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new york 1997

Escape from New York
Usa, Gb - 1981 - 1h39
sorti en France le 24 juin 1981
interdit aux moins de 12 ans
film - version originale sous-titrée en français
de

John Carpenter

scénario : John Carpenter, Nick Castle
direction de la photographie : Dean Cundey, George D. Dodge
musique ou chansons : John Carpenter, Alan Howarth
avec : Kurt Russell (Snake Plissken), Lee Van Cleef (Bob Hauk), Donald Pleasance (le président des Usa), Ernest Borgnine (Cabbie, le chauffeur de taxi), Isaac Hayes (le Duc de New York), Harry Dean Stanton (Harold «Brain» Hellman), Adrienne Barbeau (Maggie), Tom Atkins (Rehme), Charles Cyphers (le secrétaire d'État), Frank Doubleday (Romero), John Strobel (Cronenberg), Ox Baker (Slag), George Buck Flower (l’ivrogne), Jamie Lee Curtis (la narratrice), John Diehl (punk), Season Hubley (apparition)
séances : semaine du mercredi 30 septembre 2015
mercredi 30 jeudi 1er vendredi 2 samedi 3 dimanche 4 lundi 5 mardi 6
20:45*
séance spéciale :
* Ciné mardi : "coup de chapeau à John Carpenter" - couplé avec "Fog" - tarif préférentiel : 2 films = 7 € - en partenariat avec Hidden circle

synopsis

En 1997, Manhattan est devenu une immense île-prison ou trois millions de détenus sont organisés en bandes rivales. A la suite d'un attentat, l'avion du Président des Etats-Unis se crashe dans le pénitencier. Le chargé de sécurité Bob Hauk décide d'envoyer un prisonnier pour le récupérer. Ce détenu s'appelle Snake Plissken. Lâché à l'intérieur, il doit se frayer un chemin en évitant les loubards et les cannibales qui peuplent Manhattan. Snake n'a que quelques heures pour récupérer le président, éviter un incident diplomatique catastrophique et surtout, désamorcer les mini-bombes qu'on lui a implantées dans le corps à son insu....

notes de production

En France je suis considéré comme un auteur, en Allemagne comme un metteur en scène, en Angleterre comme un réalisateur de films d’horreur, et aux Usa comme un fainéant.
John Carpenter
http://www.iletaitunefoislecinema.com/memoire/2136/john-carpenterune-mise-en-scene-du-menacant

John Carpenter a écrit le scénario de New York 1997 en 1976 dans la foulée du scandale du Watergate (1). Aucun studio n’en voulait parce que, selon Carpenter, il était trop violent, trop effrayant, trop bizarre. Il a également été inspiré par le film Un justicier dans la ville (2), qui était très populaire à l’époque. Il n’était pas d’accord avec la philosophie de ce film, mais a beaucoup aimé la façon dont il transmet la sensation que New York est une sorte de jungle et voulait faire un film de science-fiction dans ce sens. La transformation de la ville de New York en gigantesque prison n’est pas sans rappeler, 6 ans avant la sortie du film, l’évacuation de la capitale du Cambodge, Phnom Penh, et sa transformation en une prison d’État par les Khmers rouges, dans ce qu’il reste de Phnom Penh. Surnommé S-21 (3), ce centre de détention vit passer, entre 1975 et 1979, plus de 20 000 détenus, dont sept seulement survécurent.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Scandale_du_Watergate
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_justicier_dans_la_ville
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Tuol_Sleng

Avco-Embassy pictures (4), la société de production qui finance le film, préférait les acteurs Charles Bronson (5) et Tommy Lee Jones (6), pour incarner le rôle de Snake Plissken. Carpenter refusa Bronson pour le rôle parce qu’il était trop vieux et qu’il était inquiet de perdre le contrôle du tournage. D’autres acteurs comme Jeff Bridges (7), Kris Kristofferson (8) ou encore Nick Nolte (9) furent sollicités pour le rôle mais Carpenter insista pour que Kurt Russell, avec lequel il avait travaillé sur Le Roman d’Elvis (10), interprète Plissken. Ce dernier essayait de venir à bout de son image légère due aux comédies Disney qu’il avait tournées auparavant.
(4) http://www.imdb.com/company/co0066770/
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Bronson
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Tommy_Lee_Jones
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeff_Bridges
(8) http://www.citebd.org/spip.php?film917
(9) https://fr.wikipedia.org/wiki/Nick_Nolte
(10)https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Roman_d’Elvis

