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the thing

John Carpenter's The Thing
Usa - 1982 - 1h49
sorti en France le 3 novembre 1982
interdit aux moins de 12 ans
film - version originale sous-titrée en français
de

John Carpenter

scénario : Bill Lancaster,
d'après l'oeuvre de : John W. Campbell
direction de la photographie : Dean Cundey
musique ou chansons : Ennio Morricone, John Carpenter, Alan Howarth
avec : Kurt Russell (R. J. MacReady, pilote d'hélicoptère), Wilford Brimley (Blair, chef du département scientifique et biologiste), Keith David (Childs, mécanicien), David Clennon (Palmer, assistant mécanicien et copilote), T.K. Carter (Nauls, cuisinier), Donald Moffat (Garry, responsable de la sécurité), Thomas G. Waites (Windows, responsable de la liaison radio et de l'informatique), Richard Masur (Clark, responsable des chiens de traineaux), Richard A. Dysart (le docteur Copper, médecin), Joel Polis (Fuchs, assistant biologiste), Charles Hallahan (Vance Norris, géologue), Peter Maloney (George Bennings, météorologue)
séances : semaine du mercredi 25 novembre 2015
mercredi 25 jeudi 26 vendredi 27 samedi 28 dimanche 29 lundi 30 mardi 1er
03:45*
séance spéciale :
* dim 29 à 3h45 - Nuit Fantastique dans le cadre du festival "Le Rayon Fantastique" organisé en partenariat avec Hidden circle, La Nef, le Pôle Image Magelis et le Lisa. Présentation par Rurik Sallé (Distorsion) et Hidden circle - tarif préférentiel 5 films = 15,00 €

synopsis

En Antarctique, durant l’hiver 1982, douze hommes découvrent une chose calcinée, enfouie sous la neige depuis des milliers d’années. Décongelée, la créature reprend vie en adoptant la forme de celui qu’elle tue. Aucun des hommes ne peux se fier aux autres. Qui est humain ? Qui est la chose ?

notes de production

C’est l’adaptation la plus fidèle de la nouvelle La Bête d’un autre monde (1) de John W. Campbell parue dans la revue Astounding stories (2). Cette nouvelle a aussi inspiré le film La Chose d’un autre monde (3) de Howard Hawks et Christian Nyby, ainsi que Créature de feu, un épisode de 1967 de la série Voyage au fond des mers (4). En 2004, Alien vs. predator (5) reprendra la même thématique de départ, et dans la même veine d’histoires fantastiques en Antarctique est à rapporter aussi Le Diable des glaces (6) en 1999 (inspiré de Vengeance diabolique imaginé par Stephen King (7)).
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_ciel_est_mort
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Analog_Science_Fiction_and_Fact
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chose_d%27un_autre_monde
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Voyage_au_fond_des_mers
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Alien_vs._Predator_(film)
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Diable_des_glaces
(7) http://www.citebd.org/spip.php?film1552

L’histoire s’articule autour d’une forme de vie extraterrestre métamorphe, qui infiltre une station de recherche scientifique norvégienne du continent Austral et tue l’équipe de recherche. Une équipe de chercheurs américains à proximité de l’incident mène l’enquête et est à son tour attaquée par la créature.

Le film figure à la 8ème place au box-office dès son premier week-end d’exploitation et il obtient un statut de film culte (8) avec sa sortie en vidéo. Carpenter considère ce film comme la première partie de sa trilogie de l’Apocalypse (9), qui sera complétée par Prince des ténèbres (10) et L’Antre de la folie (11). Le film est sorti en dvd en 1998 et 2004. Une version blu-ray existe aussi.
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Film_culte
(9) http://www.cinetrafic.fr/liste-film/5034/1/trilogie-de-l-apocalypse-de-john-carpenter
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Prince_des_t%C3%A9n%C3%A8bres_(film)
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Antre_de_la_folie

