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mad max 2 : le défi

Mad Max 2
Australie - 1981 - 1h37
sorti en France le 11 août 1982
Grand prix Festival international du film fantastique Avoriaz 1982
film - version originale sous-titrée en français
de

George Miller

scénario : George Miller, Terry Hayes, Brian Hannant
direction de la photographie : Dean Semler
musique ou chansons : Brian May
avec : Mel Gibson (Max Rockatansky), Bruce Spence (pilote de l'autogire), Mike Preston (Pappagallo), Max Phipps (Toadie), Vernon Wells (Wez), Kjell Nilsson (seigneur Humungus), Emil Minty (l'enfant sauvage), Virginia Hey (la femme guerrière), William Zappa (Zetta), Arkie Whiteley (copine du pilote), Steve J. Spears (le mécanicien), Syd Heylen (Curmudgeon), Moira Claux (Big Rebecca), David Downer (Nathan), David Slingsby (l'homme tranquille)
voix : Harold Baigent (le narrateur)
séances : semaine du mercredi 9 décembre 2015
mercredi 9 jeudi 10 vendredi 11 samedi 12 dimanche 13 lundi 14 mardi 15
16:00*
séance spéciale :
* "Mad Max, la totale" - tarif préférentiel : 4 films = 10 € (sinon, tarifs habituels) - en partenariat avec Hidden circle

synopsis

Dans un futur non défini, les réserves de pétrole sont épuisées et la violence règne sur le monde. Max, un ancien de la sécurité routière, se porte aux secours d’une communauté de fuyards aux prises avec des pirates de la route. La bataille se concentre autour d’une citerne de raffinerie...

notes de production

Après la sortie de Mad Max (1), George Miller reçoit de nombreuses propositions à Hollywood, comme notamment Rambo (2). Avec Terry Hayes, qu’il a rencontré lorsque ce dernier a écrit la novélisation de Mad Max, il écrit le scénario d’un film d’horreur. George Miller est finalement séduit par l’idée d’une suite à Mad Max, après qu’on lui propose un budget conséquent. Le film bénéficie ainsi d’un budget environ dix fois plus élevé que celui de son prédécesseur. À cette époque, il était même le film australien le plus cher à avoir été produit. Le scénario est écrit par Hayes et Miller, qui sont rejoints par Brian Hannant.
(1) http://www.citebd.org/spip.php?film1576
(2) http://www.citebd.org/spip.php?film1547

Le tournage a eu lieu aux alentours de Broken hill (3), dans l’outback de la Nouvelle Galles du Sud, en Australie. Le film a été tourné dans l’ordre chronologique du script.
Le compount est à l’époque le plus coûteux décor construit pour un film australien. Bâti dans le désert de Broken hill, il a été ensuite détruit entièrement pour les besoins du film.
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Broken_Hill

L’une des raisons qui expliquent le choix du désert de Broken Hill pour la construction du décor du compound était la certitude, fondée sur des rapports météorologiques, qu’il ne pleuvrait pas de tout le tournage – il n’avait pas plu depuis quatre ans dans cette zone, paraît-il. La production dut pourtant s’interrompre pendant plus d’une semaine, la pluie ayant contre toute attente fait son apparition...

Si le premier Mad Max (1) n’avait bénéficié que d’une sortie limitée aux Usa, cette suite y sort dans plus de salles, sous le titre The Road warrior. En France, le film conserve le titre original australien, Mad Max 2, avec juste un sous-titre supplémentaire (le défi). En Italie, le titre renvoie plutôt à la voiture du héros (Interceptor - Il guerriero della strada), alors qu’au Québec le film est sobrement titré Le Défi.

En 2008, le magazine Empire (4) classe le film à la 280e place des 500 meilleurs films de tous les temps. The New York times (5) intègre quant à lui le film parmi les 1000 meilleurs films de l’histoire. En 1999, Entertainment weekly (6) le classe 93e du classement des 100 meilleurs films de tous les temps, puis 41e dans la mise à jour du classement en 2013.
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_(magazine)
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/The_New_York_Times
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Entertainment_Weekly

- le film s’ouvre sur un montage d’images résumant ce qui s’est passé sur la planète, dont quelques plans de manifestations violentes à Paris. Cela n’a pas été utilisé pour la version australienne.
- parce qu’il était relativement peu connu aux Usa, les bandes-annonces ne montraient pas Mel Gibson, elles étaient plutôt focalisées sur les poursuites et les scènes d’action.
- c’est le film qui a convaincu Steven Spielberg que George Miller serait un excellent choix pour réaliser un segment du film La Quatrième dimension.
https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Quatri%C3%A8me_Dimension_(film)
- la poursuite finale reste aujourd’hui considérée comme l’une des plus grandes poursuites automobile de l’histoire du cinéma.

