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Love projet

Québec - 2014 - 1h44
Festival du film francophone Angoulême 2015 (hors compétition - section "Les Flamboyants")
film - film francophone
de

Carole Laure

scénario : Carole Laure
direction de la photographie : Daniel Jobin
musique ou chansons : Lewis Furey
avec : Magalie Lépine-Blondeau (Louise), Natacha Filiatrault (Julie), Céline Bonnier (Lucie Tougas), Victoria Diamond (Catherine), Alice Morel-Michaud (Ève), Roger La Rue (Monsieur Cowboy), Louise Bombardier (Mona), Benoît McGinnis (Alex), Éric Robidoux (Marc), Tomas Furey (Elliot), Charles-William Ross (Diamond), Pascale Bussières (Madame Cowboy), Benoît Lachambre (Paulo Lapointe), Louise Latraverse (la psychologue), Myriam Farger (Myriam), Pierre-Marc Ouellette (Pierre-Marc), Brianna Lombardeau (Brianna), Nicolas Patry (Nicolas), Pierre-Philippe Côté (Pilou), Gaël Lane Lépine (Gaël), Holly G. Frankel (Holly)
séances : semaine du mercredi 26 août 2015
mercredi 26 jeudi 27 vendredi 28 samedi 29 dimanche 30 lundi 31 mardi 1er
22:00*
séance spéciale :
* salle Nemo, cinéma de la Cité : ven 28 à 22h00

synopsis

Différents artistes âgés de 20 et de 30 ans se côtoient lors de répétitions de danse et de chant. Alex fait l'impossible pour prendre soin de son père et il est toujours amoureux de son ex Louise. Cette dernière tente d'aider une jeune adolescente à problèmes d'éviter de frayer avec les mauvaises personnes. Marc cumule les aventures sans lendemain alors qu'Eliott n'en a que pour sa musique. De son côté, Julie délaisse son fils pour ses spectacles nocturnes, ses séances chez le psy et son mode de vie singulier. Ensemble, ils finiront peut-être par se comprendre et s'aider...

