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la belle promise

Villa Touma
Palestine - 2014 - 1h25
sorti en France le 10 juin 2015
Mostra de Venise 2014
film - version originale sous-titrée en français
de

Suha Arraf

scénario : Suha Arraf
direction de la photographie : Yaron Scharf
musique ou chansons : Boaz Schory
avec : Nisreen Faour (Juliette Touma), Cherien Dabis (Antoinette Touma), Maria Zreik (Badia Touma), Ula Tabari (Violet Touma), Nicholas Jacob (Khaled), Hussein Yassin Mahajne (Abu Hassan), Evelyn Kaplun (Julia), Eli Rezik (Hanna), Doraid Liddawi (Imad Shaheen), Diana Zreik (Umm Hanna), Jawaher Shoufani (parent du défunt), Oriette Zaknun (Umm Jeiris)
séances : semaine du mercredi 5 août 2015
mercredi 5 jeudi 6 vendredi 7 samedi 8 dimanche 9 lundi 10 mardi 11
16:30
20:30
16:30
16:30
18:30

synopsis

En Palestine, trois soeurs issues de l’aristocratie chrétienne ont perdu leur terre et leur statut social après la guerre des Six Jours de 1967 avec Israël. Incapables de faire face à leur nouvelle réalité, elles s’isolent du reste du monde en s’enfermant dans leur villa pour se raccrocher à leur vie passée. L’arrivée de leur jeune nièce, Badia, ne tarde pas à bousculer leur routine et d’autant plus lorsqu’elles se mettent en tête de lui trouver un mari...

notes de production

Suha Arraf réalise ici son premier film. Auparavant, elle a été scénariste sur certains films d’Eran Riklis dont La Fiancée syrienne (1) et Les Citronniers (2), tous deux salués par la critique internationale.
(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Fianc%C3%A9e_syrienne
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Citronniers

Suha Arraf a situé la majeure partie de l’action de son film dans une villa. Villa où ces 3 sœurs se réfugient dans leur passé, incapables d’affronter leur nouvelle réalité, celle où tous leurs privilèges d’antan sont perdus. Dans cet endroit règne l’ordre, la grandeur et les valeurs dans lesquelles ces femmes souhaiteraient vivre. Avec l’aide du directeur de la photographie Yaron Schraf, les scènes d’intérieur ont été filmées en plans séquences et fixes. A l’inverse et par contraste, les scènes en extérieur sont plus chaotiques et moins belles, pour mieux refléter la situation en Cisjordanie (3).
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Cisjordanie

Avec ce film, la réalisatrice souhaitait montrer la réalité de la vie en Palestine (4). Selon elle, les films qui traitent du sujet aujourd’hui oublient trop souvent le côté humain : j’avais l’impression que cela manquait aux films palestiniens où nous sommes dépeints soit comme héros soit comme victimes, sans jamais parler des êtres en tant que personne. C’est précisément le sens de ma démarche.
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Palestine

Les costumes ont été réalisés par Hamada Atallah (5). Dans un premier temps, la réalisatrice Suha Arraf a voulu faire croire aux spectateurs que le film se déroule dans les années 60, avec les mœurs, l’ambiance et les meubles propres à cette décennie. Elle explique : je voulais créer un choc lorsque les femmes sortent dans les rues de Ramallah (6) pour la première fois et qu’on découvre que le film se déroule en fait dans les années 2000.
(5) http://www.imdb.com/name/nm1178152/
(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/Ramallah

La Belle promise, dont le titre original est Villa Touma, a été tourné à Haifa (7) en Israël.
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Ha%C3%AFfa

Au sujet du son et de la musique de La Belle promise, Suha Arraf nous renseigne : nous avons décidé avec le monteur son, Gil Toren, de ne pas incorporer les bruits d’extérieurs comme les hélicoptères, les voitures ou les coups de feu au début du film ; c’était pour mieux souligner la différence avec la vie calme et ordonnée de la villa. Je voulais que la villa soit un monde en elle-même, séparée de l’extérieur, loin de Ramallah et de ce qu’il s’y passe. Au fur et à mesure du film les bruits de Ramallah viennent à la villa. Pour ce qui est de la musique, je voulais que le compositeur Boaz Schory utilise de la musique classique dans le même ton que ce que Badia avait joué au piano et ce jusqu’à la fin du film.
http://www.commeaucinema.com/notes-de-prod/la-belle-promise,338827-note-124998

Suha Arraf
http://www.imdb.com/name/nm1699780/

Yaron Scharf
voir fiche du film Footnote
http://www.citebd.org/spip.php?film738

Boaz Schory
http://www.imdb.com/name/nm3049412/

Nisreen Faour
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nisreen_Faour

Cherien Dabis
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cherien_Dabis

Maria Zreik
http://www.imdb.com/name/nm4131815/

Ula Tabari
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ula_Tabari

Nicholas Jacob
http://www.imdb.com/name/nm4966502/

Hussein Yassin Mahajne
http://www.imdb.com/name/nm1573358/

Evelyn Kaplun
http://www.imdb.com/name/nm0135275/

Eli Rezik
http://www.imdb.com/name/nm4899107/

Doraid Liddawi
http://www.imdb.com/name/nm3561877/

extrait(s) de presse

Libération - "La Belle Promise" («Villa Touma», en arabe) est un huis clos lourd, oppressant et fascinant.
La Croix - Un film éprouvant.
Positif - La noirceur de la soeur aînée, son obsession à marier sa nièce, donne quelques scènes un peu stéréotypées, mais le film s'anime avec la lutte de Badia, symbole de vie dans cette famille déchue mais fière.
Fiches du cinéma - La scénariste des “Citronniers” livre un premier film maîtrisé qui révèle le sort de l'aristocratie palestinienne après la guerre de 1967.
Critique film - A mi chemin entre Tchekhov et Buñuel, La belle promise permet à Suha Arraf de faire une entrée remarquée dans la famille des réalisateurs. On remarquera que, pour une fois, un film palestinien s’écarte du contentieux avec Israël, même si on entend souvent le bruit d’un conflit comme fond sonore, pour s’intéresser à des relations entre palestiniens, avec sa population musulmane d’un côté, sa population chrétienne de l’autre...
Films de culte - "La Belle promise" ne se contente pas d’être seulement une jolie petite fantaisie, un portrait-de-femme facile à digérer, et c’est déjà une qualité en soi.
Les Inrocks - On est plutôt chez Tchekhov, voire Bergman, que chez Suleiman. Mais dans le contexte du cinéma palestinien, cet intimisme et cet universalisme ne manquent pas d’originalité.
France 24 - Sous son ironie, "La Belle promise", de la Palestinienne Suha Arraf, cache un conte noir et désespéré sur le repli communautaire...