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l’oeil du cyclone

Burkina faso - 2015 - 1h40
Primé 7 fois au Fespaco 2015 - Festival du film francophone Angoulême 2015 (hors compétition - section "Les Flamboyants")
film - film francophone
de

Sékou Traoré

scénario : Luis Marquès, Christophe Lemoine
d'après l'oeuvre de : Luis Marquès
direction de la photographie : Pascal Baillargeau
musique ou chansons : Thierry Malet
avec : Maïmouna N'Diaye (Emma Tou), Fargass Assandé (Blackshouam), Abidine Dioari (Solo), Issaka Sawouadogo (Roc), Jacob Sou (le bâtonnier), Serge Henry (Père Tou), Fatou Traoré (la soeur d'Emma)
séances : semaine du mercredi 26 août 2015
mercredi 26 jeudi 27 vendredi 28 samedi 29 dimanche 30 lundi 31 mardi 1er
22:00*
séance spéciale :
* salle Nemo, cinéma de la Cité : sam 29 à 22h00 (le film sera précédé du documentaire "Ciné Guimbi souvenirs")

synopsis

Emma, jeune avocate, est la fille d'un bijoutier, ancien responsable commercial d'une société d'extraction de diamants. Etant enfant, elle a dû être évacuée avec toute sa famille, lors de l'occupation des zones minières par un mouvement rebelle qui, vingt ans plus tard, continue de résister aux forces gouvernementales, n'hésitant pas à commettre les pires atrocités. Un jour, le bâtonnier demande à Emma d'assurer la défense de Blackshouam, un rebelle capturé par l'armée. Présenté comme une véritable bête féroce enfermée dans un mutisme absolu, Blackshouam finit pourtant par se confier à la jeune femme...

notes de production

Ciné Guimbi souvenirs
Burkina faso 2014, 12’
documentaire de Berni Goldblat
Sauver le dernier cinéma de Bobo Dioulasso : le cinéma Guimbi (nom d’une célèbre princesse, Guimbi Ouattara, héroïne historique de la ville)...
http://www.burkinafaso-cotedazur.org/cinema-bobo-dioulasso
Cinéaste autodidacte, Berni Goldblat réalise, monte, produit et distribue des films depuis 1999, principalement des documentaires en Afrique de l’Ouest. En 2000, il co-fonde Cinomade, une association dont l’objectif est la création et la diffusion d’outils de sensibilisation. Avec Cinomade il crée le cinéma débat interactif (CDI), un cinéma d’intervention au bénéfice des populations...
http://www.3continents.com/wp-content/uploads/dossier-35-taile-reduite.pdf
J’ai commencé à écrire sur les cinémas d’Afrique par le biais de mes études universitaires...
Claire Diao
http://weloveafricanfilms.blogs.courrierinternational.com/archives/category/burkina-faso/index-7.html/

Ne pas confondre avec
L’Oeil du cyclone (2011) de Fred Schepisi
https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Eye_of_the_Storm

