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l’homme puma

L'Uomo puma
Italie - 1980 - 1h40
film - version française
de

Alberto De Martino

scénario : Massimo De Rita, Luigi Angelo
musique ou chansons : Renato Serio
avec : Walter George Alton (Tony Farms / Puma man), Donald Pleasence (docteur Kobras), Miguel Angel Fuentes (Vadinho), Sydne Rome (Jeanne Dobson), Silvano Tranquilli (Dobson), Benito Stefanelli (Rankin), Guido Lollobrigida (Mustachioed Henchman), Peter Cellier (employé du musée), Geoffrey Coppleston (Sir George Bradley)
séances : semaine du mercredi 25 novembre 2015
mercredi 25 jeudi 26 vendredi 27 samedi 28 dimanche 29 lundi 30 mardi 1er
06:00*
séance spéciale :
* dim 29 à 6h00 - Nuit Fantastique dans le cadre du festival "Le Rayon Fantastique" organisé en partenariat avec Hidden circle, La Nef, le Pôle Image Magelis et le Lisa. Présentation par Rurik Sallé (Distorsion) et Hidden circle - tarif préférentiel 5 films = 15,00 €

synopsis

Une vieille légende affirme que les Dieux Aztèques ont prodigué des pouvoirs exceptionnels à un être humain, afin d'en faire leur champion du bien contre le mal. Un jeune professeur du Musée de l'Histoire de Londres est choisi pour recevoir, au travers d'un Talisman d'or, l'intelligence et les forces nécessaires à sa mission: affronter et anéantir le maléfique et redoutable Kobras, dangereux fou qui rêve de mettre à sa merci, grâce à son pouvoir hypnotique, les plus grands chefs d'état de la terre...

notes de production

Les Italiens ont tout copié : Alien (1), Predator (2), Mad Max (3), Star wars (4), Indiana Jones (5), Terminator (6) ou Rambo (7). Du moment que ça fait des sous au box office, ça peut se reproduire avec cent fois moins de budget et d’ambition artistique. Autant dire que quand Superman (8) est sorti et a cassé la baraque, quelques producteurs romains se sont dits qu’il ne devait pas être difficile de faire pareil (bon O.K. moins bien, mais de toute façon ça se vend à l’export alors...).
C’est ainsi qu’est né L’Homme puma. Un projet totalement barré dont le scénar a dû être torché un soir de cuite par les pires tâcherons du bis transalpin.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Alien_%28film%29
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Predator_%28film%29
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mad_Max_%28s%C3%A9rie_de_films%29
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Star_Wars_%28s%C3%A9rie_de_films%29
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Indiana_Jones_%28s%C3%A9rie_de_films%29
(6) http://www.citebd.org/spip.php?film1477
(7) http://www.citebd.org/spip.php?film1547
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Superman_%28film%29

Au passage, L’Homme puma n’est pas le seul super héros venu des Abruzzes (9) : dans les années 60 déjà, des allumés en collant rouge ou noir jouaient les redresseurs de torts (Superargo contre Diabolikus) (10) ou les super criminels (Danger : Diabolik (11)).
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Abruzzes
(10) http://www.nanarland.com/Chroniques/chronique-superargocontrediabolikus-superargo-contre-diabolikus.html
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/Danger_:_Diabolik_!

Le responsable du projet est un discret vétéran du photocopiage made in Italy : Alberto De Martino.
Encore un qui espérait passer entre les mailles du filet dans notre grand recensement des réalisateurs de nanars italiens. Et pourtant, c’est le responsable d’une des plus hallucinantes James Bonderie des années 60 : Opération frère cadet (12) avec Neil Connery, le petit frère de Sean qui joue un médecin hypnotiseur champion de tir à l’arc recruté par les services secrets anglais pour affronter une organisation secrète style Spectre (13) du pauvre. On retrouve dans le film une brochette d’acteurs issus des 4 premières aventures du grand James (entre autre : Bernard Lee (M), Loïs Maxwell (Moneypenny), Lotte Lenya (Rosa Klebb), Daniela Bianchi (Tatiana Romanova), Adolpho Celli (Emilio Largo) etc. etc. le jeu c’est de tous les retrouver et il y en a beaucoup...). Pour le reste de sa carrière, De Martino a touché à à peu près tous les genres des années 60 à 90 : westerns, péplums, polars...
(12) https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_fr%C3%A8re_cadet
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/SPECTRE