Enfant, Carpenter est fasciné et terrifié par La Chose d’un autre monde (3). Il est un grand admirateur de Howard Hawks dont il adaptera Rio Bravo (12) au travers de son film Assaut (13). Le scénario est écrit en 1981 par Bill Lancaster, le fils de l’acteur Burt Lancaster (14). Plus qu’un remake de La Chose d’un autre monde (3), le film est plus fidèle à la nouvelle de John W. Campbell, excepté que dans le film, la Chose n’est pas télépathe.
(12) https://fr.wikipedia.org/wiki/Rio_Bravo_(film)
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/Assaut_(film)
(14) http://www.citebd.org/spip.php?film1170

La voix féminine de l’ordinateur de MacReady est celle d’Adrienne Barbeau (non créditée), à l’époque épouse de John Carpenter. Elle avait déjà travaillé avec lui sur Meurtre au 43e étage (15), Fog (16) et New York 1997 (17). Kurt Russell a également tenu le premier rôle de New York 1997 et avait auparavant été dirigé par Carpenter dans le téléfilm Le Roman d’Elvis.
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/Meurtre_au_43e_%C3%A9tage
(16) http://www.citebd.org/spip.php?film1543
(17) http://www.citebd.org/spip.php?film1544
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Roman_d%27Elvis

Nick Nolte (18) et Jeff Bridges (19) ont refusé le rôle de MacReady. Bernie Casey (20), Isaac Hayes (17), Geoffrey Holder (21), Ernie Hudson (22) et Carl Weathers (23) ont été envisagé pour le rôle de Childs, avant que Keith David ne soit choisi. Après avoir tourné avec Carpenter dans New York 1997, Lee Van Cleef a été envisagé pour le rôle de Garry.
(18) https://fr.wikipedia.org/wiki/Nick_Nolte
(19) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeff_Bridges
(20) https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernie_Casey
(21) https://fr.wikipedia.org/wiki/Geoffrey_Holder
(22) https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernie_Hudson
(23) https://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Weathers
Donald Pleasence (17) était le premier choix pour le rôle de Blair, mais il était engagé sur un autre projet. C’est finalement Wilford Brimley qui tient le rôle.

The Thing a été principalement tourné dans les studios Universal (24), à Los Angeles. Pour recréer l’atmosphère de l’Antarctique, les salles étaient réfrigérées pour atteindre les 4° Celsius alors que la température extérieure atteignait plus de 30° ! L’équipe devait constamment ôter et remettre leurs parkas et doudounes au fil des déplacements nécessaires pour le tournage.
Lorsque l’équipe tourna les plans finaux du film en Colombie Britannique (25), ils choisirent la ville de Stewart (26), réputée pour être la commune la plus enneigée d’Amérique du Nord. Pendant le tournage, la température variait aux alentours de -20° Celsius, ainsi 75 000 dollars (d’une valeur de 180 000 dollars aujourd’hui) ont été dépensés pour vêtir tout le casting et l’équipe en habits spécialisés pour l’hiver.
(24) https://fr.wikipedia.org/wiki/Universal_Studios_Hollywood
(25) https://fr.wikipedia.org/wiki/Colombie-Britannique
(26) https://fr.wikipedia.org/wiki/Stewart_(Colombie-Britannique)

A sa sortie, le film a été acclamé en matière d’effets spéciaux et de maquillage. Rob Bottin (27), le chef de l’équipe des effets spéciaux, n’avait que 22 ans lorsqu’il a travaillé sur The Thing. C’est grâce à lui que le design des monstres a pu aller dans de tels extrêmes. Il avait été repéré par Carpenter pour son travail sur le Hurlements (28) de Joe Dante.
(27) https://fr.wikipedia.org/wiki/Rob_Bottin
(28) https://fr.wikipedia.org/wiki/Hurlements_(film)

The Thing est l’un des rares films de John Carpenter dont la bande originale n’est pas composée par lui-même. Ici c’est donc l’Italien Ennio Morricone qui la compose. Toutefois, Carpenter et son compère Alan Howarth ont réalisé quelques compositions présentes dans le film. Ces morceaux ne sont pas présents sur la version de l’album commercialisé par Varèse Sarabande. Une version sortie en 2005, remastérisée par Larry Hopkins et Alan Howarth, intègre les compositions de Carpenter et Howarth.

