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Des Apaches

France - 2014 - 1h37
sorti en France le 22 juillet 2015
film - film francophone
de

Nassim Amaouche

scénario : Nassim Amaouche, Guillaume Breaud
direction de la photographie : Céline Bozon
avec : Nassim Amaouche (Samir), Laetitia Casta (Jeanne), André Dussollier (Jean), Djemel Barek (père de Samir), Alexis Clergeon (l’enfant), Kamel Labroudi (Karim), Mohand Taferka (le vieux chef), Hammou Graïa (Belkacem)
séances : semaine du mercredi 22 juillet 2015
mercredi 22 jeudi 23 vendredi 24 samedi 25 dimanche 26 lundi 27 mardi 28
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séance spéciale :
* les matinales samedi et dimanche à 11h00 sont au tarif unique de 3,50 €
séances : semaine du mercredi 29 juillet 2015
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séance spéciale :
* les matinales samedi et dimanche à 11h00 sont au tarif unique de 3,50 €
séances : semaine du mercredi 5 août 2015
mercredi 5 jeudi 6 vendredi 7 samedi 8 dimanche 9 lundi 10 mardi 11
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synopsis

Lors de l’enterrement de sa mère, Samir croise le regard d’un inconnu, son père. Celui-ci l’entraîne dans une affaire familiale qui le plonge au cœur de la population kabyle de Belleville et de ses traditions. Une expérience qui le bouleverse et fait ressurgir son passé d’une étrange manière. Alors qu’il se confronte à ses choix, Samir va s'affranchir de son enfance et de son clan pour devenir un homme libre, un «Apache»...

notes de production

En plus d’être le réalisateur, Nassim Amaouche tient le premier rôle qui, à l’origine, était destiné à Yasmine Belmadi (1). Les deux hommes ont tourné ensemble en 2003. Cette décision résulte d’un processus douloureux car le film a mis beaucoup de temps à se faire. En 2011, le metteur en scène avait trouvé un comédien qui rassurait les financiers mais il a décliné la proposition. Les producteurs se sont découragés, le projet est resté plus de deux ans dans les tiroirs et il a fallu recommencer toutes les démarches.
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Yasmine_Belmadi

D’après le réalisateur, certaines séquences ont une dimension presque fantastique. Lorsque les trajectoires des personnages sont montées en parallèles, on reste dans un certain réalisme ; on peut percevoir les scènes de l’enfant comme des flash-back classiques et les résonances avec le personnage de Samir se font à la « jointure » des séquences, mais lorsque les personnages se croisent physiquement dans le même plan, la sensation est différente…

C’est le premier film que Nassim Amaouche tourne en numérique. Son tout premier long métrage Adieu Gary (2) a été tourné en 35 mm.
(2) http://www.citebd.org/spip.php?film58

Parvenir à assembler un casting idéal n’est pas chose facile. Nassim Amaouche témoigne : pour le rôle de Jeanne, je n’avais pas d’idée précise de la comédienne qui allait l’interpréter. Je voulais faire une rencontre, que l’on se choisisse mutuellement. Je ne crois pas au choix unilatéral du réalisateur, on est toujours deux dans ces cas-là. J’ai été frappé par son énergie. J’ai même eu envie de la faire participer à l’écriture de certaines séquences. Elle s’est prise au jeu ; elle adore ça je crois…
Concernant le personnage de Jean, le réalisateur a avoué rechercher un acteur dont l’histoire serait liée à celle du cinéma français.

Derrière ce titre étrange se cache un souvenir personnel du réalisateur qui a été marqué par une photo de sa grand-mère, tatouée comme une chef indienne entourée de sa tribu. Il confie : le sentiment de descendre de cette lignée, de m’en sentir à la fois très éloigné et si proche m’a toujours troublé. Le titre fait aussi un clin d’œil aux Apaches de Belleville du début du siècle dernier. Ils n’ont pas disparu si l’on sait regarder…

Nassim Amaouche s’exprime au sujet de la relation entre les personnages et la façon dont le fond en dit long sur la forme de son œuvre : j’ai juxtaposé les personnages comme dans un collage, c’est ce que le cinéma permet de merveilleux (au sens propre) avec le montage… Le film est construit comme un miroir éclaté avec Samir au centre et un reflet de chaque côté ; celui de l’enfant et du père. Au départ du projet il y a une image forte qui me hante : celle d’un triptyque de Francis Bacon (3) avec à gauche un enfant de trois-quarts dos ; au centre un jeune homme de profil et sur le fronton de droite un vieillard peint de face. La vie d’un homme qui vieillit sous nos yeux, une sensation unique ; comme un défi posé au cinéma… Qu’est-ce qu’un triptyque en peinture sinon un effet de montage ?
(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Bacon_%28peintre%29

Nassim Amaouche
http://www.africultures.com/php/?nav=personne&no=5941
http://www.imdb.com/name/nm1715453/

Guillaume Breaud
voir fiche du film Bird people
http://www.citebd.org/spip.php?film1261

Céline Bozon
voir fiche du film Tip top
http://www.citebd.org/spip.php?film1147

Laetitia Casta
voir fiche du film Une histoire d’amour
http://www.citebd.org/spip.php?film969

André Dussollier
voir fiche du film Aimer, boire et chanter
http://www.citebd.org/spip.php?film1217

Djemel Barek
voir fiche du film Un Français
http://www.citebd.org/spip.php?film1478

Kamel Labroudi
http://www.imdb.com/name/nm3588186/

Mohand Taferka
http://www.rezki.net/Rue-Matoub-Lounes-entretien-avec,325.html

Hammou Graïa
http://www.imdb.com/name/nm0337246/