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french connection

ciné répertoire
The French connection
Usa - 1971 - 1h44
sorti en France le 28 janvier 1972
5 Oscar 1972 : meilleur film (Philip D'Antoni), meilleur réalisateur (William Friedkin), meilleur acteur (Gene Hackman), meilleure adaptation (Ernest Tidyman), meilleur montage (Gerald B. Greenberg)
film - version originale sous-titrée en français
de

William Friedkin

scénario : Ernest Tidyman
d'après l'oeuvre de : Robin Moore
direction de la photographie : Owen Roizman
musique ou chansons : Don Ellis
avec : Gene Hackman (détective James R. « Popeye » Doyle), Roy Scheider (détective Buddy « Cloudy » Russo), Fernando Rey (Alain Charnier), Marcel Bozzuffi (Pierre Nicoli), Tony Lo Bianco (Salvatore « Sal » Boca), Frédéric de Pasquale (Henri Devereaux), Bill Hickman (Bill Mulderig, agent fédéral), Harold Gary (Joel Weinstock), Eddie Egan (en) (Walt Simonsonn), Sonny Grosso (Bill Klein, agent fédéral), André Ernotte (La Valle), Ann Rebbot (Marie Charnier), Benny Marino (Lou Boca), Arlene Farber (Angie Boca), Patrick McDermott (Howard, le chimiste), Alan Weeks (Willie Craven, un trafiquant de drogue), Irving Abrahams (Irving, le mécanicien du garage), Randy Jurgensen (Randy, le sergent de police du garage), Andre Trottier (Wyett Cohn), Al Fann (Hector, l'informateur dans les toilettes)
séances : semaine du mercredi 28 octobre 2015
mercredi 28 jeudi 29 vendredi 30 samedi 31 dimanche 1er lundi 2 mardi 3
21:00*
séance spéciale :
* Ciné mardi : "coup de chapeau à William Friedkin" - couplé avec "Le Convoi de la peur" - tarif préférentiel : 2 films = 7 € - en partenariat avec Hidden circle
séances : semaine du mercredi 4 novembre 2015
mercredi 4 jeudi 5 vendredi 6 samedi 7 dimanche 8 lundi 9 mardi 10
16:30
18:30
20:30

synopsis

À Marseille, un policier est en train de surveiller Alain Charnier, un riche criminel français qui est soupçonné de diriger la plus grosse organisation de trafic d'héroïne du monde. Le policier est tué par le bras-droit de Charnier. Ce dernier prévoit, par ailleurs, de passer en contrebande 32 millions $ d'héroïne aux États unis dans une voiture, une Lincoln Continental Mark III conduite par un de leurs amis au-dessus de tout soupçons, un présentateur de télévision français très célèbre. À New York, deux flics des narcotiques, Jimmy « Popeye » Doyle et Buddy « Cloudy » Russo, sont en train de conduire une enquête sous couverture à Brooklyn. Après avoir assisté à une transaction de drogue dans un bar, Cloudy procède à l’interpellation, mais le suspect résiste et lui entaille le bras avec un couteau. Après avoir été arrêté et sévèrement battu, les policiers l'interrogent et il leurs révèle qu'il fait partie d'un réseau de trafic de stupéfiants bien plus important...

notes de production

La French connection (1) (litt. filière française), parfois appelée Corsican connection (filière corse), est une appellation d’ensemble pour désigner la totalité des acteurs qui prirent part à l’exportation d’héroïne aux États unis depuis la France. Malgré les idées reçues, il s’agissait non pas d’une seule et même organisation mais d’une multitude de réseaux et d’équipes implantés pour la plupart à Marseille et Paris, ainsi que dans des villes moins en avant comme Bordeaux ou Le Havre...
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/French_Connection