John Carpenter a choisi Lee Van Cleef car il est fan des films de Sergio Leone (11).
(11) https://fr.wikipedia.org/wiki/Sergio_Leone
Les personnages Cronenberg et Romero sont des hommages aux réalisateurs David Cronenberg (12) et George A. Romero (13).
(12) http://www.citebd.org/spip.php?film1415
(13) https://fr.wikipedia.org/wiki/George_A._Romero
La voix off en début de film est assurée dans la version originale par l’actrice Jamie Lee Curtis, qui avait précédemment tourné sous la direction de Carpenter dans La Nuit des masques (14) et Fog (15).
(14) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Nuit_des_masques
(15) http://www.citebd.org/spip.php?film1543

C’est dans la ville de Saint-Louis (16) qu’a été tourné le film. Le centre-ville, incendié dans les années 70, possédait l’atmosphère idéale pour incarner ce New York en état de délabrement. La municipalité, ruinée, laissa carte blanche à l’équipe de tournage : elle les autorise, par exemple, à plonger dans le noir total des quartiers entiers. Le reste des décors, en revanche, sera réalisé par des décors peints et des miniatures. Le tournage a commencé en août 1980 pour finir trois mois plus tard.
(16) https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Louis_%28Missouri%29

Certaines scènes ont été tournées en Californie : à l’Art center college of design de Pasadena (17), à la California institute of the arts de Valencia (18), l’Université de Californie du sud de Los Angeles (19), dans le Comté de Ventura (20), à Los Angeles, San Fernando, Santa Clarita. Quelques scènes ont été réellement tournées à New York.
(17) https://fr.wikipedia.org/wiki/Art_Center_College_of_Design
(18) https://fr.wikipedia.org/wiki/California_Institute_of_the_Arts
(19) https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_de_Californie_du_Sud
(20) https://fr.wikipedia.org/wiki/Comt%C3%A9_de_Ventura

James Cameron (21) a participé aux effets spéciaux en réalisant des peintures sur verre pour réaliser des matte paintings (22) tandis que Joe Alves (23) faisait office de chef décorateur.
(21) https://fr.wikipedia.org/wiki/James_Cameron
(22) https://fr.wikipedia.org/wiki/Matte_painting
(23) https://fr.wikipedia.org/wiki/Joe_Alves

New York 1997 fut dans l’ensemble salué par la critique. Le magazine Newsweek (24)dit que John Carpenter a fait un travail propre, mais se contente de trop peu. Cependant, il utilise bien Russell. Richard Corliss (25), du Time écrit que le réalisateur offre aux cinéphiles une occasion rare pour échapper de la torpeur de l’air conditionné [...] Cette excursion vaut la peine.
(24) https://fr.wikipedia.org/wiki/Newsweek
(25) https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Corliss

Dans sa critique du New York times (26), Vincent Canby le considère comme l’un des meilleurs films de fuite et d’évasion de la saison.
(26) https://fr.wikipedia.org/wiki/The_New_York_Times

Tourné avec un budget de 6 millions $, New York 1997 a rapporté un total de 25,2 millions $ de recettes aux Usa, devenant la 31e meilleure recette au box-office de l’année 1981. Le succès commercial étatsunien s’étend également en France, où le film franchit le cap du million d’entrées (1,27 million d’entrées), permettant à John Carpenter d’obtenir son meilleur score sur le territoire français.

Kurt Russell reprendra le rôle de Snake Plissken en 1996 dans le film Los Angeles 2013 (27) de John Carpenter. Carpenter et Russell ont eu l’idée de cette suite en réalisant un commentaire audio pour la sortie en dvd de New York 1997.
(27) https://fr.wikipedia.org/wiki/Los_Angeles_2013

Une suite intitulée Escape from the earth a été envisagée dans les années 2000 avec probablement un autre acteur. De la Matière noire (28) libérée sur Terre aurait transformé 99 % de la population en zombies (29), Snake serait alors obligé de s’enfuir de la planète.
(28) https://fr.wikipedia.org/wiki/Mati%C3%A8re_noire
(29) https://fr.wikipedia.org/wiki/Zombie_%28mort-vivant%29

Un remake du film original a également été évoqué à plusieurs reprises : les producteurs auraient envisagé pour le rôle principal Gerard Butler (30), Josh Brolin (31), Jeremy Renner (32), Jason Statham (33) et Tom Hardy (34).
(30) https://fr.wikipedia.org/wiki/Gerard_Butler
(31) https://fr.wikipedia.org/wiki/Josh_Brolin
(32) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Renner
(33) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jason_Statham
(34) https://fr.wikipedia.org/wiki/Tom_Hardy