De nombreux films, séries télévisées, jeux et autres médias ont parfois fait référence au film de Carpenter :
- l’épisode 8 de la saison 1 de la série X-files : aux frontières du réel : dans Projet Arctique, les deux agents du Fbi sont dans une base enneigée où un parasite se propage. On retrouve ici les thèmes de The Thing, à savoir l’organisme externe, la paranoïa, le contexte, etc...
https://fr.wikipedia.org/wiki/X-Files_:_Aux_fronti%C3%A8res_du_r%C3%A9el
- le film The Faculty de Robert Rodriguez fait ouvertement référence à The Thing, notamment par la scène du test, où l’échantillon de sang est remplacé par une prise de drogue...
https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Faculty
- le coup du test est également repris dans Les Poux, un épisode de South park...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Poux
- la scène du test est aussi parodiée dans un épisode de la série d’animation Jackie Chan...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jackie_Chan_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e_d%27animation)
- le film The Thaw, du réalisateur Mark A. Lewis avec Val Kilmer dans le rôle principal, fait lui aussi référence au film de Carpenter. Les similitudes se trouvent notamment au niveau du lieu (Antarctique), de la découverte d’un organisme congelé portant un parasite (Mammouth), de l’interaction entre les différents personnages qui vont se soupçonner mutuellement, d’être porteurs du parasite...
https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Thaw
- on y fait référence dans l’épisode 23 de la saison 2 de The Big bang theory. La bande est en expédition au pôle nord. Raj et Howard proposent à leurs amis de regarder les films Destination Zebra, station polaire ou The Thing...
https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Big_Bang_Theory
https://fr.wikipedia.org/wiki/Destination_Zebra,_station_polaire
- le film Les Vampires du désert y fait référence dans une scène. Le nom The Thing est donné à une vieille station service habitée par une vieille dame...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Vampires_du_d%C3%A9sert
- un épisode de la série animée Martin Mystère s’inspire clairement de l’histoire...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Myst%C3%A8re_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e_d%27animation)
- le clip vidéo du titre Driving this road until death sets you free du groupe Zombie Zombie (Étienne Jaumet et Cosmic Néman) fait directement référence au film de Carpenter. Ce clip de plus de 6 minutes qui se veut un remake de The Thing, avec comme personnages des G.I. Joe’s, a été réalisé en stop motion par Simon Gesrel et Xavier Ehretsmann...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Animation_en_volume
- les derniers niveaux du jeu vidéo Tomb raider 3 : les aventures de Lara Croft se déroulent sur un site de fouilles en Antarctique et comportent des ennemis qui rappellent la créature de The Thing...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tomb_Raider_3
- le jeu vidéo Extermination sorti en 2001 sur PS2 est largement inspiré de The Thing...
http://www.jeuxvideo.com/articles/0000/00001398_test.htm

En 2002 sort le jeu vidéo The Thing (29), dont l’intrigue se situe quelques jours après les évènements relatés dans le film. La préquelle, qui s’appelle également The Thing (30), revient sur la découverte du vaisseau spatial par les Norvégiens. La fin de ce film fait le lien avec l’ouverture du film de Carpenter.
(29) https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Thing_(jeu_vid%C3%A9o)
(30) https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Thing_(film,_2011)

Pendant le tournage de The Thing, l’équipe présente sur le plateau, acteurs et techniciens compris, était uniquement composée d’hommes. La seule femme de l’équipe est tombée enceinte avant le tournage et a été remplacée par un homme.