Le scénario s’inspire de l’enquête de policiers du New York city police department (2) nommés Popeye Doyle et Buddy Cloudy Russo, qui sont en fait, dans la réalité, Eddie Egan et Sonny Grosso. Ils ont enquêté sur les réseaux de la French connection (1), organisation criminelle qui importait depuis la France la majeure partie de l’héroïne consommée aux États unis. Par ailleurs, Egan et Grosso ont des rôles dans le film.
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/New_York_City_Police_Department

Il est le premier film classé R (interdiction aux moins de 17 ans) de l’histoire du cinéma américain depuis l’introduction de la classification de la Motion picture association of America (3) à avoir gagné l’Oscar du meilleur film.
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Motion_Picture_Association_of_America

Premier grand succès de son réalisateur, il remporta en tout cinq Oscar du cinéma. Le film est aussi proposé pour l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Roy Scheider, l’Oscar de la meilleure photographie et celui de l’Oscar du meilleur mixage de son. Tidyman a reçu pour son scénario le prix Edgar-Allan-Poe (4) et une proposition pour le Golden globe (5). Il est classé à la 93e place des meilleurs films du cinéma américain par l’American film institute (6).
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Edgar-Allan-Poe
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Golden_Globes
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/American_Film_Institute

En 2005, le film est sélectionné par le National film registry (7) pour être conservé à la bibliothèque du Congrès (8) aux États-Unis pour son importance culturelle, historique ou esthétique.
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/National_Film_Registry
(8) https://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C3%A8que_du_Congr%C3%A8s

Le personnage d’Alain Charnier est basé sur Jean Jehan qui a été arrêté à Paris pour trafic de stupéfiants, malgré cela il ne sera jamais extradé vers les États-Unis, la France n’extradant pas ses citoyens. Le réalisateur explique le laxisme supposée de la police française par le fait qu’il aurait effectué son service militaire sous les ordres de Charles de Gaulle (9).
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Gaulle

Sal Boca est inspiré de Pasquale "Patsy" Fuca et de son frère Anthony. Angie Boca est basée sur la femme de Patsy, Barbara, qui a écrit une autobiographie avec l’aide de Robin Moore détaillant sa vie avec Patsy. Les frères Fuca et leur oncle faisaient partie d’une équipe de trafiquant de drogue en lien avec les cinq familles du crime new-yorkaises. Henri Devereaux, qui importe la Lincoln à New York, est inspiré de Jacques Angelvin (10), acteur puis présentateur de télévision qui fut réellement arrêté en 1962 pour importation illégale de produit stupéfiant. Il a été condamné de 3 à 6 ans de prison dans un pénitencier fédéral. Il effectuera 4 ans de détention avant d’être expulsé vers la France. Par la suite il deviendra agent immobilier. Avant la sortie du film, Gérard Oury s’était déjà inspiré de son histoire pour tourner Le Corniaud (11). Le personnage de Joel Weinstock est, selon les commentaires du réalisateur, une composition de plusieurs trafiquants de drogue similaires.
(10) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Angelvin
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Corniaud

French connection s’attache à décrire le déroulement de l’enquête avec la plus grande authenticité possible. C’est cette recherche de réalisme qui fait l’originalité du film et son aspect documentaire. De nombreuses scènes sont tournées caméra à l’épaule, dans des décors naturels et à la lumière naturelle.