De par son statut de film culte, Mad Max 2 reçoit plusieurs clins d’œil provenant de différentes manifestations culturelles.
- dans le jeu vidéo Fallout, il y a une armure copiée du costume de cuir de Max.
- dans South park (7), la chambre de Stan possède une parodie du poster du film intitulé The Street warrior.
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/South_Park
- dans South park (7) toujours, l’épisode 7 de la saison 5 (Du bon usage du préservatif) (8), fait très largement référence à ce film. Dans cet épisode, une bande de garçons au volant de véhicules post-apocalyptiques assiège un fort de filles défendu, entre autres, par un lance-flammes et une Barbara lanceuse de boomerang à lames. L’objet du litige n’est, en l’occurrence, pas le pétrole mais le fait d’apporter le Sida (9).
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Du_bon_usage_du_pr%C3%A9servatif
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d%27immunod%C3%A9ficience_acquise
- dans le jeu vidéo Resident evil 5 (10), l’un des costumes du héros Chris est la tenue en cuir que porte Humungus dans Mad Max 2.
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Resident_Evil_5
- dans Ken le survivant (11), beaucoup d’ennemis ressemblent aux membres du gang. De plus, le héros porte une tenue très fortement inspirée de celle de Max.
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/Ken_le_Survivant

Seules deux Interceptor ont été utilisées pour la série des Mad Max. La première, celle du premier épisode, fut de nouveau employée pour tourner tous les plans de l’intérieur de la voiture avant d’être vendue, restaurée puis confiée aux bons soins d’un musée anglais, puis d’un autre situé cette fois en Floride. Une seconde Interceptor fut construite pour les scènes de poursuite de Mad Max 2, puis détruite pour les besoins du film. L’Interceptor est absente du troisième épisode. De nombreuses répliques ont depuis été vendues à des collectionneurs à travers le monde.

L’Interceptor conduite par Max est une Ford Falcon XB GT Coupé de 1973 (12) modifiée, un modèle qui n’existait pas aux Usa, produit exclusivement en Australie au milieu des années 1970. L’acteur australien Eric Bana (13) a pour sa part acheté à l’âge de quinze ans une Ford XB Falcon GT Hardtop de 1974, dont il est question dans un documentaire qui évoque sa passion de plusieurs décennies pour cette première voiture : Love the beast (14), sorti en 2009.
(12) http://www.turbo.fr/actualite-automobile/717995-mad-max-retour-ford-falcon-xb-gt-interceptor-video/
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/Eric_Bana
(14) http://www.filmsgratuit.fr/love-the-beast.html

Durant l’épique poursuite du film, un motard tournoie dans les airs après avoir heurté une voiture en plein vol : le plan est d’un réalisme saisissant… et c’est normal, puisqu’il s’agissait d’un véritable accident. Le cascadeur était censé "survoler" la carcasse sans la toucher, mais la heurta au passage. Il se brisa la jambe et la séquence, plus que convaincante, fut au final conservée dans le cut. Dans la même veine, les tonneaux effectués par le camion représentaient un tel danger que le cascadeur chargé de les effectuer fut contraint de ne pas s’alimenter pendant les 12 heures précédant le tournage de la scène, histoire d’être à jeun et plus aisément opérable en cas de pépin…

On s’en serait douté vu la dégaine du grand méchant Humungus et de quelques autres dans le film : pour composer les costumes des différents protagonistes, les costumiers du film allèrent se fournir dans des surplus, des boutiques de vêtements d’occasion, d’articles sportifs… et des magasins proposant des articles SM.

En Australie, Mad Max 2 a récolté pas loin de 11 millions $ locaux ; aux Usa, plus de 23 millions $. En France, il enregistre lors de sa sortie en août 1982 plus de 3,6 millions d’entrées, soit un million de plus que Mad Max (2,5 millions de spectateurs). Mad Max 2 sera suivi en 1985 de Mad Max : au-delà du dôme du tonnerre (2,5 millions de spectateurs chez nous, et 36 millions $ de recettes aux Usa). Pour qu’un nouvel épisode de la saga soit mis en chantier, il aura ensuite fallu attendre presque trente ans (Fury road, 2013).