Alberto n’est pas le plus mauvais réalisateur du lot des nanardeux italiens, il fait même preuve d’un certain professionnalisme avec des tentatives de mouvements de caméras agréables et léchés. Le problème c’est que De Martino (un des rares à ne pas prendre de pseudo américanisant) tourne des scénars totalement dingues, et totalement desservis par des effets spéciaux parmi les plus miteux de l’histoire du cinéma. Rappelons-nous les hallucinations ringardes du par ailleurs plutôt réussi Holocauste 2000 (14), décalque efficace de La Malédiction (15), où Kirk Douglas court nu dans un désert de sel pour empêcher la construction d’une centrale nucléaire où doit s’incarner l’antéchrist.
(14) https://fr.wikipedia.org/wiki/Holocauste_2000
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Mal%C3%A9diction_%28film,_1976%29
Attention à ne pas confondre avec Sergio Martino alias Martin Dolman, autre esthète du bis italien à qui l’on doit d’authentiques chefs-d’œuvre tels que Le Continent des hommes poissons (16) ou Atomic cyborg (17) (ce n’est que partie remise, tremble Sergio ton tour viendra...).
(16) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Continent_des_hommes-poissons
(17) https://fr.wikipedia.org/wiki/Atomic_Cyborg

Dans un passé lointain, des extraterrestres sont venus chez les Aztèques (18) (en passant au-dessus d’une réplique maigrichonne de Stonehenge (19) !) dans une grosse boule pleine de lumières. Ils ont laissé deux choses : un masque d’or très laid qui permet à celui qui le porte de contrôler les esprits et une lignée de dieux blancs pour protéger notre planète : celle des hommes-puma.
(18) https://fr.wikipedia.org/wiki/Azt%C3%A8ques
(19) https://fr.wikipedia.org/wiki/Stonehenge
Manque de bol, le masque est de nos jours (enfin à la fin des seventies), entre les mains d’une organisation criminelle diabolique dirigée par le maléfique Docteur Kobras. Celui-ci utilise le masque pour contrôler les gens importants dans le monde de l’énergie (1979, deuxième choc pétrolier, tout ça...) et ce pour devenir MAITRE DU MONDE ! ! ! Comme il ne peut pas se balader tout le temps avec le masque, ce bon docteur Kobras a mis au point un stratagème diabolique : il hypnotise des têtes de mannequins censées représenter ses victimes, ce qui lui permet de les contrôler à distance. Vraiment c’est trop fort. Surtout les têtes ! Absolument hideuses, genre mannequins de magasins de fringues avec une perruque et des moustaches. Sauf évidemment lorsqu’elles sont censées représenter un des acteurs du film. Là on voit bien que c’est le comédien, la peau rendu luisante avec un genre de paraffine, qui la joue lui-même.
Au passage, notons que Kobras est joué par Blofeld (20) himself : Donald Pleasence, dont la fin de carrière fut vraiment dédiée aux pires nanars. Conscient de la valeur intrinsèque de ce qu’on lui fait tourner, il joue toutes ses scènes avec une lassitude quasiment palpable. Il est évident qu’il ne croit pas une seconde à son rôle et ne fait d’ailleurs pas grand chose pour le sauver, attendant son chèque de fin de tournage en assurant le strict minimum syndical. On le comprend assez d’ailleurs, rien qu’aux costumes dont on l’affuble : dans sa base, une combinaison en skaï noir très club sado-maso et en soirée, une costume vert lézard du plus mauvais goût. A vous dégoûter de vouloir devenir génie du mal, tiens...
(20) https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst_Stavro_Blofeld
Cela étant, le Docteur Kobras est tout de même bien embêté : une seule personne peut se mettre en travers de son plan diabolique : l’Homme puma sensé garder le masque. Seulement personne ne le connaît. Qu’à cela ne tienne, il y a un profil type de l’l’Homme puma : un jeune américain blanc qui vient de perdre ses parents médecins dans un accident d’avion. Il suffit de le balancer du dernier étage d’un immeuble. Si c’est l’l’Homme puma, il va s’envoler et on saura qui c’est. Aussitôt dit, aussitôt fait : les hommes de main de Kobras défenestrent joyeusement quelques personnes (je sais, ça à l’air très con dit comme ça, mais à l’image ça l’est encore plus).
Il est juste à noter que les producteurs croyaient vraiment en leur projet et espéraient initier toute une série de films (ou une série télé) ayant l’l’Homme puma pour héros. Les résultats au box office ont dû leur remettre les idées en place... Quant à Walter George Alton, le jeune premier du film, il a totalement disparu de la circulation, ce qui est dommage car il était meilleur acteur que la moyenne des bellâtres habituels du bis italien. A vous dégoûter de sauver le monde, tiens... [ndlr : selon Alberto De Martino, Walter George Alton était et serait toujours avocat à New York...
http://www.nanarland.com/Chroniques/chronique-hommepuma-l-homme-puma.html