En 1983, le film a été nominé aux Saturn awards (31), pour les catégories du meilleur film d’horreur et des meilleurs effets spéciaux. Cependant, il a aussi été nominé aux Razzie awards (32) pour la pire bande originale alors qu’elle a été composée par le célèbre Ennio Morricone.
(31) https://fr.wikipedia.org/wiki/Saturn_Awards
(32) https://fr.wikipedia.org/wiki/Razzie_Awards

John Carpenter a affirmé que de tous les films qu’il a réalisés au fil des années, The Thing reste à jamais son favori. C’est aussi son premier projet à avoir été financé par un major du cinéma, Universal studios.

Pendant la scène où le chien erre dans un couloir et s’arrête à l’ouverture d’une porte, on peut apercevoir l’ombre d’un homme l’attirant à l’intérieur. John Carpenter n’a pas voulu qu’on puisse deviner de quel personnage il s’agissait, alors il n’a pas utilisé les acteurs du casting principal pour tourner la scène.
Jed, c’est le nom du chien norvégien le plus utilisé pour les scènes du film. Il est issu d’un croisement entre un husky et un loup. Il est réputé pour être un très bon acteur canin car il ne fixait jamais la caméra qui le filmait. Cependant, ce n’est pas lui qui a été employé au début d’une scène de course-poursuite lorsqu’un Norvégien essaie de lui tirer dessus.

Le responsable créatif pour le design du monstre dans la cage à chiens n’est pas Rob Bottin (27) mais Stan Winston (33), qui a refusé d’apparaître au générique du film. En effet, il ne voulait pas s’accaparer les compliments de Bottin. Il reçut quand un même un remerciement spécial au générique de fin.
(33) https://fr.wikipedia.org/wiki/Stan_Winston
Quand le film est entré dans sa phase de post-production, Rob Bottin (27) passait ses journées, dimanche compris, au studio en se nourrissant uniquement de friandises et de sodas. Cette habitude a cessé lorsqu’il a été transféré à l’hôpital pour cause d’épuisement majeur.

Lorsqu’elle filmait en Colombie Britannique (26), l’équipe avait l’habitude de se rendre dans la ville de Hyder (34) en Alaska et de se réunir pour boire un verre dans une auberge nommée la Sealaska inn. Selon la tradition locale, le casting devait se Hydériser en buvant le breuvage fortement chargé en alcool du barman, provoquant ainsi moult gueules de bois et lendemains matins difficiles.
(34) https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyder_(Alaska)

Chaque année en Antarctique, il est de coutume pour l’équipe des scientifiques de la station de recherche Amundsen-Scott (35) de regarder The Thing le premier soir de l’hiver venu.
(35) https://fr.wikipedia.org/wiki/Base_antarctique_Amundsen-Scott

L’avant-première de The Thing s’est déroulée le 11 juin 1982 au soir, le même jour que la sortie officielle de E.T. l’extra-terrestre (36). D’ailleurs pendant la campagne de presse et les différents évènements promotionnels, le chef des effets spéciaux Rob Bottin (27) portait un t-shirt I love E.T.
(36) https://fr.wikipedia.org/wiki/E.T._l%27extra-terrestre

The Thing est sorti dans les salles américaines le 25 juin 1982, le même jour qu’un autre film culte de la science-fiction : Blade runner (37). Ironiquement ces deux films ont connu le même sort. En effet, même si The Thing était classé 8ème au box-office pendant les trois premières semaines de sa sortie, le nombre de spectateurs a très vite chuté suite à de nombreuses critiques négatives. Ça ne sera que plus tard que le film gagnera son statut de film culte auprès des fans de science-fiction, tout comme Blade runner.
(37) http://www.citebd.org/spip.php?film1557

La nouvelle, Who goes there ?, qui a servi de base au scénario de The Thing a également été adaptée en 1972 par Eugenio Martin pour Terreur dans le Shanghai express (38).
(38) https://fr.wikipedia.org/wiki/Terreur_dans_le_Shangha%C3%AF_express

Après avoir vu cette version, Christian Nyby aurait dit : si vous voulez voir du sang, allez dans un abattoir. Au moins ce film une bonne pub pour J&B (39) (une marque de whisky)...
(39) https://fr.wikipedia.org/wiki/J%26B