Le personnage de Snake Plissken est 71e du classement des personnages des grands films du magazine Empire (35).
(35) https://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_%28magazine%29
Le personnage Solid Snake (36) de la série de jeux vidéo Metal Gear est un hommage au film. On trouve d’autres références, comme un faux nom qu’il utilise, Pliskin, et le personnage de Big Boss qui lui ressemble étant borgne et portant un bandeau sur son œil.
(36) https://fr.wikipedia.org/wiki/Solid_Snake
En fonction des pays dans lequel le film était distribué, le nom du protagoniste, à la base Snake Plissken subit des modifications. Par exemple, en Italie, Snake Plissken fut changé en Hyena, tandis qu’en Corée, il sera baptisé Cobra Plissken.

Une scène montrant l’arrestation de Snake Plissken au début du film a été coupée au montage. On le voyait lui et son partenaire se faire encercler par la police après le braquage d’une banque.

... Il y a encore aujourd’hui (mais hélas de moins en moins semble-t-il) des cinéastes pour lesquels la forme sous-tend le fond, quand elle ne le supplée pas en tout ou en partie. John Carpenter est de ceux-là, depuis au moins Assaut (37) (je laisserai pour l’instant Dark star (38) légèrement de côté), lui qui ne cesse en fait de raconter la même histoire et d’afficher les mêmes préoccupations en mûrissant un style que l’on peut dire aujourd’hui, à l’heure d’Escape from New York, parfaitement maîtrisé.
Ce qui ne signifie pas pour autant que Carpenter n’ait rien à dire, bien au contraire. Ici comme ailleurs, anecdote et mise en scène se mêlent inextricablement , l’une et l’autre assurant les bases d’un univers autonome que commande l’impérieuse nécessité d’une forme. On sait l’admiration que Carpenter porte à Howard Hawks (39), ce Le Corbusier du cinéma (40), et tous deux se confondent dans une même approche géométrique et architecturale du cinéma. Tout se passe en effet comme si Carpenter se livrait à une éblouissante démonstration de géométrie dans l’espace rigoureusement ordonnée autour de son énoncé. Ce n’est pas tant le scénario qui compte (reste qu’en tant qu’énoncé, il induit toute la démonstration à venir) que l’exercice d’une mise en scène qui en prolonge le sens.
Géométrie dans l’espace, disais-je, d’où la nécessité pour le cinéaste de délimiter un lieu scénique, centre stratégique de l’histoire à venir. C’est ici l’île de Manhattan (41), transformée en 1997 en prison fortifiée où s’entassent trois millions de repris de justice avec, tout autour, au-delà du no man’s land (42) aquatique des rivières qui bordent l’île, des milliers de policiers armés et sur-équipés. Deux univers bien distincts que Carpenter visualise d’entrée de jeu par un diagramme lumineux, posant ainsi les données stratégiques de sa démonstration. Une île, une large étendue d’eau, un mur haut de quinze mètres, des ponts minés : autant de données pour un espace que le cinéaste arpentera en tous sens...
Gilles Cèbe in La Revue du cinéma n° 364 (septembre 1981)
(37) https://fr.wikipedia.org/wiki/Assaut_%28film%29
(38) https://fr.wikipedia.org/wiki/Dark_Star
(39) https://fr.wikipedia.org/wiki/Howard_Hawks
(40) formule due à Henri Langlois https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Langlois
(41) https://fr.wikipedia.org/wiki/Manhattan
(42) https://fr.wikipedia.org/wiki/No_man’s_land

... Ces chers mangeurs de pop-corn (43) dont l’âge moyen ne dépasse pas quinze ans constituent à l’heure qu’il est la grande majorité du public qui va au cinéma. Le mérite de John Carpenter (et de John Landis (44) et de George Lucas (45)) est de l’avoir fort bien compris et de travailler en conséquence.
New York 1997 comporte la dose exacte de violence, de sadisme, de sexe, de gadgets, de science-fiction, d’action et de cynisme que le public attend. De violence en particulier, qui semble parfois très empruntée à l’univers du western italien (46) (la présence de Lee Van Cleef n’est pas accidentelle) : mais le western italien n’était-il pas une vulgarisation, au sens propre, du western traditionnel ? Il n’y faut chercher ni trop de nuances, ni trop de subtilité, ni de recherches proprement stylistiques. La notion de qualité, dans le domaine du cinéma, est de plus en plus périmée.
Le mérite de John Carpenter est de ne pas tricher avec ce public qu’il connait bien, et de lui en donner pour son argent, en utilisant des moyens contestables, mais à peu près honorables. Beaucoup de cinéastes sont loin de pouvoir en dire autant, dans le domaine du fantastique en particulier.
Dominique Rabourdin in Cinéma 81 n° 273 (septembre 1981)
(43) formule attribuée à Joseph L. Mankiewicz
https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_L._Mankiewicz
(44) https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Landis
(45) https://fr.wikipedia.org/wiki/George_Lucas
(46) https://fr.wikipedia.org/wiki/Western_spaghetti

