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la demora

Uruguay, Mexique, France - 2012 - 1h24
sorti en France le 20 février 2013
Prix d'interprétation féminine (Roxana Blanco) Festival de Biarritz, cinémas et cultures d'Amérique latine 2012
film - version originale sous-titrée en français
de

Rodrigo Plá

scénario : Laura Santullo
direction de la photographie : María Secco
musique ou chansons : Leonardo Heiblum, Jacobo Lieberman
avec : Roxana Blanco (María), Carlos Vallarino (Agustín), Julieta Gentile (Brenda)
séances : semaine du mercredi 18 novembre 2015
mercredi 18 jeudi 19 vendredi 20 samedi 21 dimanche 22 lundi 23 mardi 24
20:30*
séance spéciale :
* ven 20 à 20h30 en présence de Sofia Queiros - à l’initiative du Centre du livre et de la lecture en Poitou-Charentes - tarif unique 3,50 €

synopsis

Dans son petit appartement, Maria s’occupe seule de ses trois jeunes enfants et de son père Augustin qui perd peu à peu la mémoire. Elle est dépassée, d'autant plus qu'elle travaille chez elle pour une entreprise textile contre une rétribution médiocre. Le jour où l'on refuse à Augustin son entrée en maison de retraite, Maria sombre...

notes de production

Il s’agit du quatrième long métrage de Rodrigo Pla après Desierto adentro (1), La Zona, propriété privée (2) et Revolución (3), qui réunit dix cinéastes mexicains pour célébrer les 100 ans de la Révolution Mexicaine.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Desierto_adentro
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Zona,_propri%C3%A9t%C3%A9_priv%C3%A9e
(3) http://www.citebd.org/spip.php?film611

La détresse d’un adulte face à l’un de ses parents malade est un thème qui a déjà été traité de nombreuses fois au cinéma. On peut citer Good bye, Lenin ! (4) de Wolfgang Becker, où Daniel Brühl reconstruisait une RDA (5) fictive pour éviter un choc brutal à sa mère sortie du coma après la chute du mur de Berlin (6), mais aussi le récent Quelques heures de printemps (7) de Stéphane Brizé, dans lequel Vincent Lindon assistait sa mère condamnée par une maladie.
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Good_Bye,_Lenin!
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_d%C3%A9mocratique_allemande
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mur_de_Berlin
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Quelques_heures_de_printemps

Le scénario de La Demora, écrit par Laura Santullo, est une adaptation d’un conte qu’elle a elle-même écrit. Elle avait également participé en 2007 à l’écriture du scénario du premier film de Rodrigo Pla, La Zona, propriété privée, notamment récompensé par le Lion d’Or à la Mostra internationale de Venise (8).
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mostra_de_Venise

Il existait, sur le tournage de La Demora, une étroite collaboration entre Rodrigo Pla et Carlos Vallarino. Le réalisateur a donné une grande liberté à l’acteur, non professionnel, pour le laisser s’approprier son personnage de la meilleure manière possible, tout en optant pour des choix de tournage non conventionnels : c’était la première fois que nous tournions de manière chronologique. Carlos Vallarino n’est pas un acteur professionnel. C’était donc important, pour le mettre à l’aise, de le faire entrer petit à petit dans le personnage. Il arrivait parfois qu’il ait du mal à dire certains dialogues et soit nous improvisions soit je l’envoyais chez lui écrire ses propres dialogues que nous corrigions après ensemble, explique Carlos Vallarino.

La Demora a été sélectionné pour représenter l’Uruguay à la cérémonie des Oscar de 2013, dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère.

Le scénario du film a été écrit par ma femme, Laura Santullo, à partir d’une de ses nouvelles. Il s’agissait d’un récit raconté sous la forme de deux monologues. Tout se passait dans la tête des personnages. Le risque de l’adaptation, c’était de sombrer dans le mélodrame. Nous voulions narrer cet événement à travers les yeux de María et d’Agustín, mais avec des nuances et de la complexité, sans jamais les juger...
Mon film parle moins de l’Uruguay que de la situation de ces gens prisonniers d’un entre-deux terrible. [...] On la voit (María/Roxana Blanco) lutter entre l’amour immense qu’elle porte à son père et la nécessité de commettre cet acte terrible. Mon film a choqué parce que certains spectateurs l’ont considérée comme un monstre. Or, à mes yeux, ce n’est pas du tout le cas.

Rodrigo Pla
https://fr.wikipedia.org/wiki/La_demora

Rodrigo Pla
voir fiche du film Revolucion
http://www.citebd.org/spip.php?film611

Laura Santullo
http://www.imdb.com/name/nm2026162/

María Secco
http://www.imdb.com/name/nm1601580/

Leonardo Heiblum
http://www.imdb.com/name/nm0995768/

Jacobo Lieberman
http://www.imdb.com/name/nm0509390/

Roxana Blanco
http://www.imdb.com/name/nm1498581/

Carlos Vallarino
http://www.imdb.com/name/nm5034430/

Julieta Gentile
http://www.imdb.com/name/nm6206853/

extrait(s) de presse

Positif - Diego Pla (...) choisit le traitement d'un drame universel, davantage marqué par un contexte économique aliénant qu'une caractéristique nationale ou culturelle. Régulièrement et par fines touches implacables, l'explosion de la pauvreté se fait jour.
àVoir-àLire - (...) loin d'un sentiment de révolte, c'est bien le grand sursaut de l'amour qui ressort à l'écran. Aussi désespérée et lasse soit-elle, cette lutte triste et acharnée évite le sordide, mais pas la dureté, et partage avec le public des interrogations aussi douloureuses qu'inévitables.
Le Figaro - Un beau film de détresse et d'amour, qui fait vibrer le temps suspendu de l'attente d'une sobre émotion.
Le Monde - (...) La caméra de Rodrigo Pla capte ce conte universel avec une pudeur et une délicatesse rares. (...) Une magnifique leçon d'humanité dont on ressort ébranlé (...).
Le Point - Avec le multiprimé "La Demora", l'histoire d'un homme atteint d'Alzheimer et que sa fille abandonne, le Mexicain confirme l'essai de son premier film.
Fiches du cinéma - La sobriété de la forme et la pudeur du fond donnent une grande force à ce récit magnifiquement interprété et très intelligemment réalisé.
Les Inrocks - La (...) grande qualité du film, c'est son travail visuel : images aux tonalités grises, verdâtres, décors sans lustre, qui confèrent peu à peu au récit une sorte d'abstraction existentielle. On aimerait voir plus de films français "moyens" aussi subtils.
Télérama - Le jeune cinéaste uruguayen a l'intelligence de ne pas miser sur les conflits entre ses personnages (...) ni sur le pathos. Il a, surtout, l'huma­nité de ne juger personne. (...) La dernière partie de "La Demora" (...) est plus banale, car artificiellement dramatisée par un faux suspense. Mais, jusqu'au bout, la mise en scène impressionne.