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fou d’amour

France - 2015 - 1h47
sorti en France le 16 septembre 2015
Grand prix des Amériques Festival des films du Monde à Montréal 2015
film - film francophone
de

Philippe Ramos

scénario : Philippe Ramos
direction de la photographie : Philippe Ramos
musique ou chansons : Pierre-Stéphane Meugé
avec : Melvil Poupaud (le curé), Dominique Blanc (Armance), Diane Rouxel (Rose), Lise Lametrie (Lisette), Jean-François Stévenin (le curé de Mantaille), Jacques Bonnaffé (le grand vicaire), Jean-Paul Bodet (Félix le facteur), Virginie Petit (mademoiselle Desboine), Nathalie Tetrel (Jacqueline la laitière), Vanina Delannoy (la cousine Solange), Anaïs Lesoil (Odette)
séances : semaine du mercredi 16 septembre 2015
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séances : semaine du mercredi 23 septembre 2015
mercredi 23 jeudi 24 vendredi 25 samedi 26 dimanche 27 lundi 28 mardi 29
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séances : semaine du mercredi 30 septembre 2015
mercredi 30 jeudi 1er vendredi 2 samedi 3 dimanche 4 lundi 5 mardi 6
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séances : semaine du mercredi 7 octobre 2015
mercredi 7 jeudi 8 vendredi 9 samedi 10 dimanche 11 lundi 12 mardi 13
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synopsis

1959. Coupable d’un double meurtre, un homme est guillotiné. Au fond du panier qui vient de l’accueillir, la tête du mort raconte : tout allait si bien ! Curé admiré, magnifique amant, son paradis terrestre ne semblait pas avoir de fin...

notes de production

Fou d’amour reprend l’affaire du curé d’Uruffe, en Lorraine, un fait divers de 1956. Le prêtre Guy Desnoyers, qui avait l’habitude d’entretenir des liaisons avec de nombreuses paroissiennes, a vu sa position menacée par la grossesse de l’une de ses maîtresses, Régine Fays. Cette dernière avait refusé d’avorter, mais avait gardé l’identité du père secrète. Desnoyers parvient un jour à l’éloigner du village pour la tuer alors qu’elle était encore enceinte, tuant l’enfant ensuite, après l’avoir baptisé...Guy Desnoyers est condamné aux travaux forcés à perpétuité, et non pas à mort, comme le montre le film. ll meurt en 2010.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_Cur%C3%A9_d%27Uruffe

Philippe Ramos avait déjà traité l’affaire du curé d’Uruffe dans un court-métrage, Ici-bas. Il a voulu reprendre cette histoire différemment : dans Ici-bas, j’avais mis sur les épaules du curé toutes les angoisses du monde, faisant du film un objet empreint d’une gravité asphyxiante. Cette fois, bonheur et plaisirs volubiles allaient précéder la folie ravageuse. Il s’est donc agi de placer le film sous un ton léger, voire humoristique, avant de changer progressivement les couleurs par petites touches pour créer une sorte de dégradé d’atmosphère et de sentiments jusqu’à un noir intense et tragique.

Le réalisateur a admis avoir apporté quelques détails ou changements en plus du fait divers d’origine. En effet, le point de départ de Fou d’amour est la mise à mort du curé, qui explique ses actes au spectateur par-delà la mort. D’autre part, la jeune victime est devenue aveugle dans le film, pour des raisons symboliques.

Philippe Ramos a décidé de faire parler un mort pour constituer la narration de son film. Ainsi, je tenais là une pièce maîtresse qui reflétait parfaitement l’aspect comique et tragique que je voulais donner au film, explique-t-il. Il a évoqué Walter Benjamin (1), un intellectuel allemand de la première moitié du XXe siècle, qui considérait le narrateur comme une présence fraternelle auprès de laquelle le lecteur aime à se réfugier : je dois même reconnaître que j’ai volontairement utilisé cette fraternité pour pouvoir, insidieusement, emporter le spectateur vers un abîme admet-il.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Walter_Benjamin

Le réalisateur a précisé que Fou d’amour n’était pas un film engagé au sens propre du terme : le choix de l’exécution a donc été guidé par un parti pris dramaturgique et non par une volonté de parler de la peine de mort. Cette question, d’ailleurs comme celle de la sexualité des prêtres, est peut-être sous-jacente, mais ce n’est en rien mon propos.