... La forme du film témoigne, elle, d’une belle unité et ce sont peut-être certaines obsessions plastiques, la récurrence de certains climats qui invitent à chercher dans les thèmes privilégiés par Carpenter, d’un film à l’autre, une quelconque volonté idéologique, alors qu’il n’est sans doute qu’un esthète fasciné par la décadence, la décomposition. New York 1997, quelle que soit son originalité, participe d’une tradition littéraire et cinématographique, celle d’une certaine science-fiction qui a fondé l’anticipation moderne. Le schéma du commando suicide, du film policier y trouve une synthèse qui invite à une lecture métaphorique. Mais il n’existerait pas sans des antécédents tels que Warriors (47), Soleil vert (48), New York ne répond plus (49) et même Zardoz (50) - on pense à la relégation des renégats - ou Quintet (51). On y trouve la référence au surpeuplement, le condamné à perpétuité se voyant proposer l’alternative de l’internement ou de l’incinération. Peut-être même cette quête dans un mode extérieur, balisé en raison en raison de sa dangerosité, fait-elle consciemment écho ou non à celle des stalkers des frères Strougatski (Pique-nique au bord du chemin) (52). En tout état de cause Carpenter parvient à créer un univers d’une cohérence et d’une crédibilité plastique incontestables, garantes d’une adhésion totale au spectacle. Carpenter se confirme poète (peintre) de la ville et de la nuit. Sur les vingt quatre heures (unité de temps) durant lesquelles l’action se déroule, seuls quelques plans que l’on compte sur les doigts d’une main montrent le jour, notamment un superbe crépuscule du matin sur Manhattan. La lecture métaphorique à laquelle invite le film - quelle que soit sa valeur éthique - donc sa force poétique, résulte d’ailleurs du fait que l’aventure semble toute entière née de la nuit, suscitée par elle, comme le cauchemar jailli d’une civilisation culpabilisée qui s’interrogerait sur son devenir et son châtiment. Mais le succès du film résultera de la possibilité qu’il offre d’une lecture à deux degrés, le passage de l’un à l’autre s’opérant aisément dès que l’invraisemblance menace le récit au premier niveau. Un travail remarquable sur la décoration et la photographie hausse le film, dans quelques séquences privilégiées (le parcours en automobile dans Broadway d’une voiture lapidée par la meute, le combat singulier à la massue dans la gare désaffectée transformée en Madison square garden pour Cour des miracles), le music-hall fellinien - on pense à Amarcord (53) - et la faune interlope qui grouille dans ses caves) un niveau où il est permis de parler d’esthétique. Esthétique qui n’est pas fondée seulement sur une maîtrise plastique convaincante, mais aussi sur un contrôle de la caméra qui crée une dynamique, une perception jubilatoire de l’espace et du mouvement. Un casting irréprochable et le minimum d’injection d’humour là où il s’avère nécessaire (le rôle d’Ernest Borgnine, dont le taxi n’a jamais cessé de tourner dans Manhattan depuis trente ans ; les lustres à pendeloques qui adornent les ailes de la voiture du Duc) achèvent de conférer au spectacle la crédibilité de l’improbable.
Michel Sineux in Positif n° 246 (septembre 1981)
(47) http://www.citebd.org/spip.php?film1331
(48) http://www.citebd.org/spip.php?film1325
(49) https://fr.wikipedia.org/wiki/New_York_ne_r%C3%A9pond_plus
(50) https://fr.wikipedia.org/wiki/Zardoz
(51) https://fr.wikipedia.org/wiki/Quintet_%28film,_1979%29
(52) https://fr.wikipedia.org/wiki/Stalker_%28roman%29
(53) https://fr.wikipedia.org/wiki/Amarcord

... New York 1997 constitue un spectacle de très haute facture, construit sur une idée de base exceptionnelle, et qui, dans le cadre d’un récit un peu conventionnel, est remarquablement exploitée, grâce notamment à des décors assez saisissants (les rues, le Madison square garden...) investis avec une efficacité maximale par la caméra de Carpenter, dont c’est là, il est vrai, une des qualités essentielles. Très rythmé, le film, qui bénéficie des prestations de Kurt Russell, remarquable de présence, et de Harry Dean Stanton, et Ernest Borgnine, ne manque par ailleurs pas d’humour.
Pascal Mérigeau in La Saison cinématographique 81