Clint Eastwood (40) aurait pu interpréter MacReady le personnage principal de The Thing mais John Carpenter trouvait que le cynisme et le modèle d’anti-héros qu’Eastwood incarnait ne convenait pas et s’est alors tourné vers son acteur préféré, Kurt Russel.
(40) https://fr.wikipedia.org/wiki/Clint_Eastwood

John Carpenter et l’acteur Kurt Russel ont commencé à travailler tout de suite sur The Thing après leur dernier projet ensemble, New York 1997. Ce sera leur troisième collaboration et celle qui va cimenter la relation Russel/Carpenter, un des duos les plus légendaires du cinéma. John est comme un grand frère rusé et astucieux pour moi a affirmé Russel à propos de l’homme qui l’a transformé en une icône du cinéma.

Dark horse comics (41) a publié quatre suites au film culte de John Carpenter sous la forme de trois mini-séries. En 2002, Universal interactive (42) a sorti une suite directe à The Thing sous la forme d’un jeu-vidéo jouable sur Playstation 2 (43) et Xbox (44) où l’on incarne un militaire parti secourir les membres de l’avant-poste. La chaîne Sci-fi avait prévu de créer une série d’une durée de quatre heures mais le projet fut annulé en 2003.
(41) https://fr.wikipedia.org/wiki/Dark_Horse_Comics
(42) https://fr.wikipedia.org/wiki/Vivendi_Games
(43) https://fr.wikipedia.org/wiki/PlayStation_2
(44) https://fr.wikipedia.org/wiki/Xbox

En 2007, un parc d’attraction sur l’univers du film de John Carpenter a ouvert en Floride sous le nom de The Thing-assimilation. On peut ainsi visiter les décombres de l’avant-poste 31 et revivre plusieurs scènes tirées du long-métrage.

Le budget pour The Thing est estimé à plus de 15 millions de dollars dont plus de 1.5 million utilisé seulement pour les effets spéciaux, sans compter les coûts de la campagne promotionnelle.
Il a reçu un accueil critique favorable, recueillant 79 % de critiques positives, avec une note moyenne de 7,3/10 et sur la base de 47 critiques collectées, sur le site agrégateur de critiques Rotten tomatoes (45).
Malgré sa sortie dans plus 840 cinémas aux États-Unis, le film n’a rapporté que 13 millions de dollars à la fin de sa diffusion dans les salles.
Le film a été un échec commercial, rapportant environ 19 629 000 $ au box-office en Amérique du Nord pour un budget de 15 000 000 $. En France, il a réalisé 562 478 entrées.
(45) https://fr.wikipedia.org/wiki/Rotten_Tomatoes

... Par ailleurs, John Carpenter confirme son étonnante aptitude à maintenir les tensions à leur top niveau. Ce n’est pas l’un des moindres intérêts d’un film reposant sur un scénario où tout a été dévoilé dans le premier quart d’heure. Sacrifiant délibérément tout psychologisme, l’auteur fait preuve d’une totale virtuosité tandis que Roy Arbogast (46) accumule des effets spéciaux qui frôlent la perfection absolue.
Les remakes ne sont top souvent que de pâles copies d’un original prestigieux ; à l’instar d’Orson Welles signant F. comme Fake (47) du célèbre My name is Orson Welles, Carpenter ne craint pas de titrer cette nouvelle version John Carpenter’s The Thing.
Jacques Zimmer in La Revue du cinéma n° 377 (novembre 1982)
(46) http://www.imdb.com/name/nm0033405/
(47) https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9rit%C3%A9s_et_Mensonges