Entretien avec Alberto De Martino
Avant de tourner vos propres films, vous avez travaillé comme assistant réalisateur ou directeur de doublage sur de très nombreux films. Vous avez même travaillé sur "La Dolce vita" de Fellini.
Mes fonctions dans le cinéma ont été très diverses. Entre 1949 et 1953, j’ai suivi des études de droit. En parallèle, j’ai commencé en 1950 à réaliser des documentaires, sur les sujets les plus divers : la médecine, la musique... Il s’agissait de films destinés à être projetés dans les cinémas, car la télévision était alors inexistante. Après mon diplôme, j’ai finalement poursuivi dans cette voie et dans le même temps, j’ai tenu des fonctions d’assistant-réalisateur sur une vingtaine de films et de directeur de doublage. J’ai notamment été en charge de la post-synchronisation sur La Dolce vita de Federico Fellini (21), mais aussi sur des films de réalisateurs prestigieux comme Mario Monicelli (22) ou Luigi Zampa (23)...
http://www.nanarland.com/interview/interview.php?id_interview=albertodemartino
(21) https://fr.wikipedia.org/wiki/Federico_Fellini
(22) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Monicelli
(23) https://fr.wikipedia.org/wiki/Luigi_Zampa

Alberto De Martino
Né le 12 juin 1929 à Rome où il est décédé le 2 juin 2015.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Alberto_De_Martino

Massimo De Rita
Né le 11 août 1935 à Rome où il est décédé le 13 mai 2013.
http://www.imdb.com/name/nm0211160/

Luigi Angelo
http://www.imdb.com/name/nm0029676/

Renato Serio
http://www.imdb.com/name/nm0785202/

Walter George Alton
http://www.imdb.com/name/nm0023013/

Donald Pleasence
voir fiche du film New york 1997
http://www.citebd.org/spip.php?film1544

Miguel Angel Fuentes
http://www.imdb.com/name/nm0297450/

Sydne Rome
Née le 17 mars 1951 à Akron (Ohio).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sydne_Rome

Silvano Tranquilli
Né le 23 août 1925 à Rome où il est décédé le 10 mai 1997.
http://www.imdb.com/name/nm0870995/

Benito Stefanelli
Né le 2 septembre 1928 à Rome où il est décédé en décembre 1999.
http://www.imdb.com/name/nm0824934/

Guido Lollobrigida
http://www.imdb.com/name/nm0518179/

Peter Cellier
http://www.imdb.com/name/nm0148149/

Geoffrey Coppleston
http://www.imdb.com/name/nm0178731/

extrait(s) de presse

Fenec - La folie comme la réflexion tiennent une grande place dans le message délivré par "L'Homme puma"...
Manga sanctuary - Bref, tout est collector dans ce monument du nanar transalpin...on est pas loin du niveau de son illustre cousin ibérique, "Supersonic man" !
Horreur - Personnellement, je rangerais "L’Homme puma" dans la catégorie du bon nanard ultime et sympathique...
Devil dead - (...) seul Miguel Ángel Fuentes (indien impressionnant qu'on allait revoir dans Fitzcarraldo) est vraiment marquant...
Cinexterminator - (...) Reste une curiosité fascinante et drôle pour tous les fans de série Z...
Films fantastiques - (...) "L’Incroyable homme puma" figure sans conteste dans le palmarès des films de super-héros les plus calamiteux de l’histoire du cinéma.