Melvil Poupaud, l’acteur principal et narrateur du film, a enregistré toutes les voix-off in situ (2) afin de bien rester dans son personnage.
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/In_situ

Philippe Ramos a choisi des acteurs de sa petite troupe, comme il les appelle : Dominique Blanc et Jacques Bonnaffé, qui étaient à l’affiche de Capitaine Achab (3) ou Jean-François Stévenin, qui figurait dans Jeanne captive (4).
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Capitaine_Achab_%28film%29
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_captive

Fou d’amour signe la première apparition de Dominique Blanc sur le grand écran depuis L’Autre Dumas (5). Elle avait cependant continué sa carrière à la télévision et en donnant sa voix à un personnage dans Une Vie de chat (6).
(5) https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Autre_Dumas
(6) http://www.citebd.org/spip.php?film525

Philippe Ramos est à la fois cadreur, monteur, opérateur, décorateur et réalisateur sur ses films, et ce pour des raisons de budget, mais aussi pour garder une indépendance artistique. Il a gardé l’habitude qu’il avait dans sa jeunesse de coucher sur papier, sous forme de bande-dessinée, ses idées de mise en scène. Il fait d’ailleurs encore le clap, un geste pour s’assurer de la synchronisation de l’image et du son, à la main.

Fou d’amour a été tourné dans l’Ain, dans la région Rhône-Alpes, notamment près d’un village nommé Virieu-le-Petit (7).
(7) https://fr.wikipedia.org/wiki/Virieu-le-Petit

Le film s’intitulait au départ Vénus ouverte.
http://culturebox.francetvinfo.fr/cinema/tournages/philippe-ramos-tourne-venus-ouverte-avec-dominique-blanc-et-melvil-poupaud-160703

Entretien avec Philippe Ramos
L’affaire dite du curé d’Uruffe, sordide fait divers survenu dans les années 50, était déjà la source d’inspiration de l’un de vos courts métrages. Pourquoi avoir à nouveau retravaillé sur ce sujet ?
Dans Ici-bas, j’avais mis sur les épaules du curé toutes les angoisses du monde, faisant du film un objet empreint d’une gravité asphyxiante : toute la part très vivace et séductrice du meurtrier avait été mise de côté. Cela m’a laissé un goût d’inachevé. Avec Fou d’amour, exactement comme un peintre reprend son motif pour en dévoiler de nouveaux aspects, j’ai retravaillé « ma toile » : cette fois, bonheur et plaisirs volubiles allaient précéder la folie ravageuse. Il s’est donc agi de placer le film sous un ton léger, voire humoristique, avant de changer progressivement les couleurs par petites touches pour créer une sorte de dégradé d’atmosphère et de sentiments jusqu’à un noir intense et tragique...

Philippe Ramos
https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Ramos

Pierre-Stéphane Meugé
http://www.contrechamps.ch/biographie-meuge

Melvil Poupaud
voir fiche du film Laurence Anyways
http://www.citebd.org/spip.php?film863

Dominique Blanc
Née le 25 avril 1956 à Lyon.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Blanc

Diane Rouxel
http://www.imdb.com/name/nm5864806/

Lise Lametrie
voir fiche du film Arnaud fait son 2ème film
http://www.citebd.org/spip.php?film1433

Jean-François Stévenin
voir fiche du film Comme un lion
http://www.citebd.org/spip.php?film971

Jacques Bonnaffé
voir fiche du film A moi seule
http://www.citebd.org/spip.php?film804

extrait(s) de presse

Positif - L’humour du texte, le goût de la litote visuelle, la satire des mœurs ecclésiastiques […] confèrent un charme fou à cette chronique villageoise...
àVoir-àLire - On souhaite un destin des plus radieux à ce film perfectible, mais attachant.
Première - Cette descente aux enfers inspirée de faits réels tient parfaitement sa note tragi-comique, entre béatitude hédoniste et perversité hitchcokienne...