Bien que la distribution se soit révélée être l’une des grandes forces du film, le réalisateur William Friedkin eut des problèmes avec le choix des acteurs dès le départ. Fortement opposé au choix de Gene Hackman pour le rôle principal, Popeye Doyle, il pressentit Paul Newman (12), Jackie Gleason (13) et le journaliste new-yorkais Jimmy Breslin (14), qui n’avait jamais joué auparavant. Mais le budget du film ne permettait pas d’engager Newman, tandis que la 20th century fox (15) ne voulait pas de Gleason en raison de l’échec commercial de Gigot, le clochard de Belleville (16), et Breslin refusa de prendre le volant d’une voiture, nécessaire pour la scène de poursuite en voiture. James Caan (17) et Peter Boyle (18) furent également dans la liste pour incarner Doyle, mais refusèrent successivement. Steve McQueen (19) fut un temps envisagé, mais ne voulait pas faire d’autre film policier après Bullitt (20), et comme Newman, ses honoraires auraient dépassé le budget de production du film. Charles Bronson (21) et Rod Taylor (22) furent également pressentis pour incarner Doyle, avant que Gene Hackman fût finalement engagé pour le rôle.
(12) https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Newman
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jackie_Gleason
(14) http://www.imdb.com/name/nm0107736/
(15) https://fr.wikipedia.org/wiki/20th_Century_Fox
(16) https://fr.wikipedia.org/wiki/Gigot,_le_clochard_de_Belleville
(17) https://fr.wikipedia.org/wiki/James_Caan
(18) http://www.citebd.org/spip.php?film727
(19) https://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_McQueen
(20) https://fr.wikipedia.org/wiki/Bullitt
(21) https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Bronson
(22) https://fr.wikipedia.org/wiki/Rod_Taylor

Le choix de Fernando Rey pour incarner Alain Charnier, l’antagoniste principal du long-métrage, résulte d’une erreur d’identité : William Friedkin avait demandé à son directeur de casting d’engager un acteur espagnol qu’il avait vu dans Belle de jour (23) de Luis Buñuel, mais dont il ne connaissait pas le nom : Francisco Rabal (24). Rey, qui avait tourné à plusieurs reprises sous la direction de Buñuel, fut contacté à la place de Rabal. Après que Rabal fut finalement retrouvé, la production découvrit qu’il ne parlait ni français ni anglais, et Rey fut donc gardé pour le film. Mais ironie de la situation, lors du montage final, le français de Rey avec son accent espagnol fut considéré comme inadmissible par les producteurs qui décidèrent de doubler tous ses passages en français tout en conservant ses dialogues en anglais.
(23) https://fr.wikipedia.org/wiki/Belle_de_jour_%28film%29
(24) https://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_Rabal

À noter l’apparition des Three degrees, célèbre trio de chanteuses noires américaines des années 1970 dans le cabaret où Doyle et Russo surveillent Bocca.

Le tournage de French connection s’est déroulé du 30 novembre 1970 à mars 1971, à New York, Marseille, Cassis et à Washington.

Dans les commentaires de Friedkin présents pour l’édition dvd de la version Collector du film, Friedkin explique avoir recherché le côté film documentaire. Ce réalisme est le résultat direct de l’influence de film Z (25) de Costa-Gavras, un film français. De plus, ce fut le premier film à montrer le World trade center (la tour nord terminée, la tour sud partiellement réalisée) (26). On peut les apercevoir dans l’arrière-plan d’une scène.
(25) https://fr.wikipedia.org/wiki/Z_%28film,_1969%29
(26) https://fr.wikipedia.org/wiki/World_Trade_Center
Une partie des sources d’inspiration de William Friedkin étaient françaises. Le réalisateur américain s’est notamment inspiré de Claude Lelouch après avoir vu La Vie, l’amour, la mort (27) et lui a emprunté son preneur de son, Jean-Louis Ducarme (28).
(27) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vie,_l’Amour,_la_Mort
(28) http://www.imdb.com/name/nm0239707/

Friedkin attribue sa décision de diriger le film à une discussion avec le réalisateur Howard Hawks (29), dont la fille vivait avec Friedkin à l’époque. Friedkin a demandé à Hawks ce qu’il pensait de ses films, il lui a carrément répondu qu’il les trouvait moches. Hawks lui a recommandé de faire une bonne course-poursuite en voiture.
(29) https://fr.wikipedia.org/wiki/Howard_Hawks

Au début du film, sur le plan où est indiqué le lieu où va commencer l’histoire, il est écrit "Marseilles" avec un "s". Cette faute est couramment commise par les étatsuniens.

