), Loïc Houdré (Lund), Thomas Sagols (Katch)
séances : semaine du mercredi 16 décembre 2015
mercredi 16 jeudi 17 vendredi 18 samedi 19 dimanche 20 lundi 21 mardi 22
11:00*
séance spéciale :
* avant-première - en partenariat avec Diaphana - matinale 3,50 €
séances : semaine du mercredi 27 janvier 2016
mercredi 27 jeudi 28 vendredi 29 samedi 30 dimanche 31 lundi 1er mardi 2
18:30
20:30
18:30
20:30
18:30
18:30
20:30
18:30
20:30
18:30
séances : semaine du mercredi 3 février 2016
mercredi 3 jeudi 4 vendredi 5 samedi 6 dimanche 7 lundi 8 mardi 9
14:00
14:00
14:00
séances : semaine du mercredi 29 juin 2016
mercredi 29 jeudi 30 vendredi 1er samedi 2 dimanche 3 lundi 4 mardi 5
18:30*
séance spéciale :
* prix Jean Renoir des lycéens 2016, en présence des élèves de Guez de Balzac - couplé avec "Mia madre" - tarif préférentiel : 2 films = 7 € - en partenariat avec Hidden circle

synopsis

L'histoire se passe en 1892. Sacha est une jeune fille russe venant de l'aristocratie Saint-Pétersbourgeoise du XIXe siècle. Son grand-père Oloukine qu'elle admire et aime beaucoup est un grand explorateur parti à la conquête du pôle Nord où il a malheureusement perdu la vie. Le Tsar reproche au défunt grand-père de Sacha d'avoir perdu le magnifique bateau qu'il avait fait construire à cet effet. La famille de la jeune fille tombe alors en disgrâce et Sacha n'a plus d'autre choix que de partir à la recherche du bateau au pôle Nord, sur les traces de son grand-père...

notes de production

Clairement, le cinéma d’animation, français de surcroît, manque de ce genre de personnages forts, privilégiant l’action à la réaction. Toute l’intelligence du film est justement, sinon d’éluder, en tout cas d’abréger les instants où l’on assisterait aux réactions émotionnelles de l’héroïne faisant face à des difficultés. Le parti-pris est d’autant plus judicieux qu’il permet au récit de se concentrer sur les moments-clés de l’évolution de Sacha, dont il contribue au passage à renforcer l’importance pour le personnage, tout en permettant au film de conserver un rythme assez idéal. Jusqu’à intégrer certains de ses moments de doute au sein d’une courte séquence montée de manière à témoigner de l’évolution de la jeune fille. Fort de ses expériences d’assistant réalisateur sur le fameux Tableau (1) de Jean-François Laguionie ou sur le magnifique Brendan et le secret de Kells (2) de Tomm Moore, Rémi Chayé signe un premier long-métrage suffisamment confiant dans l’intelligence de son spectateur pour ne pas avoir à lui préciser le plus évident. Et le découpage de condamner par exemple l’adolescente au hors-champ tandis qu’on cherche à lui voler sa ration de survie, nous laissant imaginer sa réaction, a priori assez évidente. En résulte un personnage fort mais pour lequel l’identification demeure, en partie, bridée par cette même note d’intention.
(1) http://www.citebd.org/spip.php?film735
(2) http://www.citebd.org/spip.php?film49

Par leur structure un peu trop expéditive - et parce que la mise en scène y demeure trop illustrative - certaines situations donnent l’impression que Sacha les traverse sans problème : le capitaine n’est jamais aussi dur et charismatique que les avertissements de la patronne de l’auberge ne le laissent supposer (Sacha ne devant sa montée sur le navire qu’à un concours de circonstances invoquant le sens du devoir de celui-ci), et la traversée en mer jamais aussi pénible qu’annoncée. De fait, l’héroïne n’est jamais aussi fascinante que ce qu’elle aurait pu/dû être, faute de conflits ou contextes assez marquants pour susciter une totale empathie.
Paradoxalement, ce sont les relations entre les personnages qui offrent au film une vraie portée émotionnelle. Car non content de ne pas vouloir prendre son spectateur par la main, Rémi Chayé et son équipe témoignent d’une envie certaine de cinéma. Si l’on peut imputer le caractère pressé du film à sa durée, et par extension à son budget, il en va de même pour une volonté affichée d’économiser les mots pour aller à l’essentiel. Hélas, la patte graphique du film peut rester sujette à réserves : la première partie, chez Sacha, fait montre d’un manque de mouvements et de vie absolu (chose que l’on mettrait volontiers sur le compte du point de vue du moment de Sacha, si la suite n’était pas à l’avenant) et les personnages manquent d’expressivité. Il n’en va pas de même dans la facilité qu’a Tout en haut du monde à caractériser ces derniers par l’image et à les situer les uns par rapport aux autres, gommant en route l’aspect un brin caricatural de certaines d’entre elles (le capitaine et son frère). À ce titre, la relation la plus émouvante demeurera bien sûr celle de Sacha et son grand-père, alors même que celui-ci a un temps de présence à l’écran extrêmement restreint ; tout simplement parce qu’elle repose sur une succession d’images iconiques et d’événements riches de sens et de symbolique (le sol glacé qui se sépare en deux juste après une découverte que l’on ne révèlera pas).