... Comme Blade runner (37), The Thing fonde son attrait sur un intérêt nouveau : la métamorphose du monstre. Sa nature permet
a) des métamorphoses dignes de Méliès (48) ; la première, celle du chien, n’est d’ailleurs pas égalée ;
b) la création de formes vivantes, aussi aberrantes que répugnantes, telle l’araignée géante dont le corps est une tête humaine, synthèse et hyperbole de toutes les créatures immondes du cinéma ;
c) l’entretien d’une menace permanente ; le fait que l’espèce humaine risque l’annihilation est rendue sensible par les avatars des corps humains dont la structure est démantelée à chaque fois. Plus que sur l’identité de la future victime, l’on s’interroge sur l’aspect qu’elle va prendre...
Alain Garsault in Positif n° 261 (novembre 1982)
(48) https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_M%C3%A9li%C3%A8s

The Thing est bien un film d’horreur, d’épouvante. Carpenter exploite toutes les conventions du genre et en peaufine les techniques spécifiques. Il le dit : les gens savent qu’il va se passer quelque chose. La question n’est pas de savoir s’il va se passer quelque chose, mais quand cela va se passer. Tout le jeu consiste à faire croire que ça va se passer maintenant et de ne pas le faire arriver ; ainsi, on fait monter l’anxiété, on met le spectateur dans un état d’attente et on fait arriver la surprise au moment où il s’y attend le moins.
Carpenter ne révolutionne rien ; il ne renouvelle pas le code de l’horreur mais il élabore, il travaille sa propre technique, son art au sens étymologique, voire une rhétorique personnelle. The Thing est un film qui fonctionne, et il mérite d’être vu ne serait-ce que pour le plaisir qu’on y éprouve à être ainsi captivé par une manière de filmer efficace, par ce souci même d’efficacité...
Carpenter fait du leurre la seule réalité du film. A travers la réalisation d’un remake prenant pour sujet une chose qui imite tellement bien l’original digéré, ne pose-t-il pas la question du cinéma comme contrefaçon ?
Pascal Dumont in Cinéma 82 n° 288 (décembre 1982)

Cette première incursion de John Carpenter dans le film à gros budget aura été un échec retentissant aux Usa (48) ; le public préférant les visions humanistes d’un Spielberg (Poltergeist (49), E. T. (36) ) à cette sombre plongée dans l’horreur et l’angoisse. Paradoxalement The Thing est probablement le meilleur film de son auteur est ce ratage est d’autant plus incompréhensible que Carpenter, qui a toujours privilégié le suspense aux effets choc, a ici laissé le soin à Rob Bottin (27) et ses compères de créer des trucages extraordinaires qui dépassent de bien loin tout ce qui a pu être fait jusqu’à présent ; ce afin de satisfaire les désirs d’un public toujours avide d’une horreur graphique plus réaliste.
Initialement conçue comme un remake de la célèbre Chose d’un autre monde (3) de Howard Hawks auquel Carpenter avait rendu hommage dans La Nuit des masques (50), cette nouvelle version se détache radicalement de la première mouture tournée en pleine guerre froide (51) et où le monstre venu de la planète rouge (52) s’apparentait bien entendu au communisme et ses espions perfides cachés sous les lits des braves citoyens américains. Carpenter gomme en fait totalement cet aspect tout en restant fidèle à la structure classique des films à monstres des années 50 et s’attache finalement à nous parler de notre ennemi le plus intime : nous-mêmes.
Jouant sur les contrastes et les oppositions (feu/glace/neige/sang), il nous propose un scénario admirablement structuré où l’angoisse savamment distillée par petites touches (la découverte du premier cadavre, la présence fascinante du chien), monte graduellement jusqu’à atteindre son point culminant dans une fin diaboliquement habile en forme de point d’interrogation. Si le monstre est incontestablement la vedette du film, le véritable sujet de The Thing pourrait bien être l’homme créature d’instinct. Pris dans une véritable toile de soupçons et de haine, les personnages de Carpenter (tous remarquablement interprétés par ailleurs), sont contraints de retourner à leurs instincts les plus primitifs pour survivre et détruire une créature ignoble dont le combat est plus ou moins similaire au leur. Mais, à la différence d’un film comme Alien (53), l’horreur ne nait pas d’une menace extérieure mais bien de cette bête imprévisible qui est en nous.
Comme dit la pub de l’affiche anglaise : man is the warmest place to hide / l’homme est l’endroit le plus chaud où se cacher...
Philippe Ross in La Saison cinématographique 1983
(48) compromettant même le tournage de son Firestarter d’après Stephin King, finalement repris par Mark L. Lester...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Charlie_(film,_1984)
(49) https://fr.wikipedia.org/wiki/Poltergeist_(film,_1982)
(50) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Nuit_des_masques
(51) https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_froide
(52) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mars_(plan%C3%A8te)
(53) https://fr.wikipedia.org/wiki/Alien_(film)