Le film est souvent cité pour sa scène la plus célèbre qui est celle de la poursuite en voiture, considérée comme l’une des plus grandes scènes de poursuite de l’histoire du cinéma moderne. Dans celle-ci, Popeye réquisitionne la voiture d’un civil (une Pontiac LeMans de 1971) (30) puis part à la poursuite finale qui met aux prises le héros au trafiquant de drogue dans le métro aérien de la BMT west end line (31) de New York. La scène est filmée dans Bensonhurst, à Brooklyn.
(30) https://fr.wikipedia.org/wiki/Pontiac_LeMans
(31) https://fr.wikipedia.org/wiki/BMT_West_End_Line

French connection a obtenu un accueil critique favorable, avec 98 % d’avis positifs sur le site Rotten tomatoes (32).
(32) https://fr.wikipedia.org/wiki/Rotten_Tomatoes

Le film donna lieu à une suite : French connection 2 (33), réalisé par John Frankenheimer avec Gene Hackman et Fernando Rey dans leurs rôles respectifs.
(33) https://fr.wikipedia.org/wiki/French_Connection_2

En 1973, bien que n’étant pas une suite du film, Police puissance 7 (34) a un scénario proche de French connection avec comme acteurs principaux Roy Scheider et Tony Lo Bianco. Il est produit et dirigé par Philip D’Antoni sur un scénario de Sonny Grosso et le film comprend une fameuse scène de course de voitures chorégraphié par Bill Hickman. La bande originale du film est aussi signée Don Ellis.
(34) http://www.imdb.com/title/tt0070672/

La scène où la Lincoln continental (35) est démantelée par Popeye et l’équipe de mécaniciens de la police pour chercher la drogue a inspiré une scène d’un épisode de Police squad (36), les différences étant que la drogue ne se trouvait pas seulement à l’intérieur des marche-pieds mais aussi que le véhicule était totalement différent de l’original.
(35) https://fr.wikipedia.org/wiki/Lincoln_Continental
(36) https://fr.wikipedia.org/wiki/Police_Squad

Le film connut de nombreuses sorties en format vidéo vhs. En 2009, il est l’objet d’une sortie en blu-ray. William Fridkin effectua un étalonnage de couleur controversé donnant un aspect visuel avec des couleurs trop froides. Le directeur de la photographie, Owen Roizman, qui n’avait pas été consulté au sujet des changements considéra le résultat comme atroce. La version blu-ray avec un étalonnage remanié supervisé à la fois par Friedkin et Roizman est plus fidèle à l’œuvre originale.

La principale course poursuite du film fut considérée comme la meilleure jamais tournée à l’époque. Ce morceau d’anthologie ne fut pas vraiment planifié, contrairement à la célèbre scène de Bullitt (20) réputée pour sa précision d’horlogerie. Par souci de réalisme, le réalisateur William Friedkin, laissa une grande liberté au déroulement de la poursuite. Trop grande même, puisque l’accident de Gene Hackman, réel, n’était pas prévu. Le tournage fut d’ailleurs très tendu entre le réalisateur et son acteur, celui-ci n’appréciant guère les méthodes chocs de ce dernier. Le film contient notamment de nombreuses scènes en extérieurs, et New York connaissait alors un de ses hivers les plus froids. William Friedkin força pourtant Gene Hackman à rester de longues heures dehors afin qu’il soit marqué physiquement et moralement par le froid, et que son jeu n’en soit que plus percutant.

De son propre aveu, William Friedkin s’est davantage mis dans la peau d’un journaliste que d’un cinéaste préparant un film, en amont du tournage de French connection. En effet, le réalisateur a emmené Gene Hackman et Roy Scheider suivre les deux policiers ayant inspiré leur personnage, Eddie Egan et Sonny Grosso. Les deux acteurs ont notamment assisté à des arrestations et appris quelques gestes de base du métier comme le fait de mettre des menottes.