J’ai pu voir "L’Œil du cyclone" au théâtre lors d’une représentation à Ouagadougou en 2004. J’ai eu un coup de foudre pour cette pièce et je me suis juré qu’il fallait en faire une adaptation cinématographique. Quand l’auteur Luis Marquès m’a parlé de son projet d’adapter sa pièce pour le cinéma, je n’avais jamais cessé d’y penser, et c’est tout naturellement que j’y ai collaboré et que nous sommes allés défendre le projet au Festival International du Film d’Amiens, où nous avons été lauréats de la bourse d’Aide au développement du scénario !
L’inspiration est venue de la situation que j’ai vécue durant le conflit en Côte d’Ivoire il y a quelques années. Nous avons vu surgir dans l’Ouest du pays des rebelles libériens dont certains avaient 25 ans et ne connaissaient rien d’autre que la guerre depuis leur enrôlement, parfois dés l’âge de 8 ans. Travaillant souvent dans cette région, il m’est venu cette réflexion sur l’avenir de ces hommes privés d’enfance et qui n’ont appris qu’à semer la mort. Qu’en fait–on le jour où la guerre est finie ? Ces dizaines de milliers d’enfants-soldats devenus adultes doivent ils être mis au ban de l’humanité ?
https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4te_d’Ivoire
J’ai beaucoup été aidé au Burkina Faso, par la Croix Rouge et le HCR. Ils nous ont fourni des documents et des témoignages qui ont complété ce que j’avais déjà pu voir et entendre. J’ai également reçu la contribution de plusieurs avocats d’assises, notamment des avocates, qui ont été d’une grande aide pour le réalisme des personnages.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Burkina_Faso
https://fr.wikipedia.org/wiki/Croix-Rouge
https://fr.wikipedia.org/wiki/Haut_Commissariat_des_Nations_unies_pour_les_r%C3%A9fugi%C3%A9s
Ce qui m’intéresse avec le film, c’est de pouvoir emmener le spectateur dans différents univers, comme dans une coupe verticale des réalités extrêmement contrastées de la société africaine. Le luxe insolent de la famille Tou côtoie la misère urbaine de la famille de Solo, l’univers rigide de la prison surpeuplée tranche avec celui de la mystérieuse grande forêt tropicale, zone de non droit, de trafics obscurs, et de rébellion sans visage d’où vient Blackshouam le rebelle.
Aujourd’hui les printemps arabes et aussi ceux de quelques pays africains comme le nôtre, montrent que ce sont des milliers de Emma Tou, de Solo et de simples citoyens qui réclament plus de liberté et de justice, qui font basculer l’histoire. Le vent de changement qui souffle actuellement depuis le Burkina Faso est une chance supplémentaire pour notre film, car il devient, plus que jamais, d’actualité.
Sékou Traoré

Entretien avec Sékou Traoré
De quoi il est question dans votre film "L’Œil du cyclone" ?
C’est un long métrage qui pose l’éternel problème des enfants soldats dans le monde. Dans notre cas en particulier, c’est un enfant qui a été kidnappé à l’âge de 8 ans pour être un enfant soldat. Plus tard, il devient une machine à tuer. Il est arrêté par l’armée de son pays. Le régime en place décide de lui offrir un procès exemplaire, parce qu’habituellement quand on arrête un rebelle, il est « zigouillé » sur place. Mais donne la chance à celui-là, d’avoir un procès parce qu’on veut montrer au monde entier que le régime est en train de se démocratiser. Mais en réalité, le procès est juste un prétexte, pour le « zigouiller » tout est fabriqué d’avance.
Mais le régime est surpris par l’avocate qui s’est commise d’office pour défendre ce rebelle et qui croit en la justice. Elle est naïve, innocente et surtout incorruptible. Par son action, son incorruptibilité, elle commence à déstabiliser le régime...

http://www.lefaso.net/spip.php?article63525

Sékou Traoré
Né le 16 août 1962 à Bobo-Dioulasso.
https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9kou_Traor%C3%A9_(cin%C3%A9aste)

Luis Marquès
http://www.imdb.com/name/nm0549949/

Christophe Lemoine
Né le 11 décembre 1978 à Sucy-en-Brie.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Lemoine

Pascal Baillargeau
http://www.imdb.com/name/nm1388377/

Thierry Malet
Né le 21 juillet 1964 à Châtellerault.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Malet

Maïmouna N’Diaye
http://www.africultures.com/php/?nav=personne&no=10511

Fargass Assandé
Né le 11 mars 1962 à Bongouanou.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fargass_Assand%C3%A9

Issaka Sawouadogo
Né le 18 mai 1966 à Ouagadougou.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Isaka_Sawadogo

Jacob Sou
http://www.imdb.com/name/nm0414245/

Serge Henry
http://www.africultures.com/php/index.php?nav=personne&no=10844

Fatou Traoré
http://www.cnac.fr/cnac-166

extrait(s) de presse

Rfi - Le film nous rappelle qu’il existe 150 000 enfants soldats dans le monde...
Faso cinéma - Le lien ambigu qui s’établit entre la pucelle du barreau et cette machine à tuer rappelle un peu "Le Silence des agneaux" et le jeu de manipulation entre Hannibal Lecter et Clarice...
Highfun - Un film plus que jamais d’actualité...