(...) le personnage même de Max s’inscrit dans une structure narrative qui appelle la comparaison avec le western. Solitaire, à l’écart, il combat d’abord pour son propre compte ; c’est seulement au fur et à mesure de la progression du récit, à la demande insistante du groupe, qu’il abandonne son isolement, qu’il met son savoir guerrier au service d’une collectivité menacée, d’une micro-société d’hommes et de femmes structurée, hiérarchisée - vestige d’une société détruite, et espoir d’une renaissance possible d’une civilisation anéantie mais non oubliée.
Ce groupe assiégé, barricadé autour de son pétrole derrière un cercle de camions renversés comme les fermiers de l’ouest l’étaient derrière leurs chariots, vit dans l’espoir de former une caravane capable de reprendre la route pour aller ailleurs, plus loin, constituer la cellule initiale d’un nouvel ordre social. Non pas une fuite, mais une conquête. A cette cause, Max finit par se dévouer si totalement qu’il abandonne son propre véhicule, son propre moyen de combat et de survie, pour prendre les commandes d’un camion appartenant à la collectivité.
Si l’on ajoute que la vermine présente les traits physiques - traits racistes y compris - propres à la caractériser comme telle, que les fidèles de la civilisation ont tous ou à peu près le type aryen (15), qu’ils sont organisés en cellules familiales, dirigés par un guide prêt à tous les sacrifices, on distingue aisément quelle est la morale de cette fable. Et à quelle idéologie elle fait référence...
Jacques Chevallier in La Revue du cinéma n° 372 (mai 1982)
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/Race_aryenne

(...) Mais, comme on dit, c’est du travail bien fait. Sauf à considérer, comme c’est mon cas, que c’est là une notion relativement secondaire. Il y a des des chef-d’œuvres pas toujours bien foutus et des belles machines qui ne riment à rien. Le savoir-faire de Miller est susceptible de provoquer des sensations fortes. Est-il assez justifié pour faire peser longtemps dans la mémoire cette saga brûlante de ferraille et d’hémoglobine ?
Gaston Haustrate in Cinéma 82 n° 285 (septembre 1982)

(...) Mad Max relève de la science-fiction (16) par son cadre et par l’outrance de l’action qui l’arrache à notre monde. Mad Max 2 est un vrai film de science-fiction (16), tout à fait cohérent (17) : après une guerre au Moyen Orient (18), la quasi disparition du pétrole transforme la civilisation occidentale. La réduction de toute vie à une affirmation de soi par l’intermédiaire d’un véhicule à moteur et à un affrontement entre conducteurs prend un sens, et une valeur critique, et accède à une portée mythique.
Le personnage de Max également. C’est maintenant un archétype : le héros solitaire condamné pour jamais à l’errance, blessé au moral comme au physique, à la fois vulnérable et invincible. Son entourage, amis et ennemis, complète sa stature par la nature propre à chacun et lui assure une pleine fonction et de multiples valeurs. En retour, ils se chargent eux-mêmes de sens.
Forgés selon les conceptions les plus anciennes du récit, tous les personnages s’adaptent parfaitement à une aventure, qu(ils contribuent d’ailleurs à créer, et qui provient d’un autre domaine mythique : le western.
L’imagination de Miller, libérée des contraintes de la vraisemblance et du réalisme par la science-fiction, a pris son essor. Avec Graham Walker, le directeur artistique, et la costumière Norma Moriceau (19), il a créé d’extravagants véhicules, agrégats des restes de notre civilisation ; des tenues semblables : dans celle de The Humungus, le gladiateur domine le voyou ; l’Indien se confond avec l’homosexuel sado-masochiste chez Wez.
Tenues et véhicules ont aussi une valeur esthétique, comme le cadre du désert. Sa poussière recouvre tout et tous, s’ajoutant à la rouille, pour composer un univers de fin du monde. Sens et esthétique se renforçant ainsi mutuellement, les attraits déjà mentionnés augmentent en force et en qualité, d’autant qu’un objet important a permis de les perfectionner. Chaque accident affirme son caractère extraordinaire, au sens propre du terme. Cependant la violence n’est jamais outrée ni gratuite : elle dépend du montage, non du détail, et possède une signification : les corps sont, comme les véhicules, projetés, morcelés, démantibulés, broyés. Et si le montage joue un rôle prépondérant, il n’empêche pas la composition discrète ou évidente du plan,qui embrasse et l’espace et les formes contournées des êtres et des engins...
Alain Garsault in Positif n° 259 (septembre 1982)
(16) https://fr.wikipedia.org/wiki/Science-fiction
(17) plus original au cinéma qu’en littérature : le thème d’un futur réduit aux exploits routiers apparaît dès 1967 dans la nouvelle de Roger Zelazny : Damnation alley (a) (devenue plus tard un roman ; en français, Les Culbuteurs de l’enfer, massacrée par l’adaptation cinématographique de Jack Smight : Les Survivants de la fin du monde) (b).
(a) https://fr.wikipedia.org/wiki/Route_666
(b) https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Survivants_de_la_fin_du_monde
(18) https://fr.wikipedia.org/wiki/Moyen-Orient
(19) http://www.imdb.com/name/nm0605392/