French connection a la particularité d’être l’un des premiers films à déconstruire l’un des mythes bien établis dans les mentalités américaines concernant la séparation bien nette entre les forces de l’ordre et les truands. Ici, la frontière est plutôt perméable et les policiers franchissent la fameuse ligne jaune. D’une certaine manière, ce thème des flics ripoux sera l’une des tendances de l’époque dans le cinéma américain, puisque sort la même année sur les écrans un autre film traitant du même thème : L’Inspecteur Harry (37) de Don Siegel.
(37) https://fr.wikipedia.org/wiki/L’Inspecteur_Harry

Le film a été tourné durant l’hiver 1971 et les conditions climatiques ont été pour le moins rudes avec une température descendant à certains moments sous la barre des - 7 degrés ! Par conséquent, les caméras ont gelé et lorsque l’équipe ne tournait pas, tout le monde se réfugiait dans les commerces alentour afin de réchauffer.

Bien qu’il soit censé incarner un policier nerveux, Gene Hackman a eu toutes les peines du monde à jouer les scènes de violence que son rôle exigeait. Originaire d’une petite ville de l’Illinois marquée par le Ku klux klan (38), le comédien était persuadé que son personnage était raciste et faisait donc un rejet de toute forme de violence. Pour l’anecdote, lors de la première journée de tournage, il a fallu pas moins de vingt prises pour que le comédien gifle un dealer !
(38) https://fr.wikipedia.org/wiki/Ku_Klux_Klan
William Friedkin fait partie de ces réalisateurs n’hésitant pas à pousser ses comédiens dans leurs retranchements afin d’obtenir le meilleur d’eux-mêmes. Inévitablement, la collaboration entre le cinéaste et Gene Hackman fut pour le moins électrique. William Friedkin n’hésitait pas à multiplier les prises ou à corriger le comédien devant toute l’équipe de tournage...

Tourné pour un budget de 1,8 million de dollars, French connection rencontra un important succès commercial, où il totalisa 51,7 millions $ de recettes sur le territoire étatsunien en fin d’exploitation (soit plus de 256 933 300 $ avec l’inflation en 2014) et 2 154 207 entrées en France.
Le tournage nécessita un système D mis en place par son réalisateur. Le cadreur Enrique Bravo a dû se passer pour certains travellings de la présence de rails. A la place, il était poussé sur un fauteuil roulant par le reste de l’équipe. Dans le même cas, lors des scènes tournées à Marseille, Jean-Louis Ducarme se souvient d’une équipe de tournage n’excédant pas six ou sept personnes ainsi que de l’absence de perchman.

J’ai commencé à l’âge de 17 ans à la télévision avec plus de 2 000 émissions en direct entre 1954 et 1963 et je crois avoir fait toutes les formes possibles : sport, jeux, débats, shows, etc... Puis, à partir de 1964, j’ai réalisé des épisodes de la série Alfred Hitchcock présente (39) et de nombreux reportages sur la police, la criminalité, la justice, la peine de mort : l’une d’elle était consacrée à un Noir, Paul Crump, qui attendait depuis 10 ans d’être exécuté et dont la peine a été commuée à la suite de l’émission...
William Friedkin in Ecran 72 n° 3 (mars 1972)
(39) https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Hitchcock_pr%C3%A9sente_%28s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e,_1955%29

Rencontre avec William Friedkin
La fin de "French connection" est l’une des plus belles et désespérées que l’on puisse imaginer. L’avez-vous écrite vous-même ?
Oui. Je n’avais pas vraiment de fin, parce que cette histoire n’était elle-même pas finie. J’avais dit à mon monteur que je trouvais la fin de French connection trop plate. Je lui ai dit : "finissons l’histoire avec un bang ! Mettons des coups de feu dans la bande son !" Il m’a demandé ce que ça voulait dire. "Je n’en sais rien !" [Rires]. Je pense que cela pouvait signifier que ce policier était devenu fou, obsédé par sa traque. Je ne sais pas, je n’ai pas d’idée encore aujourd’hui de ce que ça pouvait vouloir dire. C’était l’inspiration du moment...
http://www.iletaitunefoislecinema.com/entretien/5583/rencontre-avec-william-friedkin-23