John Carpenter
voir fiche du film Fog
http://www.citebd.org/spip.php?film1543

Bill Lancaster
http://www.imdb.com/name/nm0484111/

John W. Campbell
Né John Wood Campbell Jr le 8 juin 1910 à Newark (New Jersey), décédé le 11 juillet 1971 à Mountainside (New Jersey).
https://fr.wikipedia.org/wiki/John_W._Campbell

Dean Cundey
voir fiche du film Fog
http://www.citebd.org/spip.php?film1543

Ennio Morricone
voir fiche du film Django unchained
http://www.citebd.org/spip.php?film1070

Alan Howarth
voir fiche du film New york 1997
http://www.citebd.org/spip.php?film1544

Kurt Russell
voir fiche du film New york 1997
http://www.citebd.org/spip.php?film1544

Wilford Brimley
Né le 27 septembre 1934 à Salt Lake City.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Wilford_Brimley

Keith David
Né le 4 juin 1956 à New York.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Keith_David

David Clennon
Né le 10 mai 1943 à Waukegan (Illinois).
https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Clennon

T.K. Carter
Né Thomas Kent Carter le 18 décembre 1956 à New York.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Kent_Carter

Donald Moffat
Né le 26 décembre 1930 à Plymouth (Gb).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Donald_Moffat

Thomas G. Waites
Né le 8 janvier 1955 à Philadelphie.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_G._Waites

Richard Masur
Né le 20 novembre 1948 à New York.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Masur

Richard A. Dysart
Né le 30 mars 1929 à Boston, décédé le 5 avril 2015.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_A._Dysart

Joel Polis
Né le 3 octobre 1951 à Philadelphie.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Joel_Polis

Charles Hallahan
Né Charles John Hallahan le 29 juillet 1943 à Philadelphie,décédé le 25 novembre 1997 à Los Angeles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Hallahan

Peter Maloney
Né le 23 novembre 1944 à Chicago.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Maloney

extrait(s) de presse

Cinéma fantastique - Nous pouvons avancer qu’Howard Hawks, de là où il est, a de quoi être fier de l’hommage que Carpenter lui a rendu car, dans l’histoire du cinéma, rarement un film de monstres a été aussi réussi...
Critikat - John Carpenter réalise un film nihiliste et sans compromis, proche de l’"Alien" de Ridley Scott bien que beaucoup plus abstrait...
Films horreur - Autant le dire tout de suite : "The Thing" fait partie de ces chefs-d’œuvre intemporels dont on peine à retrouver l’essence dans les productions horrifiques de nos jours...
àVoir-àLire - En plus d’être intemporel, "The Thing" appartient à cette catégorie de films intelligents et couillus à tous les niveaux...
Télérama - Il s'agit d'un bestiaire véritablement fantastique où s'animent à la perfection des créatures à la Jérôme Bosch et des visages distordus comme dans un tableau de Bacon. En prime, la mise en scène laisse sourdre l'inquiétude.
Les Ingoruptibles - Une œuvre perturbante, qui fait partie des grands classiques du genre...
Avenue de l'horreur - Critiqué lors de sa sortie, boudé en salles, "The Thing" n'a définitivement pas volé sa place au panthéon des films de genre, méritant ce statut galvaudé qu'est celui d'oeuvre culte.
Retro - Un film d’horreur extrêmement efficace témoin d’une époque quasiment révolue où nos artisans du fantastique savaient encore nous pondre de vraies pépites.