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la mort du dieu serpent

France, Sénégal - 2014 - 1h31
Semaine de la critique festival du film Locarno 2014 - Zurich film festival 2014 - Festival international du film francophone Namur 2014
documentaire - film francophone
de

Damien Froidevaux

scénario : Damien Froidevaux
direction de la photographie : Damien Froidevaux
musique ou chansons : Yann Saboya
séances : semaine du mercredi 30 septembre 2015
mercredi 30 jeudi 1er vendredi 2 samedi 3 dimanche 4 lundi 5 mardi 6
20:30*
séance spéciale :
* Cinédoc en présence de Damien Froidevaux - séance en partenariat avec Créadoc - tarif unique 3,50 €

synopsis

Suite à une bagarre qui tourne mal, Koumba, 20 ans, est expulsée au Sénégal. Arrivée en France à l’âge de 2 ans, elle avait négligé de demander la nationalité française à sa majorité. La jeune Parisienne agitée se retrouve en 48 heures dans un village sénégalais perdu dans la brousse, loin de sa famille et de sa vie à Paris...

notes de production

Hystérique, querelleuse, désespérée et stérilement rebelle, la jeune femme est coincée dans une situation inextricable après avoir eu un bébé : pour pouvoir entreprendre le long voyage de retour vers la France, elle a besoin d’un document pour son enfant que seul le père peut signer. Celui-ci n’est toutefois plus joignable. Koumba atterrit dans le village perdu de ses ancêtres, où elle est littéralement engloutie par les traditions ancestrales rigides...
Le regard attentif et empathique du cinéaste fait preuve d’une attente patiente, son récit suit le cours imprévisible des évènements dictés par la vie de la malheureuse protagoniste. A de grands intervalles, Froidevaux retourne en Afrique pour documenter l’évolution de Koumba, désireux aussi de soulager sa peine, et toutefois sachant ne pas y arriver. Les années passent et l’aspect de Koumba fait l’objet d’une lente et impressionnante métamorphose. Son corps devient plus doux, ainsi que son caractère. Dans sa rigidité apparente, nous percevons une vie qui, dans un développement progressif, va d’un bon côté - grâce à un réalisateur qui ne renonce pas, même quand tout indique que son projet va aboutir à un cul-de-sac.
La plupart des études documentaires à long terme de l’histoire du cinéma - dernièrement aussi le film de Richard Linklater Boyhood (1) - parlent aussi du risque de suivre pendant des années la vie réelle d’une personne, dans l’espoir d’en tirer une histoire captivante. Cela peut ne pas réussir toujours parfaitement. Ici, nous assistons à un genre de fatalisme, représenté sous la forme d’une fable par un griot cinéaste, qui reste emprisonné, comme sa protagoniste, dans l’impitoyable étreinte d’un dieu-serpent.
Marco Zucchi
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Boyhood

Damien Froidevaux
Réalisateur, producteur et chef opérateur français, principalement de films documentaires. Après des études de cinéma, il cofonde en 2000 la société de production entre2prises basée en région parisienne, avec laquelle il collabore régulièrement. En 2003, il réalise un premier long métrage documentaire Printemps. En 2007, il signe D’ici, un court métrage qui constitue la genèse de La Mort du dieu serpent dont il débute le tournage en 2008. Ce dernier est présenté en première mondiale au Festival de Locarno en août 2014 où il remporte les deux prix de la Semaine de la Critique...
http://www.imdb.com/name/nm2233998/
http://www.lussasdoc.org/rea-damien_froidevaux-5,19898.html#

extrait(s) de presse

Open edition - Aussi Koumba nous hante comme elle hante l’impuissance de son père, frappé d’aphasie, les conseils inutiles de sa mère, l‘embarras de ses sœurs, comme elle devrait hanter le dispositif rhétorique de la mobilité et de la globalisation...