William Friedkin
voir fiche du film Killer Joe
http://www.citebd.org/spip.php?film884

Ernest Tidyman
Né le 1er janvier 1928 à Cleveland, décédé le 14 juillet 1984.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Tidyman

Robin Moore
Né Robert Lowell Moore le 31 octobre 1925, décédé le 21 février 2008.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Robin_Moore

Owen Roizman
https://fr.wikipedia.org/wiki/Owen_Roizman

Don Ellis
Né le 25 juillet 1934 à Los Angeles, décédé le 17 décembre 1978 à Hollywood.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Don_Ellis

Gene Hackman
voir fiche du film Frankenstein junior
http://www.citebd.org/spip.php?film727

Roy Scheider
voir fiche du film Les Dents de la mer
http://www.citebd.org/spip.php?film1347

Fernando Rey
Né Fernando Casado Arambillet le 20 septembre 1917 à La Corogne, décédé le 9 mars 1994 à Madrid.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fernando_Rey

Marcel Bozzuffi
Né le 28 octobre 1929 à Rennes, décédé le 1er février 1988 à Paris.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Bozzuffi

Tony Lo Bianco
Né le 19 octobre 1936 à New York.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tony_Lo_Bianco

Frédéric de Pasquale
Né le 28 mars 1931 à Paris, décédé le 17 décembre 20011 à Rouen.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_de_Pasquale

Bill Hickman
http://www.imdb.com/name/nm0382707/

Harold Gary
http://www.imdb.com/name/nm0308872/

Eddie Egan
http://www.imdb.com/name/nm0250670/

Sonny Grosso
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sonny_Grosso

André Ernotte
voir fiche du film Rue haute
http://www.citebd.org/spip.php?film1534

Benny Marino
http://www.imdb.com/name/nm2174137/

Arlene Farber
http://www.imdb.com/name/nm0267123/

Patrick McDermott
http://www.imdb.com/name/nm0567564/

Alan Weeks
http://www.imdb.com/name/nm0917289/

Randy Jurgensen
http://www.imdb.com/name/nm0432921/

Al Fann
http://www.imdb.com/name/nm0266802/

extrait(s) de presse

àVoir-àLire - "French connection" fait partie de cette short list de films qui ont laissé une empreinte indélébile et déterminante sur le genre policier...
Critikat - La forme vaguement « documentaire » du film (du moins revendiquée comme telle par Friedkin), caméra à l’épaule, confère au film une brutalité qui constitue peut-être aujourd’hui toutefois sa relative limite.
Il était une fois le cinéma - La fin est âpre et désespérante, comme un entrepôt désaffecté au cœur de l'hiver.
Sofilm - Quand on lui propose de réaliser une histoire de flics violents et de trafiquants d’héroïne français, William Friedkin ne se doute pas que "French connection" deviendra le modèle du polar nerveux...
Ciné séries - Grâce à ce film, William Friedkin devient un réalisateur très courtisé et put mettre en scène un autre classique, mais dans le genre horrifique avec "L’Exorciste"...
Critikat - Le film explore toujours par paire (deux Français, deux Américains) cette idée d’un jeu étendu à un monde-labyrinthe, pour mettre dos à dos hors-la-loi et représentants de l’ordre...
àVoir-àLire - "French connection" fait partie de cette short list de films qui ont laissé une empreinte indélébile et déterminante sur le genre policier. L’ombre de l’œuvre puissante de William Friedkin plane encore aujourd’hui sur pléthore de polars contemporains. C’est dire son influence.