notes de production

Entretien avec Carole Laure
"Love project" est étonnant. On a l’impression d’être sur un territoire connu avec un film de coulisses, partagé entre préparation d’un spectacle et découverte de la vie privée des artistes. Mais, en même temps, on reste tout le temps surpris par la douce folie de personnages à la trajectoire inattendue, dans ce film aux confins des genres. Comment s’est déroulé le processus d’écriture ?
Je produisais le spectacle de Lewis Furey après mon dernier film et je réfléchissais à un nouveau projet. Le point de départ, ça a été l’envie de faire un film différent dans son écriture : je ne voulais pas que tout tourne autour d’un personnage central comme dans mes précédents films, mais travailler sur un ensemble. Le spectacle que je produisais m’a inspiré, donc j’ai écrit sur de jeunes adultes plongés dans une vie de troupe, pour explorer leur vie théâtrale comme personnelle, pour confronter les deux scènes de leur existence. Le film a été long à écrire. Les musiques et les textes des chansons devaient servir à nourrir le récit, à prolonger les scènes dialoguées ou à les remplacer : comme avec la grande déclaration d’amour qu’Alex fait à Louise par exemple. À ce moment-là, elle est assez réservée, elle ne lui répond pas. Mais dans la scène suivante, ils dansent une espèce de tango déstructuré, elle est dans ses bras et l’émotion est palpable. J’ai donc beaucoup travailler la structure du film pour trouver des effets de résonance entre les scènes, de façon différente de mes autres films, pour figurer de façon sensible les émotions des personnages.
"Love project", c’est aussi l’exploration d’une jeune génération, que vous regardez dans sa diversité et son étrangeté…
Oui, le but, c’était aussi de faire un portrait multiple d’une génération, de les considérer dans les relations avec leurs familles, leurs parents. D’où l’importance de personnages secondaires comme le petit Diamond, pour lequel on peut craindre à un moment le pire. J’ai toujours pensé que là où l’on a très peur dans la vie, ce n’est pas là que le malheur survient. C’est quand on ne s’y attend pas du tout qu’il nous prend par surprise. J’ai voulu décrire une génération qui a un vrai appétit de vivre, qui est dans l’urgence, veut tout, et vit en même temps dans une forme d’angoisse permanente. Donc les personnages de Love project veulent tout faire en même temps et se posent beaucoup de questions face aux alternatives possibles : est-ce que je veux vivre le grand amour ou est-ce que je veux des relations simplement hygiéniques ? Comment puis-je concilier le succès artistique et mon rôle de mère ? Est-ce que je dois faire ci, est-ce que je dois faire ça ? J’ai aussi essayé de parler de leur sexualité en abordant quelque chose qui me semble important pour cette génération : la perméabilité des frontières. Ils ne sont pas figés dans des identités sexuelles stables. Si un des personnages est gay, ça ne l’empêche pas d’être un Don Juan qui drague tout le monde, filles et garçons, à l’affût de la moindre occasion. Il se prend d’ailleurs une bonne claque à la fin ! Mais, au fond, tous ces personnages cherchent l’amour. Ça reste une grande valeur humaine, quoi qu’on en dise. Qu’il s’agisse d’un amour romantique ou filiale. Mais je voulais que l’émotion sorte d’abord des parties dansées et chantées. Dans leur art, mes personnages se dévoilent et montrent d’autres facettes d’eux-mêmes.
C’est une belle déclaration d’amour aux artistes, en particulier à ceux que vous avez choisis pour incarner les héros du film. Vous leur en demandez beaucoup, ici, en termes de performance (jeu, danse, chant). Comment les avez-vous sélectionnés ?
Oui, ils sont tous multidisciplinaires. Ils chantent tous les titres. Natacha Filiatraut (Julie dans le film) est une grande danseuse : elle était au Théâtre de la Ville il n’y a pas longtemps. Mais c’était la première fois qu’elle jouait au cinéma. Eric Robidoux, qui joue Marc, est danseur, acteur et plasticien. Les autres jouent tous au théâtre comme au cinéma. Ce sont des artistes complets. Je les connais depuis longtemps, j’ai vu leur travail sur scène. Du coup, les choix ont été évidents pour la distribution. Celle qui joue le metteur en scène, Céline Bonnier, c’est une grande star chez nous. Elle tourne beaucoup au cinéma, mais joue aussi souvent au théâtre.
Comment avez-vous préparé ce film particulier, entre le travail sur le texte, le chant, les chorégraphies ?
Les chansons ont été écrites en même temps que le scénario, dans un même élan d’écriture. Ensuite, quand j’ai fait le casting, il y a eu un grand travail de pré production, pour apprendre les chorégraphies tous ensemble et enregistrer les chansons par petits groupes. Tous ces artistes travaillent beaucoup et ils ne sont pas tous rencontrés pendant les enregistrements. L’effet de troupe a été plus clair au moment du tournage, mais pas avant. L’écriture du film a été plus longue que pour mes précédents films, du fait de ce croisement entre les arts et de la choralité du récit. Je voulais faire parler les images et les corps, je me suis confrontée à de nouveaux challenges de mise en scène et de réalisation. J’ai pensé Love project comme un film ouvert, comme une succession de coups de pinceau : le tableau pourrait se prolonger, l’histoire pourrait continuer...
http://www.critikat.com/actualite-cine/entretien/carole-laure.html

Carole Laure
Née Carole Champagne le 5 août 1948 à Shawinigan (Québec).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Carole_Laure

Daniel Jobin
http://www.imdb.com/name/nm0423397/

Lewis Furey
Né le 7 juin 1949 à Montréal.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lewis_Furey

Magalie Lépine-Blondeau
voir fiche du film Laurence Anyways
http://www.citebd.org/spip.php?film863

Natacha Filiatrault
http://www.imdb.com/name/nm3993020/

Céline Bonnier
Née le 31 août 1965 à Saint-David-de-l’Auberivière.
https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9line_Bonnier

Victoria Diamond
http://www.imdb.com/name/nm5675175/

Alice Morel-Michaud
Née le 31 octobre 1998 à Montréal.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Alice_Morel-Michaud

Roger La Rue
Né le 10 avril 1959 au Québec.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_La_Rue

Louise Bombardier
Née le 11 juillet 1953 à Sherbrooke.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Bombardier

Benoît McGinnis
https://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_McGinnis

Charles-William Ross
http://www.imdb.com/name/nm5453110/

Pascale Bussières
voir fiche du film Ma vie en cinémascope
http://www.citebd.org/spip.php?film1110

Louise Latraverse
Née le 26 juin 1940.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Latraverse

Myriam Farger
http://www.imdb.com/name/nm2902544/

Pierre-Marc Ouellette
http://www.imdb.com/name/nm7214406/

Brianna Lombardeau
http://www.imdb.com/name/nm7214409/

Gaël Lane Lépine
http://www.imdb.com/name/nm7214408/

Holly G. Frankel
http://www.imdb.com/name/nm0291217/

extrait(s) de presse

Cinoche - Un film à voir absolument.
La Presse - Dans son quatrième long métrage en tant que réalisatrice, Carole Laure s'attaque au genre cinématographique le plus difficile qui soit: le film choral. La première égérie de Gilles Carle s'intéresse cette fois à de jeunes adultes de la génération Y, réunis autour d'un projet de spectacle multidisciplinaire...