J’ai pris toutes les peines du monde pour ne pas faire de ce film une déclaration politique. Mais c’est un jeu qu’on peut jouer, dans la mesure où tous les personnages du film sont des méchants. Dehors et dedans. Cela trahit peut-être chez moi une peur inconsciente, mais je demeure quelqu’un d’apolitique. New York 1997 est un film d’aventures, un film de pirates (voir le bandeau sur l’œil de Kurt Russell), à ceci près qu’il de situe dans un futur proche : il y a toujours des avions, mais plus du tout d’électricité. New York 1997 est un film très sombre, éclairé à la torche.
John Carpenter
propos recueillis par Henri Béhar in Le Point n° 458

John Carpenter
voir fiche du film Fog
http://www.citebd.org/spip.php?film1543

Nick Castle
Né le 21 septembre 1947 à Los Angeles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nick_Castle

Dean Cundey
voir fiche du film Fog
http://www.citebd.org/spip.php?film1543

George D. Dodge
http://www.imdb.com/name/nm0230203/

Alan Howarth
https://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Howarth_%28compositeur%29

Kurt Russell
Né Kurt Vogel Russell le 17 mars 1951 à Springfield (Massachusetts).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Kurt_Russell

Lee Van Cleef
Né le 9 janvier 1925 à Somerville (New Jersey) et décédé le 16 décembre 1989 à Oxnard (Californie).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lee_Van_Cleef

Donald Pleasance
voir fiche du film Le Joueur de flûte
http://www.citebd.org/spip.php?film1468

Ernest Borgnine
voir fiche du film Les Vikings
http://www.citebd.org/spip.php?film1157

Isaac Hayes
Né le 20 août 1942 à Covington (Tennessee), décédé le 10 août 2008 à Memphis.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Isaac_Hayes

Harry Dean Stanton
voir fiche du film Paris, Texas
http://www.citebd.org/spip.php?film1454

Adrienne Barbeau
voir fiche du film Fog
http://www.citebd.org/spip.php?film1543

Tom Atkins
voir fiche du film Fog
http://www.citebd.org/spip.php?film1543

Charles Cyphers
voir fiche du film Fog
http://www.citebd.org/spip.php?film1543

Frank Doubleday
http://www.imdb.com/name/nm0234664/

John Strobel
voir fiche du film Fog
http://www.citebd.org/spip.php?film1543

Ox Baker
http://www.imdb.com/name/nm0048809/

George Buck Flower
voir fiche du film Fog
http://www.citebd.org/spip.php?film1543

Jamie Lee Curtis
voir fiche du film Fog
http://www.citebd.org/spip.php?film1543

John Diehl
Né le 1er mai 1950 à Cincinnati.
https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Diehl

Season Hubley
Née le 14 mars 1951 à New York.
http://www.imdb.com/name/nm0399530/

extrait(s) de presse

Filmosphère - Véritable déclaration d’amour aux personnages marginaux et à la liberté, "New York 1997" résiste parfaitement à l’épreuve du temps...
Les Inrocks - Film visionnaire, mais jamais esthétisant (Carpenter s’attache aux personnages, pas aux effets spéciaux), il reste avec "Phantom of the paradise" l’un des rares cult-movies à avoir bien franchi l’épreuve du temps...
Devil dead - "New York 1997" est un film d’anticipation critique envers la société américaine. Mais tout cela se fond dans un véritable film d’action où l’on suit le périple d’un Snake Plissken qui va se faire taper dessus, mitrailler, et devra souffrir pour atteindre son but...
Cinéma fantastique - Fondamental, un pilier du cinéma de genre, peuplé de personnages mythiques et porté par un réalisateur qui côtoie le panthéon du cinéma.
àVoir-àLire - Grâce à un scénario aussi habile qu’inventif, le spectateur est tenu en haleine de bout en bout...
Télérama - Avec une grande jubilation, on suit les péripéties délirantes de ce « cow-boy » égaré dans le futur. Comme tous les personnages sont des crapules, pas de psychologie : l'action prime. Une leçon que John Carpenter a voulu retenir de Howard Hawks, son maître...
Celluloidz - (...) Parce qu’il n’y a aucun film capable de me faire aimer le cinéma comme le fait Escape From New-York, et ce simplement en écoutant la musique de son générique...