Mad Max 2 entre dans la lignée des films de science-fiction (16) qui, tels Soleil vert (20), New York ne répond plus (21) ou autres, se situent dans l’hypothèse d’une fin de notre civilisation conséquente à la disparition de l’énergie pétrole.
En fait, de tels films sont très proches du western ou de l’épopée dont ils empruntent les schémas mais qu’ils remettent au goût du jour grâce, entre autres, à une symbolique réactualisée. Il est même étonnant que la violence d’un tel film puisse choquer alors qu’elle est bien en retrait de ce que nous montrent les journaux télévisés et guère plus outrancière que celle de nombreux westerns qui ont ravi notre enfance.Mais dans ceux-ci de bons blancs tuaient de vilains indiens (ce qui permettait à la civilisation d’étendre son territoire) alors que Mad Max 2 nous force à envisager une hypothèse de la fin de la civilisation où les blancs s’entretuent pour leur survie...
Hubert Desrues in La Saison cinématographique 1983
(20) http://www.citebd.org/spip.php?film1325
(21) https://fr.wikipedia.org/wiki/New_York_ne_r%C3%A9pond_plus

George Miller
voir fiche du film Mad Max
http://www.citebd.org/spip.php?film1576

Terry Hayes
https://fr.wikipedia.org/wiki/Terry_Hayes

Brian Hannant
http://www.imdb.com/name/nm0360352/

Dean Semler
voir fiche du film Au pays du sang et du miel
http://www.citebd.org/spip.php?film774

Brian May
voir fiche du film Mad Max
http://www.citebd.org/spip.php?film1576

Mel Gibson
voir fiche du film Mad Max
http://www.citebd.org/spip.php?film1576

Bruce Spence
Né le 17 septembre 1945 à Auckland (Nouvelle-Zélande).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruce_Spence

Mike Preston
http://www.imdb.com/name/nm0696463/

Max Phipps
http://www.imdb.com/name/nm0681041/

Vernon Wells
Né le 31 décembre 1945 à Victoria (Australie).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Vernon_Wells

Kjell Nilsson
https://fr.wikipedia.org/wiki/Kjell_Nilsson

Emil Minty
https://fr.wikipedia.org/wiki/Emil_Minty

Virginia Hey
Née le 19 juin 1952 à Coogee (Nouvelle-Galles du sud).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Virginia_Hey

William Zappa
http://www.imdb.com/name/nm0953265/

Arkie Whiteley
https://fr.wikipedia.org/wiki/Arkie_Whiteley

Steve J. Spears
http://www.imdb.com/name/nm0817389/

Syd Heylen
http://www.imdb.com/name/nm0382256/

Moira Claux
http://www.imdb.com/name/nm0165374/

David Downer
http://www.imdb.com/name/nm0235914/

David Slingsby
http://www.imdb.com/name/nm0805876/

Harold Baigent
http://www.imdb.com/name/nm0047077/

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - En l’état, Mad Max 2 demeure sans doute aujourd’hui le seul bon post-nuke de l’histoire du cinéma.
Devil dead - (...) trente ans plus tard, MAD MAX 2 conserve son statut de classique du cinéma d’action, n’ayant finalement pas vraiment pris de ride...
Télérama - Intolérable en histoire, le révisionnisme fait pleinement partie du métier de critique de cinéma. Nombre de films (d'action) jugés infréquentables par Télérama dans les années 1980 (la liste est longue) se voient, trente ans plus tard, attribuer deux « T » bien mérités. C'est le cas de ce deuxième Mad Max, sans doute le meilleur de la série apocalyptique et visionnaire (la fin du pétrole) de George Miller...
Horreur - (...) Max assure dans cette suite qui surpasse allègrement son prédécesseur, et ce même si le traitement entre les deux films est tout de même différent. Un film qui mérite largement le statut d'oeuvre culte.
Filmosphère - "Mad Max 2 : le défi" reste 30 ans après sa sortie un véritable modèle à suivre...
Les Chroniques de... - "Mad Max 2 : le défi" reste à ce jour le chef-d’œuvre de la saga, et en résume toutes les qualités sans s’alourdir d’un seul défaut...
Cinéphilia - (...) Dès le début, le rythme tient en haleine et ce jusqu’à cette apothéose magistrale. C’est totalement immersif. Pas une seconde le spectateur ne détourne sont regard, pas une seconde le film ne baisse de régime...