Bref, si son animation ou sa charte graphique ne seront pas les plus belles que vous verrez cette année, si s’y immerger peut prendre du temps, Tout en haut du monde mérite d’être soutenu. C’est la moindre des choses à l’encontre d’une petite production se faisant reflet de son héroïne, avec qui il partage cette volonté de s’affranchir de contraintes pour mieux s’élever...
Guillaume Lasvigne in Courte focale
http://www.courte-focale.fr/cinema/critiques/tout-en-haut-du-monde-remi-chaye-2015/

Réalisé avec un tout petit budget de 6 millions d’euros et sans sous-traitance, Tout en haut du monde est un récit d’aventure passionnant. Le film a été réalisé en 2D numérique (3) à partir d’un logiciel flash qui joue sur une opposition de grands aplats sans textures mais nourris de dégradés de couleurs, et une composition de mouvements épurée.
Pour la colorimétrie du film, Rémi Chayé, technicien de l’animation de 45 ans formé sur le tas après un passage par l’école de La Poudrière (4), dans la Drôme, dit s’être inspiré des affiches aux teintes saturées des compagnies ferroviaires américaines du 19e Siècle. Je souhaitais aller vers un style graphique facile à animer qui fait fonctionner l’imaginaire du spectateur. Un jour, j’ai enlevé certaines lignes de mes dessins. C’est comme ça que les traits du long métrage sont apparus, explique le cinéaste cité par l’Afp (5).
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/2D_num%C3%A9rique
(4) http://www.poudriere.eu/fr/
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_France-Presse
Le coup de crayon de Rémi Chayé se fait notamment plus précis et incisif encore lorsque les éléments se déchaînent, comme lorsque l’équipage doit braver le blizzard ou lors d’une splendide scène en mer, qui voit le navire du capitaine Lund malmené par une gigantesque houle.
http://culturebox.francetvinfo.fr/cinema/animation-jeunesse/tout-en-haut-du-monde-acclame-en-ouverture-du-festival-dannecy-222045

Rémi Chayé
http://www.agencesartistiques.com/Fiche-Artiste/432264-remi-chaye.html
http://www.imdb.com/name/nm2916570/

Claire Paoletti
http://www.agence-kamaji.com/auteurs/claire-paoletti/

Patricia Valeix
http://www.unifrance.org/annuaires/personne/134610/patricia-valeix
http://www.imdb.com/name/nm1222014/

Christa Theret
voir fiche du film Renoir
http://www.citebd.org/spip.php?film970

Audrey Sablé
http://fr.wikidoublage.wikia.com/wiki/Audrey_Sabl%C3%A9

Rémi Caillebot
http://fr.wikidoublage.wikia.com/wiki/R%C3%A9mi_Caillebot

Féodor Atkine
voir fiche du film Dans la cour
http://www.citebd.org/spip.php?film1391

Loïc Houdré
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lo%C3%AFc_Houdr%C3%A9

Thomas Sagols
http://fr.wikidoublage.wikia.com/wiki/Thomas_Sagols

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - "Tout en haut du monde" est un petit bijou picaresque et enchanteur. L’époustouflante beauté des aplats de couleurs font de cette épopée nordique une épopée graphique. Les traits sont naïfs mais puissants. Le voyage est total...
France tv info - Ce film d’animation est une réussite, alliant un style graphique épuré à une grande épopée dans les glaces. Un régal.
Le Parisien - Au final, c'est le genre de film d'animation aussi beau qu'intelligent dont on sort des images plein les yeux et avec l'impression d'en avoir beaucoup appris : un spectacle rare.
Libération - C’est là toute la beauté de son film que de proposer une histoire plutôt hors sol, sans aucune pyrotechnie futuriste, couplé à un récit cousin de ceux de Jules Verne et de ces autres écrivains qui savent trouver un formidable écho dans la psyché enfantine.
Positif - Ambiance à la Jack London, splendide réussite graphique et coup de coeur unanime.
La Croix - La force de son souffle emporte le film de Rémi Chayé vers des latitudes cinématographiques rarement atteintes dans le cinéma d’animation français.
Première - Confrontant l'âme russe a une soif de découverte digne de Jules Verne, ce spectacle plein d'allant conserve jusqu'au bout son audace fédératrice.
Télérama - L'esthétique du film est splendide: les couleurs fauves des toiles d'André Derain se fondent dans le blanc le plus pur, avec une abstraction proche de Nicolas de Staël.